Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans son dernier bulletin mensuel couvrant la mois d’août 2026, l’OVPF indique qu’au cours de ce mois une légère inflation de l’édifice du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) a été enregistrée, ce qui indique une faible mise en pression du réservoir superficiel.

La sismicité superficielle sous le sommet est restée faible. En revanche une activité sismique profonde a persisté, possiblement due à des mouvements de fluides en profondeur.

Photo: C. Grandpey

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Le Sinabung (Indonésie) est entré en éruption le 31 août 2026, avec une colonne de cendres qui s’est élevée à 3500 mètres au-dessus du sommet du volcan.

Aucune victime, ni évacuation, ni aucune perturbation des vols n’ont été immédiatement signalées. Il a toutefois été conseillé aux habitants, aux visiteurs et aux touristes de s’abstenir de toute activité dans les villages voisins du district de Karo, dans la province de Sumatra du Nord, ainsi que dans les zones situées à moins de six kilomètres du sommet. De plus, les sites touristiques situés à proximité su volcan ont été fermés.

Les autorités ont relevé là III (Siaga) le niveau d’alerte volcanique, ce qui a élargi la zone de sécurité autour du Sinabung qui avait déjà donné des signes de réveil au mois d’août, avec notamment des dizaines de séismes.

Crédit photo : Badan Geologi

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Toujours en Indonésie, le Merapi (centre de Java) a généré une coulée pyroclastique le 29 août 2026, projetant des matériaux volcaniques à haute température sur environ 2 kilomètres le long du flanc sud-ouest, en direction du cours supérieur des rivières Sat et Putih.
Le Merapi reste au niveau d’alerte III (Siaga).
Source : The Jakarta Globe.

Couléd pyroclastique sur le Merapi (Crédit photo: VSI)

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) est en mode pause. L’inflation sommitale a été très irrégulière suite à l’épisode de fontaines de lave du 25 août, mais s’est accélérée ces derniers jours. L’évolution est maintenant semblable à celle observé après les derniers épisodes. Si la tendance se confirme, un Episode 55 pourrait se dérouler entre le 7 et le 12 septembre 2026.

Source : HVO.

Image webcam de l’Episode 54

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In its latest monthly bulletin covering August 2026, the OVPF reports that slight inflation of the Piton de la Fournaise edifice (Réunion Island) was recorded during the month, indicating a minor buildup of pressure in the shallow reservoir.
Shallow seismicity beneath the summit remained low. However, deep-seated seismic activity persisted, possibly due to deep fluid movements .

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Mount Sinabung (Indonesia) erupted on August 31, 2026, sending an ash plume rising 3,500 meters above the volcano’s summit.
There were no immediate reports of casualties, evacuations, or flight disruptions. However, residents, visitors, and tourists were advised to avoid any activities in nearby villages within the Karo district of North Sumatra province, as well as in areas within six kilometers of the summit. Additionally, tourist sites near the volcano were closed.
Authorities raised the volcano alert level to III (Siaga), thereby expanding the safety zone around Mt Sinabung, which had already shown signs of reawakening in August, notably through dozens of earthquakes.

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Still in Indonesia, Mount Merapi (Central Java) released a pyroclastic flow on August 29th, 2026, sending hot volcanic material about 2 kilometers down the mountain’s southwestern slope toward the upper reaches of the Sat and Putih rivers.
Mount Merapi remains at alert III (Siaga)
Source : The Jakarta Globe.

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The Kilauea eruption (Hawaii) is currently paused. Summit inflation was highly irregular following the lava fountain episode of August 25th, but has accelerated in recent days. The pattern is now similar to that observed after previous episodes. If this trend continues, Episode 55 could occur between September 7th and 12th, 2026.
Source: HVO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Un supervolcan dans l’est de l’Angleterre ? // A supervolcano in the east of England ?

