Stromboli n’oublie pas… // Stromboli hasn’t forgotten…

Ce soir à Stromboli, comme le veut la tradition, les guides accompagneront les quelques touristes présents jusqu’à l’altitude maximale autorisée pour porter un toast à la nouvelle année, avec le feu d’artifice naturel proposé par le volcan. L’activité – strombolienne, bien sûr – se caractérise actuellement par des projections de matériaux au niveau de la zone cratèrique Nord. La petite coulée de lave observée ces derniers jours n’est plus alimentée.

La soirée du 31 décembre 2025 sera aussi l’occasion de se souvenir du tsunami qui a frappé les côtes le 30 décembre 2002, il y a 23 ans, suite à un important glissement de terrain sur la Sciara del Fuoco. Les vagues de ce tsunami ont également atteint les îles voisines ainsi que les côtes siciliennes et calabraises. Il y a eu des dégâts matériels importants, mais heureusement, aucune victime.
Depuis cette époque, beaucoup de choses ont changé et des mesures ont été prises avec des systèmes innovants capables d’alerter rapidement la population de l’île et les zones côtières potentiellement menacées par un tel événement.
Grâce au système Salt Eolie, unique en son genre en Europe, Stromboli est devenue plus sûre. Il s’agit d’un système d’alerte par sirènes diffusant une série de signaux sonores, alternant avec des annonces vocales en plusieurs langues. Ce système permet de communiquer clairement à la population la nature précise de l’alerte, qu’il s’agisse d’un tsunami ou d’une éruption paroxystique.
En juin 2025, Salt Eolie a été intégré au système national de surveillance géré par la Direction nationale de la protection civile (DPC). Cette intégration permet une chaîne d’alerte entièrement automatisée.

On attend un test grandeur nature, en espérant que tout ira bien…
Source : La Sicilia.

Photo: C. Grandpey

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Tonight at Stromboli, as the tradition goes, the guides will accompany the few tourists present to the maximum permitted altitude to toast the New Year with the volcano’s natural fireworks display. The activity—Strombolian, of course—is currently characterized by the ejection of material from the northern crater area. The small lava flow observed in recent days is no longer fed.
The evening of December 31, 2025, will also be an opportunity to remember the tsunami that struck the coast on December 30, 2002, 23 years ago, following a major landslide on the Sciara del Fuoco. The waves of this tsunami also reached the neighboring islands as well as the Sicilian and Calabrian coasts. There was significant material damage, but fortunately, no casualties.
Since then, much has changed, and measures have been implemented with innovative systems capable of quickly alerting the island’s population and coastal areas potentially threatened by such an event.
Thanks to the Salt Eolie system, unique in Europe, Stromboli has become safer. This siren-based warning system broadcasts a series of audible signals, alternating with voice announcements in several languages. This system clearly communicates the precise nature of the alert to the population, whether it be a tsunami or a paroxysmal eruption.
In June 2025, Salt Eolie was integrated into the national monitoring system managed by the National Department of Civil Protection (DPC). This integration enables a fully automated alert chain.

A full-scale test is awaited, with hopes that everything will go smoothly…
Source: La Sicilia.

Câbles à fibre optique et vêlage des glaciers // Fiber optic cables and glacier calving

Pour le grand public, les câbles à fibre optique représentent avant tout la technologie qui achemine Internet au domicile. En réalité, ces câbles ont bien d’autres applications. Ils sont notamment capables de détecter les signaux du milieu environnant. Une technologie, la détection acoustique distribuée (DAS), est si sensible qu’elle pourrait même, dans les années à venir, avertir de l’imminence d’un séisme. La DAS permet de détecter des signaux de contrainte de fréquence acoustique, tout au long d’un tronçon de fibre (d’où le qualificatif de « distribuée »), par opposition à un sismomètre classique qui donne une mesure ponctuelle.
Des chercheurs ont récemment posé un câble à fibre optique sur le plancher océanique près d’un glacier du Groenland. La technique a révélé avec une précision inédite ce qui se passe lors d’un vêlage, lorsque des blocs de glace s’effondrent dans l’océan. Cela pourrait permettre de mieux comprendre les processus à l’origine de la détérioration rapide de la calotte glaciaire du Groenland.
Avant même que l’homme ne commence à modifier le climat, les glaciers du Groenland vêlaient naturellement. Lorsque les températures étaient plus basses, la calotte glaciaire se régénérait rapidement grâce aux chutes de neige.

