La température de l’eau dans le cratère de l’Halema’uma’u (Hawaii) // Water temperature in Halema’uma’u Crater (Hawaii)

Le 2 août 2020, j’ai publié une note sur le premier anniversaire de la pièce d’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea. Le lac couvre maintenant une superficie de plus de 2,5 hectares et atteint une profondeur de plus de 40 m. Sa couleur est variable et la température de surface du lac oscille généralement entre 70°C et 85°C.
Dans un nouvel article, les géologues du HVO expliquent que la température de surface du lac est susceptible de donner des indications sur d’éventuels dangers au sommet du volcan. Par exemple, en interagissant avec de l’eau proche de la surface, le magma peut, dans certains cas, déclencher des explosions phréatiques. En conséquence, le lac constitue une fenêtre ouverte sur ce qui se passe sous la surface du Kilauea.
Comme je l’ai écrit précédemment, le niveau du lac est contrôlé régulièrement à l’aide d’un télémètre laser, tandis que les observations visuelles enregistrent les variations de couleur de l’eau et sa circulation. Sa chimie a été analysée grâce à des échantillons prélevés à deux reprises par un drone. Une caméra thermique fonctionnant en continu a été installée en 2019 pour surveiller les changements de température dans le lac 24 heures sur 24. Les géologues utilisent également une caméra thermique portable lors des visites sur le terrain pour effectuer des mesures plus précises de la température du lac.
Cette dernière est parfois difficile à mesurer. En effet, la vapeur qui s’échappe de la surface de l’eau et se mélange à l’air ambiant est beaucoup plus froide que l’eau proprement dite. Cet épais nuage de vapeur masque en grande partie la surface du lac et rend les mesures difficiles. Il faut donc essayer d’effectuer les mesures dans les trouées à l’intérieur de ces nuages de vapeur. C’est en analysant les centaines d’images fournies par la caméra thermique que l’on a le plus de chances d’obtenir une estimation de la température de surface.
Fin 2019, les premiers résultats ont montré une température maximale de 70 à 75 degrés Celsius. Plus tard, une caméra thermique à plus haute résolution a été utilisée et a révélé des valeurs plus élevées, avec des températures maximales entre 80 et 85°C. La résolution plus élevée semble plus adaptée pour effectuer des mesures dans les trouées des nuages de vapeur. À de nombreuses reprises, les scientifiques du HVO ont utilisé à la fois les caméras basse et haute résolution pour avoir la confirmation que la caméra haute résolution montrait des températures systématiquement plus élevées.
Ces estimations ont été confirmées par une mission avec un drone en janvier 2020. L’appareil avait à son bord une minuscule caméra thermique. Il a été maintenu à quelques mètres au-dessus de la surface du lac, là où la vapeur est beaucoup moins problématique. La température maximale obtenue était d’environ 85°C.
Les images thermiques recueillies en 2019 montrent que la température n’est pas uniforme sur toute la surface du lac. Des zones chaudes sont observées à plusieurs endroits en bordure du lac. Au vu des images en accéléré, ces zones semblent se trouver dans les secteurs où les eaux souterraines pénètrent dans le lac. Le centre du lac est dans l’ensemble moins chaud. Cependant, ces valeurs ne représentent que la température de surface. La température en profondeur reste inconnue. Les futures missions à l’aide de drones devraient disposer d’une sonde de température pour effectuer de telles mesures.
La comparaison de la température du lac de l’Halema’uma’u avec celle d’autres lacs volcaniques dans le monde montre que le lac au sommet du Kilauea est vraiment chaud. À l’échelle de la planète, seuls quelques lacs volcaniques ont une température de surface supérieure à 80 degrés Celsius. La haute température du lac du Kilauea peut s’expliquer par la présence de chaleur résiduelle dans les matériaux d’effondrement à la base de Halema’uma’u, avec des roches qui ont été chauffées par la colonne de lave avant l’effondrement du cratère en 2018. Les bouches de gaz situées à proximité, avec des fumerolles dont la température atteint au moins 150°C, sont une autre explication possible de la température élevée du lac.
Les mesures régulières de la température du lac dans l’Halema’uma’u peuvent permettre de détecter le moindre changement annonciateur de dangers. Par exemple, dans plusieurs autres lacs volcaniques dans le monde, les variations de température ont précédé des explosions. Toutefois, au cours de l’année écoulée, la température du lac du Kilauea est restée stable et il n’y a actuellement aucun changement significatif.
Source: USGS / HVO.

————————————————–

On August 2nd, 2020, I published a post about the first anniversary of the water pond at the bottom of Halema’uma’u Crater at the summit of Kilauea volcano. I wrote that the lake now covers an area of more than 2.5 hectares and reaches a depth of more than 40 m. Its colour is variable and the lake surface temperature is hot, usually between 70°C and 85°C.

