Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Le CENAPRED indique qu’une puissante éruption s’est produite sur le Popocatepetl (Mexique) dans l’après-midi du 22 juillet 2020. Le VAAC de Washington indique que le panache de cendres a atteint une altitude d’environ 7300 m. Des retombéesde cendres étaient attendues dans les zones sous le vent. De tels événements se produisent é général quand la pression détruit le dôme de lave au fond du cratère.
Le reste du temps, le système de surveillance enregistre les habituelles «exhalaisons», autrement dit des panaches de gaz et de vapeur.
Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Jaune Phase 2.
Malgré les restrictions, in voit des randonneurs inconscients grimper jusqu’au cratère et filmer le sommet du volcan.

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L’activité strombolienne reste intense dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala). Le volcan projette des matériaux incandescents jusqu’à 100 mètres au-dessus du cratère. Une nouvelle coulée de lave a émergé de la base nord-ouest du cône sommital, devant Cerro Chino le 20 juillet. Les autres coulées mentionnées précédemment sont toujours actives. Les stations sismiques enregistrent un tremor en relation avec l’arrivée de magma et de gaz. La population et les touristes sont invités à rester à l’écart du volcan
Source: INSIVUMEH.

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L’INGV donne plus de détails sur les derniers événements observés sur le Stromboli (Sicile). L’activité explosive se situe dans deux bouches de la zone cratèrique N (nord) et quatre bouches dans la zone C-S (zone cratèrique centre-sud). Des explosions de la bouche N1 projettent parfois des téphra à 200 m de hauteur, ainsi que des lapilli et des bombes qui arrosent toute la zone sommitale. Des explosions de faible intensité au niveau de la bouche N2 expédient des téphra à 80 m de hauteur. Des explosions sont également observées au niveau des bouches S1 et S2 de la zone C-S.
Comme je l’ai indiqué précédemment, une forte séquence explosive a débuté à 5h00 le 19 juillet 2020 et a duré environ 4 minutes. La première explosion s’est produite au niveau de la bouche centrale de la zone C-S, mais en quelques secondes, toutes les bouches de la zone C-S ont montré de l’activité. Un panache de cendres s’est élevé jusqu’à 1 km de hauteur. Les blocs et lapilli sont retombés le long de la Sciara del Fuoco et ont atteint la mer environ 40 secondes après le début de l’événement. L’événement a endommagé la caméra infrarouge de l’INGV.

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Une grande quantité de cendres est toujours émise par le cratère sommital de Nishinoshima (Japon), avec des panaches de cendres s’élevant à environ 1,7 km, avec des retombées jusque dans la mer. Des dépôts de gros blocs jonchent le sol au pied du cône. Des fontaines de lave s’élevant à 200 m au-dessus du cratère sont observées pendant la nuit, avec des éclairs dans les panaches de cendres. Le cône atteint environ 200 m de hauteur, soit environ 40 m de plus qu’au 1er décembre 2019. Il ;est demandé aux embarcations de rester à au moins 2,5 km du cône.
Source: JMA.

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Aucun événement majeur n’a été enregistré sur l’Agung (Bali / Indonésie) au cours des derniers mois. La dernière éruption a été enregistrée le 13 juin 2019. Au cours de l’année écoulée, la sismicité est restée généralement faible; des séismes d’origine volcanique sont toujours enregistrés, mais ils sont de moins en moins fréquents. Les données de déformation indiquent une stabilisation du processus de déflation de l’édifice volcanique. Une anomalie thermique a été détectée pour la dernière fois dans les données satellitaires en octobre 2019 et n’est pas réapparue. On peut vour des panaches blancs s’élever de 20 à 150 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte de l’Agung a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 16 juillet 2020 et il est demandé au public de ne pas pénétrer dans une zone d’exclusion d’un rayon de 2 km.
Source: VSI.

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Aucun événement volcanique significatif n’est actuellement observé à Hawaii. C’est une bonne chose car le Covid-19 se répand dans l’archipel, avec de nombreux cas, comme dans le reste des États-Unis.
Le Kilauea n’est pas en éruption. On observe les niveaux habituels de sismicité et de déformation du sol, ainsi que de faibles émissions de SO2. On a relevé des modifications géologiques mineures depuis la fin de l’activité éruptive en septembre 2018. Le lac au fond de l’Halema’uma’u continue de grandir et de s’approfondir lentement. Le 30 juin 2020, la profondeur du lac était d’environ 39 mètres.
Le Mauna Loa n’est pas en éruption et reste au niveau d’alerte « Advisory » (surveillance conseillée). Cela ne signifie pas qu’une éruption est imminente, mais que le volcan doit être tout de même surveillé. Des séismes de faible magnitude sont enregistrés dans la partie supérieure du volcan; la plupart des hypocentres sont à faible profondeur. Les mesures GPS montrent une lente inflation sommitale sur le long terme, en relation avec la recharge en magma du réservoir superficiel du volcan.
Source: HVO.

