Quatre bonnes adresses sur l’Ile de la Réunion 1) La meilleure adresse pour un séjour sur l’île

Si je vous dis que je viens de passer un mois dans les Mascareignes, beaucoup d’entre vous vont ouvrir un atlas pour savoir où je suis allé me cacher. Pour leur éviter cette recherche, je vais dire plus simplement que j’ai passé plusieurs semaines sur l’île de la Réunion qui, avec Maurice et Rodrigues, constituent l’archipel des Mascareignes. Au cours de mes conférences, on me demande souvent si je connais ce territoire français baigné par les eaux de l’Océan Indien et qui recèle un volcan particulièrement actif: Le Piton de la Fournaise. Assez bizarrement, j’ai effectué six séjours à Hawaii au coeur de l’Océan Pacifique, mais je n’avais encore jamais mis les pieds à la Réunion. Le volcan Kilauea (Hawaii) et le Piton de la Fournaise (Réunion) sont assez semblables d’un point de vue géologique car ils se trouvent au-dessus de points chauds, et émettent donc des laves très chaudes et très fluides. J’avais été attiré par Hawaii car le Kilauea était en éruption permanente depuis 1983 alors que la Fournaise montre un comportement beaucoup plus fantasque. De plus, je savais que mon ami Guy de Saint Cyr (Agence « Aventure et Volcans ») saurait me conduire au plus près des coulées de lave du Kilauea.

L’âge aidant, je délaisse de plus en plus la toile de tente pour des hébergements plus confortables. Quand mon ami Thierry Sluys m’a téléphoné un jour pour me proposer de venir séjourner dans son gîte réunionnais, je n’ai guère hésité. Il y a quelques années, Thierry, Carine et Amélie ont décidé de quitter les brumes belges pour le soleil réunionnais. Ils ont construit un gîte magnifique à Saint Leu, sur la côte ouest, la plus ensoleillée, contrairement à la côte est qui est balayée par les alizés et les intempéries qu’ils transportent. Il suffit de faire le tour de l’île pour se rendre compte que la végétation n’est pas la même à l’ouest qu’à l’est.

Le superbe gîte « Leu Bleu Austral » se trouve à Etang Saint Leu d’où la vue est superbe sur l’Océan indien. Vous trouverez tous les détails utiles sur les hébergements offerts par le gîte – qui dispose également d’une piscine – en allant sur le site Internet:

https://www.leubleuaustral.fr/fr/accueil

Comme le dit fort justement le Guide du Routard, « les chambres, réparties dans une grande maison à flanc de montagne, sont nickel, tout confort, et aménagées avec soin ».Chacune a sa petite terrasse. « On est rudement bien ici!! »  « Vous serez accueillis comme des amis. »

Voici quelques photos du gîte et sa vue imprenable sur l’océan…..

Le gîte dispose d’un parking privé, un luxe à la Réunion!

D’entrée, on plonge dans l’ambiance volcans…

Des hébergements très confortables…

Ambiance tropicale…

Piscine avec vue sur l’Océan Indien…

Photos: C. Grandpey

Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Voici d’autres informations fournies par le dernier rapport de la Smithsonian Institution:

Selon les Nations Unies, 1 410 personnes résidant dans sept villages sont rencontrent toujours des problèmes depuis l’éruption du Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) le 27 juin 2019. Près de 455 habitations et de nombreux jardins ont été détruits. Le VAAC de Darwin a signalé que le 6 juillet, le panache de cendre s’élevait à 5,5 à 6,1 km au dessus du niveau de la mer.

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Une augmentation de la sismicité le 4 juillet 2019 sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) a conduit l’AVO à faire passer la couleur de l’alerte aérienne à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance (Watch). La hausse de la sismicité persistait le 9 juillet. Aucune activité éruptive n’a été détectée dans les données infrasoniques locales. Les nuages faisaient obstacle à la lecture des images satellitaires.

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L’éruption qui a débuté sur le Sangay (Équateur) le 7 mai 2019 se poursuivait le 3 juillet. L’activité était concentrée dans deux centres éruptifs: le Cratère Central et le dôme de Ñuñurcu (situé à 190 mètres au sud-ouest du Cratère Central). Des explosions sporadiques au niveau du Cratère Central génèrent des panaches de cendre atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Le dôme de Ñuñurcu alimente au moins trois coulées de lave qui avancent sur le flanc sud-est du volcan. Les effondrements des fronts de coulées déclenchent de petites coulées pyroclastiques et de nombreux effondrements de blocs.

Source: Instituto Geofisico.

