Il y a quelque temps, je décrivais sur mon blog le nouveau système de surveillance que les scientifiques américains de l’USGS avaient mis en place sur le Mont St Helens afin de mieux contrôler son activité. Les appareils – baptisés « spiders » (araignées) à cause de leur forme – contiennent des sismos, des GPS, des capteurs d’explosions, des détecteurs d’éclairs et une batterie non rechargeable. L’ensemble est logé dans un caisson maintenu au sol par trois pieds. Les caissons, d’un poids d’environ 90 kg, peuvent être déplacés par l’hélicoptère en différents points du volcan. Depuis leur première mise en place en 2004, la technologie a été améliorée et dix « araignées » sont actuellement capables de communiquer et d’échanger des données depuis différents sites du St Helens.
Très bientôt (dès que l’observatoire de Temuco aura pansé ses blessures après le séisme qui vient de secouer le Chili), deux de ces « araignées » seront installées sur le Chaitén au Chili afin de mieux étudier le comportement du volcan qui est entré en éruption en 2008, après 9 000 années de sommeil. Ce n’est pas la première fois que le Volcano Disaster Assistance Program géré par l’USGS depuis Vancouver propose son aide à des pays sous la menace des volcans. L’organisme est déjà intervenu à 25 reprises au cours de ses 24 années d’existence et a aidé à installer des systèmes de surveillance volcanique dans une douzaine de pays. .
Source : The Oregonian.
