L’éruption se poursuit tranquillement dans l’Enclos, donc sans le moindre risque pour les zones habitées. Voici trois nouvelles superbes photos que m’a adressées Christian Holveck que je remercie chaleureusement.
Crédit photo: Christian Holveck
L’Observatoire des Volcans d’Alaska (AVO) est l’une des structures avec lesquelles je suis en contact pour obtenir les dernières nouvelles sur l’activité volcanique à travers le monde. L’AVO m’envoie régulièrement des courriers électroniques quand quelque chose d’anormal se passe dans les Aléoutiennes et ailleurs dans l’État.
Cette année, l’Observatoire des Volcans d’Alaska célèbre son 30ème anniversaire. L’Observatoire est le fruit d’une collaboration entre l’Université d’Alaska à Fairbanks, l’USGS et l’Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys.
Quelque 90 volcans sont entrés en éruption en Alaska au cours des 10 000 dernières années, assez récemment pour qu’ils soient considérés comme actifs. L’Observatoire surveille essentiellement les volcans proches des zones habitées ou des couloirs aériens.
L’AVO existait depuis un peu plus d’an quand le Redoubt est entré en éruption en 1989. Cette éruption a marqué les esprits car un avion qui faisait la liaison entre Tokyo et Amsterdam via Anchorage, a frôlé la catastrophe en volant trop près du nuage de cendre du Redoubt et ses moteurs ont brusquement cessé de fonctionner. Depuis cette époque, les pilotes se méfient des éruptions volcaniques. Le réseau de surveillance de l’AVO le long des volcans de la chaîne des Aléoutiennes n’est pas forcément essentiel pour les zones habitées, mais il est important pour le trafic aérien. En effet, au moins 50 000 personnes par jour survolent la région et même un volcan isolé peut constituer un risque pour les avions.
L’AVO a débuté en 1988 avec des stations de surveillance sur le Mt. Redoubt, le Mt. Spurr, l’Augustine et le Katmai, mais le réseau de surveillance s’est développé au fil du temps. Les capteurs utilisés par les volcanologues pour étudier les volcans et essayer de prévoir les éruptions sont semblables à ceux utilisés pour détecter les séismes, mais ils doivent être très proches du volcan pour détecter la moindre activité sismique avant une éruption. Ainsi, les scientifiques qui installent ou assurent la maintenance des équipements utilisent un hélicoptère pour s’approcher de la zone où ils installeront les équipements dans un local en fibre de verre.
Certains sites sont plus faciles que d’autres. L’Augustine est relativement facile à visiter, tandis que des volcans comme L’Iliamna et le Mont Spurr sont plus difficiles à approcher sur le plan logistique.
Le 30ème anniversaire de l’Observatoire des Volcans d’Alaska coïncide avec le centenaire du Parc National du Katmai. Le parc a été créé en 1918 pour protéger une zone dévastée par l’éruption de Novarupta, la plus grande éruption volcanique du 20ème siècle. Des retombées de cendre ont affecté l’Ile Kodiak pendant 60 heures, avec une couche de 30 centimètres. Le nuage de cendre s’est étendu jusqu’à Puget Sound dans l’État de Washington trois jours après le début de l’éruption et a fait chuter la température moyenne d’environ 2 degrés Fahrenheit (1,1°C) dans l’hémisphère nord pendant plus d’un an.
Les chercheurs de l’Alaska Volcano Observatory surveillent également d’autres sites volcaniques dans l’Etat. Ils effectuent des cartographies géologiques des volcans d’Alaska dans le but de comprendre le comportement de ces volcans dans le passé, et d’essayer de prévoir ce qu’ils vont faire dans le futur. Ainsi, sur la Péninsule du Kenai, on peut creuser un trou ou regarder une coupe géologique le long d’une route et détecter des couches de cendre du Redoubt ou de l’Augustine …
L’émergence de nouvelles technologies a permis d’améliorer la surveillance volcanique. L’AVO a installé un capteur de gaz en continu au sommet de l’Augustine – le seul en Alaska – et espère étendre cette technologie dans les années à venir. L’imagerie par satellite a également contribué de manière significative à la détection des nuages de gaz. Les scientifiques commencent également à explorer les volcans en utilisant des drones. Comme l’a dit un chercheur: « Les choses changent constamment ».