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 Here is some news of volcanic activity around the world.

CENAPRED indicates that a powerful eruption occurred at Popocatepetl (Mexico) in the afternoon of July 22nd, 2020. The Washington VAAC indicates that the ash plume reached an altitude of about 7 300 m. Ashfall was expected in downwind areas. Similar events usually happen when gas pressure destroys the come at the bottom of the crater. The rest of the time, the monitoring system identifies the usual ‘exhalations’, gas and steam plumes..

The Volcanic Alert level is kept Yellow Phase 2.

Despite the restrictions, reckless mountaineers have been seen climbing to the crater, even filming the top of the volcano.

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Strombolian activity is still elevated at Pacaya‘s Mackenney crater (Guatemala). The volcano is ejecting incandescent material up to 100 metres above the crater. A new lava flow emerged from the north-western base of the summit cone, in front of Cerro Chino on July 20th. The other flows mentioned previously are still active. Seismic stations register new tremors associated with the rise of magma and gas. Residents and tourists are advised to stay away from the volcano

Source: INSIVUMEH.

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INGV gives more details about the latest events at Stromboli (Sicily). The volcano’s explosive activity is located in two vents in Area N (north crater area) and four vents in Area C-S (south-central crater area). Explosions at the N1 vent in Area N sometimes ejected tephra 200 m high, and ejected lapilli and bombs radially. Low-intensity explosions at vent N2 ejected tephra 80 m high. Explosions at the S1 and S2 vents in Area C-S aso ejected tephra.

As I put it previously, a sequence of high-energy explosions began at 0500 on July 19th, 2020 and lasted about 4 minutes. The first explosion originated at the central vent in Area C-S but within a few seconds involved all Area C-S vents. An ash plume rose as high as 1 km. Tephra was ejected radially; some material was deposited along the Sciara del Fuoco and reached the coast within about 40 seconds after the beginning of the event. The event damaged INGV’s infrared camera.

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A large amount of ash is still emitted by Nishinoshima’s summit crater (Japan), with plumes rising about 1.7 km, dropping ash into the sea. Deposits of large blocks cen be seen at the foot of the cone. Lava fountains rising 200 m above the crater can be obseved at night, along with lightning in the ash plumes. The cone has grown to about 200 m, about 40 m higher than on December 1st, 2019. Ships are asked to stay at least 2.5 km away from the cone.

Source : JMA.

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No major event has been recorded at Agung (Bali / Indonesia) during the past months. The last eruption was recorded on June 13th, 2019. Over the past year seismicity was generally low; volcanic earthquakes continued to be recorded but at a low occurrence rate. Deformation data indicated a stabilisation of the deflationary process. A thermal anomaly was last visible in satellite data in October 2019 and did not reappear. White plumes can be seen rising 20-150 m above the summit. The alert level at Agung was lowered to 2 (on a scale of 1-4) on July 16th, 2020 and the public should not enter an exclusion zone set at a 2-km radius.

Source : VSI.

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No significant volcanic event is currently observed in Hawaii. It’s a good thing because Covid-19 is spreading in the archipelago, with many cases, like in the rest of the U..S.

Kilauea is not erupting. Typical rates of seismicity and ground deformation are observed, together with low rates of SO2 emissions, and only minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018. The water lake at the bottom of Halema‘uma‘u continues to slowly expand and deepen. As of June 30th, 2020, the lake depth was approximately 39 metres.

Mauna Loa is not erupting and remains at volcano alert level ADVISORY. This does not mean that an eruption is imminent, but that the volcano should be closely monitored. Small-magnitude earthquakes are recorded beneath the upper-elevations; most of them at shallow depths. GPS measurements show long-term slowly increasing summit inflation, consistent with magma supply to the volcano’s shallow storage system.

Source: HVO.

