Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeaufrancais.jpgLe Kilauea traverse actuellement une phase de gonflement. Il est donc normal que le niveau de la lave soit remonté dans la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u. Les images obtenues grâce à la webcam du Jaggar Museum et celle située au-dessus de la bouche proprement dite sont superbes. Il est dommage que le lac de lave apparaisse en noir et blanc. La lave a également fait son retour sur le pali et, au train où vont les choses, elle devrait rapidement arriver sur la plaine côtière. Il lui restera toutefois un bon bout de chemin à parcourir pour se déverser dans l’océan qu’elle n’a pas atteint depuis plus de deux mois.

Merci à Giuseppe Scarpinatti d’avoir attiré mon attention sur les belles images des webcams.

 

drapeau anglais.jpgKilauea volcano is currently going through an inflation phase. As a consequence, lava has come up again in the Halema’uma’u vent. The images from the Jaggar Museum webcam and from the webcam above the vent are great this morning. It’s a pity the lava pond should be black and white. Lava can also be seen on the pali and will probably arrive soon on the coastal flat. However, it will still be a long way the get to the ocean it has not reached for more than two months.

Many thanks to Giuseppe Scarpinatti who has drawn my attention to the nice webcam images.

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La lueur du lac de lave vue depuis le Jaggar Museum
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Le lac de lave vu grâce à la webcam installée au-dessus de la bouche
(Avec l’aimable autorisation du HVO)

Yasur (Vanuatu)

drapeaufrancais.jpgL’activité du volcan est en hausse depuis le mois de janvier, comme le prouvent les images satellites. Sur le terrain, cet accroissement est confirmé par l’activité observée au niveau des trois bouches actives et par les bombes qui sont retombées sur le sentier d’observation qu’empruntent les visiteurs.

En conséquence, le niveau d’alerte a été élevé à 2, ce qui signifie que l’intensité des éruptions est modérée et que l’approche du volcan peut être dangereuse. Il est plus prudent de l’observer depuis le parking.

Source : Geohazards.

 

drapeau anglais.jpgThe activity of the volcano has been increasing since January, as indicated in the satellite images. This is also confirmed by the activity of all the three active vents and the recent volcanic bombs that fell on visitors’ observation path.

Under these circumstances, the Alert Level has been raised to 2. This means that eruptions are moderate and approaching the volcano could be dangerous; it would be safer to observe it from the parking area.

Source: Geohazards.  

Sakurajima (Japon)

drapeaufrancais.jpgLe volcan est toujours aussi actif. De nombreuses explosions ont été observées au cours des dix premiers jours du mois de mars, avec des panaches pouvant monter jusqu’à 2,5 km d’altitude. Le 8 et le 9 mars, des pilotes ont fait état de nuages de cendre s’élevant à 3 km d’altitude.

Je profite de cette note pour saluer mes amis suisses amoureux du Japon.

 

drapeau anglais.jpgThe volcano is still quite active. Multiple explosions were observed in the first ten days of March, with plumes rising up to 2.5 km a.s.l. Pilots reported on March 8th and 9th that ash plumes rose as high as 3 km a.s.l.

I take advantage of this note to say hello to my Swiss friends who have a passion for Japan!

Coût de la prévention d’un tsunami à Hilo (Hawaii / Etats Unis)

Le 25 février dernier, un séisme de magnitude de 8,8 a frappé le Chili et déclenché une alerte tsunami dans tout le Pacifique. Hawaii a été touché par une vague modeste qui n’a pas provoqué une catastrophe comme à Hilo en 1960. Les 23 mai de cette année-là, le tsunami avait été généré par un autre séisme en Amérique du sud. Des vagues d’une dizaine de mètres de hauteur avaient déferlé dans la baie d’Hilo 15 heures plus tard, tuant 61 personnes et détruisant 540 maisons.

Cette fois, les autorités hawaiiennes s’étaient préparées au pire et elles font aujourd’hui les comptes des mesures de prévention, en insistant sur le fait que l’argent dépensé pour protéger des vies a une valeur inestimable. La facture s’élève à 330 000 dollars pour Honolulu et ses environs et à 274 067 dollars pour la Grande Ile.

C’est la mobilisation du personnel qui justifie avant tout ces dépenses. Au total, 873 personnes de 16 services différents ont été réquisitionnées et payées en heures supplémentaires, soit une fois et demie le salaire horaire habituel. Il a fallu en outre fournir des repas et louer un hélicoptère privé. La facture ne prend pas en compte les remboursements faits aux campeurs qui ont été évacués, ni aux personnes qui avaient loué leurs résidences à des vacanciers et qui ont été évacuées elles aussi. C’est la police qui a coûté le plus cher, avec plus de 106 000 dollars d’heures supplémentaires payées à 324 employés. A noter que ces sommes ne pourront pas être remboursées par l’Etat fédéral dans la mesure où il n’y a pas eu promulgation d’état de catastrophe naturelle. Les pertes subies par les commerçants – qui ont dû baisser leurs rideaux un jour de grande affluence – n’ont pas encore été estimées par la Chambre de Commerce.     

Même si aucun tsunami n’a été observé, cet état d’alerte aura servi de bon exercice d’entraînement dans la perspective d’une vague plus dévastatrice. Il a montré que tous les secteurs concernés ont réagi de manière positive, en particulier l’hôpital d’Hilo qui a su adapter ses structures à la situation, avec une capacité à fonctionner en cas de panne d’électricité.

La seule critique formulée concerne les sirènes qui ont été actionnées très fréquemment et ont rendu la menace de tsunami plus grande qu’elle ne l’était en réalité.

 

Pour qui connaît la ville d’Hilo sur la Grande Ile, il ne fait aucun doute qu’une telle répétition générale sera bénéfique et permettra de corriger d’éventuelles erreurs. Comme je l’ai écrit au début de cette note, le tsunami de 1960 a causé de lourds dégâts. On peut voir dans plusieurs maisons d’Hilo le niveau atteint par la mer et le Pacific Tsunami Museum au cœur de la ville a affiché un grand nombre de photos de la catastrophe. On peut aussi y voir la carte à risques et les secteurs à évacuer en priorité. Aujourd’hui, les instruments de mesure et de détection des séismes et des tsunamis sont beaucoup plus performants qu’en 1960 et on peut raisonnablement penser que le nombre de victimes d’un raz-de-marée sera moins important. 

Source : Hawaii Tribune Herald.