Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai (archipel des Tonga) en janvier 2022 a été un événement exceptionnel qui ne cesse de surprendre les scientifiques. Il ne se passe guère une semaine sans qu’apparaisse un nouveau record. L’éruption a envoyé des ondes de choc dans le monde entier. Elle a déclenché des vagues de tsunami de grande ampleur et envoyé une énorme quantité de vapeur d’eau dans la stratosphère.
Un nouveau rapport scientifique nous informe que l’éruption a également déclenché plus de 25 500 éclairs en seulement cinq minutes et près de 400 000 en six heures. La moitié de tous les éclairs observés dans monde était concentrée autour du volcan au plus fort de l’éruption. Selon le rapport, l’éruption cataclysmique du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai a pulvérisé tous les records.
Source : CNN.

Source: NASA

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Dans ma précédente note sur l’activité volcanique dans le monde, j’indiquais que la sismicité sur le Marapi (Sumatra / Indonésie) avait augmenté du 25 au 26 décembre 2022. Des panaches blancs diffus s’élevaient jusqu’à 100 m au-dessus du sommet du volcan. Le niveau d’alerte était maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Nous apprenons aujourd’hui que le Marapi est entré en éruption vers 23h00 (UTC) le 6 janvier 2023, avec une épaisse colonne de cendres qui s’élevait à environ 300 m au-dessus du sommet. Le 8 janvier, 164 randonneurs ont été évacués de la zone du volcan. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 2 (WASPADA) depuis le 3 août 2011. La dernière éruption du Marapi a eu lieu du 28 avril au 2 mai 2018, avec un VEI 2.
Source : VSI, médias d’information indonésiens.

 

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) se poursuit à partir des bouches situés dans la partie centre-est du plancher du cratère de l’Halema’uma’u. L’activité reste concentrée dans la moitié Est du cratère et dans le bassin de la moitié ouest, là où se trouvait le petit lac de lave en 2021-2022. Une webcam donne des images en direct du lac de lave à cette adresse : https://www.youtube.com/usgs/live.
Aucune activité particulière n’est observée le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest. De faibles déformations du sol et un peu de sismicité sont enregistrées le long des deux zones.
Source : HVO.

 

Capture d’écran de la webcam en direct.

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L’éruption effusive de l’Etna (Sicile) se poursuit. La lave s’écoule tranquillement depuis sa source à la base NE du Cratère Sud-Est depuis le 27 novembre 2022. Les coulées se dirigent ensuite vers la Valle del Leone. Le 7 janvier 2023, le front de coulée se trouvait à 2170 m d’altitude et le champ de lave couvrait une superficie de 0,63 km2.

Source : INGV.

Capture image webcam

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On a observé une activité explosive et effusive sur le Stromboli (Sicile) au début du mois de janvier 2023 au niveau de quatre bouches dans la zone cratèrique Nord, dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et sur une bouche dans la zone cratèrique Centre-Sud. Les explosions étaient d’intensité variable et éjectaient des matériaux de 80 à 150 m de hauteur, à raison de 3 à 10 explosions par heure.
Le 2 janvier, la lave a débordé des bouches éruptives dans la zone Nord, après une intrnse période de spattering. La lave a coulé le long de la Sciara del Fuoco, en empruntant probablement le chenal qui s’était formé en octobre 2022. La coulée a été bien alimentée pendant quelques heures, mais l’écoulement a ensuite ralenti et s’est arrêté. La même activité s’est reproduite le 4 janvier, avec un nouveau débordement de lave.
Source : INGV.

