Collaboration entre observatoires aux Etats-Unis // Collaboration between observatories in the United States

Les observatoires volcanologiques à travers les États-Unis fonctionnent en étroite relation les uns avec les autres pour assurer une surveillance efficace des volcans actifs de ce pays. Cette collaboration est particulièrement évidente lors d’une crise, comme ce fut le cas au moment de l’éruption du Kilauea en 2018. Cette année-là, des scientifiques, des ingénieurs et des administratifs du Volcano Science Center de l’USGS se sont rendus sur la Grande Ile d’Hawaï pour épauler le HVO, l’observatoire des volcans d’Hawaï, et aider les volcanologues locaux à surveiller les coulées de lave et les effondrements qui se produisaient au sommet du Kilauea. Leur aide fut essentielle au bon fonctionnement du HVO 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
La collaboration entre les observatoires volcanologiques existe également quand il n’y a pas de crise éruptive majeure. Certains observatoires tels que l’Alaska Volcano Observatory (AVO) doivent effectuer toutes les missions sur le terrain en été car les conditions météorologiques sont difficiles et les conditions de travail dangereuses le reste de l’année. Comme la saison estivale est courte en Alaska, il est important de faire appel à l’aide temporaire d’autres États.
L’AVO a beaucoup de travail à effectuer au cours de la saison estivale. Le soleil est presque en permanence dans le ciel et les heures de clarté sont pleinement utilisées lorsque le temps le permet. L’aide d’autres observatoires permet aux équipes de terrain d’être renouvelées tous les mois afin d’éviter l’épuisement professionnel.

Comme il y a peu à faire en ce moment à Hawaii depuis la fin de l’éruption du Kilauea, plusieurs géologues du HVO se sont rendus en Alaska cet été pour aider à la mise en place de nouveaux sites de surveillance sismique et la mise à niveau d’instruments plus anciens sur les volcans des Aléoutiennes. Cela fait partie d’une campagne entreprise par l’AVO pour convertir l’ensemble de son réseau sismique analogique en un réseau entièrement numérique. Un tel travail est important car les instruments numériques peuvent détecter une gamme plus large de signaux sismiques. Le HVO est passé à un réseau numérique de 2014 à 2017.
Dans les Aléoutiennes, la mission a débuté à Adak, une île située à environ 1 700 kilomètres au sud-ouest d’Anchorage. L’île, qui abritait une base militaire de 1942 à 1997, est très paisible maintenant que la plupart des installations ont été abandonnées. Adak a servi de base aux opérations scientifiques. En effet, c’est un point central où les stations les plus éloignées sont raccordées au réseau de surveillance des volcans de l’Alaska.
A partir d’Adak, les scientifiques ont voyagé à bord d’un navire de recherche qui les a conduits à travers la Mer de Béring afin de visiter différents volcans. Une fois un volcan atteint, le capitaine jetait l’ancre dans un port bien protégé des tempêtes parfois très violentes qui surviennent dans les Aléoutiennes. À partir de là, les scientifiques ont pris l’hélicoptère embarqué sur le navire pour visiter les différents sites.
Les conditions météorologiques sont souvent difficiles dans les Aléoutiennes, ce qui rend la surveillance des volcans d’autant plus délicate. Un scientifique explique qu’il y avait un épais brouillard presque tous les matins. À chaque fois que le pilote de l’hélicoptère estimait qu’une fenêtre était utilisable, les hommes chargeaient le matériel et décollaient.
Une fois sur un volcan, les scientifiques se mettaient au travail. Il fallait d’abord installer un local de protection du matériel et creuser un trou de 2 mètres de profondeur pour y loger le sismomètre. Des panneaux solaires étaient ensuite installés sur le local avec à l’intérieur 15 batteries de 12 volts pour alimenter l’électronique qui numérise les signaux du sismomètre et envoie les données à Adak par radio. Le travail a toujours été une course contre le soleil, tout en luttant contre les conditions météorologiques en constante évolution.
Les hommes expliquent que le travail fut difficile mais enrichissant. La cohabitation permanente, l’élaboration de stratégies pour faire face aux éléments et le travail en équipe sur un volcan loin de tout ont permis de créer des liens solides entre le HVO et l’AVO. Cet état d’esprit se prolongera bien au-delà du travail sur le terrain dans les îles Aléoutiennes.
Source: USGS / HVO.

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Volcano observatories across the United States work together to ensure efficient and thorough monitoring of the nation’s active volcanoes. This collaboration is particularly evident during a crisis, like the 2018 eruption of Kilauea Volcano. In 2018, scientists, field engineers, and administrative professionals from across the US Geological Survey Volcano Science Center came to the Island of Hawaii to assist the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) in monitoring Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ) lava flows and summit collapses. Their assistance was critical to maintaining HVO’s 24/7 response capability.

Collaboration between volcano observatories also occurs in non-crisis times. Some volcano observatories, such as the Alaska Volcano Observatory (AVO) must accomplish all field work in the summer because other times of the year can bring harsh weather and dangerous working conditions. Since the summer field season in Alaska is short, it is important to use temporary help from other states.