Photo : C. Grandpey

Aujourd’hui, avec la hausse des températures, la fonte des glaces augmente la quantité d’eau de fonte qui s’écoule sous les glaciers, les lubrifie et accélère leur vitesse de progression. En conséquence, le Groenland perd désormais beaucoup plus de glace qu’il n’en régénère.
Le problème est que la plupart des modèles scientifiques sous-estiment la quantité de glace qui fond à l’endroit où les glaciers groenlandais sont en contact avec les fonds marins. Cela n’est pas dû à un manque d’efforts de la part des glaciologues ; il est surtout trop dangereux de s’approcher d’un vêlage pour recueillir des données.
C’est pour cela que les chercheurs ont tendu 10 kilomètres de câble à fibre optique parallèlement au front de vêlage d’un glacier dans un fjord du sud du Groenland . Chaque fois que le glacier se fracture et laisse tomber de la glace dans l’eau, il « pince » le câble, un peu comme un guitariste qui pince une corde. Ces vibrations diffusent la lumière à l’intérieur de la fibre optique vers deux « récepteurs » sur terre, alimentés par des panneaux solaires et des batteries. L’un d’eux traite les données DAS, là où l’acoustique se propage dans l’eau, tandis que l’autre détermine les variations de température dans le fjord.
Lors d’un vêlage, un mur d’eau s’éloigne du front du glacier, mais le système DAS est également en mesure de détecter le mouvement de l’eau sous la surface. Des vagues, parfois gigantesques, s’agitent le long du câble sous-marin, soulevant et abaissant l’interface entre les eaux froides de surface et les eaux chaudes profondes.

Vêlage du glacier Sawyer en Alaska (Vidéo : C. Grandpey) :

https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

En général, l’eau plus chaude et plus salée plonge vers le fond car elle est plus dense, tandis que l’eau plus froide et plus douce issue de la fonte du glacier reste à la surface. Cette eau froide forme également une sorte de couche isolante au bord du glacier, empêchant la fonte de se poursuivre. Or, le câble à fibre optique montre que lorsqu’un pan de glace tombe dans le fjord, il fait remonter les eaux plus chaudes à la surface et perturbe la couche isolante, ce qui favorise la fonte du glacier. De plus, à mesure que l’iceberg s’éloigne du glacier, il brasse encore plus d’eau, un peu comme un bateau qui crée son propre sillage, phénomène invisible sous la surface.
Contrairement aux scientifiques qui naviguent autour d’un front de vêlage, les câbles à fibre optique collectent de nombreuses données, sans danger pour l’homme. Les chercheurs n’ont pu exploiter leur câble que pendant trois semaines, mais ils prévoient de mener d’autres études en utilisant des relevés à des échelles de temps beaucoup plus longues, afin de surveiller l’évolution du vêlage tout au long de l’année. S’ils parviennent à déployer davantage de câbles près des zones habitées le long des côtes du Groenland, ils pourraient même concevoir un système d’alerte précoce pour les tsunamis provoqués par le vêlage des glaciers.
Source : Grist via Yahoo News.

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For the general public, fiber optic cables are above all known as the technology that brings the Internet to their homes. Actually, the cables have many more applications. In particular, they are able to detect signals from the surrounding environment: Known as distributed acoustic sensing, or DAS, the technology is so sensitive that it may one day in the coming years even warn you of an impending earthquake.

Today, researchers have laid a fiber optic cable on the seafloor near a glacier in Greenland, revealing in unprecedented detail what happens during a calving event, when chunks of ice drop into the ocean. That, in turn, could help better understand the hidden processes driving the rapid deterioration of the island’s ice sheet.

Even before humans started changing the climate, Greenland’s glaciers were calving naturally. When temperatures were lower, the ice sheet was also readily regenerating as snow fell.

As temperatures have climbed, more melting is creating more meltwater, which flows underneath glaciers, lubricating them and accelerating their speed. Accordingly, Greenland now sheds much more ice than it regenerates.

The challenge is that most models underestimate the amount of ice melting where Greenland’s glaciers touch the sea. This is not due to a lack of effort from glaciologists ; it’s just extremely dangerous to get up close to massive chunks of falling ice to collect data.