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L’activité du Stromboli continue de manière relativement intense, avec des explosions essentiellement concentrées dans la partie centre-sud de la zone éruptive. Le 10 juillet, la lave a recommencé à couler le long de la partie occidentale de la Sciara del Fuoco. Contrairement à ce que l’on peut lire sur certains sites Internet, il ne s’agit pas d’une nouvelle éruption, mais d’une évolution de la situation actuelle. La source de cette coulée se situe en bordure ouest de la plateforme cratèrique. Là encore, contrairement à ce que l’on peut lire parfois, la double coulée ainsi formée ne descend pas jusqu’à la mer. Les images montrent que la lave parcourt 200-300 mètres ; ce sont les blocs qui se détachent des front de coulées qui roulent jusqu’au bas de la Sciara del Fuoco et plongent dans la mer (et non l’océan, car il s’agit de la mer Tyrrhénienne).

Au vu de la situation actuelle, faut-il continuer à interdire l’accès au Pizzo ? Personnellement, je ne le crois pas. L’événement du 3 juin a de toute évidence permis de nettoyer les conduits d’alimentation du volcan dont j’avais signalé le risque l’obstruction en mai, avant de partir à la Réunion. Les bouches éruptives semblent fonctionner normalement. Certaines explosions sont certes intenses mais les projections ne vont pas très loin et ne menacent jamais la zone où les guides conduisent les touristes. Au cours de mes très nombreuses nuits passées sur le Stromboli, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’assister à une activité impressionnante, sans que l’accès au volcan soit pour autant interdit. Mais à l’époque, le principe de précaution n’était pas à la mode comme aujourd’hui… !

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Here is some more news provided by the Smithsonian Institution’s latest report:

According to the United Nations, an estimated 1,410 people from seven villages remained affected from the 27 June eruption of Manam (Papua New Guinea). As many as 455 homes and many gardens had been destroyed. The Darwin VAAC reported that on 6 July ash plumes rose to 5.5-6.1 km above sea level.

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An increase in seismicity on July 4th, 2019 at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) prompted AVO to raise the aviation colour code to Orange and the volcano alert level to Watch. Elevated seismicity continued through at least July 9th. No eruptive activity was detected in regional infrasound data, and cloudy conditions obscured satellite views of the volcano.

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The eruption that started at Sangay (Ecuador) on May 7th, 2019 was continuing as of July 3rd. Activity was concentrated at two eruptive centres: the Central Crater and the Ñuñurcu dome (located 190 metres SSE of Central Crater). Sporadic explosions at Central Crater produced ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater rim. The Ñuñurcu dome fed at least three lava flows that travelled down the SE flank. Collapses of the lava-flow fronts generated small pyroclastic flows and numerous block flows.

Source: Instituto Geofisico.

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The activity of Stromboli is still quite intense, with explosions mainly concentrated in the south-central part of the eruptive zone. On July 10th, lava flowed again along the western part of the Sciara del Fuoco. Contrary to what can be read on some websites, it is not a new eruption, but an evolution of the current situation. The source of this flow is on the western edge of the crater terrace. Again, contrary to what one can read sometimes, the flow’s double branch does not go down to the sea. The images show that lava travels 200-300 metres; it is the blocks that break away from the front of the lava flows that roll down to the bottom of the Sciara del Fuoco and plunge into the sea (and not the ocean, because it is the Tyrrhenian Sea).
Given the current situation, should we continue to prohibit access to the Pizzo? Personally, I don’t think so. The event of June 3rd has obviously clraned the supply conduits about which I had reported the risk of obstruction in May, before flying to Reunion Island. The eruptive vents seem to function normally. Some explosions are certainly intense but the projections do not go very far and never threaten the area where the guides lead the tourists. During my many nights spent on Stromboli, I have repeatedly witnessed an impressive activity, but access to the volcano was never prohibited. But at the time, the precautionary principle was not as widespread as today …!

Les tracés sismiques montrent que l’activité est intense, sans être exceptionnelle (Source : INGV)

Vue de la double coulée du 3 juillet 2019 (Crédit photo : Weathersicily)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques faits marquants de ces derniers jours:

Stromboli (Sicile):

Voici le déroulement de l’événement éruptif observé sur le Stromboli le 3 juillet 2019 tel qu’il a été décrit par l’INGV :

Une séquence paroxystique a été observée à partir de 14h46 (GMT) – toutes les heures sont exprimées en GMT – le 3 juillet 2019. Le début du phénomène a été précédé par une intensification de l’activité strombolienne au niveau d’une bouche éruptive dans la zone centre-sud (S2) et deux autres dans la zone nord (N1 et N2), ainsi que par une activité de spattering au niveau de deux bouches situées dans la zone centre-sud (S1 et C).

À 13h59, une explosion dans la partie centre-sud de la terrasse cratérique a généré un débordement de lave qui s’est répandue sur la partie supérieure de la Sciara del Fuoco.

À partir de 14h43 et 10 secondes, le débordement de lave a concerné toutes les bouches actives à l’intérieur de la terrasse cratérique : en particulier la bouche C à 14h43:10,  les deux bouches N1 et N2 à 14h44:20. A 14h45:00, le débordement de lave a commencé à partir de la bouche S2.