Source: Peninsula Clarion.
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The Alaska Volcano Observatory (AVO) is one of the structures I am in touch with to get the latest news about volcanic activity around the world. AVO regularly sends me e-mails when something unusual happens in the Aleutians and elsewhere in the State.
This year, the Alaska Volcano Observatory marks its 30th anniversary. The Observatory is a collaborative effort between the University of Alaska Fairbanks, the U.S. Geological Survey and the Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys.
About 90 volcanoes have erupted in Alaska in the last 10,000 years, recently enough to be considered active. The observatory essenially monitors the volcanoes which are close to people or travel routes.
AVO had only existed for about a year when Mt. Redoubt erupted in 1989. That eruption is often noted because of the near-tragedy of a jet plane flying from Tokyo to Amsterdam via Anchorage, which went briefly into freefall as it flew too close to the ash cloud from the erupting volcano and its engines shut down. Since then, planes have been careful to take volcanic eruptions into account. The observatory’s monitor network along the Aleutian chain volcanoes may not necessarily be applicable for nearby residents, but it is important for air traffic. As many as 50,000 people a day are flying those routes, so even a remote volcano may pose a risk to those flights.
The observatory started out with monitoring stations on Mt. Redoubt, Mt. Spurr, Mt. Augustine and Katmai, but has grown its network over time. The sensors the volcanologists use to study volcanoes and predict eruptions are very similar to the sensors used to detect earthquakes, but they have to be very close to the volcano to detect the subtle seismic activity before an eruption. So the scientists installing or maintaining equipment will fly a helicopter to the volcanoes and look for an area to mount the equipment and a fiberglass hut to house it.
Some sites are easier than others. Mt. Augustine is a relatively easy to site for the researchers, while volcanoes like Mt. Iliamna and Mt. Spurr are more logistically challenging.
The Alaska Volcano Observatory’s 30th anniversary coincides with Katmai National Park’s centennial. The park was established in 1918 in part to protect an area on the Alaska Peninsula devastated by the eruption of Novarupta, the largest known volcanic eruption in the 20th century. Stretched over three days, ash rained down in Kodiak for 60 hours, burying the town in a foot of ash. The ash cloud stretched all the way to Puget Sound in Washington State three days after the eruption began and lowered the average temperatures by about 2 degrees Fahrenheit (1.1°C) in the Northern Hemisphere for more than a year.
The researchers at the Alaska Volcano Observatory do similar work with other volcanic sites around the State. The researchers do basic geological mapping of Alaskan volcanoes, with the goal of understanding what these volcanoes have done in the past, and what they will do in the future. On the Kenai Peninsula, one could go dig a hole or look at a road cut and see layers of Redoubt, Augustine…
The emergence of new technology has helped with monitoring as well. The Alaska Volcano Observatory keeps a continuous gas sensor at the summit of Mt. Augustine, the only one in Alaska, and hopes to expand that technology in the future. Satellite imaging has also helped significantly with detecting chemical dispersions. Scientists are also starting to explore volcanoes by using drones. As one researcher said: “Things are always changing.”
Source: Peninsula Clarion.
Mt Redoubt
Augustine
Vallée des 10 000 Fumées (Parc National du Katmai)
(Photos: C. Grandpey)
7 heures (heure française): Les autorités hawaïennes se préparent à une possible éruption alors que la sismicité reste intense le long de l’East Rift Zone. Les mesures comprennent l’identification des abris, la mobilisation de la police et de la Protection Civile pour assurer la sécurité des habitants, et des équipes d’entretien des routes pour assurer l’accès aux itinéraires d’évacuation. Les habitants du District de Puna doivent se tenir informés de la situation et être prêts à une évacuation.
Selon un communiqué de la Protection Civile le 1er mai 2018, un dyke est en train de progresser vers la partie basse du District de Puna jusqu’après la Highway 130. Une éruption peut avoir lieu entre le Pu’uO’o et au-delà de Kapoho à l’est.
