Kilauea : Vers la fin officielle de l’éruption ? // Toward the official end of the eruption ?

Selon le HVO, cela fait 30 jours que la lave n’est plas apparue à la surface du Kilauea. En réalité, cela fait plus longtemps ! En effet, la petite résurgence de lave au fond de la Fracture n° 8 a été vue pour la dernière fois le 25 août 2018 et la lave coulait pour la dernière fois dans l’océan le 29 août 2018.
Les instruments du HVO montrent un faible niveau de sismicité, une déformation quasiment inexistante sur le volcan et de faibles émissions de gaz au sommet et le long de l’East Rift Zone
Ces observations montrent qu’une reprise de l’éruption ou un nouvel effondrement du sommet sont peu probables à court terme.
En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte du volcan de WATCH (Vigilance) à ADVISORY (simple surveillance). Cela signifie que l’activité volcanique a diminué de manière significative, mais qu’elle continue à faire l’objet d’une surveillance étroite. La couleur de l’alerte aérienne a également été abaissée d’ORANGE à JAUNE.
L’Observatoire indique que des risques sont toujours présents dans la zone de l’éruption sur la Lower East Rift Zone et au sommet du Kilauea. Tout le champ de lave et les bouches éruptives restent interdits d’accès sauf autorisation de la Protection Civile.
Les personnes qui habitent à proximité des fractures et des coulées de lave actives pendant l’éruption doivent se tenir informées, tenir compte des bulletins de la Protection Civile et être prêtes à évacuer dans le cas improbable d’une reprise d’activité. À compter du lundi 8 octobre 2018, les habitants et les personnes autorisées devront porter des badges pour entrer dans les Leilani Estates.
Source: HVO, Défense civile.

Au vu des paramètres (sismicité, déformation, composition des gaz, etc.), Il est surprenant de voir que l’Observatoire attende aussi longtemps pour décréter que l’éruption est terminée.

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HVO says,it has been 30 days since lava has been active at the surface of Kilauea Volcano. However, the small lava pond at the bottom of Fissure 8 was last seen on August 25th, 2018 and lava was oozing for the last time into the ocean on August 29th, 2018..

HVO monitoring shows low rates of seismicity, steady, relatively low rates of deformation across the volcano, and only minor gas emission at the summit and East Rift Zone (ERZ).

These observations indicate that resumption of eruption or summit collapse is unlikely in the near-term.

Accordingly, HVO is lowering the Volcano Alert Level from WATCH to ADVISORY. This means volcanic activity has decreased significantly but continues to be closely monitored for renewed activity. The Aviation Colour Code is also being lowered from ORANGE to YELLOW.

The Observatory says that hazards are still present in the Lower East Rift Zone (LERZ) eruption area and at the Kilauea summit. The entire flow field and the vents remain closed and access to the area is prohibited unless authorized through Civil Defense.

Residents and visitors near recently active fissures and lava flows should stay informed, heed Hawai‘i County Civil Defense warnings, and be prepared, if necessary, to self-evacuate in the unlikely event of renewed activity. Beginning Monday, October 8th, 2018, placards will be required to enter Leilani Estates for residents and authorized personnel.

Source: HVO, Civil Defense.

Judging from all the parameters (seismicity, deformation, gas composition and so on), it is surprising to see that the Observatory is waiting so long to decide that the eruption is  over.

Cela fait longtemps qu’il n’y a plus de lave active du fond de la Fracture n° 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

L’hydrogène sulfuré (H2S) // Hydrogen sulfide (H2S)

L’hydrogène sulfuré (H2S) est un gaz très répandu en milieu volcanique et facilement reconnaissable avec son odeur d’œuf pourri. Sur le site Internet du Ministère du travail, on apprend qu’il se dégage des matières organiques en décomposition ou lors de l’utilisation du soufre et des sulfures dans l’industrie chimique. Étant plus lourd que l’air, il s’accumule dans les parties basses non ventilées…

Par leur profession, les personnes les plus touchées par l’hydrogène sulfuré sont, entre autres, les égoutiers, puisatiers, vidangeurs, ou encore les salariés des stations d’épuration.