À 14h45:50, il y a eu une explosion plus intense de la bouche N1, avec une coulée de lave.

La phase paroxystique a commencé à 14h46 dans la partie centre-sud du cratère, suivie de deux explosions latérales à 14h46:10 et 14h46:20, vraisemblablement dans la zone centre-sud de la terrasse cratérique.

À 14h46:40, on a enregistré la principale explosion paroxystique affectant l’ensemble de la terrasse cratérique. L’événement a alimenté un débordement de lave qui s’est mis en place sur la Sciara del Fuoco. Des blocs incandescents se sont détachés du front de coulée et ont roulé jusqu’à la mer. Le personnel de l’INGV sur le terrain a observé une colonne éruptive s’élevant à environ 4 km au-dessus de la zone sommiyale du volcan. Les produits générés par le paroxysme et l’effondrement de la colonne éruptive principale, ainsi que par des deux déflagrations latérales sont retombés le long des flancs du volcan. Ils ont généré au moins deux flux pyroclastiques à forte turbulence qui ont dévalé la Sciara del Fuoco pour finalement atteindre la mer.

À 14 h 59:40, l’activité strombolienne a repris, avec des explosions plus intenses que celles habituellement observées, et le refroidissement des produits retombés sur le volcan. La lave a continué à s’écouler en formant au moins deux bras.
Le 4 juillet 2019, au moment de l’élission du bulletin de l’INGV, des projections étaient observées dans la partie centre-sud du cratère et un débordement de lave actif continuait à avancer dans le secteur sud de la Sciara del Fuoco, atteignant le littoral.
Source: INGV.

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Nouveau lac de lave:

Alors que les lacs de lave semblent se faire de plus en plus rares ces temps-ci, le British Antarctic Survey nous apprend que l’un d’entre eux a été découvert dans le cratère du Mont Michael, un volcan actif qui culmine à 990 mètres sur l’île Saunders, l’une des Iles Sandwich du Sud. Soupçonnée depuis 2001, la présence du lac de lave a été confirmée après l’analyse d’images haute résolution prises par les satellites Landsat et Terra de la NASA et Sentinel-2 de l’ESA, entre 2003 et 2018. Le lac de lave est resté visible pendant toute la période d’observation.

La presse internationale affirme qu’il s’agit du huitième lac de lave persistant connu au monde et du premier lac de lave situé au sein des territoires britanniques d’outre-mer. Le lac de lave du Mont Michael présente un diamètre d’environ 110 mètres. Selon le British Antarctic Survey, la température de la lave varie entre 989 et 1.279°C sous une croûte dont la température de surface se situe entre 284 et 419°C.

Actuellement, des lacs ou chaudrons de lave persistent dans le cratère du Nyiragongo (RDC), du Masaya (Nicaragua) et de l’Erebus (Antarctique. Par contre, ils ont disparu – au moins momentanément – du Kilauea (Hawaii), de l’Erta Ale (Ethiopie), du Marum et du Benbow (Vanuatu) et, aux dernières nouvelles, du Nyiamuragira (RDC).

Source : Presse internationale.

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Les volcans de boue ne doivent pas être ignorés. Leurs éruptions peuvent être violentes et certaines d’entre elles ont tué des gens. Le volcan de boue de Wandan à Taiwan est entré en éruption le 8 juillet 2019, projetant de la boue à plus de 1,5 mètre de hauteur. L’éruption s’est poursuivie le 9 juillet avec des flammes qui sortaient du sol. La dernière éruption de ce volcan de boue a eu lieu le 24 décembre 2018.
Le gouvernement local a envoyé de toute urgence une pelleteuse pour mettre en place un barrage permettant d’éloigner la boue des terres cultivées à proximité. La boue qui s’était accumulée lors de l’éruption de l’année dernière n’avait toujours pas été évacuée de sorte que les champs sont maintenant recouverts de coulée de boue, au grand désespoir des agriculteurs qui espèrent que le gouvernement va instaurer un système de subventions.
Le volcan de boue de Wandan entre en éruption tous les 6 mois à 2 ans en divers endroits dans un rayon de 2 km.
Source: The Watchers.

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Here are a few highlights of the past days:

INGV has described the course of the eruptive event observed on Stromboli on July 3rd, 2019:

A paroxysmal sequence was observed from 14:46 (GMT) – all hours are expressed in GMT – on July 3rd, 2019. The onset of the phenomenon was preceded by an intensification of Strombolian activity at an eruptive vent in the south-central zone (S2) and two others in the northern zone (N1 and N2), as well as spattering activity at two vents located in the central-south zone (S1 and C).