In a new article, HVO geologists explain that the lake’s surface water gives indications about the potential for future hazards at the summit. Magma interacting with near-surface water can, in some circumstances, trigger steam-blast explosions. As a consequence, the lake may provide a useful window into what’s happening beneath the surface.

As I put it before, the lake level is tracked regularly with a laser rangefinder, and visual observations record changes in water colour and circulation patterns. Water chemistry has been analyzed in samples collected by two drone missions. A continuously operating thermal camera was installed in 2019 to keep watch on temperature changes in the lake around the clock. Geologists also use a handheld thermal camera during field visits to make more detailed measurements of lake temperature.

The lake temperature can be a little difficult to measure. The steam rising from the water surface and mixing with air is much cooler than the water. The thickness of this steam layer masks much of the underlying water surface and makes the measurements of the lake’s surface rather difficult. It is essential to see through the gaps in the steam. Collecting and analyzing hundreds of images at a time provides the best chance to capture the occasional views through the steam and get an estimate of the hot, underlying water surface.

The initial results in late 2019 showed maximum temperatures of 70-75 degrees Celsius. Later, a higher-resolution thermal camera was used and showed higher values, with maximum temperatures around 80-85°C. The higher resolution seemed to be better at seeing through the gaps in the steam. On numerous occasions HVO scientists used both the low and high-resolution cameras at the same time to confirm that the higher resolution camera showed systematically higher temperatures.

These estimates were confirmed by a mission with a drone in January. The aircraft carried a tiny thermal camera and hovered just yards above the surface, where steam is much less of a problem. The maximum temperature in the images was about 85°C.

The thermal images collected in 2019 show that the temperature is not uniform across the surface. Hot zones are observed in several spots along the lake margin, and time-lapse imagery shows that these areas appear to be zones where groundwater enters the lake. The centre of the lake is generally the coolest. However, these values only represent the surface temperature, and it is still unknown how hot the lake is beneath the surface. Future drone missions may carry a temperature probe to measure this.

Comparing these temperatures to those of other volcanic lakes around the world shows that Kilauea’s summit lake is a hot one. Globally, only a few volcanic lakes have surface temperatures greater than 80 degrees Celsius. The reason why Kilauea’s water lake is so hot can be explained by the residual heat in the collapse rubble at the base of Halema’uma’u, from rock that was heated by the lava column prior to the 2018 collapse. The nearby gas vents, with fumaroles whose temperature reaches at least 150 degrees Celsius, are another potential explanation for the high temperatures.

Carefully measuring the lake temperature can help identify any changes that might be precursors to upcoming hazards. For instance, at several other volcanic lakes around the world, changes in lake temperature have preceded explosions. Over the past year, Kilauea’s lake temperatures have stayed in the same range, and there are currently no significant changes

Source : USGS / HVO.

Image visuelle du lac dans le cratère de l’Halema’uma’u (Source : USGS / HVO)

Image du lac obtenue à l’aide de la caméra thermique le 31 juillet 2020. Les couleurs plus chaudes (jaune-orange) montrent les températures les plus élevées, tandis que les couleurs plus froides (bleu) montrent des températures plus basses. L’image indique que la température maximale à la surface du lac est d’environ 82°C. (Source : USGS / HVO)

Réveil du Sinabung (Indonésie) // New eruption of Mt Sinabung (Indonesia)

Le Sinabung est de nouveau entré en éruption à 18h58 (UTC) le 7 août 2020, pour la première fois depuis juin 2019.  Le volcan a vomi un panache de cendres jusqu’à 4,5 km au-dessus du niveau de la mer. Une autre éruption a eu lieu à 10h18 (UTC) avec un panache s’élevant jusqu’à 3,3 km d’altitude. Les habitants et les touristes ont été invités à rester à l’extérieur d’un rayon de 3 km du cratère.
Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones, occasionnant des dégâts aux plantations et aux récoltes. Les autorités ont déclaré qu’aucun habitant n’avait été déplacé par l’éruption et qu’il n’y avait pas eu de victimes. 1 500 masques ont été distribués à la population et les autorités locales ont aidé les habitants à évacuer la cendre.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (Siaga).
Le Sinabung est entré en éruption en 2010 après 400 ans de sommeil. Les éruptions se sont intensifiées en 2013 et se sont poursuivies au cours des deux années suivantes. 23 personnes ont été tuées (16 en 2014 et 7 en 2016).
Source: CVGHM, The Watchers, presse indonésienne.

————————————————

Mt Sinabung erupted again at 18:58 (UTC) on August 7th, 2020, for the first time since June 2019. Residents and tourists have been asked to stay outside a 3 km radius from the crater.

The volcano ejected an ash cloud up to 4.5 km above sea level. Another eruption took place at 10:18 (UTC) with a plume rising up to 3.3 km a.s.l.