L’hydrogène sulfuré est un gaz toxique qui pénètre par les voies respiratoires. Compte tenu de son caractère insidieux, l’exposition à ce gaz revêt souvent un caractère accidentel qui peut être fatal. Il peut être la cause d’intoxications aiguës accompagnées de troubles respiratoires, irritations oculaires, conjonctivites, vertiges, céphalées, œdème aigu du poumon, et pertes de connaissance. La mort peut être très rapide en cas de fortes inhalations (> 1000 ppm)

En conséquence, le Ministère du travail recommande une information et une formation régulière des salariés sur les risques encourus, en particulier sur les conditions d’exposition accidentelle, et sur les moyens de s’en prémunir. Il est recommandé d’utiliser des détecteurs de gaz fixes ou portatifs qui permettent d’avertir les salariés lorsque les seuils d’alerte sont atteints.

Il y a quelques semaines, j’ai écrit des notes à propos des problèmes occasionnés par les sargasses aux Antilles et en particulier à la Martinique où je me suis rendu en mars et août 2018. J’expliquais que cet afflux d’algues était une conséquence du réchauffement climatique et de la hausse de température des océans. Les conséquences de leur décomposition sur le littoral sont multiples et affectent plusieurs domaines. Les nuisances sont un problème pour les populations résidant sur les littoraux. L’hydrogène sulfuré attaque les peintures des maisons, ainsi que le matériel électronique et électrique. Plus grave, il y a des conséquences sanitaires. Beaucoup de personnes souffrent de vertiges. D’autres affections incluent des troubles respiratoires, des irritations oculaires, ainsi que des céphalées pouvant entraîner des pertes de connaissance.
En dehors de ces risques sanitaires qui touchent les populations locales, les conséquences sur le tourisme ne sont pas à négliger,de même que pour toutes les activités liées au tourisme (restauration en bord de mer, sports en mer, etc..). Par ailleurs, les conséquences sur la flore et la faune marine sont à prendre en compte. Si la masse d’algues est trop importante, elle étouffe toute vie marine car elle empêche le soleil d’entrer, et provoque des déserts marins. Elle pourrait donc affecter durablement la pêche en Martinique qui souffre déjà du problème de la pollution au chlordécone, un insecticide, utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe et qui a empoisonné pour des siècles les écosystèmes antillais.

Ces derniers jours, une visiteuse de mon blog (âgée de 58 ans et en bonne forme physique) m’a fait part d’un problème de santé qu’elle a eu suite à la fréquentation des bains de boue sur l’île de Vulcano, dans les Eoliennes. Après s’être enduite de boue, elle est allée se rincer dans la mer, comme le font la plupart des touristes. Elle a rejoint deux amies autour des jacuzzi créés par les émissions de gaz (dont le CO2) près du littoral. C’est à ce moment qu’elle a commencé à faire un malaise, avec difficultés respiratoires, yeux  exorbités et perte d’audition. Elle a a pu alerter une amie qui l’a évacuée du lieu. Selon elle, « on imagine vite ce qui me serait arrivé sans son intervention : noyade après évanouissement. »

Comme je lui ai expliqué à cette personne, elle a fait une réaction aiguë à l’hydrogène sulfuré inhalé dans les bains de boue qui possèdent aussi des vertus thérapeutiques, en particulier pour les maladies de peau. Il y a quelques années, j’ai rédigé un mémoire pour le compte de L’Association Volcanologique Européenne où j’expliquais les propriétés de ces boues. Le problème, c’est que les panneaux n’avertissent pas suffisamment des risques d’une exposition trop longue au gaz et des accidents de ce type ont été recensés à plusieurs reprises.

A Vulcano, il faut également se méfier du dioxyde de soufre (SO2) qui est contenu dans les fumerolles du cratère. Un jour, j’ai dû redescendre sur mes épaules une jeune Hollandaise victime d’une violente crise d’asthme.