At 13:59, an explosion in the south-central part of the crater terrace generated an overflow of lava that spread over the upper part of the Sciara del Fuoco.
From 14:43 and 10 seconds, the lava overflow affected all the active vents inside the crater terrace: in particular Vent C at 14:43: 10, the two Vents N1 and N2 at 14:44:20. At 14:45:00, a lava overflow started from Vent S2.
At 14:45:50, there was a more intense explosion of Vent N1, with a lava flow.
The paroxysmal phase began at 14:46 in the south-central part of the crater, followed by two lateral explosions at 14:46:10 and 14:46:20, presumably in the south-central zone of the crater terrace.
At 14:46:40, INGV recorded the main paroxysmal explosion affecting the entire crater terrace. The event generated a lava overflow that travelled on the Sciara del Fuoco. Incandescent blocks broke away from the flow front and rolled into the sea. INGV field personnel observed an eruptive column about 4 km above the summit area of ​​the volcano. The materials generated by the paroxysm and the collapse of the main eruptive column, as well as by two lateral explosions, fell down along the flanks of the volcano. They generated at least two turbulent pyroclastic flows that rushed down the Sciara del Fuoco to finally reach the sea.
At 14:59:40, strombolian activity resumed, with explosions more intense than those usually observed, and the cooling of the products that had fallen on the volcano. Lava continued to flow, forming at least two branches.
On 4 July 2019, at the time of the release of the INGV bulletin, projections were observed in the south-central part of the crater and an overflow of active lava continued to advance in the southern sector of the Sciara del Fuoco, reaching the coast.
Source: INGV.

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New lava lake :

While lava lakes seem to be getting scarce these days, the British Antarctic Survey informs us that one of them was discovered in the crater of Mount Michael, an active volcano that rises 990 metres on Saunders Island, one of the South Sandwich Islands. Suspected since 2001, the presence of the lava lake was confirmed after analysis of high resolution images taken by NASA’s Landsat and Terra satellites and ESA’s Sentinel-2 between 2003 and 2018. The lava lake remained visible throughout the observation period.
The international press says it is the world’s eighth largest known lava lake and the first lava lake in the British overseas territories. The Mount Michael lava lake has a diameter of about 110 metres. According to the British Antarctic Survey, the temperature of the lava varies between 989 and 1.279°C under a crust whose surface temperature is between 284 and 419°C.
Currently, lava lakes or lava cauldrons persist in the crater of Nyiragongo (DRC), Masaya (Nicaragua) and Erebus (Antarctica) but have disappeared – at least for a moment – from Kilauea (Hawaii), Erta Ale (Ethiopia), Marum and Benbow (Vanuatu) and, according to the latest news, from Nyiamuragira (DRC).
Source: International Press.

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Mud volcanoes should not be ignored. Their eruptions can be powerful and some of them have killed people. The Wandan mud volcano in Taiwan erupted on July 8th, 2019, ejecting mud more than 1.5 metres above the ground. The eruption continued on July 9th with flames coming out of the ground. The last eruption of this mud volcano was on December 24th, 2018.

​The local government urgently dispatched an excavator to ward off the mud from the nearby cropland. The mud that had gathered during last year’s eruption had not cleared and now the field is covered with mudflow, affecting farmers who hope the government will set up a system of subsidies.

The Wandan mud volcano erupts every 6 months to 2 years at various places inside a radius of 2 km.

Source: The Watchers.

Vue au sol et image satellite du Mt Michael (Source: British Antarctic Survey)

C’est vraiment n’importe quoi !

Suite à l’éruption du Stromboli, le ministère des Affaires Etrangères français a brillamment déclaré sur le site Internet « L’Internaute » : « Si vous avez prévu de visiter les îles Éoliennes dans les prochains jours ou les prochaines semaines, il est vivement conseillé de reporter le voyage. » C’est vraiment ce qui s’appelle parler à tort et à travers. Les services de notre ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, dont le nom trahit les origines bretonnes, contrée hautement volcanique comme chacun sait, semblent ignorer la distance qui sépare les Iles Eoliennes. La dernière colère du Stromboli n’a absolument pas impacté les autres îles de l’archipel comme Vulcano et Lipari.