Taking a different aproach in a fjord in south Greenland, researchers strung 10 kilometers of cable parallel to a glacier’s “calving front.” Whenever the glacier fractured, or dropped ice into the water, it “plucked” the cable, like a guitarist plucking a string. These vibrations scattered light in the fiber optics back to two “interrogator” devices, powered by solar panels and batteries, on land. One of these handled the DAS data, or the acoustics propagating through the water, while the other determined temperature changes in the fjord.

During a calving event, a wall of water rushes away from the ice. But the DAS system also picked up a hidden movement of water beneath the surface, as the waves, which can be huge, pulsed across the seafloor cable, raising and lowering the interface between cold surface waters and warm deep waters.

Typically, warmer, saltier water sinks to the bottom because it is denser, while colder, fresher water from glacial melt sits at the surface. The latter also forms a sort of insulating layer at the edge of the glacier, preventing more melting. But the fiber optic cable shows that as an iceberg drop into the fjord, it stirs those warmer waters to the surface and disturbs the insulating layer, thus encouraging more melting of the glacier. And as the iceberg drift away from the glacier, it stirs still more water, like a boat creating its own wake, but invisible under the surface.

In contrast to scientists boating around a calving front, fiber optic cables cheaply, safely, and passively collect a lot of of data. The researchers were only able to operate their cable for three weeks, but they plan to do further studies that use readings from much longer timescales, monitoring how calving changes throughout the year. If they’re able to deploy more cables near Greenland’s coastal cities, they might even be able to design an early-warning system for ice-induced tsunamis.

Source : Grist via Yahoo News.

Quand la Terre tremble…. // When the Earth trembles…

Le séisme de magnitude M8,8 qui a secoué la péninsule russe du Kamtchatka à 23h24 UTC le 29 juillet 2025 a été l’un des événements les plus puissants jamais enregistrés. C’est le sixième séisme le plus puissant depuis le début de la surveillance sismique moderne.
L’épicentre était situé à environ 136 kilomètres à l’est-sud-est de Petropavlovsk-Kamtchatski, à une profondeur relativement faible de 20 kilomètres. Cette position le long de la fosse des Kouriles-Kamtchatka, où convergent les plaques Pacifique et de la mer d’Okhotsk, crée les conditions idéales pour une libération d’énergie aussi importante.

Source: Université de Washington

Le séisme a déclenché des alertes tsunami dans tout le Pacifique, avec des recommandations de grande prudence pour des millions de personnes du Japon à Hawaï et sur la côte ouest des États-Unis. Des vagues atteignant 3 à 4 mètres ont frappé les îles Kouriles en Russie, tandis que des vagues plus petites mais néanmoins importantes ont été enregistrées au Japon, en Alaska et en Californie. Il est remarquable de constater que malgré la puissance du séisme, les victimes ont été relativement limitées et aucun dégât de grande ampleur n’a été signalé.
Voici une vidéo montrant les vagues de tsunami dans les Îles Kouriles :
https://youtu.be/CX6UlWLxytU

Selon certains volcanologues, le séisme a intensifié l’activité éruptive déjà observée sur les volcans du Kamtchatka, comme le Klyuchevskoy. Il pourrait également avoir déclenché une nouvelle activité sur le volcan Krasheninnikov.

Éruption du Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

Outre un possible regain d’activité volcanique, l’ARS a indiqué que le séisme avait provoqué un déplacement de près de deux mètres de la partie sud de la péninsule du Kamtchatka vers le sud-est. Le phénomène est comparable au déplacement horizontal qui a résulté du séisme de Tohoku en 2011 au Japon. Il est bon de rappeler qu’il n’avait pas eu d’impact sur le mont Fuji.

Le séisme de magnitude 8,8 au Kamtchatka est le plus puissant séisme enregistré depuis celui de Tohoku qui a déclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Voici un classement des séismes les plus puissants jamais enregistrés dans le monde :

1. Chili (Valdivia) – 22 mai 1960 – Magnitude 9,5. Le séisme le plus puissant jamais enregistré a dévasté le centre-sud du Chili, faisant environ 1 600 morts. Il a également déclenché un tsunami qui a fait des morts dans le Pacifique, dont 61 à Hawaï et 122 au Japon.

2. Alaska (Prince William Sound) – 27 mars 1964 – Magnitude 9,2. Le séisme du Vendredi Saint a secoué le pays pendant près de cinq minutes, tuant 139 personnes et provoquant d’énormes tsunamis. Il reste le plus important séisme jamais enregistré aux États-Unis, avec des répliques qui ont duré des semaines.