The field season for AVO staff is intense. The sun is almost always up, and the daylight hours are fully used when weather permits. Help from other volcano observatories allows field teams to be rotated every month to avoid burn-out.

As there is little to do in Hawaii with the end of the Kilauea eruption, several HVO staff travelled to Alaska this summer to help build new, and upgrade old, seismic monitoring sites on western Aleutian volcanoes. This is part of a big step that AVO is taking to convert their entire seismic network from an analog to an all-digital network. This is important because digital instruments can detect a wider range of earthquake signals. HVO made the transition to a digital network in 2014 to 2017.

The mission began on Adak, an island about 1,700 kilometres SW from Anchorage. The island, home to a military base from 1942 to 1997, is very peaceful now that most of the facilities have been abandoned. Adak was the base of operations, a central place where more-remote field stations tie into the Alaska volcano monitoring network.

From Adak, the scientists boarded a research vessel which took them across the Bering Sea in order to visit different volcanoes. Once the targeted volcano was reached, the captain dropped anchor in a harbour that would be mostly protected from potentially fierce Aleutian storms. From there, the scientists flew in the onboard helicopter to go back and forth from the ship to the different field sites.

Weather conditions are often difficult in the Aleutians, which makes the monitoring of the volcanoes all the more difficult. The scientific team explains that they were shrouded in fog nearly every morning. Whenever the helicopter pilot deemed that a safe window of opportunity had arrived, they loaded up and took off.

Once the geologists landed on a volcano, the real work began. They dug a foundation for the equipment hut and a 2-metre-deep hole where the seismometer would reside. Solar panels were mounted on the hut, which housed 15 12-volt batteries to power the electronics that digitizes signals from the seismometer and sends data back to Adak via radio. The work was always a race against the sun, while battling the ever-changing weather conditions.

The men explain that the work was difficult but rewarding. Living in close quarters, continuously strategizing to overcome the elements, and working as a team on a remote volcano, led to a bond between HVO and AVO that will last beyond the Aleutian field work.

Source : USGS / HVO.

Le Cleveland, le Semisopochnoi  ou le Veniaminof comptent parmi les volcans les plus actifs des Aléoutiennes, sans oublier l’Augustine… (Photos : AVO et C. Grandpey)

30ème anniversaire de l’Observatoire des Volcans d’Alaska! // The Alaska Volcano Observatory celebrates its 30th anniversary!

L’Observatoire des Volcans d’Alaska (AVO) est l’une des structures avec lesquelles je suis en contact pour obtenir les dernières nouvelles sur l’activité volcanique à travers le monde. L’AVO m’envoie régulièrement des courriers électroniques quand quelque chose d’anormal se passe dans les Aléoutiennes et ailleurs dans l’État.
Cette année, l’Observatoire des Volcans d’Alaska célèbre son 30ème anniversaire. L’Observatoire est le fruit d’une collaboration entre l’Université d’Alaska à Fairbanks, l’USGS et l’Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys.

Quelque 90 volcans sont entrés en éruption en Alaska au cours des 10 000 dernières années, assez récemment pour qu’ils soient considérés comme actifs. L’Observatoire surveille essentiellement les volcans proches des zones habitées ou des couloirs aériens.
L’AVO existait depuis un peu plus d’an quand le Redoubt est entré en éruption en 1989. Cette éruption a marqué les esprits car un avion qui faisait la liaison entre Tokyo et Amsterdam via Anchorage, a frôlé la catastrophe en volant trop près du nuage de cendre du Redoubt et ses moteurs ont brusquement cessé de fonctionner. Depuis cette époque, les pilotes se méfient des éruptions volcaniques. Le réseau de surveillance de l’AVO le long des volcans de la chaîne des Aléoutiennes n’est pas forcément essentiel pour les zones habitées, mais il est important pour le trafic aérien. En effet, au moins 50 000 personnes par jour survolent la région et même un volcan isolé peut constituer un risque pour les avions.
L’AVO a débuté en 1988 avec des stations de surveillance sur le Mt. Redoubt, le Mt. Spurr, l’Augustine et le Katmai, mais le réseau de surveillance s’est développé au fil du temps. Les capteurs utilisés par les volcanologues pour étudier les volcans et essayer de prévoir les éruptions sont semblables à ceux utilisés pour détecter les séismes, mais ils doivent être très proches du volcan pour détecter la moindre activité sismique avant une éruption. Ainsi, les scientifiques qui installent ou assurent la maintenance des équipements utilisent un hélicoptère pour s’approcher de la zone où ils installeront les équipements dans un local en fibre de verre.
Certains sites sont plus faciles que d’autres. L’Augustine est relativement facile à visiter, tandis que des volcans comme L’Iliamna et le Mont Spurr sont plus difficiles à approcher sur le plan logistique.
Le 30ème anniversaire de l’Observatoire des Volcans d’Alaska coïncide avec le centenaire du Parc National du Katmai. Le parc a été créé en 1918 pour protéger une zone dévastée par l’éruption de Novarupta, la plus grande éruption volcanique du 20ème  siècle. Des retombées de cendre ont affecté l’Ile Kodiak pendant 60 heures, avec une couche de 30 centimètres. Le nuage de cendre s’est étendu jusqu’à Puget Sound dans l’État de Washington trois jours après le début de l’éruption et a fait chuter la température moyenne d’environ 2 degrés Fahrenheit (1,1°C) dans l’hémisphère nord pendant plus d’un an.
Les chercheurs de l’Alaska Volcano Observatory surveillent également d’autres sites volcaniques dans l’Etat. Ils effectuent des cartographies géologiques des volcans d’Alaska dans le but de comprendre le comportement de ces volcans dans le passé, et d’essayer de prévoir ce qu’ils vont faire dans le futur. Ainsi, sur la Péninsule du Kenai, on peut creuser un trou ou regarder une coupe géologique le long d’une route et détecter des couches de cendre du Redoubt ou de l’Augustine …
L’émergence de nouvelles technologies a permis d’améliorer la surveillance volcanique. L’AVO a installé un capteur de gaz en continu au sommet de l’Augustine – le seul en Alaska – et espère étendre cette technologie dans les années à venir. L’imagerie par satellite a également contribué de manière significative à la détection des nuages de gaz. Les scientifiques commencent également à explorer les volcans en utilisant des drones. Comme l’a dit un chercheur: « Les choses changent constamment ».
Source: Peninsula Clarion.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) is one of the structures I am in touch with to get the latest news about volcanic activity around the world. AVO regularly sends me e-mails when something unusual happens in the Aleutians and elsewhere in the State.