Des essaims sismiques, avec 8 à 10 événements par heure, sont ressentis dans la région et pourraient annoncer une éruption. L’activité sismique actuelle est semblable à celle qui a précédé une éruption dans le District de Puna en 1955. Au cours de cette éruption qui a débuté en février 1955, au moins 24 bouches se sont ouvertes le long de l’East Rift Zone, laissant échapper de nombreuses coulées de lave. La lave a recouvert des routes, des maisons et des champs de canne à sucre avant d’atteindre l’océan. L’éruption s’est brusquement terminée le 26 mai 1955.
Voici une vidéo de l’éruption de 1955 fournie par le Musée Lyman:
https://youtu.be/DN9pdJyGhuo
Le Parc National des Volcans d’Hawaï indique qu’en raison de la possibilité d’une nouvelle éruption, les autorités ont fermé une zone comprenant la route en terre battue entre Kalapana à l’est et l’extrémité de la Chain of Craters Road à l’ouest, ainsi que toutes les zones entre cette route et l’océan.
Voici une vidéo mise en ligne par Paradise Helicopters suite à un survol effectué le 1er mai 2018 et l’effondrement du plancher du Pu’uO’o. Impressionnant!
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22 heures (heure française) : Rien de très nouveau à Hawaii au matin du 3 mai 2018 (heure locale). La tension est palpable dans le District de Puna où la sismicité est toujours intense, même si elle a légèrement diminué. Les fractures sur les routes confirment l’intrusion magmatique dans la région. On sent qu’une éruption est sur le point d’avoir lieu, mais on ne sait ni quand, ni où. On remarquera la différence avec le Piton de la Fournaise, autre volcan de point chaud. Sur l’Ile de la Réunion, on a affaire à une gentille éruption qui reste concentrée dans l’Enclos, sans aucun risque pour les zones habitées. A Hawaii, ce n’est pas la même chose ; le District de Puna est habité et, connaissant la rapidité avec laquelle une éruption peut se déclencher et la vitesse à laquelle la lave peut se propager, il faudra réagir rapidement lorsque l’éruption débutera….si elle débute ! Les scientifiques du HVO sont confrontés aux limites de la prévision volcanique. On pense qu’une éruption va avoir lieu, mais ça ne va pas plus loin !
Ailleurs sur le Kilauea, le niveau de la lave ne cesse de baisser dans l’Overlook Crater de l’Halema’uma’u. Les réseaux d’alimentation de la zone sommitale du Kilauea et de l’East Rift Zone étant interconnectés, on peut raisonnablement penser que l’Overlook Crater est en train de se vider et que la lave est en train de migrer quelque part le long de l’East Rift Zone. Rien de neuf sur le Pu’uO’o depuis l’effondrement du plancher du cratère. Toute la zone est recouverte de cendre rougeâtre. La coulée 61g semble tarie, ce qui est normal étant donné qu’elle n‘est plus alimentée par le Pu’uO’o.
Il ne reste plus qu’à attendre et voir. Seule Madame Pele sait ce qui va se passer dans les prochaines heures ou les prochains jours
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7:00 (French time): Hawaian authorities are preparing for a possible eruption amid continuous earthquakes along the East Rift Zone of Kilauea Volcano. Preparations include the identification of shelters, mobilization of police and other security personnel to ensure residents’ safety, and road crews to ensure access to evacuation routes. Residents in the lower Puna area should keep informed about the situation and be prepared to evacuate.
According to a Civil Defense briefing early on May 1st, 2018, a magma dike is making its way down to the lower Puna area past Highway 130. An eruption may take place anywhere from Pu’uO’o to beyond Kapoho to the east.
Swarms of earthquakes, of eight to 10 tremors per hour, are being felt in the area, which could precede an eruption. The current seismic activity is similar to what preceded an eruption in the lower Puna District in 1955. During that eruption, which started in February 1955, at least 24 separate volcanic vents opened up and down the volcano’s East Rift Zone, with lava flows covering many roads, homes, and sugar cane fields, eventually reaching the ocean. The eruption abruptly ended on May 26th, 1955.
Here is a video of the 1955 eruption provided by the Lyman Museum:
Hawai‘i Volcanoes National Park reports that due to the possibility of a new eruption and unstable geologic activity, parl authorities have closed an area including the gravel emergency access road from the eastern gate near Kalapana, to the western gate at the end of Chain of Craters Road, and all land on the ocean side of the emergency road.