3. Sumatra (Indonésie) – 26 décembre 2004 – Magnitude 9,1. L’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l’histoire. Ce séisme a généré un tsunami dévastateur avec des vagues de 30 mètres de haut. On estime que 230 000 personnes sont mortes ou ont disparu dans 14 pays de l’océan Indien.

4. Japon (Tohoku) – 11 mars 2011 – Magnitude 9,1. Ce séisme a déclenché un tsunami catastrophique qui a paralysé la centrale nucléaire de Fukushima, provoquant la fusion de trois réacteurs. Plus de 18 000 personnes ont péri et la catastrophe a déplacé des centaines de milliers de personnes.

5. Kamtchatka (Russie) – 4 novembre 1952 – Magnitude 9,0. Ce séisme a généré un puissant tsunami, avec des vagues atteignant jusqu’à 19 mètres de hauteur, dans une région peu peuplée.

6. Kamtchatka (Russie) – 29 juillet 2025 – Magnitude 8,8. Il se situe à égalité avec le séisme de Biobio au Chili le 27 février 2010 et celui qui a secoué l’Équateur et la Colombie le 31 janvier 1906.

Source : Yahoo News.

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À l’attention des journalistes :

Dans les minutes qui ont suivi le séisme de magnitude M6,0 qui a sévèrement secoué l’Afghanistan le 1er septembre 2025, on a entendu les médias dire que l’événement avait son épicentre à 8 km de profondeur. En réalité, il fallait parler d’hypocentre. En effet, l’épicentre fait référence à la situation géographique de l’événement. En l’occurrence, l’épicentre a été localisé à 27 km à l’est-nord-est de Jalalabad.

Les informations concernant l’hypocentre sont essentielles. Dans le cas présent, si l’hypocentre avait été localisé à 120 km de profondeur, les dégâts auraient été beaucoup moins importants. Malheureusement, dans cette région de l’Asie centrale, le contexte tectonique génère souvent de puissants séismes dont la source (l’hypocentre) se situe à faible profondeur. L’Afghanistan se situe à la convergence entre trois plaques tectoniques : eurasiatique, arabique et indienne, avec une subduction vers le nord de la plaque arabique et de la plaque indienne sous la plaque eurasiatique, ce qui induit une importante sismicité à travers le pays. Par ailleurs, l’absence de structures parasismiques explique le lourd bilan (plus de 800 morts) de l’événement.

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The M8.8 earthquake that struck off Russia’s Kamchatka Peninsula at 23:24 UTC on July 29, 2025 was one of the most powerful seismic events ever recorded. It has earned its place in the record books as tied for the sixth-strongest earthquake since modern seismic monitoring began.

The earthquake’s epicenter was located approximately 136 kilometers east-southeast of Petropavlovsk-Kamchatsky, at a relatively shallow depth of 20 kilometers. This positioning along the Kuril-Kamchatka Trench, where the Pacific and Okhotsk Sea plates converge, created the perfect conditions for such a massive release of energy.

The quake triggered tsunami warnings across the Pacific, affecting millions of people from Japan to Hawaii and the U.S. West Coast. Waves reaching 3-4 meters struck Russia’s Kuril Islands, while smaller but still significant waves were recorded in Japan, Alaska, and California. Remarkably, despite the earthquake’s huge power, there were relatively minimal casualties and no extensive damage has been reported.

https://youtu.be/CX6UlWLxytU

According to some volcanologists, the quake intensified eruptive activity that was already bserved on Kamcthatka volcanoes like Klyuchevskoy. It may also have triggered new activity at Krasheninnikov Volcano.

Beside the possible reawakening of volcanic activity, the local branch of the Russian Academy of Sciences’ Unified Geophysical Service.said that the earthquake caused the southern part of the Kamchatka Peninsula to shift by almost two meters southeastward. The movement is comparable to the horizontal displacement that resulted from the 2011 M9.7 Toholu earthquake in Japan. This event had no impact on Mount Fuji.

The M8.8 earthquake in Kamtchatka represents the strongest earthquake globally since the Tohoku earthquake which triggered the Fukushima nuclear disaster.