This year, the Alaska Volcano Observatory marks its 30th anniversary. The Observatory  is a collaborative effort between the University of Alaska Fairbanks, the U.S. Geological Survey and the Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys.

About 90 volcanoes have erupted in Alaska in the last 10,000 years, recently enough to be considered active. The observatory essenially monitors the volcanoes which are close to people or travel routes.

AVO had only existed for about a year when Mt. Redoubt erupted in 1989. That eruption is often noted because of the near-tragedy of a jet plane flying from Tokyo to Amsterdam via Anchorage, which went briefly into freefall as it flew too close to the ash cloud from the erupting volcano and its engines shut down. Since then, planes have been careful to take volcanic eruptions into account. The observatory’s monitor network along the Aleutian chain volcanoes may not necessarily be applicable for nearby residents, but it is important for air traffic. As many as 50,000 people a day are flying those routes, so even a remote volcano may pose a risk to those flights.

The observatory started out with monitoring stations on Mt. Redoubt, Mt. Spurr, Mt. Augustine and Katmai, but has grown its network over time. The sensors the volcanologists use to study volcanoes and predict eruptions are very similar to the sensors used to detect earthquakes, but they have to be very close to the volcano to detect the subtle seismic activity before an eruption. So the scientists installing or maintaining equipment will fly a helicopter to the volcanoes and look for an area to mount the equipment and a fiberglass hut to house it.

Some sites are easier than others. Mt. Augustine is a relatively easy to site for the researchers, while volcanoes like Mt. Iliamna and Mt. Spurr are more logistically challenging.

The Alaska Volcano Observatory’s 30th anniversary coincides with Katmai National Park’s centennial. The park was established in 1918 in part to protect an area on the Alaska Peninsula devastated by the eruption of Novarupta, the largest known volcanic eruption in the 20th century. Stretched over three days, ash rained down in Kodiak for 60 hours, burying the town in a foot of ash. The ash cloud stretched all the way to Puget Sound in Washington State three days after the eruption began and lowered the average temperatures by about 2 degrees Fahrenheit (1.1°C) in the Northern Hemisphere for more than a year.

The researchers at the Alaska Volcano Observatory do similar work with other volcanic sites around the State. The researchers do basic geological mapping of Alaskan volcanoes, with the goal of understanding what these volcanoes have done in the past, and what they will do in the future. On the Kenai Peninsula, one could go dig a hole or look at a road cut and see layers of Redoubt, Augustine…

The emergence of new technology has helped with monitoring as well. The Alaska Volcano Observatory keeps a continuous gas sensor at the summit of Mt. Augustine, the only one in Alaska, and hopes to expand that technology in the future. Satellite imaging has also helped significantly with detecting chemical dispersions. Scientists are also starting to explore volcanoes by using drones. As one researcher said: “Things are always changing.”

Source: Peninsula Clarion.

