Nouvelle mise en garde du Haut Conseil pour le Climat // New warning from the High Council for the Climate

Selon le Haut Conseil pour le Climat (HCC) dont le rapport a été rendu public le 28 juin 2023, la France est durement touchée par le réchauffement climatique et n’est pas prête à y faire face car le pays ne réduit pas suffisamment ses émissions de gaz à effet de serre. Les records de chaleur et la sécheresse observés en 2022 ont eu des « impacts graves en France » et dépassent les capacités des systèmes actuels de prévention et de gestion de crise.
En 2022, la France a enregistré des températures supérieures de 2,9 degrés Celsius à la moyenne 1991-2020. Le président du HCC appelle le gouvernement à sortir de son mode réactif et à élaborer une stratégie d’adaptation préventive et « transformatrice ».
L’agriculture a été durement touchée, avec des rendements agricoles en baisse de 10 à 30 %, tandis que les conditions de sécheresse ont entraîné une « reproduction pratiquement nulle » de certains amphibiens et une « reproduction faible ou anormale » du gibier d’eau.
Les tensions autour de l’eau potable ont touché plus de 2 000 municipalités, tandis que 8 000 autres ont demandé à être reconnues en état de « catastrophe naturelle » en raison de la sécheresse. Cette dernière provoque des fissures dans les bâtiments en raison de la contraction et de la dilatation des sols argileux.
Le système de santé a quant à lui enregistré « un excès de 2 816 décès en 2022 ».
Le rapport du HCC indique également que la France est mal préparée à lutter contre les incendies de forêt et qu’elle a dû faire appel à des renforts de l’étranger. Ces effets sont appelés à s’aggraver avec l’intensification du réchauffement climatique.
Un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du service Copernicus sur le réchauffement climatique dans l’Union européenne, publié à la mi-juin 2023, indique que l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement, avec une augmentation de 2,3 degrés Celsius en 2022, par rapport à l’ère préindustrielle. Le continent, qui se réchauffe deux fois plus que la moyenne mondiale depuis les années 1980, a connu en 2022 l’été le plus chaud jamais enregistré. Des pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni ont connu leur année la plus chaude.
La France s’est engagée à réduire ses émissions de 40 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 1990. Le HCC demande que cet objectif soit renforcé pour tenir compte des nouveaux objectifs européens de 55 %. Le Conseil appelle à une « politique économique d’envergure » nécessitant des financements publics et privés de « l’ordre de 30 milliards d’euros par an d’ici 2030 » pour décarboner l’économie, en donnant la priorité aux transports, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre.
Source : AFP.

Reste à savoir si les recommandations du HCC seront prises en compte par le gouvernement français et par ceux de ces voisins. Jusqu’à présent, on a surtout eu droit à de belles paroles et de belles promesses. Les enjeux économiques ont toujours pris le pas sur l’environnement. Si rien n’est fait pour réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre, nous allons droit dans le mur. Les climatologues nous auront prévenus….

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According to the High Council for the Climate (HCC) whose report was released on June 28th, 2023, France is being badly hit by climate change, and is not prepared for its effects because it is failing to sufficiently reduce its greenhouse gas emissions. The record heat and exceptional drought seen in 2022 have had « serious impacts in France, »  and are more than the current prevention and crisis management systems can cope with.

In 2022, France recorded temperatures at 2.9 degrees Celsius above the 1991-2020 average. The HCC’s president calls on the government to get out of its reactive mode and come up with a pre-emptive and « transformative » adaptation strategy.

Agriculture has been badly hit, with crop yields down 10-30 percent, while the drought conditions have meant « virtually no reproduction » of some amphibians and « low or abnormal reproduction » of waterfowl.

Tensions over drinking water have affected more than 2,000 municipalities, while 8,000 others have requested recognition as « natural disasters » due to the drought, which is causing cracks in buildings as a result of the shrinking and swelling of clay soils.

Meanwhile the health system recorded « 2,816 excess deaths in 2022.

The HCC report also said France was ill-prepared to fight forest fires and has been forced to call in reinforcements from abroad. And these effects are just set to intensify as climate change progresses.

A report by the World Meteorological Organization and the European Union’s Copernicus Climate Change Service, released by mid June 2023, said that Europe is the world’s fastest-warming continent, some 2.3 degrees Celsius hotter last year than in pre-industrial times. The continent, which has been warming at twice the global average since the 1980s, saw its warmest summer on record in 2022, with countries including France, Germany, Italy, Portugal, Spain and the United Kingdom experiencing their warmest year on record.