Une ancienne structure volcanique a été découverte sous la partie orientale de l’Angleterre. Cependant, bien que le volcan ait sans aucun doute connu au moins une éruption majeure, la plupart des scientifiques estiment que les preuves sont insuffisantes pour la qualifier de supervolcan.
L’ancien volcan est tellement érodé qu’il a fallu trois décennies aux chercheurs pour reconstituer sa morphologie et son passé explosif. Les vestiges de la caldeira se situent sous le Wash et les comtés anglais du Norfolk et du Lincolnshire.

 Dans une analyse récente, publiée le 29 avril 2026 dans le Bulletin de la Société géologique d’Amérique, des scientifiques ont examiné des cristaux de zircon prélevés il y a 80 ans dans des forages dans le Norfolk et le Lincolnshire. Les cristaux de zircon contiennent de l’uranium qui se désintègre en isotopes de plomb à un rythme connu, permettant ainsi aux chercheurs de dater précisément les éruptions. Les résultats ont révélé une correspondance d’âge entre les cristaux de zircon provenant du Norfolk et du Lincolnshire (il y a environ 454.4 million d’années) et provenant du même volcan, et ceux prélevés dans les téphras de Kinnekulle, une épaisse couche de cendres volcaniques recouvrant la Scandinavie et la région baltique. Ceci signifie que le panache de cendres du volcan situé dans l’actuelle Angleterre orientale a traversé la mer de Tornquist, une étendue d’eau ayant existé durant l’Ordovicien (de 488,3 à 443,7 millions d’années), et s’est déposé sur ce qui est aujourd’hui la Scandinavie.

Des couches de cendres volcaniques provenant du super volcan The Wash sont visibles dans le paysage norvégien, témoignant de la puissance de son éruption.

Les chercheurs savaient déjà que les téphras de Kinnekulle s’étaient formés lors d’une éruption volcanique majeure. Mais cette analyse récente montre pour la première fois la distance parcourue par les cendres et, par conséquent, l’ampleur réelle de l’éruption. Celle-ci a probablement produit d’immenses coulées pyroclastiques.

La dernière éruption de cette ampleur remonte à l’événement d’Oranui à Taupo, en Nouvelle-Zélande, il y a plus de 26 000 ans.

Cependant, bien que l’explosion ait probablement été impressionnante, les scientifiques estiment que la définition de supervolcan est vague et qu’il existe de meilleures façons de décrire ce qui s’est passé. Dans ce cas précis, il serait plus pertinent de qualifier l’éruption anglaise d’ultraplinienne. Les éruptions ultrapliniennes sont les plus violentes ; elles projettent plus de 1 000 kilomètres cubes de matériaux. Il est difficile de décrire exactement l’aspect de l’éruption à l’origine des téphras du Kinnekulle, mais elle a probablement duré de quelques jours à plusieurs semaines et elle a généré des nuages de cendres de plus de 40 km d’altitude qui ont atteint la stratosphère.
Les géologues ont tendance à ne pas accepter le terme « supervolcan » car il est imprécis : ils préfèrent décrire les éruptions par le volume de matériaux émiss. Très peu de matériaux éjectés lors de l’éruption ultraplinienne en Angleterre subsistent aujourd’hui, car la majeure partie a été érodée ou enfouie. Selon la dernnière étude, « les archives géologiques sont loin d’être complètes, il est donc très difficile de se prononcer sur le volume des éruptions de volcans très anciens. »
Source : Live Science via Yahoo News.

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An ancient volcanic structure has been found hiding beneath eastern England. But experts say there is not enough evidence to call it a super volcano.

The ancient volcano is so eroded that it took researchers three decades to piece together its enormous size and explosive past. What remains of the caldera system is centered under The Wash and beneath the English counties of Norfolk and Lincolnshire.

However, while the volcano undoubtedly produced at least one huge-scale eruption, some experts don’t think there is enough evidence for the structure to be called a super volcano.

In a recent analysis, published on April 29, 2026 in the Geological Society of America Bulletin, scientists examined zircon crystals collected in Norfolk and Lincolnshire. Zircon crystals are smaller than the diameter form within molten magma underground before a volcano erupts. They contain uranium that decays into lead isotopes at a known rate, enabling researchers to precisely date eruptions.