Mt Redoubt

Augustine

Vallée des 10 000 Fumées (Parc National du Katmai)

(Photos: C. Grandpey)

 

Enregistrements du tonnerre volcanique // Recordings of volcanic thunder

Des orages se produisent souvent pendant les éruptions volcaniques avec la présence d’éclairs dans les panaches lorsque les particules de cendre s’électrifient en entrant en collision les unes avec les autres. Les chercheurs étaient persuadés que les éclairs volcaniques étaient suivis de coups tonnerre, comme pendant les orages classiques, mais qu’ils n’avaient pas encore été en mesure de faire la distinction entre les coups de tonnerre et les grondements de l’éruption proprement dite. Une nouvelle étude publiée en mars 2018 dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, nous apprend que des scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de l’Alaska (AVO) ont pu enregistrer le tonnerre sur le volcan Bogoslof dans les îles Aléoutiennes.
Les scientifiques de l’AVO surveillent en permanence les îles Aléoutiennes et tentent de détecter à distance les signes d’éruptions imminentes. Ils utilisent des capteurs sismiques pour détecter les mouvements du sol avant ou pendant une éruption, des réseaux de microphones pour détecter les explosions et s’appuient sur le service d’information sur la localisation de la foudre dans le monde (World Wide Lightning Location Network – WWLLN) pour détecter les éclairs dans les panaches de cendre. Les orages sont rares dans les îles Aléoutiennes ; lorsque les capteurs détectent la foudre, cela signifie presque inévitablement qu’une éruption est en train de se produire.
Le Bogoslof est entré en éruption en décembre 2016 et s’est manifesté plus de 60 fois en août 2017. La plupart des éruptions ont produit des nuages ​​de cendre de plus de six kilomètres de hauteur qui ont perturbé le trafic aérien dans toute la région.
Les éruptions du Bogoslof les 8 et 10 juin ont créé des conditions idéales pour observer le tonnerre volcanique. Elles ont généré d’immenses panaches de cendre qui ont été observés plusieurs heures après la fin des éruptions. Dans ces conditions, les chercheurs ont pu percevoir les coups de tonnerre provoqués par la foudre dans les panaches de cendre, sans être gênés par les grondements de l’éruption à l’arrière-plan.
Les capteurs du WWLLN ont détecté des éclairs dans les panaches de cendre du Bogoslof pendant plusieurs minutes après la fin de chaque éruption. Dans leur dernière étude, les chercheurs ont comparé le déclenchement et la localisation des éclairs avec les sons enregistrés par un réseau de microphones sur l’île d’Okmok, à environ 57 km de là. Ils ont conclu que le timing et le volume des sons captés par les microphones ne pouvait que correspondre au bruit émis par le tonnerre après les éclairs.
Le 8 mars, les microphones ont enregistré au moins six séquences sonores bien distinctes trois minutes après que la foudre ait atteint son paroxysme dans le panache. Le timing des séquences sonores ne pouvait que provenir des coups de tonnerre causés par la foudre. Les microphones étant positionnés à 57 kilomètres du volcan, il fallait trois minutes au son pour les atteindre.
Le 10 juin, les micros ont capté de nouvelles séquences sonores provenant d’une direction légèrement différente de celle des sons de l’éruption. Leur emplacement correspondait aux zones maximales d’activité de la foudre. Un chercheur a déclaré: « Si les gens avaient pu observer l’éruption, ils auraient entendu les coups de tonnerre.
Source: The Dutch Harbor Fisherman.

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Lightning is common in volcanic plumes because particles of ash and ice scrape and collide with each other and become electrified. Researchers assumed volcanic lightning is followed by thunder, as it is during thunderstorms, but they had not yet been able to tease out thunderclaps from the noises of the eruption itself, and many scientists considered it impossible. However, in a new study published this month in the scientific journal Geophysical Research Letters, scientists explain that they detected thunder at Bogoslof volcano in Alaska’s Aleutian Islands.

Researchers at the Alaska Volcano Observatory constantly monitor the Aleutian Islands from afar for signs of impending eruptions. They use seismic sensors to pick up ground movement before or during an eruption, arrays of microphones to detect sounds of ash exploding skyward and the World Wide Lightning Location Network (WWLLN)  to detect lightning strokes within an ash plume. Thunderstorms are rare in the Aleutian Islands, so when sensors detect lightning, it most likely means there is an ongoing eruption.

Bogoslof started erupting in December 2016 and erupted more than 60 times through August 2017. Many of the eruptions produced towering clouds of ash more than six kilometres high that disrupted air travel throughout the region.

Bogoslof’s eruptions on March 8th and June 10th created ideal conditions for observing volcanic thunder. Both eruptions generated immense ash plumes that persisted for several hours after the eruptions ceased. Without the din of an eruption in the background, researchers had a better chance of hearing cracks of thunder caused by lightning in the plume.

WWLLN sensors detected lightning strokes in the ash plumes for several minutes after each eruption ended. In the new study, the researchers compared the timing and location of the lightning strikes to sounds recorded by a microphone array on the island of Okmok, about 57 km away. They found the timing and volume of the sounds the microphones picked up matched the lightning data in a way only thunder could.