Graphique montrant l’évolution du niveau du lac au fond du cratère de l’Halema’uma’u (Source: HVO)

Amélioration de la prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Improving volcanic prediction in New Zealand

En passant au peigne fin 350 000 années de volcanisme, des scientifiques de l’université Massey ont trouvé des preuves de centaines d’éruptions dans l’Ile du Nord en Nouvelle Zélande. De tels événements causeraient d’importants dégâts s’ils se produisaient à l’heure actuelle. Dans le champ volcanique d’Auckland – sur lequel repose une partie de la ville aujourd’hui – ils ont détecté quelque 54 volcans ayant montré des signes d’activité sur un laps de temps de  250 000 ans. Si de telles éruptions devaient se produire aujourd’hui, elles perturberaient fortement la vie des Kiwis.

Dans le même temps, des chercheurs de l’Université d’Auckland affirment avoir inventé un système d’alerte capable d’annoncer les éruptions volcaniques. Il permettrait d’empêcher que se produisent des tragédies comme celle qui a tué 21 personnes sur White Island en 2019. Leur étude a été publiée dans Nature Communications.
Les scientifiques expliquent que leurs recherches «montrent des schémas d’activité sismique permettant de donner une alerte avant une éruption». Ils pensent que leur nouveau système aurait déclenché un signal d’alerte 16 heures avant l’éruption meurtrière de White Island.
Le réseau sismique géré par GeoNet répertorie chaque année les données générées par des milliers de séismes et des événements volcaniques en Nouvelle Zélande, mais ces données ne sont pas prédictives. Dans le cadre de leur étude, les scientifiques ont appliqué les données d’éruptions antérieures à des «algorithmes d’interprétation automatique» permettant de mettre au point des modèles de phase pré-éruptive. Ils ont ainsi remarqué que l’éruption de 2019 à White Island avait été précédée de 17 heures d’alerte sismique. Il y a d’abord eu une phase intense d’activité sismique de quatre heures qui, selon eux, correspondait à l’ascension de nouveaux fluides magmatiques qui ont accru la pression des gaz et de l’eau déjà emprisonnés dans la roche au-dessus. Ce processus a conduit à l’éruption, comme si le couvercle d’une cocotte-minute avait sauté. Un signal semblable avait été enregistré 30 heures avant une éruption en août 2013, et il était présent dans deux autres éruptions en 2012.
Les géologues espèrent adapter ces données à d’autres volcans, tels que le Tongariro et le Ruapehu, mais ils reconnaissent que leur système n’est pas infaillible. Ainsi, il n’aurait déclenché un signal d’alerte que dans quatre des cinq dernières éruptions majeures à White Island. Ils pensent, malgré tout, qu’il y a de bonnes chances pour que leur système permette de détecter des éruptions comme celle de 2019, ou d’autres.

Source: Médias d’information néo-zélandais.

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Scientists from the Massey University have revealed evidence of hundreds of ancient eruptions in New Zealand after reconstructing 350 000 years of volcanism across the North Island. These explosions would cause widespread havoc if they occurred in the present time. In the Auckland Volcanic Field, they have detected about 54 volcanoes over 250 000 years of course. Should such eruptions occur today, they would be big enough to cause significant disruption.

Meantime, New Zealand scientists at the University of Auckland say they have invented a warning system to predict volcanic eruptions that may prevent future tragedies such as the one that killed 21 people on White Island in 2019. Their study has been published in Nature Communications.

The researchers explain that their research “shows patterns of seismic activity before an eruption that make advance warning possible”. They think their new system would have raised the alert 16 hours before the volcano’s deadly eruption.

The GeoNet system reports back data from the country’s thousands of earthquakes, and less frequent volcanic events, each year as they happen, but they are not predictive. To perform their study, the scientists have applied past eruption data to “machine learning algorithms”, allowing them to look for patterns in the build-up to eruptions. In this way, they have noticed that last year’s eruption at White Island was preceded by 17 hours of seismic warning. It began with a strong four-hour burst of seismic activity, which they think was fresh magmatic fluid rising up to add pressure to the gas and water trapped in the rock above. This led to its eventual bursting, like a pressure cooker lid being blasted off. A similar signal was recorded 30 hours before an eruption in August 2013, and it was present in two other eruptions in 2012.

The geologists hope to adapt the data to apply to other volcanoes, such as Mt Tongariro and Mt Ruapehu, but admit it is not fool-proof. They say the system would only have raised an alert in four of the last five major eruptions at White Island, but they think there is a good chance eruptions like the 2019 event or larger will be detected.