Here are the rankings of the world’s most powerful recorded earthquakes :

1. Chile (Valdivia) – May 22, 1960 – Magnitude 9.5 The most powerful earthquake ever recorded devastated south-central Chile, killing an estimated 1,600 people. It also triggered a tsunami that caused deaths across the Pacific, including 61 fatalities in Hawaii and 122 in Japan.

2. Alaska (Prince William Sound) – March 27, 1964 – Magnitude 9.2 The Good Friday Earthquake shook for nearly five minutes, killing 139 people and causing massive tsunamis. This remains the largest recorded earthquake in U.S. history, with aftershocks continuing for weeks.

3. Sumatra (Indonesia) – December 26, 2004 – Magnitude 9.1 One of history’s deadliest natural disasters. This earthquake generated a devastating tsunami with 30-meter-high waves. An estimated 230,000 people died or went missing across 14 countries around the Indian Ocean.

4. Japan (Tohoku) – March 11, 2011 – Magnitude 9.1 This earthquake triggered a catastrophic tsunami that disabled the Fukushima nuclear power plant, causing meltdowns in three reactors. More than 18,000 people died, and the disaster displaced hundreds of thousands.

5. Kamtchatka (Russia) – November 4, 1952 – Magnitude 9.0 This quake generated a massive tsunami with waves up to 19 meters high, though it occurred in a less populated area.

6. Kamchatka (Russia) – July 29, 2025 – Magnitude 8.8. It comes in at a tie with the Biobio quake in Chile on February 27, 2010 and the Ecuador-Colombia earthquake on January 31, 1906.

Source : Yahoo News.

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Note to journalists:

In the minutes that followed the M6.0 earthquake that severely shook Afghanistan on September 1, 2025, the media reported that the event had its epicenter at a depth of 8 km. In reality, the term « hypocenter » would have been more appropriate. Indeed, the term « epicenter » refers to the geographical location of the event. In this case, the epicenter was located 27 km east-northeast of Jalalabad.

Information regarding the hypocenter is essential. In this case, if the hypocenter had been located at a depth of 120 km, the damage would have been much less severe. Unfortunately, in this region of Central Asia, the tectonic environment often generates powerful earthquakes whose source (the hypocenter) is located at shallow depths. Afghanistan lies at the convergence of three tectonic plates: Eurasian, Arabian, and Indian, with the Arabian and Indian plates subducting northward beneath the Eurasian plate, resulting in significant seismic activity across the country. Furthermore, the absence of earthquake-resistant structures accounts for the high death toll (more than 800) from the event.

Retour sur le séisme de M8,8 au Kamchatka // A look back at the M8.8 earthquake in Kamchatka

Le séisme de magnitude M8,8 au large de la Russie, avec des alertes tsunami dans le Pacifique, n’a pas vraiment surpris les sismologues. En effet, la zone, qui comprend également les Aléoutiennes, est sismiquement active et peut être secouée par de puissants événements.

Celui du 29 juillet s’est produit sur une « faille de méga-chevauchement », où la plaque Pacifique, plus dense,s’enfonce sous la plaque nord-américaine plus légère. La plaque Pacifique est en mouvement, ce qui rend la péninsule du Kamtchatka particulièrement vulnérable à de telles secousses, et de fortes répliques ne sont pas à exclure. L’épicentre a été localisé près de la ville de Petropavlovsk-Kamtchatski. Il s’agit du séisme le plus puissant depuis celui de Tohuku (Japon) en 2011.

Illustration du phénomène de subduction

Suite au séisme du 29 juillet, les scientifiques expliquent que les phénomènes de subduction, où une plaque s’enfonce sous une autre, sont susceptibles de générer des séismes bien plus puissants que sur les failles de décrochement, comme celui qui a frappé la Birmanie en mars 2025, où les plaques coulissent horizontalement à des vitesses différentes. La région du Kamtchatka est particulièrement vulnérable et a connu un événement de magnitude M9,0 en novembre 1952, avec des dégâts dans la ville de Severo-Kurilsk et jusqu’à Hawaï.
Les phénomènes de « méga-chevauchement » à faible profondeur sont plus susceptibles de provoquer des tsunamis, car ils déplacent d’énormes volumes d’eau. Avec une profondeur de 20,7 km, le dernier séisme était très susceptible de générer un puissant tsunami.

