Le risque éruptif en Islande : nouveau rapport du Met Office // The eruptive risk in Iceland : Met Office’s new report

Un nouveau rapport du Met Office islandais définit le risque éruptif sur la péninsule de Reykjanes. Le rapport comporte deux volets: l’un porte sur les risques liés à la lave sur la péninsule de Reykjanes et l’autre sur le risque éruptif pour la région de la capitale.

Selon le rapport, le risque éruptif le plus significatif concerne les villes de Hveragerði et Grindavík qui sont les plus exposées aux éruptions volcaniques et aux coulées de lave.

Grindavik a subi les assauts de la lave et l’ouverture de fissures éruptives en 2023 (Crédit photo : presse islandaise)

Selon ce rapport, le risque lié à la lave sur la péninsule de Reykjanes est maximal dans les zones où existe la probabilité la plus élevée de fissures éruptives, de coulées de lave, ou des deux.

Grindavík et Hveragerði font partie de la catégorie de risque la plus élevée, ce qui signifie qu’elles figurent parmi les 10 % des zones les plus exposées à ce risque. Les systèmes volcaniques susceptibles d’alimenter Hveragerði en lave sont Hengill et Hrómundartindur.

Grindavík est exposée à la fois à un risque très élevé de coulées de lave et à une très forte probabilité d’ouverture de fissures éruptives.

La situation de Hveragerði est différente, car ce site est classé au niveau de risque maximal uniquement en raison des coulées de lave.

Certaines parties de Hafnarfjörður se situent à environ un kilomètre des zones à risque maximal et plusieurs infrastructures critiques se trouvent dans ces zones à haut risque. Le rapport du Met Office note également que quatre centrales géothermiques de la péninsule de Reykjanes, à Reykjanes, Svartsengi, Hellisheiði et Nesjavellir, sont toutes situées dans des zones classées au niveau de risque maximal.

En 2021, une éruption a débuté dans le système volcanique de Fagradalsfjall, mettant fin à une période de dormance d’environ 800 ans. Avec le début d’une nouvelle période éruptive sur la péninsule de Reykjanes, une nouvelle réalité attend ses habitants. Il existe désormais une forte probabilité d’éruptions accompagnées de coulées de lave susceptibles de perturber la vie quotidienne au cours des prochaines décennies. Le Met Office insiste sur l’importance de mener des évaluations des aléas et des risques liés à l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes, en prenant en compte les risques liés aux mouvements de magma, aux éruptions, aux failles et aux séismes.

Sur cette carte, le violet foncé indique le risque le plus élevé de coulée de lave. Les couleurs moins vives indiquent un danger moindre. Le gris représentant le risque le plus faible. (Source : Met Office)

Une partie distincte du rapport du Met Office traite des risques liés à la lave dans la région de la capitale. Il indique que les systèmes volcaniques de Krýsuvík et de Brennisteinsfjöll sont à l’origine de ces risques. La lave en provenance de ces deux systèmes s’est écoulée dans des zones aujourd’hui urbanisées, tant par le passé qu’au cours des 10 000 dernières années. Sur la majeure partie de la région de la capitale, la probabilité de fissures éruptives est considérée comme très faible, mais elle augmente vers le sud-est, à proximité de ces systèmes volcaniques.

Cette carte montre les coulées de lave dans la région de la capitale. Le violet foncé indique le risque le plus élevé, le beige et le gris le risque le plus faible. (Source : Met Office)

Au sud-est de Hafnarfjörður, certaines zones présentent une probabilité d’éruptions considérée comme modérée à élevée en raison de leur proximité avec le système de Krýsuvík. Il existe également une petite zone dans le secteur de Garðabær où la probabilité est modérée.

Source : Met Office, Iceland Monitor.

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According to a new long-term risk assessment by the Icelandic Meteorological Office, two towns, Hveragerði and Grindavík, are located in areas classified at the highest hazard level as they are the most exposed to volcanic eruptions and lava flows. Two reports have been prepared, one focusing on lava hazards on the Reykjanes Peninsula and the other on the capital area.

According to the report, lava hazard on the Reykjanes Peninsula is greatest in areas where the likelihood of eruptive fissures, lava flows, or both is highest. Grindavík and Hveragerði fall into the highest hazard category, meaning they are among the 10% of areas most exposed to lava hazard. The volcanic systems capable of supplying lava to Hveragerði are Hengill and Hrómundartindur.

Grindavík is exposed both to a very high risk of lava flow and a very high likelihood of eruptive fissures. Hveragerði’s situation is different, as it is classified at the highest hazard level solely due to lava flow.