De plus, si les services ministériels s’intéressaient un tant soit peu à la volcanologie, ils sauraient que le Stromboli connaît de temps à autre des événements explosifs violents, mais très ponctuels et qui ne se poursuivent pas pendant plusieurs jours. D’ailleurs, le volcan a repris son activité typiquement strombolienne, avec de belles gerbes, en particulier dans la partie centre-sud de la zone éruptive.
La recommandation de notre ministère français des Affaires étrangères a suscité la controverse dans les sept îles de l’archipel sicilien qui, après les derniers événements à Stromboli, ont recommencé à vivre tranquillement grâce à l’arrivée continue de vacanciers. A Stromboli, on a même célébré deux mariages de non-résidents.
Le maire de Lipari a déclaré: « Le Stromboli a sans aucun doute été secoué par un événement extraordinaire. Aujourd’hui, il est encore davantage surveillé pour assurer les conditions de sécurité nécessaires. En ce sens, toutes les mesures nécessaires ont été adoptées, y compris l’interdiction de monter sur le volcan. Mais sur l’île, toutes les interventions nécessaires pour rétablir la normalité ont déjà été effectuées. Les cendres tombées sur les rues et les maisons ont été balayées, en sachant que les retombées n’ont affecté que le village de Ginostra ».
Le premier magistrat de Lipari a ajouté : « Il faut souligner que les services n’ont jamais été interrompus, y compris ceux qui ont toujours assuré la mobilité vers et depuis l’île, il n’y a pas d’ordre pour interdire ou limiter l’accès à l’île et par conséquent, il est totalement inapproprié de déconseiller l’accès ».

Source : La Sicilia.

Photo: C. Grandpey

Nouvel effondrement glaciaire en Alaska // New glacial landslide in Alaska

Comme je l’ai écrit à propos des températures élevées au sommet du Mont-Blanc (France), la fonte de la glace et du permafrost de roche dans les Alpes est susceptible de provoquer des chutes de séracs, des éboulements ou des glissements de terrain. C’est ce qui s’est passé à l’Arête des Cosmiques en août 2018. La plus grande vigilance est demandée aux randonneurs qui s’aventurent en haute montagne.
De tels glissements de terrain, mais de plus grande ampleur, ont été observés en Alaska ces dernières années, notamment à Juneau, Glacier Icy Bay / Tyndall, Glacier Bay / Lamplugh et Sitka. Par exemple, un énorme glissement de terrain a été observé dans le parc national de Glacier Bay en Alaska le 28 juin 2016 (voir ma note à cette date), lorsqu’un pan de montagne de 1200 mètres de hauteur s’est effondré. L’événement a recouvert de débris le glacier Lamplugh sur plusieurs kilomètres.
Plus récemment, un très important glissement de terrain s’est produit sur les flancs du volcan Iliamna le 21 juin 2019. Les matériaux se sont répandus sur une longueur d’environ 6 km et plus de 3 km de largeur. Ils semblent provenir du sommet (voir image ci-dessous).
La dernière éruption connue de l’Iliamna a eu lieu en 1876, avec un VEI 3.
Les causes de ces spectaculaires glissements de terrain ne sont souvent pas claires, mais elles sont probablement liées au réchauffement de la planète ou à l’intensification des eaux de fonte. Les statistiques montrent que ces événements ont surtout lieu pendant les mois les plus chauds. En ce moment, l’Alaska traverse la plus intense vague de chaleur de son histoire.
Source: The Watchers.

Dans le même ordre d’idées, les glaciologues suisses sont inquiets pour le Cervin. En effet les très fortes chaleurs à répétition risquent de faire fondre le permafrost de roche qui assure la stabilité du sommet  Ce dernier est constitué d’un empilement de roches qui tient grâce à ce permafrost. Si le dégel intervient, le risque de chutes de blocs de pierres sera élevé.

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As I put it in my last post about the high temperatures on Mont Blanc (France), the melting of the ice and the rock permafrost in the Alps might trigger icefalls, rockfalls or landslides. This is what happenned at the Arête des Cosmiques in August 2018. Climbers should be very careful.
Similar large-scale landslids have been observed in Alaska in recent years, including Juneau, Icy Bay / Tyndall Glacier, Glacier Bay / Lamplugh, and Sitka, landslides. For instance, a massive landslide hit Alaska’s Glacier Bay National Park on June 28th 2016 (see my post at that date), when a 1,200-metre-high mountain collapsed. The event spread debris over kilometres across the Lamplugh glacier below. More recently, a very large landslide took place on the flanks of Iliamna volcano on June 21st, 2019.The slide is about 6 km long and appears to be originating near the summit. The debris field is more than 3 kilometres wide.
The last known eruption of this volcano took place in 1876, with a VEI 3.
What triggers giant landslides often isn’t clear but they are likely related to global warming. . Statistics show there tend to be more in warmer months, which may be related to warming temperatures or meltwater. Alaska is currently going through the most intense heatwave of its history.
Source: The Watchers.

In the same vein, Swiss glaciologists are worried about the Matterhorn. Indeed, the frequent heatwaves may melt the rock permafrost which ensures the stability of the summit. The latter consists of a stack of rocks that holds thanks to this permafrost. If the thaw occurs, the risk of falling stone blocks will be high.