Ashfall was reported in several areas, covering plantations and killing crops, but authorities said no residents had been displaced by the eruption and there were no casualties. 1,500 masks were distributed to the population abd local authorities assisted locals in cleaning the volcanic ash.

The volcanic alert level remains at 3 (Siaga).

Sinabung erupteded in 2010after 400 years of sleep. The eruptions intensified in 2013 and continued over the next couple of years, claiming the lives of 23 people (16 in 2014 and 7 in 2016).

Source : CVGHM, The Watchers, Indonesian press.

Eruption du Sinabung en 2017 (Crédit photo : F . Gueffier)

Le méthane du lac Kivu (Rwanda / RDC) : entre menace et légende…

À cheval entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, à 1460 m d’altitude, le lac Kivu est l’un des dix Grands Lacs d’Afrique. D’un point de vue géologique, il a des points communs avec les lacs Nyos et de Monoun au Cameroun ; en effet,  le Kivu est méromictique, c’est-à-dire qu’il renferme de très fortes concentrations de gaz – dioxyde de carbone (CO2)  et méthane (CH4) en particulier – produits par l’activité volcanique de la région et la décomposition des matières organiques. Selon les scientifiques, cette étendue d’eau dont la profondeur approche par endroits 500 mètres contiendrait quelque 60 milliards de mètres cubes de méthane dissous et environ 300 milliards de mètres cubes de dioxyde de carbone..

En conséquence, les populations qui se trouvent autour du lac Kivu sont sous la menace d’une éruption limnique caractérisée par le dégazage brutal du lac, comme cela s’est produit en 1986 au lac Nyos où plus de 1700 paysans ont été asphyxiées par une déferlante de CO2. Deux ans auparavant, un phénomène semblable était survenu aux abords du lac Monoun, avec 37 victimes. Or, le Kivu contient probablement mille fois plus de gaz que le Nyos dans une région où vivent plus de deux millions de personnes.

En plus du risque d’éruption limnique ; le lac Kivu se trouve à proximité du volcan Nyiragongo. Au cours de l’éruption de 2002, la lave est entrée dans le lac après avoir traversé la ville de Goma et ses 400 000 habitants. On a cragnait que ce contact entre la lave et l’eau déstabilise le lac et provoque des émanations toxiques, mais la situation n’a pas eu de conséquences majeures.

Cette concentration menaçante de méthane est aussi, paradoxalement, une chance pour la région. Il est en effet aujourd’hui possible d’exploiter commercialement le gaz du lac Kivu. Selon certaines estimations, cette exploitation pourrait produire jusqu’à 700 mégawatts d’électricité.  Les sociétés américaines Symbion Power et ContourGlobal extraient le gaz pour alimenter des centrales électriques. Un nouveau projet baptisé KivuWatt, lancé en 2016 génère 26 mégawatts, destinés au réseau local.

Au final, l’exploitation du méthane présente un double avantage : elle fournit de l’électricité tout en réduisant les risques de dégazage intempestif. Le problème, c’est que la rentabilité des projets reste incertaine, mais devrait s’améliorer dans les prochaines années. .

Comme beaucoup de sites géologiques et volcaniques, le lac Kivu possède une légende – très coquine celle-là – concernant son apparition. Elle raconte qu’au temps de la Troisième Dynastie, l’épouse du roi Kamagere , qui se lassait d’attendre son mari parti en guerre, demanda à un soldat de la garde royale de lui faire l’amour. Celui-ci n’en menait pas large car il craignait que ce comportement puisse le condamner à mort. Il accéda toutefois à la demande de la femme. Il approcha son pénis tremblant du clitoris de la souveraine et c’est là que l’histoire trouve toute sa subtilité. Les vibrations furent si intenses qu’elles procurèrent à la reine un plaisir tel qu’elle éjacula et donna naissance au lac Kivu….

Cette légende est racontée dans L’eau sacrée, un documentaire du réalisateur belge Olivier Jourdain. Vous trouverez la bande-annonce en cliquant sur ce lien.

https://youtu.be/BpIxdW-CW_E

Le lac Kivu vu depuis l’espace (Source : NASA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Le Langila (Papouasie-Nouvelle-Guinée) a connu un nouvel épisode d’activité. Il a émis des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à environ 2400 m au-dessus du niveau de la mer les 2 et 3 août 2020.
La dernière éruption du Langila a duré du 2 avril 2016 au 30 octobre 2018, avec un VEI 2.
Source: Darwin VAAC.

+++++++++

Le volcan sur l’île Nishinoshima (Japon) est toujours très actif. Au cours des derniers jours, le panache de cendres s’élevait jusqu’à 5000-6000 m au-dessus du niveau de la mer. Selon les garde-côtes japonais, les explosions sont fréquentes et de la lave coule toujours sur le flanc du volcan.

Source : Garde côte japonaise.