France has committed to reducing its emissions by 40 percent by 2030, compared with 1990 levels. The HCC wans that this goal needs be strengthened to take account of new European targets of 55 percent. The Council is calling for a « far-reaching economic policy » requiring public and private funding of « the order of 30 billion euros per year between now and 2030 » to decarbonise the economy, giving priority to transport, the largest emitting sector.

Source : AFP.

It remains to be seen whether the HCC’s recommendations will be taken into account by the French government and those of its neighbours. So far, we have been treated to fine words and promises. Economic issues have always taken precedence over the environment. If nothing is done to significantly reduce greenhouse gas emissions, we will be heading straight for disaster. The climatologists have warned us….

Vue inquiétante du réchauffement climatique sur notre planète

Intensification de la foudre dans les Alpes // Increased lightning strikes in the Alps

Une équipe de chercheurs des départements des géosciences, des sciences de l’atmosphère et des statistiques d’Innsbruck a constaté un doublement du nombre d’éclairs à haute altitudes dans les Alpes orientales au cours des 40 dernières années. Leur étude a été publiée dans la revue Climate Dynamics.
L’équipe scientifique d’Innsbruck a reconstitué avec une précision sans précédent l’activité de foudre entre les nuages et le sol dans les Alpes orientales de 1980 à 2019. Les chercheurs ont mis en relation deux sources d’information, toutes deux disponibles à une résolution spatio-temporelle de 32 km x 32 km et sur une durée d’une heure. À partir de ces ensembles de données, ils ont obtenu des informations sur l’activité de foudre grâce à des relevés continus au cours de la dernière décennie. Ils ont également eu accès à des analyses des conditions atmosphériques à une résolution horaire sur les quatre dernières décennies.
Les chercheurs ont constaté que les zones montagneuses, en raison de leur topographie, présentent des conditions favorables au développement des orages. Leurs analyses ont aussi montré que la hausse des températures due au réchauffement climatique entraîne une augmentation de la fréquence des orages et donc de la foudre.
Selon les scientifiques d’Innsbruck, les changements les plus significatifs se sont produits à haute altitude dans les Alpes entre 1980 et 2019. L’activité de foudre a doublé dans les années 2010 par rapport aux années 1980. Dans les zones de haute altitude dans les Alpes orientales, la saison d’orages accompagnés d’éclairs atteint un maximum plus important et commence un mois plus tôt. Pendant la journée, le pic peut être jusqu’à 50 % plus fort, avec plus d’éclairs l’après-midi et le soir.
L’examen approfondi des différents processus sur le terrain complexe des Alpes contribue de manière significative à la compréhension des relations entre la météo, le climat et la foudre. Ceci est important pour la mise en place de mesures préventives visant à protéger les personnes et l’environnement des dégâts potentiels causés par la foudre. .

Source : The Watchers ; Alps: Light­ning activ­ity dou­bled in a few decades – University of Innsbruck – June 20th, 2023.

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A team of researchers from the Departments of Geosciences, Atmospheric Sciences, and Statistics at Innsbruck has reported a doubling in the number of detected lightning strikes in the high altitudes of the European Eastern Alps over the last 40 years. Their study was published in the journal Climate Dynamics.

The Innsbruck team reconstructed the lightning activity of cloud-to-ground lightning in the area of the European Eastern Alps from 1980 to 2019 with unprecedented precision. The researchers linked two sources of information, both available at a spatio-temporal resolution of 32 km x 32 km and one hour. From these datasets they obtained information on lightning activity with seamless records over the last decade. They also accessed analyses of atmospheric conditions at an hourly resolution over the past four decades.

The researchers found that mountainous areas, due to their topography, have favorable conditions for the development of thunderstorms. Their analyses have now shown that the rising temperatures due to global warming are causing the frequency of thunderstorms and thus lightning to increase even further.

According to the Innsbruck scientists, the most intensive changes occurred in the high Alps between 1980 and 2019. Lightning activity doubled in the 2010s compared to the 1980s. In the high-altitude areas of the Eastern Alps, the lightning season reaches a stronger maximum and starts a month earlier. During the day, the peak is up to 50% stronger, with more lightning in the afternoon and evening.

The researchers’ comprehensive examination of different processes over the complex terrain of the Alps contributes significantly to understanding the relationships between weather, climate, and lightning activity. This is important for the appropriate development of preventive measures to protect people and the environment from the potential damage caused by lightning strikes. .

Source : The Watchers ; Alps: Light­ning activ­ity dou­bled in a few decades – University of Innsbruck – June 20th, 2023.

Crédit photo: Météo Samoens

L’inquiétant réchauffement climatique en Europe en 2022 // Europe’s alarming global warming in 2022

Le rapport « The State of the Climate in Europe 2022 », publié conjointement par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et l’agence Copernicus, met en évidence des tendances alarmantes concernant le réchauffement climatique en Europe et ses conséquences sur la société et les écosystèmes.