Le glissement de terrain sur l’Iliamna (Crédit photo: USGS)

Vues de l’Iliamna (Photos: C. Grandpey)

Vue de l’effondrement sur le glacier Lamplugh le 28 juin 2016 (Crédit photo: Paul Swanstrom que je salue ici et dont je recommande l’agence basée à Haines)

Le Cervin risque-t-il de se déliter? Vue de la montagne en septembre 2018 (Photo: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

Suite à la reconnaissance de terrain effectuée le 4 juillet 2019 par les services de  l’OVPF, du BRGM, de l’ONF, du peloton de gendarmerie et de la protection civile, le préfet de La Réunion a décidé de mettre en place la phase de VIGILANCE du niveau d’alerte du Piton de la Fournaise à compter du samedi 6 juillet 2019 à 8h.

Cela signifie que l’accès à la partie haute de l’Enclos reste strictement limité aux deux sentiers balisés suivants :

* sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivals – cratère Caubet

* sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère)

Les sentiers Kapor jusqu’à Piton Kapor et du cratère Caubet au Belvédère sur Château Fort restent interdits d’accès.
Source : OVPF.

Cette décision de Préfet intervient trois semaines après la fin l’éruption éclair du 11-13 juin dans la partie sud-est du volcan, dans une zone très difficile d’accès et loin des sentiers mentionnés ci-dessus. Lors de mon séjour sur l’île j’ai été surpris de voir que l’Enclos restait fermé aussi longtemps alors qu’aucun paramètre n’annonçait une reprise de l’éruption.

En revanche, la décision de la Préfecture intervient alors que l’on observe une certaine  reprise de la sismicité sur le volcan et de l’inflation de l’édifice volcanique. Dans son dernier bulletin, l’OVPF indique que « l’activité volcano-tectonique sommitale qui avait fortement chuté suite à l’éruption du 11-13 juin, semble repartir depuis le 21 juin et 10 séismes sommitaux ont été détectés le 30 juin. » S’agissant de la déformation, l’OVPF écrit que la pressurisation du réservoir magmatique qui a conduit à l’éruption du 11-13 juin « n’a vidangé que très partiellement ce réservoir. Ainsi, dès la fin de l’éruption, l’inflation du volcan a repris. »

La mise en place de la phase VIGILANCE n’est probablement que provisoire….

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Following a survey carried out on July 4th, 2019 by the services of OVPF,  BRGM, ONF, the gendarmerie and the civil defence, the prefect of Reunion has decided to set up the alert level VIGILANCE (= WATCH) for Piton de la Fournaise starting Saturday, July 6th, 2019 at 8 am.
This means that access to the upper part of the Enclos is strictly limited to the following two marked trails:
* Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – Rivals trail – Caubet Crater
* Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – Dolomieu Crater trail (access from the north of the crater)
Access to the Kapor trails to Piton Kapor and Caubet Crater Belvedere on Château Fort is still forbidden.
Source: OVPF.

This Prefect’s decision comes three weeks after the end of the flash eruption of 11-13 June in the south-eastern part of the volcano, in an area very difficult to access and far from the above mentioned trails. During my stay on the island I was surprised to see that the Enclos remained closed for so long while no parameter announced a resumption of the eruption.

On the other hand, the decision of the Prefecture intervenes at a time when one observes a certain increase in seismicity and the inflation of the volcanic edifice. In its latest update, OVPF indicates that « the volcano-tectonic activity that had fallen sharply following the eruption of June 11th-13th, has been starting again since June 21st and 10 earthquakes were detected on June 30th. With regard to deformation, OVPF writes that the pressurization of the magma reservoir that led to the 11th-13th June eruption « only partially emptied this reservoir. Thus, the inflation of the volcano has resumed at the end of the eruption. »

The VIGILANCE phase of the alert level may be temporary ….

Cône sommital de la Fournaise et Formica Léo (Photo: C. Grandpey)

 