On March 8th, the microphones recorded at least six distinct bursts of sound that occurred three minutes after lightning activity in the plume peaked. The timing of the bursts means they were almost certainly thunderclaps caused by the lightning: The microphones were 57 kilometres away from the volcano, so it would have taken sound three minutes to reach the microphones.

On June 10th the microphones picked up bursts of sound coming from a slightly different direction than sounds from the eruption. The location of the bursts corresponded to areas of peak lightning activity. Said one researcher: « If people had been observing the eruption in person, they would have heard this thunder.

Source: The Dutch Harbor Fisherman.

Eruption du Bogoslof vue depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Eclairs dans le panache du Rinjani (Indonésie) en 1994 [Crédit photo: Wikipedia]

Pavlof & Bogoslof (Alaska)

Je viens de recevoir un double message de l’Alaska Volcano Observatory (AVO).

Le premier indique qu’au cours des derniers jours, on a enregistré une hausse de la sismicité basse fréquence sur le Pavlof. En outre, plusieurs épisodes de tremor de courte durée ont été observés le 7 juin et l’AVO a reçu un rapport de pilote faisant état d’un possible nuage de cendre. Les instruments sur le Pavlof et d’autres installés à Sand Point ne montrent aucun signe d’activité explosive significative. Cependant, l’AVO a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne.

Les images satellitaires ont révélé la présence d’un nouveau dôme de lave sur le Bogoslof le 7 juin. Il est situé dans la partie nord du lac de la lagune où se trouve la bouche éruptive où il dépasse le niveau de la mer avec un diamètre d’environ 110 mètres. Un volumineux panache de vapeur est visible sur les images satellites ; il s’étire sur 75 km au sud sur l’extrémité ouest de l’île Unalaska à une altitude estimée à moins de 3 000 mètres.
Certaines éruptions antérieures du Bogoslof ont pris fin avec la mise en place d’un dôme de lave, mais dans d’autres cas, les émissions de lave ont été suivies de nouvelles explosions. Si de nouvelles explosions se produisent, le panache qui en résulte pourrait être plus riche en cendre que ceux qui se sont produits au cours de l’éruption actuelle qui a débuté en 2016. 2016.
La couleur de l’alerte aérienne du Bogoslof est Orange et l’alerte volcanique est à Vigilance.

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I have just received a double message from the Alaska Volcano Observatory (AVO).

The first one indicates that over the past several days, there has been an increase in low-frequency earthquake activity at Pavlof. In addition, several short duration tremor-bursts have been observed on June 7th, and AVO received a pilot report of a possible ash cloud. Local instruments on Pavlof and on a more distant network in Sand Point do not show any evidence of significant explosive activity. However, AVO has increased the Aviation Colour Code to Yellow.

A new lava dome has been observed on Bogoslof in satellite data on June 7th. It is located in the northern portion of the vent lagoon, has breached sea level, and is about 110 metres across. A robust steam plume is visible in satellite data, extending for 75 km to the south over the western end of Unalaska Island at an estimated altitude of less than 3,000 metres.
Some past eruptions of Bogoslof have ended with the emplacement of a lava dome, but in other cases, lava effusion has been followed by additional explosions. If future explosions do occur, the resulting volcanic cloud could be more ash-rich than those that have occurred thus far in the sequence that began in 2016.
The current Aviation Colour Code of ORANGE and the Volcano Alert Level is WATCH.

Du Kilauea (Hawaii) au Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska) // From Kilauea Volcano (Hawaii) to Bogoslof Volcano (Aleutians / Alaska)

Situé au cœur des Iles Aléoutiennes en Alaska, le Bogoslof est loin d’Hawaii, mais pas si loin que cela d’un point de vue volcanologique. En 1907, Thomas Jaggar, le fondateur de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) s’est rendu au chevet du Bogoslof  au cours d’une expédition organisée par le Massachusetts Institute of Technology. Son but était l’exploration des volcans de l’Alaska et la recherche de minéraux. Le rapport de l’expédition concernant l’évolution du Bogoslof se trouve dans le Bulletin of the American Geographical Society publié en juillet 1908.
Thomas Jaggar était un observateur avisé et ses notes sur le Bogoslof prennent en compte le récit de l’activité éruptive décrite par les marins pendant les années qui ont précédé 1907. En utilisant ces anciens récits et ses propres observations lors de l’exploration de l’île, Jaggar a compilé une série de cartes montrant les changements intervenus sur l’île, de la même façon que le font les géologues de l’Observatoire des Volcans d’Alaska (AVO) aujourd’hui.
Il a également montré le mécanisme qui anime les éruptions du Bogoslof et a trouvé des similitudes entre les formations de lave mises en place par ce volcan et celles qu’il avait observées sur la Montagne Pelée à la Martinique en 1902. Il a également noté des preuves de l’élévation de l’île et a réfléchi aux causes de ce phénomène.
A l’issue de son voyage, Jaggar a rappelé la nécessité de créer des observatoires pour étudier les volcans, les séismes et d’autres phénomènes naturels. Il était convaincu que leur étude attentive et systématique était essentielle pour vivre en toute sécurité sur notre planète.
Un tel réseau d’observatoires volcanologiques existe aujourd’hui dans une grande partie du monde. Ils fonctionnent grâce à des données envoyées par les satellites qui passent plusieurs fois par jour au-dessus des volcans. A côté de cela, le réseau mondial de détection de la foudre envoie des alertes quelques minutes après que des éclairs aient été détectés à proximité du Bogoslof ; ils coïncident souvent avec des explosions de cendre. Enfin, des ondes infrasoniques ou de pression de l’air produites par les explosions sont détectées par des capteurs sismiques et infrasoniques sur les volcans Okmok et Makushin situés pas très loin du Bogoslof.
Source: USGS / HVO.
Vous obtiendrez plus d’informations sur l’activité éruptive du Bogoslof en vous connectant au site Internet de l’AVO : www.avo.alaska.edu.