The results showed an age match between the zircon crystals from Norfolk and Lincolnshire (about 454.4 million years ago) and were from the same volcano. and counterparts taken from the Kinnekulle tephra, a thick layer of volcanic ash covering Scandinavia and the Baltic region. This suggests the ash plume from the volcano in what is now eastern England blew across the Tornquist Sea, a body of water that existed during the Ordovician period (488.3 million to 443.7 million years ago), and settled on what is now Scandinavia.

Researchers already knew that the Kinnekulle tephra was formed during a massive volcanic eruption. But the recent analysis shows for the first time how far the ash traveled and, therefore, how big the eruption really was. The eruption probably produced huge pyroclastic flows,

The last eruption of this kind of scale was the Oranui event at Taupō in New Zealand, over 26,000 years ago.

However, while the explosion was probably impressive and equivalent to the force of thousands of atomic bombs, experts said the definition of a super volcano is vague and there are better ways to describe what happened. In this case it might be more relevant to describe the eruption as an ultraplinian eruption.

Ultraplinian eruptions are the most violent type of volcanic explosions, ejecting more than 1 ,000 cubic kilometers of material. It’s difficult to say exactly what the eruption that formed the Kinnekulle tephra looked like, but it likely lasted days to weeks and formed ash clouds taller than 40 km that reached into the stratosphere.

Geologists tend to reject the term super volcano because it is imprecise, instead preferring to describe eruptions by the volume of material they eject.Very little of the material ejected in England’s ultraplinian eruption remains today, because most of it was eroded or buried. « The geological record is far from complete so it can be very difficult to say much about these eruption volumes with very old volcanoes.

Source : Live Science via Yahoo News.

Vous avez dit super volcan ?

Aujourd’hui, époque du catastrophisme bien entretenu par les médias, on ne cesse de nous parler de records et d’extrêmes. Les volcans n’échappent pas au phénomène. Il est vrai que les éruptions les plus puissantes peuvent avoir des conséquences significatives voire catastrophiques sur l’ensemble de la planète. Mais faut-il pour autant parler aussi souvent de ‘super volcans’ ou de ‘super éruptions’ ?

Le terme « super volcan » est apparu pour la première fois en 1948 dans une critique du livre du géologue Howell Williams sur les volcans de l’Oregon. Il sera délaissé pour le terme de « super éruption » pour décrire notamment celle du Toba en Indonésie, il y a 74 000 ans.

Source: NASA / Wikipedia

Puis, au début des années 2000, le terme « super volcan » a ressurgi, y compris dans les articles scientifiques. L’utilisation plus générale et plus répandue du terme a explosé à la suite de la publication en 2005 du documentaire britannique-canadien « Supervolcano », un film ayant pour thème les conséquences d’une hypothétique méga éruption de Yellowstone.

Si l’on se réfère à la définition stricto sensu, un ‘super volcan‘ est capable d’émettre au moins 1000 km3 de cendres et autres matériaux. Cela lui permet d’atteindre le niveau maximum 8 de l’Indice d’Explosivité Volcanique, en anglais Volcano Explosivity Index (VEI). Or, emportés par la vague de catastrophisme et par la tendance aux records, un certain nombre de volcans avec un VEI inférieur à 8 sont considérés comme des super volcans. C’est un peu comme si un athlète qui a terminé à la quatrième ou 5ème place d’une compétition était qualifié de superchampion. C’est pourquoi, certains volcanologues préfèrent parler de « système de caldeira » pour désigner le cratère d’effondrement engendré.

Pourtant, les termes ‘super volcan’ et ‘super éruption’ ont la vie dure. Certains volcans méritent toutefois cette appellation, même si on ne les connaît pas forcément tous. Nous connaissons probablement mieux ceux qui, comme l’Olympus Mons, se trouvent à la surface de la planète Mars, alors que de potentiels super volcans se dissimulent peut-être dans les profondeurs de nos océans.