L’hydrogène sulfuré et le dioxyde de soufre sont des gaz odorants mais en milieu volcanique, il faut aussi se méfier du gaz carbonique (CO2) qui, à Vulcano, s’échappe en faible quantité des jacuzzi en bordure de plage. Comme il y a toujours du vent, il se disperse vite et ne présente pas de danger réel. Ce n’est pas le CO2 qui a pu provoquer une réaction aussi aiguë chez cette personne. Son entourage aurait été incommodé lui aussi.

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Hydrogen sulfide (H2S) is a very common gas in a volcanic environment and easily recognizable with its rotten egg smell. We can read on the website of the French Ministry of Labor, that H2S is coming out of the decomposing organic matter or the use of sulfur and sulphides in the chemical industry. Being heavier than air, it accumulates in unventilated low parts …
By their profession, the people most affected by hydrogen sulphide are, among others, the sewers, diggers, drainers, or employees of sewage treatment plants.
Hydrogen sulphide is a toxic gas that enters through the respiratory tract. Given its insidious nature, exposure to this gas is often accidental and can be fatal. It can be the cause of acute intoxications accompanied by respiratory disorders, eye irritations, conjunctivitis, vertigo, headache, acute pulmonary edema, and unconsciousness. Death can be very fast in case of strong inhalations (> 1000 ppm)
Consequently, the Ministry of Labor recommends regular information and training of employees on the risks involved, in particular on the conditions of accidental exposure, and on the means of guarding them. It is recommended that fixed or portable gas detectors be used to warn employees when alert thresholds are reached.

A few weeks ago, I wrote posts about the problems caused by sargassum in the West Indies and especially Martinique that I visited in March and August 2018. I explained that this influx of seaweed was a as a result of global warming and rising ocean temperatures. The consequences of their decomposition on the coastline are multiple and affect several areas. Nuisance is a problem for people living on the coast. Hydrogen sulphide attacks homes’ paints, as well as electronic and electrical equipment. More serious, there are health consequences. Many people suffer from vertigo. Other conditions include breathing problems, eye irritations, and headaches that can lead to unconsciousness.
Apart from these health risks that affect the local population, the consequences for tourism are not to be neglected, as for all activities related to tourism (catering by the sea, sports at sea, etc. ..). In addition, the consequences on marine flora and fauna must be taken into account. If the mass of algae is too large, it stifles all marine life because it prevents the sun from entering, and causes marine deserts. It could therefore have a lasting effect on fishing in Martinique, which is already suffering from the problem of pollution with Chlordecone, an insecticide used for over twenty years in banana plantations in Martinique and Guadeloupe, which has poisoned Antillean ecosystems for centuries.

In recent days, a visitor to my blog (58 years old and in good physical shape) told me about a health problem she encountered after attending the mud baths on the island of Vulcano , in the Aeolians. After being dirty with the mud, she went to rinse in the sea, as most tourists do. She joined two friends around the jacuzzi created by the gas emissions (including CO2) near the coast. It was at this moment that she began to feel unwell, with difficulty breathing, eyes bulging and hearing loss. She was able to alert a friend who evacuated her from the place. She said: « We can quickly imagine what would have happened to me without this help: drowning after fainting.  »
As I explained to this person, she made an acute reaction to inhaled hydrogen sulphide in the mud baths which also possess therapeutic virtues, especially for skin diseases. A few years ago, I wrote a memoir on behalf of the European Volcanological Association where I explained the properties of these muds. The problem is that the panels do not warn enough of the risks of too long exposure to gas and accidents of this type have been identified several times.
In Vulcano, one must also be wary of sulfur dioxide (SO2) which is contained in the fumaroles of the crater. One day, I had to bring down on my shoulders a young Dutch girl who was suffering from a violent asthma attack.
Hydrogen sulphide and sulfur dioxide are odorous gases but in volcanic environment, one must also be wary of carbon dioxide (CO2) which, in Vulcano, comes out in a small amount of the jacuzzis at the edge of the beach. As there is always wind, it disperses quickly and presents no real danger. It was not CO2 that could cause such an acute reaction in this person. The people around her would have been bothered too.