Image caméra thermique INGV

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À partir de juillet 2022, le réseau sismique du Kawah Ijen (Indonésie) a détecté un nombre croissant de séismes volcaniques peu profonds, ce qui indiquait une augmentation de la pression dans le système hydrothermal. Cette sismicité a de nouveau augmenté le 1er janvier 2023. La température de l’eau du lac est passée de 16°C en décembre 2022 à 45,6°C le 5 janvier 2023. Lors d’une visite sur le terrain, les scientifiques ont indiqué que la couleur de l’eau était vert clair. . Des panaches blancs denses s’élevaient des bouches sur les berges du lac, avec une forte odeur de soufre. Le niveau d’alerte a été porté à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 7 janvier. Il est conseillé à la population locale, aux visiteurs et aux mineurs de ne pas s’approcher du cratère à moins de 1,5 km.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Semeru (Indonésie) continue. Le panache de vapeur et de cendres s’élève généralement à 200 – 500 m au-dessus du sommet. Une image de webcam publiée sur les réseaux sociaux le 8 janvier 2023 montrait une coulée de lave incandescente s’étirant sur 500 m depuis cratère sommital sur le flanc SE. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est invité à rester à au moins 5 km du sommet et à l’écart des ravines sur les flancs du Semeru, en raison des risques de lahar, d’avalanche et de coulée pyroclastique.
Source : CVGHM.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Mont Young, anciennement Mount Cerberus, du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). De petites émissions de vapeur apparaissent quotidiennement sur les images de la webcam. Une activité explosive de faible intensité est observée sur le volcan. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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L’AVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne pour le Cleveland (Aléoutiennes / Alaska) suite à une réduction de l’activité volcanique au cours des derniers mois. La dernière activité éruptive a été une épisode explosif de courte durée dans la soirée du 1er juin 2020 et les émissions de SO2 ont été détectés pour la dernière fois le 29 juillet 2022.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

The Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption (Tonga archipelago) in January 2022 was an exceptional event and is a constant surprise to scientists. There is hardly a week without some new record. The eruption sent shockwaves around the world. Not only did it trigger widespread tsunami waves, but it also belched an enormous amount of water vapor into the Earth’s stratosphere.

A new scientific report informs us that the eruption set off more than 25,500 lightning events in just five minutes. Over the course of just six hours, the volcano triggered nearly 400,000 lightning events. Half of all the lightning in the world was concentrated around this volcano at the eruption’s peak. According to the report, the cataclysmic eruption shattered all records.

Source : CNN.

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In my previous post about volcanic activity in the world, I indicated that seismicity at Marapi (Sumatra / Indonesia) had increased during 25-26 December 2022. Diffuse white plumes were rising as high as 100 m above the summit. The Alert Level remained at 2 (on a scale of 1-4).

We now learn that Marapi started erupting at around 23:00 (UTC) on January 6th, 2023, with a thick ash column rising about 300 m above the summit. On January 8th, 164 climbers were evacuated from the area surrounding the volcano. The Aviation Color Code was raised to Orange. The Alert Level has been kept at 2 (WASPADA) since August 3rd, 2011. The last eruption at Marapi took place from April 28th to May 2nd, 2018 (VEI 2).

Source : VSI, Indonesian news media.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues from vents on the central eastern portion of Halemaʻumaʻu crater floor. Activity is concentrated in the eastern half of the crater and within the basin in the western half of the crater that was the focus of activity in 2021–2022. A live-stream video of the lava lake is available at: https://www.youtube.com/usgs/live.

No unusual activity has been noted along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone. Low rates of ground deformation and seismicity continue along both.

Source : HVO.

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The effusive eruption of Mt Etna (Sicily) continues. Lava has been flowing quietly from its source at the NE base of the Southeast Crater since November 27th, 2022. The flows then head towards the Valle del Leone. On January 7th, 2023, the flow front was at an altitude of 2170 m and the lava field covered an area of 0.63 km2.

Source : INGV.

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Both explosive and effusive activity at Stromboli (Sicily) occurred early in January 2023 at four vents in Area N, within the upper part of the Sciara del Fuoco, and at one vent in the South-Central Crater area. The explosions were variable in intensity and ejected material 80-150 m at a rate of 3-10 explosions per hour.
On January 2nd, lava overflowed vents in the N area, after a period of intense spattering. It flowed down the Sciara del Fuoco, likely channeled in the ravine that had formed in October. The flow was well-fed for a couple of hours but then effusion slowed or stopped. The same activity occurred again, with a lava overflow, on January 4th.

Source : INGV.