Comment lire un interférogramme // How to read an interferogram

Depuis le début des années 1990, les scientifiques utilisent des satellites radar pour cartographier les mouvements ou les déformations de la surface de la Terre. Le radar à synthèse d’ouverture interférométrique (InSAR) calcule la différence entre deux images radar acquises par un satellite en orbite, prises à des moments différents, mais concernant un même endroit sur Terre. Cette différence s’appelle un interférogramme; il s’agit d’une carte présentant une certaine ressemblance avec un arc-en-ciel sur laquelle apparaît la déformation de surface.
La déformation est un paramètre important pour surveiller l’activité des volcans hawaïens. En effet, la morphologie d’un volcan peut se modifier au gré des mouvements du magma dans leurs systèmes d’alimentation. Cela peut entraîner des déplacements de leurs pentes à cause de failles ou à cause de la gravité, en particulier lorsqu’ils subissent des changements internes de pression. Les interférogrammes, associés au GPS et aux tiltmètres, permettent aux scientifiques du HVO d’étudier le comportement d’un volcan lorsque sa morphologie est en train de changer.
Les interférogrammes couvrent de vastes étendues – l’ensemble de Big Island peut apparaître dans une seule scène radar! – et fournissent une précision centimétrique du mouvement du sol. Cependant, l’interprétation des interférogrammes est parfois compliquée. Voici quelques conseils pour les comprendre.
La différence de distance au sol entre deux passages d’un satellite, appelée phase interférométrique, est représentée par des franges ou des bandes de couleur dans un interférogramme. Cette différence inclut les déformations de la surface qui se sont produites entre les passages, mais elle est également influencée par l’incertitude des orbites des satellites, les ambiguïtés topographiques, les conditions atmosphériques et d’autres sources d’erreur. Tous ces paramètres contribuent à la phase interférométrique. Pour obtenir le vrai mouvement du sol, il faut compenser ces sources d’erreur.
La première étape de la lecture d’un interférogramme consiste à déterminer à quel moment la déformation s’est produite. Différents satellites utilisent différentes longueurs d’onde et permettent de contrôler l’ampleur de la déformation du sol représentée par frange colorée. Dans l’interférogramme présenté ci-dessous, le satellite utilisé est le système COSMO-SkyMed (CSK) de l’Agence spatiale italienne. La longueur d’onde du radar pour le CSK est la bande X (environ 3,3 centimètres de longueur totale). Étant donné qu’un interférogramme est créé à l’aide d’ondes radar qui se déplacent entre le satellite et la Terre, la déformation est calculée en fonction de la moitié de la longueur d’onde. Cela signifie que lors de la lecture d’un interférogramme CSK, une frange équivaut à 1,65 centimètre de changement entre les deux dates.
La deuxième étape consiste à compter les franges colorées afin de déterminer l’ampleur de la déformation indiquée dans un interférogramme. La déformation volcanique ayant souvent une forme concentrique, il faut donc commencer par l’extérieur du motif de franges et compter le nombre de cycles de couleur allant du bord de la zone déformée au centre. Il faut ensuite multiplier le nombre de franges colorées par la demi-longueur d’onde pour déterminer l’ampleur de la déformation.
La troisième étape consiste à déterminer si la surface s’est déplacée vers le haut ou le bas. Pour ce faire, lorsque l’on compte les franges de l’extérieur vers l’intérieur d’un motif concentrique, il faut noter le sens des changements de couleur. On regarde si le motif passe du bleu au violet et au jaune en allant vers le centre, ou du bleu au jaune et au violet. L’échelle de couleur au bas de l’image révèle que la tendance bleu-jaune-violet montre une hausse, ce qui signifie que, dans cet interférogramme, le sol se déplace vers le satellite; il y a donc une inflation. La séquence de couleurs doit toujours être définie sur une barre d’échelle dans l’interférogramme, ainsi que la demi-longueur d’onde, car tous les interférogrammes n’utilisent pas la même séquence de couleurs et tous les satellites radar n’ont pas la même longueur d’onde.
La dernière étape consiste à interpréter les informations collectées. Sur l’interférogramme CSK ci-dessous, il y a 3 franges colorées à l’intérieur de la caldeira du Kilauea, ce qui signifie que la surface dans cette région s’est déplacée vers le satellite; elle a gonflé d’environ 4,95 centimètres entre le 6 avril et le 2 juin 2019. Il faut se rappeler que les franges colorées incluent non seulement le déplacement, mais également d’autres influences, telles que les erreurs orbitales et les anomalies atmosphériques. Ce type d’anomalie est particulièrement répandu autour de hautes montagnes, comme le Mauna Loa et le Mauna Kea, et dans les zones de forte topographie, comme le flanc sud du Kilauea. Dans ce cas, les anomalies atmosphériques ne sont probablement pas un problème, car la zone de déformation est plus petite que la plupart des situations météorologiques. Les scientifiques compensent également les erreurs orbitales car ils connaissent très précisément les orbites des satellites. Cependant, des erreurs topographiques dues aux importants changements intervenus au sommet de Kilauea en 2018 pourraient introduire une certaine erreur dans la mesure. De plus, comme les satellites radar ne sont pas orientés directement vers la Terre, la déformation dans les interférogrammes est un ensemble de déplacements verticaux et horizontaux, bien que les changements verticaux soient généralement dominants.
Source: USGS, HVO.