L’invasion de sargasses à la Martinique

Bains de boue et ‘jacuzzi’ sur l’île de Vulcano

Emissions gazeuses dans le cratère de la Fossa di Vulcano

(Photos: C. Grandpey)

 

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Selon le site web The Watchers, une nouvelle éruption phréatique a été observée sur le Gamalama (Indonésie) le 4 octobre 2018 à 2h52(TU). Le volcan a émis un nuage de cendre jusqu’à 2,1 km d’altitude. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 et la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange. Il est demandé au public de rester à au moins 1,5 km du cratère. La dernière éruption du Gamalama a eu lieu en août 2016.

L’activité de l’Etna (Sicile / Italie) est actuellement marquée par des émissions de gaz au niveau des cratères sommitaux, avec une activité strombolienne périodique au niveau de la Bocca Nuova, du Cratère NE et du Nouveau Cratère SE. .
Source: INGV.

Aucune nouvelle activité n’a été observée sur le Kilauea (Hawaii). Il n’y a pas d’incandescence au fond du cône de la Fracture n° 8. La sismicité et la déformation du sol restent faibles au sommet. Les émissions de SO2 au sommet et le long de la Lower East Rift Zone sont très faibles. Malgré ce manque d’activité, l’éruption n’est toujours pas officiellement terminée !
Source: HVO.

D’après des données satellitaires, les panaches de cendre de l’Anak Krakatau (Indonésie) s’élèvent le plus souvent à une altitude de 1,1-1,2 km. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4). Il est demandé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du volcan à moins de 2 km du cratère.
Source: VSI.

Le nouveau dôme de lave dans le cratère du Merapi (Indonésie) continue de croître lentement. Le 27 septembre 2018, son volume était estimé à 129 000 mètres cubes et sa vitesse de croissance était de 1 000 mètres cubes par jour, ce qui est moins que la semaine précédente. Les émissions de vapeurs et de gaz s’élèvent à environ 450 mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4) et les habitants sont priés de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: CVGHM.

On observe en moyenne 21 explosions par jour sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent à environ 3-4 km au-dessus du cratère. Plusieurs anomalies thermiques ont été détectées. Le 29 septembre 2018, les émissions de SO2 atteignaient 3 250 tonnes / jour. L’approche du cratère est interdite dans un rayon de 12 km.
Sources: IGP.

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According to the website The Watchers, a new phreatic eruption took place at Gamalama volcano (Indonesia) at 02:52 (UTC) on October 4th, 2018. The eruption ejected volcanic ash up to 2.1 km above sea level. The alert level remains at 2: the aviation colour code is Orange. The public is asked to stay at least 1.5 km from the crater. Gamalama’s last eruption took place in August 2016.

Activity at Mt Etna (Italy) is currently characterized by gas emissions at the summit craters, with periodic Strombolian activity from vents in Bocca Nuova, Northeast Crater and New Southeast Crater.

Source: INGV.

No new activity has been observed at Kilauea Volcano (Hawaii). There has been no significant incandescence within the Fissure 8 cone, though a small amount of fuming was visible during the day. Seismicity and ground deformation remain low at the summit. SO2 emissions from the summit and the LERZ are low. Despite this lack of activity, the eruption has not been declared over yet.

Source: HVO.

Based on satellite data, ash plumes from Anak Krakatau (Indonesia) usually rise to altitudes of 1.2-2.1 km. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Residents and visitors are asked not to approach the volcano within 2 km of the crater.

Source: VSI.