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10 pm (French time): Nothing really new in Hawaii on the morning of May 3rd, 2018 (local time). The tension can be felt in the Puna District where seismicity is still intense, even though it has slightly decreased.. Cracks in the roads confirm the magma intrusion in the area. An eruption is probably about to take place, but nobody knows when or where. We can notice the difference with the Piton de la Fournaise, another hotspot volcano. On Reunion Island, one can observe a nice hermless eruption that remains concentrated in the Enclos, without any risk for inhabited areas. In Hawaii, it’s not the same thing; the Puna District is populated and, knowing the speed at which an eruption can occur and the speed at which lava can flow, it will be necessary to react quickly when the eruption will begin … .if it begins! HVO scientists are confronted with the limits of volcanic prediction. An eruption will probably take place, but prediction can’t go any further!
Elsewhere on Kilauea, the level of lava continues to drop in Halema’uma’u Overlook Crater. As the supply networks of Kilauea and the East Rift Zone are interconnected, it is reasonable to assume that the Overlook Crater is emptying and lava is migrating somewhere along the the East Rift Zone. There has been nothing new on Pu’uO’o since the collapse of the crater floor. The whole area is covered with reddish ash. The 61g lava flow no longer advances, which is normal since it is no longer fed by Pu’uO’o.
We just have to wait and see. Only Mrs. Pele knows what will happen in the next hours or days.
Carte montrant où se produisent – au vu de la sismicité – l’intrusion et la migration magmatiques (Source: USGS / HVO)
Zone du Parc interdite (Source: USGS / HVO)
Fractures sur une route dans le District de Puna (Crédit photo: HVO)
7 heures (heure française): Comme je l’ai écrit dans ma note précédente, l’augmentation significative de la sismicité et des déformations du sol indiquent qu’il est en train de se passer quelque chose dans le secteur du Pu’uO’o. Les mauvaises conditions météorologiques n’ont pas permis aux scientifiques du HVO de faire de bonnes observations. Cependant, lors d’un survol effectué le 1er mai 2018, ils ont pu observer qu’une nouvelle fracture d’environ 900 mètres de long s’était ouverte sur le côté ouest du Pu’uO’o. Il s’agit d’une fracture en plusieurs segments qui laissaient échapper de la vapeur lors du survol. Les photos montrent qu’une petite quantité de lave était sortie de la fracture qui n’était plus active.
Une éruption est probable à court terme le long de l’East Rift Zone (ERZ) après l’augmentation de la sismicité et de la déformation du sol. Les signaux sismiques indiquent une intrusion de magma entre la partie centrale et la partie basse de la zone, entre le Pu’uO’o et la Highway 130. Les habitants du district de Puna ont été invités à se préparer non seulement pour cet événement, mais pour toute catastrophe naturelle, avec au moins 14 jours de vivres. L’éruption dans le cratère de l’Halema’uma’u n’a apparemment pas été affectée par l’effondrement du Pu’uO’o ni par l’intrusion magmatique le long de l’East Rift Zone.
Source: HVO.
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9 heures (heure française): Voici quelques détails supplémentaires que vient de m’envoyer le HVO sur la situation le long de l’East Rift Zone (ERZ) du Kilauea.
Environ 250 séismes ont été détectés depuis l’effondrement du Pu’uO’o le 30 avril. Depuis cette date, la sismicité a migré vers l’est du Pu’uO’o et la partie inférieure de l’East Rift Zone.
Depuis 20 heures (heure locale) le 1er mai, le niveau de sismicité dans la partie inférieure de l’East Rift Zone, à l’est de la Highway 130, a légèrement augmenté dans deux stations sismiques. La sismicité consiste principalement en événements de faible magnitude (inférieurs à M 3) à des profondeurs inférieures à 10 km. Beaucoup de ces secousses ont été ressenties par les habitants de la région.
Un inclinomètre sur le cône du Pu’uO’o enregistre une déflation régulière depuis la soirée du 30 avril. Dans le même temps, un autre inclinomètre situé à 12 km à l’est du Pu’uO’o enregistre un ralentissement du tilt vers le sud-est, de pair avec la migration du magma dans la partie inférieure de l’East Rift Zone.
L’éruption sommitale du Kilauea n’a pas encore été affectée par les changements observés sur le Pu’uO’o. Les inclinomètres au sommet enregistrent une légère tendance déflationniste depuis le matin su 1er mai, et le niveau du lac de lave au sommet s’est abaissé de quelques mètres.