Le rapport confirme que l’Europe connaît un réchauffement climatique deux fois plus rapide que la moyenne mondiale depuis les années 1980. En 2022, la température moyenne en Europe a été d’environ 2,3°C au-dessus de la moyenne de l’ère pré-industrielle (1850-1900). La température moyenne annuelle en Europe en 2022 se situe entre la deuxième et la quatrième plus élevée jamais enregistrée. Les années 2015 à 2022 ont été les huit années les plus chaudes jamais enregistrées dans tous les ensembles de données.

Sur la planète dans son ensemble, la température moyenne annuelle de surface en 2022 a été de 1,15°C au-dessus de la moyenne pré-industrielle de 1850-1900. Ce chiffre est à comparer aux 2,3°C au niveau européen.

L’été 2022 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe. L’Espagne a enregistré son quatrième été consécutif de sécheresse, affectant ses réserves d’eau qui sont descendues à 41,9 % de leur capacité totale. La France a connu sa période de janvier à septembre la plus sèche, et le Royaume-Uni et la Belgique leur période de janvier à août la plus sèche depuis 1976.

L’Europe a été frappée par plusieurs vagues de chaleur en 2022. L’une des plus sévères a eu lieu à la mi-juillet, avec des températures exceptionnelles dans de nombreux endroits. De nombreux records ont été battus par plus de 3°C, en particulier dans le nord de l’Angleterre et l’ouest de la France.

Au Royaume-Uni, la barre des 40°C a été franchie pour la première fois, avec une température de 40,3°C à Coningsby le 19 juillet 2022.

La France a été particulièrement touchée pendant la saison estivale avec trois vagues de chaleur. Une vague de chaleur anormalement précoce a débuté le mercredi 15 juin. Le 17 juin, des pointes ont été relevées à 41-42°C. Le 18 juin, des records absolus sont tombés. Biarritz, avec 42.9°C, a battu son record de chaleur tous mois confondus. L’indicateur thermique national a atteint la valeur la plus élevée jamais observée lors d’une mi-juin.

La France a traversé un nouvel épisode caniculaire entre le 12 et le 25 juillet, touchant particulièrement la façade ouest.

Une troisième vague de chaleur a commencé le 31 juillet en France. Le thermomètre a grimpé jusqu’à 41.8°C dans l’Aude le 12 août et a dépassé les 40°C sur de nombreuses stations.

Au final, la France a connu en 2022 son année la plus chaude depuis le début des relevés.

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Stockholm, publiée en novembre 2022, suggère qu’en plus des émissions de gaz à effet de serre, une part substantielle de la hausse des températures est liée à la diminution des aérosols en Europe. A cause des gaz à effet de serre, le climat est aussi devenu plus sec à travers le continent, en particulier dans le sud de l’Europe.

Les aérosols anthropiques sur de grandes parties de l’Europe auraient temporairement masqué, jusque 1980 environ, une partie du réchauffement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre. Un renversement de tendance, avec diminution des aérosols au cours de la période 1979-2020, a entraîné une augmentation du rayonnement solaire atteignant la surface du continent européen.

Il faut dire également que les terres ont une capacité thermique inférieure à celle de l’eau, ce qui signifie qu’elles ont besoin de moins de chaleur pour élever leur température.

Parallèlement à la diminution des aérosols, la température en Europe s’est élevée considérablement au cours de la période 1991-2021, à un taux moyen d’environ +0,5 °C par décennie.

Source : global-climat.

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Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, on vient d’apprendre que le mois de juin 2023 a débuté par des températures planétaires élevées. La première moitié du mois a été la plus chaude depuis le début des mesures. Nous avons momentanément dépassé le seuil de 1.5°C, et la chaleur continuera probablement dans les semaines suivantes. Cette probabilité est d’ores et déjà confirmée par la chaleur exceptionnelle enregistrée en Corse le 20 juin 2023. Le thermomètre indiquait 40,2°C dans la ville de Sartène, un record absolu pour un mois de juin sur l’île. Une masse d’air très chaude provenant directement d’Afrique du Nord et la présence du sirocco ont contribué à cette élévation drastique de la température.

La limite de sécurité de 1.5°C établie par le GIEC est une moyenne décennale. Elle a déjà été franchie quelques fois de façon ponctuelle. L’agence Copernicus  cite notamment le mois de décembre 2015 ainsi qu’en février et mars 2016,  qui étaient une période de super-El Nino.

Autres fait particulièrement inquiétant, l’OMM indique qu’au mois de mai, la surface des océans a atteint des températures record. Cette surface réchauffe directement l’air au-dessus de l’eau, ce qui explique les températures élevées que la Terre subit actuellement.