Depuis 13,5 millions d’années, on a recensé 19 méga-éruptions ayant produit quelque 1 000 kilomètres cubes de matériaux et méritant donc le titre de ‘super éruption’. L’une des éruptions les plus récentes est celle du Toba en Indonésie. Elle aurait été si puissante que certains scientifiques lui attribuent la responsabilité du dernier âge de glace. Elle aurait réduit – c’est le fameux bottleneck – la population humaine à quelque 10 000 individus.

Les principaux systèmes super volcaniques actifs connus sur Terre sont :

– Le Taupo (Nouvelle Zélande) dont la super éruption a eu lieu il y a 26 500 ans (1 170 km3).

Lac Taupo (Photo: C. Grandpey)

 Le Toba, il y a 73000 ans (2 800 km3)

– Le Yellowstone (États Unis) il y a 2,2 millions d’années (2 500 km3) et 640 000 ans (1 000 km3).

Photo: C. Grandpey

– Long Valley (Californie) il y a 760 000 ans (1 380 km3).

Crédit photo: USGS

Reste le cas des Champs Phlégréens que certains classent allègrement parmi les super volcans. Certes, il s’agit bien d’une vaste caldeira volcanique de 12 à 15 km de large qui englobe Pouzzoles, Bagnoli, la Solfatara, Pisciarelli et une partie ouest de la zone métropolitaine de Naples. Plus de 500 000 personnes y vivent, ce qui en fait l’une des caldeiras actives les plus peuplées au monde.

Depuis 1969, le sol dans cette région a enflé par endroits de 3,50 mètres, un phénomène connu sous le nom de bradyséisme et qui s’accompagne de séismes pouvant atteindre des magnitudes supérieures à M4,0 sur l’échelle de Richter.

Si l’on se réfère à l’histoire géologique et volcanique des Campi Flegrei, on remarque qu’elle a connu trois phases, avec les plus anciennes formations volcaniques entre 42.000 et 35.000 ans avant notre ère.

Entre 42 000 et 35 000 ans, la zone a connu une activité explosive dont le maximum a disséminé l’ignimbrite campanienne, qui a recouvert la Campanie sur plus de 10.000 km2. et a abouti à l’effondrement de l’ancienne caldeira

Au cours de cette période, il y a 39 000 ans, un épisode explosif intense produisit entre 80 et 150 km3 de matériaux volcaniques de composition trachytique. La caldeira se forma à la suite de cet événement, au cours de deux éruptions majeures, il y a 36 000, puis 14 000 ans. Cette explosion semble avoir causé un hiver volcanique dans tout l’est de l’Europe et l’Asie du Sud-Ouest. Les modélisations de cette éruption dite de l’Ignimbrite Campana montrent que le volume de matériaux émis aurait atteint 300 km3 pour une superficie de dispersion d’environ 3 700 000 km2. L’éruption n’a reçu qu’un VEI 7. Nous ne sommes donc pas dans le cadre d’une super éruption.

Il y a 14 000 ans, une nouvelle série d’explosions a produit entre 10 et 30 km3 de matériaux volcaniques, le ‘tuf jaune napolitain‘.

La dernière période explosive importante a eu lieu entre 4 500 et 3 700 avant notre ère. Elle a donné naissance à des dômes de lave et des éruptions phréatiques.

L’éruption la plus récente a débuté le 29 septembre 1538 et a construit le Monte Nuovo Elle s’est achevée le 6 octobre de cette même année, après une dernière explosion qui tua 24 personnes qui gravissaient les pentes du nouveau volcan.

Photo: C. Grandpey

Tous ces événements confirment que les Champs Phlégréens ne sont pas un super volcan, même si une éruption serait catastrophique de nos jours à cause de la densité de population dans la zone la plus exposée.

Depuis le 16ème siècle, aucune activité éruptive n’a été enregistrée dans les Champs Phlégréens qui, comme je l’ai écrit plus haut, sont soumis à des épisodes de gonflement et de dégonflement du sol, ponctués de séismes d’intensité variable.