++++++++++

L’activité explosive se poursuit sur le Suwanosejima (Japon), avec des panaches de cendres s’élevant à plus de 2 km au-dessus du niveau de la mer.
Des émissions importantes de SO2 sont enregistrées vers le sud du volcan au-dessus de l’Océan Pacifique.
Le niveau d’alerte est à 2 (sur une échelle de 5 niveaux) depuis le 1er décembre 2007.
Source: JMA.

++++++++++

Le Stromboli (Sicile) reste bien actif et le spectacle devrait plaire aux nombreux touristes qui séjournent sur l’île pendant l’été. Cependant, l’accès au volcan n’est autorisé que jusqu’à 400 mètres d’altitude, avec les guides. L’INGV enregistre actuellement environ 15 explosions stromboliennes (événements VLP) par heure. L’amplitude du tremor reste à un niveau moyen. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’a été enregistrée.
Source: INGV.

Activité à voir en direct avec l’excellente webcam Skyline : https://www.skylinewebcams.com/fr/webcam/italia/sicilia/messina/stromboli.html

++++++++++

Le Turrialba (Costa Rica) a montré un regain d’activité dans les derniers jours de juillet avec des explosions qui ont envoyé des panaches de cendres à 200-300 m au-dessus du cratère. Cependant, ces événements n’étaient pas des éruptions majeures comme le laissent supposer certains articles dans la presse française.
Source: OVSICORI.

++++++++++

Au Guatemala, le Fuego reste très actif avec des explosions qui génèrent des panaches de cendres et des ondes de choc. Des matériaux incandescents sont éjectés à 100-350 m de hauteur et provoque des avalanches de blocs dans plusieurs ravines. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.

Les explosions au sommet du Santiaguito génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent généralement à 900 m au-dessus du cratère. Des avalanches de blocs descendent le long des flancs SE, S et SW du cône Caliente. De petites retombées de cendres ont été signalées dans certaines zones sous le vent.

Fin juillet et début août, les explosions stromboliennes dans le cratère Mackenney du Pacaya ont éjecté des matériaux jusqu’à 150 m au-dessus du cratère. Aucune coulée de lave active n’était visible à cette époque.
Source: INSIVUMEH.

++++++++++

Sur le Semeru (Indonésie), les panaches de cendres s’élèvent généralement de 200 à 400 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: CVGHM.

———————————————

Here is some news of volcanic activity around the world.

Langila volcano (Papua New Guinea) has gone through a new outbreak of activity. It emitted ash plumes  that rose up to about 2 400 m above sea level on August 2nd  and 3rd, 2020.

Langila’s last eruption lasted from April 2nd, 2016 to October 30th, 2018, with a VEI 2.

Source: Darwin VAAC.

++++++++++

Nishinoshima volcano (Japan) is still very active. During the past days, the ash plume was rising up to 5000-6000 m above sea level. According to the Japanese coast guard, there are frequent explosions and lava is still flowing on the flank of the volcano.

Source: Japan Coast Guard. .

++++++++++

Explosive activity continues at Suwanosejima (Japan), with ash plumes rising more than 2 km above sea level.

Significant SO2 emissions are extending to the south of the volcano across the Pacific Ocean.

The Alert Level has remained at 2 (on a 5-level scale) since December 1st, 2007.

Source: JMA.

++++++++++

 Stromboli (Sicily) is quite active and the show should please the numerous tourists who stay on the island during the summer. However, access to the volcano is only allowed up to 400 metres a.s.l. with the guides. INGV currently records about 15 strombolian explosions (VLP events) per hour. The amplitude of the tremor is still at medium levels. No significant deformation of the volcano edifice has been recorded.
Source: INGV.

Live webcam Skyline : https://www.skylinewebcams.com/fr/webcam/italia/sicilia/messina/stromboli.html

++++++++++

Turrialba (Costa Rica) showed an increase in activity in the last days of July with explosions that sent ash plumes 200-300 m above the crater. However, these events were not major eruptions as suggested by some articles in the French newspapers.

Source: OVSICORI.

++++++++++

In Guatemala, Fuego remains very active with explosions that generate ash plumes and shock waves. Incandescent material is ejected 100-350 m high and causes avalanches of blocks in several drainages. Ashfall has been reported in several downwind areas.

Explosions at Santiaguito’s lava-dome complex generate ash plumes that usually rise 900 m above the crater. Avalanches of blocks descend the SE, S, and SW flanks of Caliente cone. Minor ashfall has been reported in some downwind areas.

In late July and early August, Strombolian explosions at Pacaya’s Mackenney Crater ejected material as high as 150 m above the crater rim. No active lava flows were visible.

Source: INSIVUMEH.

++++++++++

At Semeru (Indonesia), ash plumes usually rise 200-400 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: CVGHM.

Le Stromboli comme si vous y étiez…