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Beginning in July 2022 the seismic network at Kawah Ijen (Indonesia) began detecting increasing numbers of shallow volcanic earthquakes indicating increasing pressure at shallow depths within the hydrothermal system. This seismicity again increased on January1st, 2023. The temperature of the crater lake water rose from 16°C in December 2022 to 45.6°C on January 5th 2023. During a field visit, scientists noted that the color of the lake water was light green. Dense white plumes were rising from vents, and the sulfur odor was strong. The Alert Level was raised to 2 (on a scale of 1-4) on January 7th. Residents, visitors, and miners are advised to not approach the crater within 1.5 km.

Source : CVGHM.

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The eruption of Semeru (Indonesia) continues. Steam and ash plume usually rise 200-500 m above the summit. A webcam image posted on social media on January 8th, 2023 showed an incandescent lava flow extending 500 m from the summit crater on the SE flank. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 5 km away from the summit, and away from drainages originating on Semeru, due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

Source : CVGHM.

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Eruptive activity at Semisopochnoi’s Mount Young, formerly Mount Cerberus (Aleutians / Alaska) continues. Daily minor steam emissions are visible in webcam images. Low-level explosive activity is observed on the volcano. The Aviation Color Code remains at Orange and the Volcano Alert Level remains at Watch.

Source : AVO.

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AVO has lowered both the Volcano Alert Level and the Aviation Color Code for Cleveland (Aleutians / Alaska) due to reduced volcanic activity in the past months.The last eruptive activity was a short-lived explosion on the evening of June 1st 2020, and SO2 emissions were last detected on July 29th, 2022.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les volcans de boue // Mud volcanoes

L’événement a défrayé la chronique en 2006 mais aujourd’hui il est tombé dans l’oubli et personne ne parle plus d’une catastrophe environnementale qui a eu lieu le 29 mai 2006 dans la régence de Sidoarjo en Indonésie. Au cours de la nuit, le sol s’est rompu et le matin les habitants ont vu des nuages de vapeur qui montaient dans le ciel. Pendant les semaines suivantes, de l’eau, de la boue brûlante et du gaz naturel ont pris le relais de la vapeur. L’éruption s’est intensifiée et la boue a commencé à se répandre sur les champs, entraînant l’évacuation de nombreux habitants. Les semaines ont passé et la boue a englouti des villages entiers. Le gouvernement indonésien a commencé à construire des digues pour contenir cette boue et arrêter sa propagation. Lorsque la boue a recouvert les premières digues, il a fallu en construire de nouvelles. Le gouvernement a finalement réussi à arrêter l’avancée de la boue, mais les coulées avaient anéanti une douzaine de villages et obligé 60 000 personnes à partir.
Aujourd’hui, plus de 16 ans plus tard, l’éruption de Lusi continue, mais à un rythme beaucoup plus lent. La boue couvre une superficie d’environ 7 kilomètres carrés et est contenue derrière une série de digues d’une hauteur pouvant atteindre 30 mètres.
La catastrophe environnementale s’est accompagnée de batailles judiciaires visant à retrouver les coupables. Le début de l’éruption a eu lieu à proximité d’un puits de forage de gaz et tous les regards se sont tournés vers la compagnie pétrolière responsable du forage – Lapindo Brantas. Selon cette société, l’éruption était naturelle; elle avait été déclenchée par un séisme qui s’était produit plusieurs jours auparavant. En 2009, la Cour suprême indonésienne a rejeté les accusations de négligence dirigées contre l’entreprise. La même année, la police a abandonné les poursuites contre Lapindo Brantas et plusieurs de ses employés, invoquant un manque de preuves. Bien que les procès fassent partie du passé, le débat se poursuit, avec des groupes de recherche internationaux qui essayent de faire la lumière sur la – ou les – cause(s) de cet événement.