Les derniers rapports de l’INGV font état de séismes de faible magnitude. La vitesse maximale de soulèvement est d’environ 10 ± 3 mm par mois. Les paramètres géochimiques révèlent une tendance à long terme au réchauffement du système hydrothermal. La température de la fumerolle de la Bocca Grande, dans le cratère de la Solfatara, a montré une augmentation significative ces dernières années ; elle est actuellement d’environ 173 °C, contre environ 140°C quand je l’ai mesurée dans les années 1990.

Source: USGS

À noter que la Solfatara, l’une des zones les plus actives des Campi Flegrei, est fermée au public depuis le 12 septembre 2017 suite à une imprudence qui a causé la mort de deux adultes et d’un de leurs enfants. La fermeture du site n’est donc pas due à une hausse de l’activité volcanique, comme cela a été dit dans un documentaire diffusé sur la chaîne ARTE.

Photo: C. Grandpey

Le documentaire en question, intitulé « Vivre sur un super volcan en Italie », n’est pas exempt d’erreurs, mais la dernière partie consacrée à l’évacuation de la zone en cas de réveil du volcan est fort intéressante. Elle fait bien ressortir les problèmes auxquels seront inévitablement confrontées les autorités.

Le film est accessible à cette adresse :

https://www.arte.tv/fr/videos/118267-002-A/arte-regards

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’Épisode 54 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a débuté par une activité préliminaire de faible intensité vers 6 h du matin (heure locale) le 25 août 2026. Des débordements de lave ont eu lieu au niveau de la bouche éruptive nord. Plus tard, vers 9 h 00, les débordements se sont intensifiés pour laisser place à des fontaines de lave en forme de dôme. Les fontaines de lave sont apparues à 10 h 30. Atteignant initialement 15 à 20 mètres de hauteur, elles ont culminé à 150 mètres de hauteur.L’Épisode 54 a pris fin le 25 août 2026 à 19h33 (heure locale).

Le débit effusif instantané a atteint un pic d’environ 220 mètres cubes par seconde entre 11 h 45 et 12 h 15 (heure locale) le 25 août. Le débit effusif moyen sur l’ensemble de l’épisode s’est élevé à environ 110 mètres cubes par seconde. On estime qu’environ 4,0 millions de mètres cubes de lave ont été émis. La lave a recouvert près de 30 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Le passage soudain d’une déflation à une inflation sommitale à la fin de l’Épisode 54 indiquent qu’un nouvel épisode de fontaine de lave est probable dans les semaines à venir.

Source : HVO.

Superbe image webcam de l’Épisode 54

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Dans un message diffusé le 26 août 2026, l’INGV  indique que les événements observés sur l’Etna (Sicile) au cours des jours précédents sont maintenant terminés. En d’autres termes, la lave a cessé de couler dans la Valle del Bove et il n’y a plus d’explosions et de panaches de cendres au niveau de la Voragine. En conséquence, le trafic aérien à l’aéroport de Catane est redevenu normal.

Panache de cendres le 11 août 2026, un bien mauvais souvenir pour les touristes à l’aéroport de Catane (image webcam).

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L’activité éruptive se poursuit à Ambae (Vanuatu), avec des phénomènes explosifs générant des panaches de cendres, de vapeur et de gaz. Les émissions de SO2 se situent à des niveaux modérés à élevés, et la sismicité témoigne d’une activité intense. Des anomalies thermiques ont été détectées par satellite. L’activité éruptive s’est intensifiée le 25 août, avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 16,5 km au-dessus du niveau de la mer. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 0 à 5), et la population est invitée à ne pas pénétrer dans la zone de danger B qui présente un périmètre de 3 km de rayon autour des bouches actives du lac Voui.
Source : VMGD.

Bouches éruptives sur le lac Voui (Crédit photo: GeoHazards)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala) avec les caractéristiques observées précédemment. Des explosions quotidiennes se produisent à une fréquence de 2 à 10 événements par heure, générant des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du sommet. Ces explosions s’accompagnent d’ondes de choc et de grondements. Elles projettent parfois des matériaux incandescents jusqu’à 400 m au-dessus du sommet et sur les flancs, provoquant des avalanches qui atteignent parfois des zones couvertes de végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans de nombreuses localités.