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Since the early 1990s, scientists have used radar satellites to map movement or deformation of Earth’s surface. Interferometric Synthetic Aperture Radar (InSAR) calculates the difference between two radar images acquired by an orbiting satellite taken at different times but looking at the same place on Earth. This difference is called an interferogram and is essentially a ainbow-like map of surface deformation.
Deformation is an important parameter to monitor activity of Hawaiian volcanoes. Indeed, volcanoes can change their shape as magma moves in and out of their plumbing systems, as their slopes shift on faults or because of gravity, and when they have internal changes in pressure. Interferograms, together with GPS and tilt, help HVO scientists study the behaviour of a volcano when its morphology is changing.
Interferograms cover large areas of land – the whole Big Island can fit into a single radar scene! – and provide centimetre-scale accuracy of ground motion. However, interferograms can be tricky to read. Here are a few tips to understand them.
The difference in the distance to the ground between two satellite passes, known as the interferometric phase, is shown as fringes or bands of colour in an interferogram. This difference includes deformation of the surface that occurred between passes, but it is also influenced by uncertainty in satellite orbits, topographic ambiguities, atmospheric conditions, and other sources of error. These all contribute to the interferometric phase. To get at the true movement of the ground, you have to compensate for these sources of error.
The first step in reading an interferogram is to determine when the deformation occurred. Different satellites use different wavelengths, and that controls the amount of ground deformation represented per coloured fringe. In the interferogram shown here below, the satellite used is the Italian Space Agency’s COSMO-SkyMed (CSK) system. The radar wavelength for CSK is X-band (approximately 3.3 centimetres in total length). Because an interferogram is made using radar waves that travel to Earth from the satellite and back, the deformation is calculated in terms of half the wavelength. This means that when reading a CSK interferogram, one fringe is equal to 1.65 centimetres of change between the two dates.
Step two is to count the coloured fringes to determine the amount of deformation shown in an interferogram. Volcanic deformation is often concentric in shape, so start on the outside of the fringe pattern and count the number of colour cycles from the edge of the deformed area to the center. Multiply the number of coloured fringes by the half wavelength to determine the magnitude of the deformation.
Step three is to determine if the surface moved up or down. To do this, as you count fringes from the outside to the inside of a concentric pattern, note the sense of colour changes. Look if the pattern goes blue-purple-yellow in towards the centre, or blue-yellow-purple. The colour scale at the bottom of the image reveals that blue-yellow-purple is an increasing trend, which in this interferogram, means that the ground is moving towards the satellite—it is inflating! The colour sequence should always be defined on a scale bar in the interferogram, along with the half wavelength, because not all interferograms use the same colour sequence, and not all radar satellites have the same wavelength.
The last step is to interpret the information you have collected. On the CSK interferogram shown here, there are 3 coloured fringes inside the Kilauea Caldera, which means that the surface within this region moved towards the satellite, or inflated, by about 4.95 centimetres between April 6th and June 2nd, 2019. One should remember that the coloured fringes include not just displacement, but also other influences, like orbital errors and atmospheric anomalies. These sorts of anomalies are especially prevalent around tall mountains, like Mauna Loa and Mauna Kea, and areas of very steep topography, like the south flank of Kīlauea. In this case, atmospheric anomalies are probably not an issue, since the area of deformation is smaller than most weather patterns. Scientists also compensate for orbital errors, since they know the satellite orbits very precisely. However, topographic errors due to the massive changes that took place at the summit of Kilauea in 2018 might introduce a small amount of error to the measurement. Besides, because radar satellites don’t look straight down on Earth, the deformation in interferograms is a combination of vertical and horizontal displacements, although vertical changes usually dominate.
Source: USGS, HVO.

 

Interférogramme COSMO-SkyMed (CSK) couvrant la zone sommitale du Kilauea entre le 6 avril et le 2 juin 2019. Chaque frange de couleur représente 1;65 centimètre de déplacement du sol. Les franges de couleur les plus resserrées à l’intérieur de la caldeira indiquant une inflation bien localisée, alors que les franges les plus espacées dans la partie NO de la caldeira indiquent une faible inflation dont le centre se trouve à proximité du Jaggar Museum. Chaque cycle de couleur ou frange à l’intérieur de la caldeira a été doté de nombres en blanc sur l’interférogramme; ils font référence à un ensemble de 3 franges correspondant à un déplacement de 3 X 1,65= 4,95 cm. Ces données ont été fournies par l’agence Spatiale Italienne pour permettre au HVO d’effectuer des mesures de contrôle du Kilauea.
Vous trouverez une image haute résolution à cette adresse:
http://bigislandnow.com/wp-content/uploads/2019/06/VolcanoWatch_20June_Graphic.png

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COSMO-SkyMed interferogram (CSK) covering the summit area of Kilauea between April 6th and June 2nd, 2019. Each colour fringe represents 1.65 centimetres of ground movement. The closely spaced colour fringes within the caldera indicate well-localized inflation, while the broader fringes in the NW portion of the caldera indicate minor inflation centered near the Jaggar Museum. Each colour cycle or fringe inside the caldera has been given white numbers on the interferogram; they refer to a set of 3 fringes corresponding to 3 X 1.65 = 4.95 cm of displacement. This data was provided by the Italian Space Agency to help HVO to carry out Kilauea monitoring measures.
You will find a high resolution image at this address:
http://bigislandnow.com/wp-content/uploads/2019/06/VolcanoWatch_20June_Graphic.png