Lusi – une contraction de Lumpur Sidoarjo, qui signifie « boue de Sidoarjo » – est un exemple parfait de volcan de boue. Ces volcans se forment lorsqu’un ensemble de boue, de fluides et de gaz éclate à la surface de la Terre. Dans de nombreux cas, la boue remonte assez doucement à la surface, La surpression s’intensifie à l’intérieur de la Terre lorsque les fluides souterrains sont incapables de s’échapper sous le poids des sédiments sus-jacents. Les surpressions sont souvent observées lors de forages pétroliers et gaziers et sont généralement prévues. Le principal moyen utilisé pour gérer les surpressions consiste à remplir le puits de forage avec une boue de forage dense dont le poids suffit pour contenir les surpressions. En revanche, si le puits est foré avec un poids de boue insuffisant, le fluide en surpression peut se précipiter dans le puits de forage et exploser à la surface, entraînant une éruption spectaculaire. De telles éruptions se sont produites en 1901 au Texas et en 2010 dans le golfe du Mexique. Lors de ces événements, c’était du pétrole, et non de la boue, qui jaillissait des puits. Les éruptions peuvent être violentes et même tuer des personnes se trouvant à proximité, comme cela s’est produit dans les Macalube di Aragona (Sicile) en septembre 2014. De plus, la majeure partie du gaz émis par un volcan de boue est du méthane, qui est très inflammable et génère des éruptions de feu spectaculaires comme celle d’Otman Bozdagh en Azerbaïdjan :
https://youtu.be/FjzYUdlSs5w
Les volcans de boue sont utiles aux scientifiques car ce sont des fenêtres permettant de savoir ce qui se passe dans les profondeurs de la Terre. Ils peuvent faire remonter des matériaux situés jusqu’à 10 kilomètres sous la surface. Leur chimie et leur température peuvent fournir des informations utiles sur les processus profonds à l’intérieur de la Terre. Par exemple, l’analyse de la boue de Lusi a révélé que l’eau était chauffée par une chambre magmatique souterraine associée au complexe volcanique voisin d’Arjuno-Welirang.
Source : The Conversation, Yahoo Actualités.

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The event made the headlines in 2006 but today it is forgotten and nobody tells about this environmental disaster. On May 29th, 2006 in Sidoarjo Regency (Indonesia), the ground ruptured overnight and spewed out steam. In the following weeks, water, boiling-hot mud and natural gas were added to the mixture. When the eruption intensified, mud started to spread over the fields, forcing the evacuation of many residents. Weeks passed, and the spreading mud engulfed entire villages. The Indonesian government began to build levees to contain the mud and stop the spread. When the mud overtopped these levees, they built new ones behind the first set. The government eventually succeeded in stopping the mud’s advance, but not before the flows had wiped out a dozen villages and forced 60,000 people to relocate.

Today, more than 16 years after the eruption began, the Lusi structure in Indonesia continues to erupt, but at a much slower rate. Its mud covers a total area of roughly 7 square kilometers and is contained behind a series of levees that have been built up to a height of 30 meters.

The evironmental disaster was accompanied by legal battles aimed at finding the culprits. The initial rupture occurred close to a drilling gas exploration well, which led to accusations that the oil company responsible for the well – Lapindo Brantas – was at fault. The operator of the well countered that the eruption was natural, triggered by an earthquake that had occurred several days earlier. In 2009, the Indonesian supreme court dismissed a lawsuit charging the company with negligence. The same year, police dropped criminal investigations against Lapindo Brantas and several of its employees, citing a lack of evidence. Although the lawsuits have been settled, the debate continues, with international research groups lining up on both sides of the dispute.

The Indonesian Lusi structure – a contraction of Lumpur Sidoarjo, meaning “Sidoarjo mud” – is an example of a geological feature known as a mud volcanoes. They form when a combination of mud, fluids and gases erupt at the Earth’s surface. Overpressure within the Earth builds up when underground fluids are unable to escape from beneath the weight of overlying sediments. Overpressures are commonly encountered during drilling for oil and gas and are typically planned for. A primary way of dealing with overpressures is to fill the wellbore with dense drilling mud, which has sufficient weight to contain the overpressures. If the well is drilled with insufficient mud weight, any overpressured fluids can rush up the wellbore to explode out at the surface, leading to a spectacular blowout. Famous examples of blowouts occurred in1901 in Texas and in 2010 in the Gulf of Mexico. In those cases it was oil, not mud, that burst out of the wells .In most cases the mud bubbles up to the surface rather quietly. But sometimes the eruptions are quite violent and may even kill people standing close by as this happened at the Macalube di Aragona (Sicily) in September 2014. Furthermore, most of the gas coming out of a mud volcano is methane, which is highly flammable. This gas can ignite, creating spectacular fiery eruptions like the one at Otman Bozdagh in Azerbaijan :

