Cleveland (Aléoutiennes / Alaska / Etats Unis)

drapeaufrancais.jpgD’après le journal Anchorage Daily News, le volcan a émis  vendredi un panache de cendre de 6 km de hauteur. L’AVO a élevé le niveau d’alerte à l’Orange. Les images satellites ont montré que le panache de cendre s’étirait sur 600 km vers le NE avant de s’évanouir sur la Mer de Béring.

Le Cleveland se trouve sur une île inhabitée des Aléoutiennes. Sa dernière véritable éruption a commencé en février 2001 pour se terminer par une coulée de lave qui a atteint l’océan. Les dernières émissions de cendre remontent au mois de juin dernier.   

 

drapeau anglais.jpgAccording to the Anchorage Daily News, the volcano spewed an ash plume up to 6,000 metres on Friday. AVO then raised the alert level to Orange. Satellite views showed the ash cloud drift northeast about 600 kilometres and disperse over the Bering Sea.

Cleveland is on a remote and uninhabited island of the Aleutians. The volcano’s last significant eruption began in February 2001 and eventually produced a lava flow that reached the ocean. The latest ash emissions were in June 2009.

Alaska, the last frontier (7)

7. La Péninsule du Kenai et les volcans de Cook Inlet.

Après une nouvelle halte à Anchorage où nous avons pu une nouvelle fois apprécier le confort douillet des bed & breakfast alaskiens, le cap est mis vers le sud et la magnifique Péninsule du Kenai. Me concernant, l’intérêt de ce trajet résidait dans le fait que la route longe la Baie de Cook (Cook Inlet) avec, sur la rive opposée, les premiers volcans de l’arc aléoutien.

Après un temps ensoleillé au départ d’Anchorage, le ciel s’est vite couvert et la pluie nous a accompagnés pour arriver à Homer où j’avais réservé le B&B suivant. Temps complètement bouché. Aucun volcan à se mettre sous la dent ! Notre logement sur la colline qui domine Homer offrait une vue imprenable sur la mer, les fjords et les glaciers. Il manquait seulement un rayon de soleil pour pouvoir apprécier ce superbe paysage. Le seul point positif était que le baromètre de ma montre indiquait une hausse de la pression atmosphérique, ce qui laissait place à un certain optimisme pour le lendemain.

Ma grenouille personnelle avait raison car le petit déjeuner se prit avec en toile de fond un superbe lever de soleil sur les glaciers. Dans les heures qui suivirent, le ciel ne cessa de se dégager, avec une météo estivale en cours de matinée. Il ne fallait donc pas hésiter à reprendre la route en sens inverse pour longer à nouveau Cook Inlet vers le nord, en attendant que Dame Augustine veuille bien accepter de se dévoiler pour en permettre le survol.

La pluie à basse altitude s’était transformée en neige sur la chaîne volcanique dominée par la masse imposante du Mont Redoubt dont le sommet laissait échapper un panache de vapeur. Ses voisins Spurr et Illiamna étaient parfaitement dégagés eux aussi. Il fallait profiter rapidement de cette embellie. L’après-midi, lorsque nous avons repris la route vers l’est de la Péninsule du Kenai, les nuages avaient fait leur retour et dissimulaient à nouveau les montagnes.  

Comme je l’indiquais dans l’une de mes notes de voyage, il faut avoir un peu de chance pour pouvoir survoler l’Augustine qui disparaît souvent  sous une couverture nuageuse. C’est finalement à bord d’un petit Cesna que j’ai pu observer ce volcan qui est le plus jeune de l’Alaska. Sa première éruption remonte à 25 000 ans ; son activité est explosive, de type peléen et se résume à des émissions de nuées ardentes et de panaches de cendre. Périodiquement, des effondrements majeurs donnent un nouvel aspect au volcan. Le dernier de ces effondrements s’est produit en 1883 et a généré un tsunami de neuf mètres de haut.

Comme les autres volcans des Aléoutiennes, les nuages de cendre des éruptions peuvent perturber le trafic aérien entre les États-Unis et l’Asie passant dans la région.  

Des éruptions se sont produites en 1812, 1883, 1885, 1893, 1895, 1902, 1908, 1935, 1944, 1963, 1971, 1976, 1986, 1988, 1998 et la dernière en 2006. L’éruption de 1976 projeta un panache volcanique à dix kilomètres d’altitude et saupoudra de cendre la ville d’Anchorage.

L’éruption de 1986 émit des panaches de cendre jusqu’à douze kilomètres d’altitude et des nuées ardentes filmées par Maurice Krafft comme personne ne l’avait jamais fait auparavant.

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Epilogue.

Le survol de l’Augustine sera le dernier événement majeur de ce périple dans le Grand Nord. L’Alaska est un magnifique pays, avec des paysages somptueux en automne. Les gens sont très sympa et de contact facile. Nous avons toujours été accueillis avec une grande cordialité dans des maisons où l’on se rend compte de l’importance du confort intérieur en prévision d’un hiver rigoureux. La Nature est bien sûr omniprésente dans cette région du globe où la densité de population est très faible. Les zones volcaniques présentent un intérêt certain mais, comme dans beaucoup d’autres pays, ce serait une erreur de faire une fixation sur les volcans actifs et d’oublier ce qui se passe autour d’eux. Au final, cette expérience alaskienne fut très enrichissante et il n’est pas impossible que les ours du Katmai me voient revenir parmi eux un jour ou l’autre…

 

Vous trouverez dans la colonne de droite de ce blog un album photos avec quelques clichés illustrant les moments forts de ce voyage.

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