The new lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) continues to slowly grow. By 27 September, 2018, its volume was an estimated 129,000 cubic metres, and the growth rate was 1,000 cubic metres per day, which is slower than the previous week. Vapour and gas emissions rise a maximum of 450 metres above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and resident are asked to remain outside of the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

Explosions at Sabancaya (Peru) average 21 events per day. Gas-and-ash plumes usually rise as high as 3-4 km above the crater rim. Several thermal anomalies have been detected. On 29 September, 2018, SO2 emissions reached 3,250 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Sources:  IGP.

Activité strombolienne dans le cratère central de l’Etna (Photo: C. Grandpey)

 

Kick’em Jenny (Mer des Caraïbes // Caribbean Sea)

À l’issue de la conférence que j’ai faite au CDST de Saint-Pierre (Martinique) à la mi-août 2018, des personnes m’ont demandé si j’avais des nouvelles du volcan sous-marin Kick’em Jenny au large de la Grenade. À l’époque, J’ai indiqué à ces personnes qu’à ma connaissance, aucun événement significatif ne s’était produit à Kick’em Jenny depuis le mois de mars 2018 où on avait enregistré une augmentation de l’activité sismique, en particulier pendant la nuit du 11 au 12 mars, et le niveau d’alerte était passé du Jaune à l’Orange. La navigation avait été interdite dans un rayon de 5 kilomètres autour du volcan. Les scientifiques indiquaient qu’il n’y avait aucun risque de tsunami. Depuis le 22 mars 2018, toutefois, une baisse de l’activité volcanique avait été constatée et le niveau d’alerte avait donc été ramené à la couleur Jaune.

Au vu d’un article sur le site Web The Watchers, il semble que les choses soient à nouveau en train de changer. Le centre de recherche sismique de l’Université des Indes Occidentales (UWI) a détecté « des niveaux élevés de sismicité » sur le volcan sous-marin. L’activité sismique a débuté le 30 septembre 2018 avec trois événements de magnitude M 3,5, M 3,5 et M 3,3.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, ce qui signifie que l’on doit continuer à respecter une zone d’exclusion de 1,5 km autour du volcan sous-marin.
Comme je l’ai indiqué en août, la dernière éruption connue de Kick’em Jenny a eu lieu le 29 mars 2017. Le volcan est situé à 8 km de la côte nord de la Grenade. Il s’élève à 1 300 mètres au-dessus du plancher océanique. De nombreuses éruptions historiques, principalement révélées par des signaux acoustiques, se sont produites à Kick’em Jenny depuis 1939, année où un nuage éruptif a jailli jusqu’à 275 mètres au-dessus de la surface de la mer.
Sources: The Watchers, UWI, Smithsonian Institution.

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In the wake of the conference I delivered at the CDST of Saint Pierre (Martinique) by mid-August 2018, some persons asked me if I had some news of Grenada’s Kick’em Jenny submarine volcano. I told these people that to my knowledge, no significant event had occurred at Kick’em Jenny since March 2018. At that time, there had been an increase in seismic activity, particularly during the night of March 11th to 12th, and the alert level had been raised from Yellow to Orange. Ships were not allowed within 5 kilometres of the volcano. Scientists said there was no risk of a tsunami. Since March 22nd, 2018, however, a decline in volcanic activity had been observed and the alert level had been lowered to Yellow.

Reading a report in the website The Watchers, it seems things are again changing. The University of the West Indies (UWI) Seismic Research Center has detected “high levels of seismicity” at the submarine volcano. Seismic activity began on September 30th, 2018, with three events with magnitudes M 3.5, M 3.5 and M 3.3 respectively.

The alert level is kept at Yellow, which means that the exclusion zone of 1.5 km around the submarine volcano must continue to be observed

As I indicated in August, the last known eruption of Kick’em Jenny took place on March 29th, 2017. The volcano is located 8 km off the north coast of Grenada. It rises 1 300 metres above the sea floor. Numerous historical eruptions, mostly documented by acoustic signals, have occurred at Kick ’em Jenny since 1939, when an eruption cloud rose 275 metres above the sea surface.

Sources :  The Watchers, UWI, Smithsonian Institution.