La dernière mise à jour d’AVO (en date du 5 avril 2017) indique qu' »aucune nouvelle activité n’a été observée sur les données  sismiques ou infrasoniques du Bogoslof depuis une petite explosion le 13 mars. La dernière éruption significative a eu lieu le 8 mars 2017 et les images satellitaires ne révèlent pas d’activité éruptive depuis cette époque. Au vu de l’absence d’activité volcanique au cours des trois dernières semaines, l’AVO a décidé d’abaisser l’alerte aérienne à la couleur Jaune. »

A noter qu’un bulletin similaire vient d’être diffusé à propos du volcan Cleveland pour lequel l’alerte aérienne a également été abaissée à la couleur Jaune.

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Located in the Aleutians in Alaska, Bogoslof Volcano is far from Hawaii but not far from a volcanological point of view. In 1907, Hawaiian Volcano Observatory (HVO) founder Thomas Jaggar sailed to this very island volcano in Alaska on an expedition from the Massachusetts Institute of Technology. Their objectives to explore Alaska’s volcanoes and search for mineral deposits led to a report on the evolution of Bogoslof published in the Bulletin of the American Geographical Society in July 1908.

Jaggar was a keen observer and his notes on Bogoslof chronicle the record of eruptive activity summarized by mariners in the century leading up to 1907. Using these data and his own observations while exploring the island, Jaggar compiled a sequence of maps of the changing island in a manner very similar to Alaska Volcano Observatory (AVO) geologists today.

He also surmised the mechanism of Bogoslof eruptions and found similarities in the extrusive lava formations with those he had seen at Mount Pelee in the Caribbean in 1902. He also noted evidence of uplift of the island and pondered its significance.

Jaggar used his trip to renew his call for the establishment of Earth observatories to study volcanoes, earthquakes and other earth processes. He was convinced that careful and systematic study of these phenomena was essential to living safely on our planet.

Such a network of volcano observatories exists today for much of the world. They act with data sent by satellites in Earth orbit that peer down at the volcano multiple times per day. The World Wide Lightning Location Network provides automated alerts within minutes of lightning near Bogoslof that often coincides with explosions of ash. Moreover, infrasound or pressure waves from explosions are detected on seismic and infrasound sensors at nearby Okmok and Makushin volcanoes.

Source : USGS / HVO.

You will get more news about the ongoing eruption at Bogoslof by following the Alaska Volcano Observatory at www.avo.alaska.edu.

AVO’s latest update (April 5th) indicates that “ No new volcanic activity has been observed at Bogoslof Volcano in satellite, seismic or infrasound data since a small explosion was detected on March 13. The last major explosive event occurred on March 8, 2017, and satellite images have shown no eruptive activity since that time. Based on the absence of detected activity over the past three weeks, AVO is lowering the Aviation Colour Code to Yellow. »

A similar update has just been released about Cleveland Volcano whose aviation colour code has been lowered to Yellow.

Crédit photo: Alaska Volcano Observatory

L’Observatoire des Volcans de l’Alaska // Alaska Volcano Observatory

drapeau-francaisDans le cadre du Mois de la Sensibilisation aux Volcans, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) – géré par l’USGS – a consacré un article à l’Observatoire des Volcans de l’Alaska (AVO).
Le rôle de cet observatoire est essentiel car l’Alaska possède le plus grand nombre de volcans de tous les États-Unis. Sur les 169 volcans actifs de ce pays, 90 se trouvent en Alaska. Les éruptions sont monnaie courante et certains volcans restent actifs, même s’ils ne sont pas forcément en éruption

