Volcans siciliens

drapeaufrancais.jpgDans son dernier bulletin en date du 1er mars, l’INGV fait le point sur l’activité des volcans siciliens.

L’Etna est calme et se contente de dégazer au niveau des cratères sommitaux. Jusqu’au début du mois de février, on percevait de l’incandescence dans la bouche qui s’est ouverte le 6 novembre 2009 sur le versant est du Cratère SE. Les images des webcams montrent que cette incandescence semble avoir disparu.

Le Stromboli est toujours bien actif, avec des explosions d’intensité moyenne à faible le plus souvent, avec quelques événements plus marqués de temps en temps, sans toutefois atteindre l’importance des explosions de novembre 2009 et janvier 2010.

La Fossa di Vulcano est calme, avec des températures sur la lèvre du cratère en baisse après leur augmentation observée en septembre – octobre 2009.

 

drapeau anglais.jpgIn its latest report released on March 1st, INGV sumps up the activity of Sicilian volcanoes.

Mount Etna is quiet, with just some slight degassing at the summit craters. Until early in February, one could see some glow inside the vent that had opened on the lower eastern slope of the SE Crater on November 6th 2009. Judging from the webcam images the glow seems to have disappeared.   

Stromboli is still quite active with low to medium-size explosions, punctuated by some stronger events, but which are not as powerful as the November 2009 and January 2010 explosions.

La Fossa di Vulcano is quiet. The temperatures on the crater rim have declined after their increase observed in September – October 2009.  

Llaima (Chili)

drapeaufrancais.jpgSuite à un survol du volcan effectué le 4 mars, le SERNAGEOMIN a fait passer le niveau d’alerte de la couleur Jaune niveau 3 à la couleur Jaune niveau 4. Les scientifiques chiliens n’ont pas observé de modifications majeures sur le volcan, hormis quelques effondrements de roches et des fractures dans la glace sur les versants nord et nord-est. Il est probable que ces changements ont été provoqués par le séisme du 27 février. Depuis le 4 mars, on observe une augmentation de la durée et de l’amplitude des signaux sismiques, ce qui laisse supposer «des mouvements de fluides dans de petites fractures de caractère superficiel ».

Des webcams permettent d’observer le Llaima et d’autres volcans chiliens à l’adresse suivante :

http://www2.sernageomin.cl/ovdas/ovdas7/ovdas66.php

 

drapeau anglais.jpgFollowing an overflight of the volcano performed on March 4th, SERNACEOMIN raised the alert level from Yellow level 3 to Yellow Level 4.  Chilean scientists did not observe major changes on the volcano, except a few rock collapses and fractures in the ice on the N and NW slopes. These changes may have been caused by the February 27th earthquake. Since March 4th, there has been an increase in the duration and amplitude of seismic signals, which suggests « movements of fluids through minor cracks of a superficial character ».

Webcams allow to observe Llaima and other Chilean volcanoes at this address:

http://www2.sernageomin.cl/ovdas/ovdas7/ovdas66.php

Soufriere Hills (Ile de Montserrat

drapeaufrancais.jpgLe dernier bulletin du MVO indique que l’activité de Soufriere Hills est restée basse pendant la semaine qui vient de s’écouler. On a enregistré 7 signaux d’éboulements, un séisme longue période et neuf événements hybrides. Le 4 mars au matin, deux petites coulées pyroclastiques ont emprunté la vallée de la Tar River et provoqué de légères retombées de cendre à Salem et Olveston.

Des observations de l’intérieur du cratère au sommet du dôme montrent qu’il mesure moins de 100 mètres de profondeur et environ 200 mètres de largeur. Aucune nouvelle extrusion de lave n’a été observée à l’intérieur.

Des odeurs de soufre ont été signalées dans plusieurs secteurs de Montserrat au cours de la semaine. Elles sont dues à un changement de direction du vent qui a rabattu le panache sur des zones habitées.

Le niveau d’alerte est maintenu à 3, sur une échelle de 5.

 

drapeau anglais.jpgMVO’s latest report indicates that activity at the Soufrière Hills Volcano has been low during the past week. There have been seven rock fall signals, one long-period and nine hybrid earthquakes. In the morning of March 4th, there were two small pyroclastic flows in the Tar River valley, which resulted in light ashfall in Salem and Olveston.

Observations of the inside of the crater at the summit of the dome show that it is less than 100 m deep and approximately 200 m wide. There is no newly extruded lava visible inside the crater.

There has been a strong smell of sulphur in some areas of Montserrat at several times this week. This is due to the wind direction causing the gas plume from the volcano to drift across inhabited areas.

The Hazard Level is kept at 3, on a scale of 5..

Sismicité en Islande (suite)

La sismicité présente un niveau encore élevé aujourd’hui au niveau de l’Eyjafjallajökull. On se demande, à juste titre, si le volcan Eyjafjoll qui sommeille sous le glacier ne va pas entrer en éruption. Une crise sismique semblable a eu lieu il y a peu de temps sous le Vatanjökull et on se demandait de la même façon si le volcan Bardabunga n’allait pas de réveiller. En fait, aucune activité majeure n’a été observée.

Je voyageais en Islande en 1988 et séjournais dans le NE de l’île à une époque où le volcan Krafla menaçait lui aussi d’entrer en éruption. La sismicité était très élevée. J’avais planté ma tente dans le camping de Reykjalid et une nuit on ressentait des ondes de choc dans le sol. Je pensais réellement que l’éruption était imminente et je suis monté au sommet d’une colline en espérant assister au jaillissement de la lave. La veille, j’avais appris que le sol s’était soulevé de près d’un mètre dans le secteur de la centrale électrique. Donc, tous les éléments semblaient réunis pour que débute une éruption. Je suis même resté une journée de plus dans le secteur, en espérant pouvoir réaliser un scoop photographique ! Pourtant, il ne s’est rien passé. Quelques semaines après mon retour en France, j’ai rencontré Maurice Krafft qui m’a dit que je n’avais rien raté car l’éruption avait avorté, le magma ayant probablement trouvé un autre passage dans les profondeurs de la Terre.

Tous ces événements montrent qu’une éruption islandaise est très difficile à prévoir. A la sismicité volcanique vient s’ajouter celle provoquée par la situation de l’Islande sur la dorsale médio-atlantique et il est quasiment impossible de savoir ce qui se passe réellement sous nos pieds dans cette partie du monde. 

myrdalsjokull 3.png

La sismicité de l’Eyjafjoll ce matin à 7 heures. Les secousses datant de moins de 24 heures sont en rouge. Les étoiles indiquent les événements d’une magnitude supérieure à M3.