Source : INSIVUMEH.

Volcans Fuego (au premier plan) et Acatenango

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Voici quelques nouvelles du Popocatépetl (Mexique). L’activité éruptive est actuellement faible, se limitant à quelques émissions de vapeur et de gaz, parfois chargées de cendres. Le niveau d’alerte reste fixé au Jaune Phase 2 et il est demandé au public de se tenir à une distance d’au moins 12 km du cratère.
Source : CENAPRED.

Cratère du Popocatepetl

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L’activité éruptive se poursuit sur le Puracé (Colombie). La sismicité est dominée par des signaux associés à des mouvements de fluides, et les émissions de SO2 se maintiennent au-dessus du niveau de référence moyen. Une lente déformation du sol persiste dans la zone située entre les volcans Puracé, Piocollo et Curiquinga. Le réseau sismique enregistre quelques émissions quotidiennes de cendres. Les panaches s’élèvent jusqu’à 2,6 km au-dessus du sommet et provoquent presque quotidiennement des retombées dans les zones situées sous le vent. Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs).
Source : Servicio Geológico Colombiano (SGC).

Cratère du Puracé (Crédit photo: SGC)

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Episode 54 of the Kilauea eruption (Hawaii) began with low-intensity preliminary activity around 6:00 a.m. (local time) on August 25, 2026. Lava overflows occurred at the north vent. Later, around 9:00 a.m., the overflows intensified, giving way to dome-shaped lava fountains. Lava fountaining began at 10:30 a.m.; initially reaching heights of 15 to 20 meters, the fountains peaked at 150 meters. Episode 54 ended on August 25, 2026, at 7:33 p.m. (local time).
The instantaneous effusion rate peaked at approximately 220 cubic meters per second between 11:45 a.m. and 12:15 p.m. (local time) on August 25. The average effusion rate for the entire episode was approximately 110 cubic meters per second. An estimated 4.0 million cubic meters of lava were erupted. The lava covered nearly 30% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The sudden shift from summit deflation to inflation at the end of Episode 54 indicates that a new lava-fountaining episode is likely in the coming weeks.
Source: HVO.

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In a message released on August 26, 2026, the INGV indicated that the events observed at Mount Etna (Sicily) over the preceding days had now ended. In other words, lava has stopped flowing into the Valle del Bove, and there are no longer any explosions or ash plumes at the Voragine crater. Consequently, air traffic at Catania Airport has returned to normal.

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Eruptive activity continues at Ambae (Vanuatu), with explosive activity producing ash, steam and gas plumesSO2 emissions are at moderate to high levels, and seismicity indicates high levels of activity. Thermal anomalies are identified in satellite data. Eruptive activity escalated on 25 August, and an ash plume rose to 16.5 km a.s.l. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5), and the public is asked to stay outside of Danger Zone B, defined as a 3-km radius around the active vents in Lake Voui.

Source : VMGD.

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.Eruptive activity continues at at Fuego (Guatemala) with the characteristics observed previously. Daily explosions occur at rates of 2-10 per hour and generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.1 km above the summit. Explosions produce shock waves and rumblings. They occasionally eject incandescent material as high as 400 m above the summit and onto the flanks, causing incandescent block avalanches, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall is remorted on numerous communities.

Source : INSIVUMEH.

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Here is some news of Popocatepetl (Mexico). Euptive activity is currently low with just a few steam-and-gas emissions; sometimes containing ash. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public us asked to stay at least 12 km away from the crater.

Source : CENAPRED.

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Eruptive activity continues at Puracé (Colombia). Signals associated with fluid movement dominate the seismicity SO2 emissions stay above the average baseline level,. Slow ground deformation persists in an area between the Puracé, Piocollo, and Curiquinga volcanoes. A few daily ash emissions are recorded by the seismic network. The ash plumes rise as high as 2.6 km above the summit and cause ashfall in areas downwind on most days. The Alert Level remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : Servicio Geologico Colombiano (SGC).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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