Source : New Zealand news media.

Photo : C. Grandpey

Péninsule de Reykjanes (Islande) : Ça recommence ! // Reykjanes Peninsula (Iceland) : Strong seismicity again !

Un fort essaim sismique a secoué la péninsule de Reykjanes dans la soirée du 19 juillet 2020, avec un événement de M 5.1 sur l’échelle de Richter. La secousse a été ressentie à Reykjavik où les habitants ont entendu la terre gronder et senti leurs maisons vibrer. Des répliques ont été enregistrées jusqu’au matin avec des événements de M 4,6 et M 4,3.
La sismicité a son origine à l’extrémité sud-ouest de la péninsule de Reykjanes, au sud de l’aéroport de Keflavik, près de la ville de Grindavik et du Blue Lagoon.
Au cours des derniers mois, la zone autour de Grindavik a été secouée par de fréquents séismes. Les capteurs GPS ont également détecté une inflation du sol, peut-être due à une intrusion magmatique. Début 2020, on a craint que l’activité sismique annonce une possible éruption volcanique, mais à l’époque, les autorités ont estimé que le risque était très faible. La dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes a eu lieu il y a environ 800 ans.
Il convient de noter que la sismicité est également intense sur la Zone de Fracture de Tjörnes dans le nord de l’Islande, avec des événements parfois supérieurs à M 4. Des chutes de pierres ont été observées dans la zone. Il est conseillé aux visiteurs d’éviter de marcher le long des falaises.
Source: IMO.

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 A strong earthquake swarm shook the Reykjanes Peninsula on July 19th, 2020 in the evening, with an M 5.1 event on the Richter scale. The event was felt in Reykjavik where residents heard the earth rumbling and shaking their homes. Aftershocks continued until morning with the strongest aftershocks measuring M 4.6 and M 4.3.

The earthquakes originated in the southwest tip of the Reykjanes peninsula, south of Keflavik Airport, near the town of Grindavik and the Blue Lagoon.

For the past few months the area around Grindavik has been hit with frequent earthquakes with GPS-linked sensors showing ground inflation, possibly due to magma intrusion underground. Earlier this year there were fears of the seismic activity being the precursor of a possible volcanic eruption but at the time authorities deemed the risk of an eruption to be very low. The last time a volcano erupted on the Reykjanes peninsula was around 800 years ago.

It sould be noted that seismicity is also intense on the Tjörnes Fracture Zone in northern Iceland, with events sometimes above M 4. Rockfalls have been observed in the area. Visitors are advised to avoid walking along the cliffs.

Source: IMO.

La sismicité en Islande (Source : IMO)

Stromboli (Sicile) : retour au calme mais Ginostra gronde

Rien de très nouveau sur le Stromboli ce matin. Après avoir vidé sa bile, le volcan a retrouvé un comportement normal. Malgré cela, les restrictions d’accès aux visiteurs restent bien sûr en place.

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’épisode éruptif du 19 juillet 2020 était moins intense que celui observé en 2019, avec le décès d’un randonneur. Le maire de Lipari se veut rassurant et explique à qui veut l’entendre (les touristes en particulier) que de telles explosions font partie du comportement du volcan et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. D’ailleurs, cette fois-ci, les sirènes d’alerte ne se sont pas déclenchées.

Tout le monde sur l’île ne partage pas cet optimisme et les habitants – en particulier ceux de Ginostra – attirent l’attention sur le manque de sécurité volcanique. Ils indiquent que depuis des semaines le volcan montre une activité plus intense, mais aucun signal d’alerte précoce n’est venu des autorités. Ils trouvent inconcevable qu’après plus de sept ans et un prêt de 880 mille euros, la municipalité de Lipari n’ait même pas réussi à démarrer les travaux de sécurisation de la jetée qui représente le principal moyen d’évacuation rapide des habitants de Ginostra. D’autres promesses sont restées sur le papier, comme la consolidation de la crête rocheuse sur laquelle repose le village et qui surplombe la voie d’accès à l’embarcadère, ou encore l’amélioration de la ligne téléphonique, la mise en place d’une signalisation adéquate indiquant les comportements à suivre et les points de rassemblement en cas d’éruption, la rénovation de l’église, la restauration et l’entretien programmé des rues et des chemins.
Source : La Sicilia.

Ginostra et son port (Photos: C. Grandpey)