Les géologues ont observé quelques petites sorties de lave résiduelles sur la coulée 61g qui n’est probablement plus vraiment alimentée en lave par le Pu’O’o.
Source: HVO.
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21h00 (heure française): La sismicité reste intense dans la partie orientale de l’East Rift Zone entre la Highway 130 et Kapoho. De nombreuses secousses ont été ressenties par la population, avec des vibrations du sol presque constantes dans certains secteurs. La sismicité a tendance à migrer vers l’est.
Le HVO indique qu’une éruption est possible dans un nouvel endroit le long de l’East Rift Zone, mais ce n’est pas certain. Au vu de la sismicité actuelle, si une éruption devait se produire, ce serait probablement dans la région en aval du Pu’O’o, y compris le secteur situé à l’est de la Highway 130.
La Protection Civile et le HVO conseillent aux habitants du district de Puna de rester vigilants et de se tenir au courant de la situation sur le volcan.
Source: HVO.
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7:00 (French time): As I put it in my previous post, marked increases in seismicity and ground deformation indicated that a change was underway at Pu’uO’o. Poor weather conditions did not allow HVO scientists to make good observations. However, new crack about 900 metres long was found on the west side of Pu’uO’o during an overflight onMay 1st, 2018. The cracking appeared to be nearly continuous en echelon structures that were heavily steaming.
A small amount of lava was apparently erupted from the crack, but it was no longer active when HVO geologists saw it during the overflight.
An eruption is expected in the short term along the East Rift Zone (ERZ) after increased seismicity and ground deformation were recorded. Seismic signals indicate an intrusion of magma from the Middle ERZ toward the Lower ERZ, extending from Pu’O’o to at least Highway 130. Puna residents have been asked to prepare themselves not just for this event, but for any natural disaster, with at least 14 days worth of supplies. The eruption in Halema’uma’u Crater has apparently not been affected by the collapse at Pu’uO’o or intrusion of magma along the volcano’s Lower East Rift Zone.
Source: HVO.
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9:00 (French time) : Here are some more details HVO has just sent me about the situation along Kilauea Volcano’s East Rift Zone (ERZ).
About 250 located earthquakes have occurred since the Pu’uO’o collapse event on April 30th. Since that time, earthquakes have migrated eastward from Pu’UO’o to the Lower East Rift Zone (LERZ).
Since around 8:00 a.m. (local time) on May 1st, seismicity rates in the Lower East Rift Zone east of Highway 130 have increased slightly on two seismic stations. The seismicity consists primarily of small-magnitude (less than M 3) events at depths of less than 10 km. Many of these earthquakes have been felt by residents in the area.
A tiltmeter on the Pu’uO’o cone has recorded a steady deflationary tilt since late on April 30th. Another tiltmeter located 12 km east of Pu’uO’o has recorded a slowing rate of southeastward-directed tilt of the ground along the East Rift Zone, suggesting diminished but continued deformation associated with the magma intrusion into the lower East Rift Zone.
Kilauea’s summit eruption has thus far not been affected by the change at Pu’uO’o. Tiltmeters at the summit have recorded a slight deflationary trend since early this morning, and the level of the summit lava lake lowered by a few meters (yards).
Geologists observed a few small, sluggish breakouts of the 61g lava flow, likely from lava still moving through the lava-tube system; the 61g vent was likely severed from the magma supply to Pu’O’o.
Source: HVO.
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21:00 (French time): Seismicity remains intense in the area of the rift zone from Highway 130 eastward towards Kapoho. Many events were felt by residents and there have been reports of nearly constant ground vibration in some areas. There is a general trend of migration of seismicity eastward.
HVO indicates that an outbreak of lava in a new location along the East Rift Zone is possible but not certain. Based on the location of current seismicity, the region downrift of Pu’O’o, including the area east of Highway 130, remains the most likely location should an outbreak occur.
Hawaii County Civil Defense and HVO advise residents of the Puna District to remain alert and watch for further information about the status of the volcano.
Source: HVO.
Vue de la nouvelle fracture et des débordements de lave (Crédit photo: HVO)
Sismicité dans le district de Puna (Source: USGS / HVO)