https://youtu.be/FjzYUdlSs5w

Mud volcanoes are useful to scientists as windows into conditions deep inside the Earth. They can involve materials from as deep as 10 kilometers below the Earth’s surface, so their chemistry and temperature can provide useful insights into deep-Earth processes. For example, analysis of the mud erupting from Lusi has revealed that the water was heated by an underground magma chamber associated with the nearby Arjuno-Welirang volcanic complex.

Source : The Conversation, Yahoo News.

 

Lusi: une catastrophe humaine, écologique et économique  (Crédit photo:  Wikipedia)

Volcan de boue dans les Macalube di Aragona (Photo: C. Grandpey)

On ne fait pas as pipi sur les volcans hawaiiens ! Do not pee on Hawaiian volcanoes !

En lisant la presse hawaïenne, on apprend que « la majesté de la dernière éruption du Kīlauea sur la Grande Ile a été gâchée ce week-end par un homme qui a uriné au sommet du volcan sacré. » Selon la tradition, le cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea est la résidence permanente de la déesse Pele.
Une photo d’un homme en train de se soulager a déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Selon le Parc national des volcans d’Hawaii, il s’agit d’un « acte irrespectueux » qui « représente l’élimination inappropriée des déchets humains dans une zone protégée ; c’est une violation de l’article 36 du Code of Federal Regulations, mais démontre également un manque de compréhension et un mépris de l’importance culturelle du Kīlauea. »
En novembre 2022, un habitant de Big Island s’est excusé pour être apparu sur une vidéo le montrant en train d’uriner sur le Mauna Kea, autre montagne sacrée de la Grande Île.
Les responsables du Parc rappellent aux visiteurs que les toilettes du Kilauea sont ouvertes 24h/24.
La délation est un sport national aux États-Unis. Les visiteurs du Parc national qui voient quelque chose de suspect ou qui ont des informations sont invités à appeler un numéro de téléphone spécifique.

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Reading the Hawaiian press, we learn that « the majesty of Kīlauea’s latest eruption on the Big island was marred over the weekend by a man who urinated into the summit of the sacred volcano. » Per tradition, Halema’uma’u Crater, at the summit of Kilauea is the permanent home of the volcano deity Pele.

A photo of a man performing the act sparked outrage on social media. According to the Hawaiʻi Volcanoes National Park, this was «  a disrespectful act » which « depicts the improper disposal of human waste in a developed area, is in violation of Title 36 of the Code of Federal Regulations, but also demonstrates a lack of understanding and disregard for the cultural significance of Kīlauea. »

In November 2022, a Big Island resident apologized for a video of himself urinating on Mauna Kea, another sacred mountain on the Big Island.

Park officials remind visitors that restrooms on Kilauea are open 24 hours.

Denunciation is a national sport in the U.S. Visitors to the national park who see something suspicious, or have information are advised to call a specific phone number.

Pele à la Volcano House du Kilauea (Photo: C. Grandpey)

Conférence et dédicace

Je présenterai ma conférence « Volcans et risques volcaniques » le jeudi 12 janvier 2023 à 14h15 à BRESSUIRE (Deux-Sèvres) – Salle des Congrès, Place de la mairie.

Je dédicacerai « Histoires de Volcans, Chroniques d’Eruptions », écrit avec Dominique Decobecq, le samedi 14 janvier 2023 à l’Espace Culturel LECLERC de Saint Junien (87). Le Lycée Paul Eluard de la ville a été mon premier poste d’enseignant. Mes élèves sont sûrement grands-parents pour la plupart aujourd’hui !

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