L’éruption de l’Augustine en 1986 a mis l’accent sur la nécessité d’un système de surveillance des volcans en Alaska. Elle a également donné naissance à l’AVO, créé en 1988. L’Observatoire travaille en collaboration avec trois organismes: l’USGS, l’Institut de Géophysique de l’Université d’Alaska à Fairbanks et le département d’études géologiques et géophysiques de l’Alaska. Ces trois institutions sont en charge des observations, mais au final les bulletins d’alerte sont émis par l’USGS qui fédère et a la responsabilité de l’ensemble des rapports.
L’AVO n’a pas eu à attendre longtemps après sa création pour montrer son utilité. Le 14 décembre 1989, le Redoubt est entré en éruption. Le lendemain, le vol KLM 867, entre Amsterdam et Tokyo, avec à son bord 231 passagers, s’apprêtait à faire escale à Anchorage. Le Boeing a traversé le panache de cendre du Redoubt, avec pour effet immédiat la mise à l’arrêt de ses quatre moteurs. L’avion a fait une chute de plus de 3000 mètres, cinq minutes avant que les pilotes réussissent à redémarrer les moteurs et atterrir en toute sécurité à Anchorage. Les quatre moteurs ont dû être remplacés, avec des dégâts qui se sont élevés à environ 80 millions de dollars. L’éruption du Reboubt a continué jusqu’au début du mois de juin 1990.
Il existe une différence importante entre l’AVO en Alaska et le HVO à Hawaï. À Hawaï, les scientifiques se concentrent principalement sur les risques volcaniques au sol, tels que les coulées de lave, alors qu’en Alaska ils doivent gérer à la fois les risques terrestres et aériens. La zone de contrôle – et donc de responsabilité – de l’AVO est également beaucoup plus vaste que celle du HVO. Elle s’étend du sud-est de l’Alaska à Anchorage, le long de la péninsule de l’Alaska, et le long la chaîne des Aléoutiennes vers la péninsule du Kamchatka en Russie.
Néanmoins, l’AVO utilise des méthodes de surveillance volcanique semblables à celles employées par le HVO, avec des webcams, des stations sismiques, le GPS et la cartographie géologique. Le travail sur le terrain n’est pas évident en raison de l’environnement hostile de l’Alaska et de l’éloignement d’un grand nombre de volcans, de sorte que les données satellitaires sont essentielles et largement utilisées. Comme on l’a vu récemment à propos du Bogoslof (Iles Aléoutiennes), les rapports des pilotes d’aéronefs sont également des sources importantes d’information sur les volcans d’Alaska
Depuis sa fondation, l’AVO a fait d’énormes progrès dans la cartographie des volcans les moins connus de l’Alaska afin de mieux comprendre leur histoire et leur potentiel éruptif. Certains des volcans éloignés des îles Aléoutiennes occidentales ont été instrumentés pour suivre leur activité et détecter les éruptions qui pourraient présenter un danger pour le trafic aérien. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine car bon nombre de volcans des Aléoutiennes – comme le Bogoslof – sont dépourvus d’équipements et il faut s’appuyer sur les stations sismiques voisines ou sur les rapports de pilotes pour suivre leur activité
L’AVO a développé des outils de haute technologie pour interpréter les données satellitaires susceptibles de détecter les panaches de cendre et les anomalies thermiques. Certains de ces outils ont été exportés vers Hawaï, où les scientifiques du HVO les utilisent pour améliorer leur surveillance des volcans Kilauea et Mauna Loa.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisAs part of Volcano Awareness Month, the USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO)has dedicated an article to the Alaska Volcano Observatory (AVO).

The role of this observatory is essential as Alaska has the largest number of volcanoes of all the United States. Of the nation’s 169 active volcanoes, 90 are located in Alaska. Eruptions there are common and some volcanoes are in a semi-constant state of low-level activity.

The 1986 eruption of Augustine volcano emphasized the need for volcano monitoring and research in Alaska. It also prompted the establishment of AVO which was founded in 1988. The observatory is a partnership between three organizations: USGS, the Geophysical Institute of the University of Alaska Fairbanks, and the Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys. These three groups contribute to observatory operations, although hazards notifications are issued by the USGS, which has federal responsibility for such declarations.

AVO did not have to wait long after its establishment for showing its utility. On December 14th, 1989, Redoubt volcano erupted. The next day, KLM flight 867, carrying 231 passengers from Amsterdam to Tokyo with a stop in Anchorage, flew through a Redoubt ash plume, causing all four engines to fail. The aircraft dropped more than 3 km in altitude within five minutes before the flight crew managed to restart the engines and land the plane safely in Anchorage. All four engines on the aircraft had to be replaced, with damages totaling about $80 million. The Redoubt eruption continued through early June 1990.

There is a significant difference between AVO in Alaska and HVO in Hawaii. In Hawaii, the scientists focus primarily on ground-based volcanic hazards such as lava flows, whereas Alaska has both ground and airborne concerns. AVO’s area of responsibility is also much broader than that of HVO, extending from southeast Alaska to Anchorage, along the Alaska Peninsula and then out the chain of Aleutian Islands towards Russia’s Kamchatka Peninsula—a distance of over 3000 km!