Illustration du déplacement des vagues de tsunami (Source: USGS)

Des vagues d’environ 1,70 mètre ont atteint Hawaï, moins hautes que prévu initialement, mais les scientifiques expliquent que de telles vagues n’ont pas besoin d’être particulièrement fortes pour endommager les côtes basses des nations insulaires du Pacifique. Certaines régions de Polynésie française ont été invitées à se préparer à des vagues pouvant atteindre 4 mètres de hauteur. Heureusement, des vagues mineures ont été observées et n’ont pas eu d’impact destructeur. L’impact d’un tsunami dépend de la morphologie des fonds marins à l’approche des côtes. Si la montée vers la côte est très longue et peu profonde, une grande partie de l’énergie se dissipe sur cette montée lente, mais si la pente est très raide avant que le tsunami n’atteigne la côte, la hauteur des vagues peut être plus élevée.

Source: IPGP

Le séisme du 29 juillet a déjà déclenché au moins dix répliques supérieures à M5,0, et celles-ci pourraient se poursuivre pendant des mois. En effet, les séismes de forte magnitude génèrent des séquences de répliques qui commencent immédiatement après l’événement, et certaines peuvent être dévastatrices. Cependant, en général, leur magnitude et leur fréquence ont généralement tendance à diminuer avec le temps. Un événement plus important est toujours possible, mais il se produit généralement relativement rapidement, dans les jours ou les semaines qui suivent. L’événement de magnitude M8,8 est survenu moins de deux semaines après un séisme de magnitude M7,4 dans la même zone ; il a été identifié comme un « précurseur » par les sismologues. Cer derniers confirment que les séismes sont imprévisibles. Il n’existe pas de précurseurs scientifiquement cohérents dans les séquences sismiques. Les zones où les puissants séismes risquent de se produire sont assez bien identifiées sur Terre, mais la prévision s’arrête là.

La NOAA a mis en ligne une vidéo illustrant la propagation du tsunami du 29 juillet dans l’océan Pacifique :

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The M8.8 earthquake off Russia that triggered tsunami warnings across the Pacific did not really come as a surprise to seismologists. Indeed the area that also includes the Aleutians is seismically active and can be rocked by powerful earthquakes.

The 29 July event occurred on a « megathrust fault », where the denser Pacific Plate is sliding underneath the lighter North American Plate. The Pacific Plate has been on the move, making the Kamchatka Peninsula especially vulnerable to such tremors, and bigger aftershocks cannot be ruled out. With its epicentre near the city of Petropavlovsk-Kamchatsky, it was the biggest earthquake since the Tohuku event (Japan) in 2011.

Following the 29 July quake, scientists explain that subduction events, in which one plate pushes under another, are capable of generating far stronger earthquakes than « strike slips », such as the one that hit Myanmar in March 2025, where plates brush horizontally against one another at different speeds. The Kamchatka area is particularly vulnerable and experienced an M9.0 event in November 1952, severely damaging the town of Severo-Kurilsk and causing extensive damage as far away as Hawaii.

Shallow « megathrust » events are more likely to cause tsunamis because they burst through the sea floor and displace huge volumes of water. With a relatively shallow depth of 20.7 km, the latest earthquake was highly likely to create such tsunami risks.

Tsunami waves of around 1.7 metres reached as far as Hawaii, less high than originally expected, but scientists warned that such waves do not have to be especially big to do damage to the relatively low-lying coastlines of Pacific island nations.

Parts of French Polynesia were told to brace for waves as high as 4 metres. Fortunately, minor waves were observed and they did not have a destructive impact. The impact of a tsunami depends on its « run-up » as it approaches coastlines. If there is a very long, shallow run-up to the coast, a lot of the energy can be dissipated over that run-up, but if it is a very steep shelf before the tsunami gets to the coast, the wave height can be higher.

The July 29 earthquake has already triggered at least 10 aftershocks above magnitude M5.0, and they could continue for months. Indeed, large-magnitude earthquakes generate aftershock sequences that start immediately, and some of these can be damaging in their own right. However, their magnitude and frequency normally tend to decrease over time.There is always a chance of a larger event, but that larger event will usually occur relatively soon after, within days or weeks.

The M8.8 event came less than two weeks after an M7.4 earthquake in the same area, which has now been identified as a « foreshock ».

Seismologists confirm that earthquakes are unpredictable. There are no precursors that are scientifically consistent in earthquake sequences. The areas where powerful earthquakes may occur are fairly well identified on Earth, but predictions do not go any further.