Parts of Hafnarfjörður lie about one kilometer from areas at the highest hazard level. It is also clear that a number of critical infrastructure elements are located within these high-risk zones. The report also notes that four geothermal power plants on the Reykjanes Peninsula, at Reykjanes, Svartsengi, Hellisheiði, and Nesjavellir, are all situated within areas classified at the highest hazard level.

In 2021, an eruption began in the Fagradalsfjall volcanic system on the Reykjanes Peninsula, ending an approximately 800-year period of dormancy. Now that a new eruptive period has begun on the Reykjanes Peninsula, a new reality faces its residents. There is an increased likelihood that eruptions with lava flows could disrupt in the coming decades. The Met Office’s insists that it is therefore important to conduct long-term hazard and risk assessments for volcanic activity on the Reykjanes Peninsula, addressing risks from magma movement, eruptions, faulting, and earthquakes.

A separate report addresses lava hazard in the capital region. It states that the Krýsuvík and Brennisteinsfjöll volcanic systems are the sources of lava hazard for the capital area. Lava from both systems has flowed into areas that are now built-up regions, both in historical times and in the past 10,000 years. Across most of the capital region, the probability of eruptive fissures is considered very low, but it increases toward the southeast, closer to these volcanic systems.

In southeastern Hafnarfjörður, there are areas where the likelihood of eruptions is considered moderate to high due to its proximity to the Krýsuvík system. There is also a small area within Garðabær where the probability is moderate.

Source : Met Office, Iceland Monitor.

Nouvelle mise en garde sur l’affaiblissement de l’AMOC // New warning about the weakening of AMOC

Chaque année au mois d’octobre se tient à Reykjavik (Islande) l’Assemblée du Cercle Arctique. Elle rassemble plus de 2000 participants de plus de 60 pays. L’Assemblée 2024 a eu lieu du 17 au 19 octobre. Dans une lettre ouverte, 44 experts de premier plan en matière de circulation océanique, originaires de 15 pays, ont averti une fois de plus que la poursuite des émissions de gaz à effet de serre pourrait déclencher un refroidissement régional de l’océan autour de l’Atlantique Nord. Ils ont appelé le Conseil nordique des ministres à prendre ce risque très au sérieux.
Les données satellitaires et les mesures océanographiques montrent déjà une tendance au refroidissement à long terme dans l’Atlantique subpolaire. Ce phénomène est annoncé depuis longtemps par les modèles climatiques et résulte d’un affaiblissement de la circulation méridionale de retournement de l’Atlantique (AMOC), le tapis roulant qui transporte d’énormes quantités de chaleur dans l’Atlantique Nord et détermine ainsi les conditions de vie des populations d’Europe, de la région arctique et au-delà.
Une série d’études scientifiques sur le climat menées ces dernières années montre que le risque de franchir un point de non-retour dans la circulation océanique atlantique a, jusqu’à présent, été sous-estimé.
Dans la lettre, les experts expliquent que la seule façon de limiter le risque de franchir ce point de non-retour est de renforcer l’effort global de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les scientifiques appellent à un effort urgent et significatif pour limiter le réchauffement climatique et réduire les émissions le plus rapidement possible afin de rester proche de l’objectif de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris.
Source: Met Office islandais.

Évolution de la température moyenne annuelle dans un scénario de doublement du CO2 dans lequel l’AMOC s’est complètement arrêté. (Source : Science Advances, 7 – 2017)

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The 2024 Arctic Circle Assembly took place in Reykjavík (Iceland) betwen October 17th and 19th, 2024. In an open letter, 44 leading experts on ocean circulation and tipping points from 15 countries warned that continued greenhouse gas emissions could trigger a regional cooling around the North Atlantic. They appealed to the Nordic Council of Ministers to take this risk seriously

Satellite data and oceanographic measurements already show a long-term cooling trend in the subpolar Atlantic. This phenomenon has long been predicted by climate models and results from a weakening of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC), which transports huge amounts of heat into the North Atlantic Region and thus determines life conditions for all people in Europe, the Arctic region and beyond.

A string of scientific climate studies in the past few years suggests that the risk of passing the tipping point for a major ocean circulation change in the Atlantic has so far been underestimated.

In the letter, the experts expalin that the only way to limit the risk of passing this tipping point, is through greater urgency and priority in the global effort to reduce emissions. The scientists call for an urgent and increased effort to limit global warming and reduce emissions as quickly as possible in order to stay close to the 1.5°C target set by the Paris Agreement.

Source : Icelandic Met Office.