Nevertheless, AVO uses volcano monitoring methods similar to those employed by HVO, including webcams, seismic and GPS stations, and geological mapping. Ground-based monitoring and research field work are considerable challenges owing to Alaska’s harsh environment and the remoteness of so many volcanoes, so satellite data are used extensively. As we recently saw it about Bogoslof, aircraft pilot reports are also important sources of information about Alaskan volcanoes

Since its founding, AVO has made tremendous strides in mapping the largely unknown volcanoes of Alaska to better understand their eruptive histories and future eruptive potential. Even some of the remote volcanoes of the western Aleutian Islands have been instrumented to track unrest and detect eruptions that might be hazardous to aircraft.

AVO has also developed state-of-the-art tools for viewing the abundance of available satellite observations that can detect ash plumes and thermal anomalies. Some of these tools have been exported to Hawaii, where HVO scientists use them to enhance their monitoring of Kilauea and Mauna Loa volcanoes.

Source : USGS / HVO.

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L’Iliamna et les volcans de Cook Inlet (Source: AVO)

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Volcan Iliamna et glaciers.

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Vue du Redoubt.

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Vue de l’Augustine.

(Photos: C. Grandpey)

Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska): Nouvelle éruption et une surveillance difficile // New eruption and difficult monitoring

drapeau-francaisLa surveillance du Bogoslof est un problème pour le personnel de l’AVO car l’Observatoire ne dispose pas d’équipement de mesure sur le volcan. Les scientifiques doivent se contenter d’analyser les images satellitaires, les données provenant d’instruments sismiques et infrasoniques sur des sites proches du volcan, ainsi que les informations du réseau mondial de localisation de la foudre pour obtenir des indications fiables.
Dans un rapport publié le 28 décembre 2016, l’AVO indiquait que l’activité du Bogoslof restait élevée, avec une augmentation de la sismicité : « Ce type d’activité sismique a accompagné chacune des explosions précédentes depuis le début de l’éruption la semaine dernière. […] On ignore si cet événement a émis de la cendre. L’analyse continue des données du Réseau mondial de localisation de la foudre n’a montré aucun signe d’éclairs associés à un nuage de cendre et les capteurs d’infrasons des îles voisines n’ont pas détecté de signaux associés aux émissions de cendres. » Un problème fréquemment rencontré par l’AVO est la couverture nuageuse haute parfois de 10500 mètres qui empêche de lire les vues satellites de la zone du volcan et ne permet pas d’avoir la confirmation de la présence ou de l’absence d’un nuage de cendre.
Le 29 décembre, les données sismiques des îles voisines ont détecté une augmentation de la sismicité volcanique sur le Bogoslof à partir de 19h00 (heure locale). L’activité a progressé et évolué en un tremor continu indiquant une éventuelle éruption avec émission de cendre, comme on l’a vu avec l’événement du 21 décembre. Rien n’a encore été observé dans les données satellitaires et la foudre associée à un nuage de cendres n’a pas été détectée à l’heure actuelle.

 Dernière minute: Une éruption avec nuage de cendre a débuté à 23h45 le 29 décembre (heure locale) et continue actuellement, comme on peut le voir sur les sismomètres installés sur les île à proximité du volcan ainsi que sur les images satellites. Le nuage de cendre s’élève à une altitude de 6000 mètres. Le vent souffle du SO dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et le niveau d’alerte du volcan a été élevé à Vigilance. 

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drapeau-anglaisMonitoring Bogoslof is quite a problem for AVO staff. The Observatory has no ground-based monitoring equipment on the volcano. They continue to monitor satellite images, data from distant seismic and infrasound instruments, and information from the Worldwide Lightning Location Network for indications of significant activity.

In a report released on 28 December 2016, AVO indicated that Bogoslof remained in a state of elevated unrest, with an increase in seismic activity. “This type of seismic activity has accompanied each of the previous explosions at Bogoslof volcano since the eruption began last week.[…] It is unknown if this event produced airborne ash. Continued analysis of data from the Worldwide Lightning Location Network showed no indication of lightning strikes associated with an ash cloud, and infrasound sensors from nearby islands did not detect signals associated with ash emissions.” A frequent problem is that regional high cloud cover up to 10,500 metres obscures satellite views of the surrounding area preventing confirmation of the presence or absence of an ash cloud.

On 29 December, seismic data from nearby islands detected an increase in volcanic seismicity from Bogoslof starting at 19:00  (local time). The activity progressed, merging into a continuous tremor sequence indicative of a possible ash-producing eruption, as was seen with the eruption on December 21st. Nothing has yet been observed in satellite data and no lightning strikes associated with an ash cloud have yet been detected.

Last minute: An ash-producing eruption started at 23:45 (local time) on December 29th and is continuing, as recorded by seismic data on nearby islands and as seen in recent satellite images. Cloud-top temperatures from satellite suggest a cloud height of around 6,000 m asl. Regional winds are from the southwest. The Aviation Colour Code has been to RED and the Alert Level to WARNING. 

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Carte publiée le 25 décembre 2016 et montrant les modifications subies par le Bogoslof suite à l’activité éruptive du mois de décembre (Source: AVO).