Fire & Iceland

Le 19 mars 2022, tout juste un an après le début de l’éruption de Fagradalsfjall, aura lieu à Reykjavik la première projection publique d’un documentaire intitulé Fire & Iceland. Le film, réalisé par Art As Air Project, a été réalisé au cours de l’éruption, qui s’est terminée le 18 septembre 2021. Il est produit et réalisé par April Anderson.
Selon le communiqué de presse qui accompagne la sortie du documentaire, les cinéastes interrogent des personnes de différents horizons en Islande. Ainsi, les membres des équipes de secours expliquent qu’elle ont du gérer des fractures et autres problèmes cardiaques chez des touristes qui avaient sous-estimé leurs capacités avant d’emprunter le sentier escarpé conduisant au volcan.
Une pilote d’hélicoptère, qui a effectué des allers-retours sur le site plusieurs fois par jour avec des touristes qui assistaient pour la première fois à une éruption volcanique, raconte son expérience.
Ensuite, il y a des témoignages d’artistes – un auteur-compositeur parmi eux – qui expliquentent comment l’éruption les a inspirés.
L’entrée à la projection est gratuite, mais les places sont limitées,
Le documentaire est déjà disponible sur Amazon Prime au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Vous pouvez regarder la bande-annonce ci-dessous :

https://youtu.be/iM-oH0DUADI

Source: Iceland Review.

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On March 19th, 2022 in Reykjavik, a year after the start of the Fagradalsfjall eruption, the premier of a documentary film entitled Fire & Iceland will take place in the Icelandic capital. The documentary, made by the Art As Air Project, was filmed over the course of the eruption, which ended on September 18th, 2021. The documentary was produced and directed by April Anderson.

According to press release, the film makers interview people from several different walks of life in Iceland. Members of rescue teams talk about dealing with the daily broken bones and heart attacks that were always a possibility with tourists who underestimated their capabilities on the difficult trail to the volcano.

A helicopter pilot, who flew back and forth to the site several times every day with tourists who were seeing a volcanic eruption for the first time in their lives, describes her experience.

Then there are artists – a songwriter among them – who detail how the eruption inspires them.

Admission is free to the event, but seating is limited,

The documentary is already available on Amazon Prime in the UK and the US.

You can watch the trailer below:

Source: Iceland Review.

La lave continue de couler en Islande ! // Lava keeps flowing in Iceland !

L’éruption du Fagradalsfjall est maintenant terminée, mais l’Islande vous offre la possibilité de voir de la lave couler à Icelandic Lava Show, avec une nouvelle exposition qui ouvrira à Reykjavik avant l’été 2022.
La nouvelle exposition sera située à Grandi et sera différente de celle qui est présentée à Vik.
À Vík, l’accent est principalement mis sur le Katla, l’un des systèmes volcaniques les plus dangereux au monde, et on explique aux visiteurs comment vivent les habitants sous cette menace constante.
À Reykjavík, l’accent sera mis sur le volcanisme islandais en général, en insistant sur les dangers autour de la capitale.

L’Icelandic Lava Show a été inauguré en 2018 à Vík. Le spectacle présenté dans la salle d’exposition recrée une éruption volcanique semblable à celles de l’Eyjafjallajökull et du Katla. La lave chauffée à 1100°C se met à couler devant les visiteurs et finit sa course sur de la glace. C’est une bataille épique entre les éléments et une occasion unique de s’approcher de la lave incandescente, de la voir couler, de l’entendre grésiller et de ressentir la chaleur intense qui s’en dégage. C’est le seul endroit au monde où les gens peuvent s’approcher en toute sécurité de coulées de lave actives.

Vous trouverez plus d’informations sur ce site : https://icelandiclavashow.com/

Tarifs d’entrée :
Adultes : 5 900 ISK (environ 40 euros)
Enfants : 3 500 ISK – environ 23 euros (2 – 12 ans)

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The eruption of Fagradalsfjall is now over, but Iceland offers you the opportunity to see lava flowing at the Icelandic Lava Show with a new exhibition due to open in Reykjavik before the summer 2022.

The new exhibition will be located in Grandi and will be different from the existing one in Vik..

In Vík, the focus will mainly revolve around Katla, one of the most dangerous volcanic systems in the world, and visitors are told in detail what it’s like for the locals to live under this constant threat.

In Reykjavík, however, the focus will be in Icelandic volcanism in general, with special emphasis on the dangers around the capital area.

The Icelandic Lava Show was first opened in 2018 in Vík. The show recreates a volcanic eruption similar to what Eyjafjallajökull and Katla volcano are famous for by melting lava up to 1100°C and displaying it to the visitors into the showroom and over ice. It is an epic battle between the elements and a unique opportunity to get close to red-hot lava, see it flowing, hear it sizzling, and feel the intense heat that radiates from it. It is the only place in the world where people can safely experience hot lava flow at close quarters.

More information on this website : https://icelandiclavashow.com/

Admission prices :

Adults: 5,900 ISK (environ 40 euros)
Children: 3,500 ISK – environ 23 euros (2 – 12 years)

Photo: C. Grandpey