Source : global-climat.

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The report « State of the Climate in Europe 2022 », published jointly by the World Meteorological Organization (WMO) and the Copernicus agency, highlights alarming trends in global warming in Europe and its consequences for society and ecosystems.
The report confirms that Europe’s climate has been warming twice as fast as the global average since the 1980s. In 2022, the average temperature in Europe was around 2.3°C above the average for the pre-industrial era (1850-1900). The average annual temperature in Europe in 2022 was between the second and fourth highest on record. The years 2015 to 2022 were the eight warmest on record in all data sets.
On the planet as a whole, the average annual surface temperature in 2022 was 1.15°C above the pre-industrial average of 1850-1900. This compares with 2.3°C at the European level.
The summer of 2022 was the hottest on record in Europe. Spain recorded its fourth consecutive summer of drought, affecting its water reserves, which fell to 41.9% of their total capacity. France experienced its driest January-September period, and the UK and Belgium their driest January-August period since 1976.
Europe was hit by several heat waves in 2022. One of the most severe occurred in mid-July, with exceptional temperatures in many places. Many records were broken by temperatures in excess of 3°C, particularly in northern England and western France.
In the UK, the 40°C mark was broken for the first time, with a temperature of 40.3°C in Coningsby on July 19th, 2022.
France was particularly hard hit during the summer season, with three heat waves. An unusually early heat wave began on Wednesday June 15th. On June 17th, highs of 41-42°C were recorded. On June 18th, absolute records were set. Biarritz, at 42.9°C, broke its all-month heat record. The national heat indicator reached its highest ever value for mid-June.
France experienced another heatwave between July 12th and 25th, particularly affecting the western seaboard.
A third heat wave began in France on July 31st. The thermometer climbed to 41.8°C in the Aude region on August 12th, and exceeded 40°C at many stations.
All in all, 2022 was France’s hottest year since records began.

A study by researchers at Stockholm University, published in November 2022, suggests that, in addition to greenhouse gas emissions, a substantial proportion of the rise in temperatures is linked to the depletion of aerosols in Europe. Because of greenhouse gases, the climate has also become drier across the continent, particularly in southern Europe.
Anthropogenic aerosols over large parts of Europe would have temporarily masked, until around 1980, part of the warming due to the increase in greenhouse gases. A reversal of this trend, with a decrease in aerosols over the period 1979-2020, has led to an increase in solar radiation reaching the surface of the European continent.
It should also be noted that land has a lower heat capacity than water, which means it needs less heat to raise its temperature.
In parallel with the decrease in aerosols, temperatures in Europe have risen considerably over the period 1991-2021, at an average rate of around +0.5°C per decade.
Source: global-climat.

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As bad news never comes alone, we’ve just learned that the month of June 2023 began with high planetary temperatures. The first half of the month was the hottest since measurements began. Our planet momentarily exceeded the 1.5°C threshold, and the heat is likely to continue in the weeks ahead. This probability is already confirmed by the exceptional heat recorded in Corsica on June 20th, 2023. The thermometer read 40.2°C in the town of Sartène, an absolute record for a month of June on the island. A very hot air mass coming directly from North Africa and the presence of the sirocco contributed to this drastic rise in temperature.
The IPCC safety limit of 1.5°C is a ten-year average. It has already been exceeded on a few occasions. The Copernicus agency cites December 2015 as well as February and March 2016, which were periods of super-El Nino.
In another particularly worrying development, the WMO reports that in May, the surface of the oceans reached record temperatures. This surface directly warms the air above the water, which explains the high temperatures the Earth is currently experiencing.
Source : global-climat.

 

Anomalie thermique pour l’Europe lors de l’été 2022 (Source : Copernicus)

Réchauffement climatique : records en pagaille // Global warming : loads of records

Nous ne sommes qu’à la moitié de l’année 2023 et de nombreux records climatiques sont en train d’être battus, avec des températures en hausse, des océans exceptionnellement chauds, des niveaux record de pollution par le carbone dans l’atmosphère et des niveaux record de manque de glace en Antarctique. Certains scientifiques tirent la sonnette d’alarme, craignant que cette situation soit le signe d’un réchauffement de la planète beaucoup plus rapide que prévu. Ces mêmes scientifiques disent que même si les records sont alarmants, ils ne sont pas surprenants en raison à la fois de l’augmentation continue des gaz à effet de serre et de l’arrivée d’El Niño, qui a un effet de réchauffement global.

Voici cinq preuves montrant à quel point l’année 2023 a déjà battu des records, en sachant que les mois les plus chauds sont à venir.

Températures globales.
Notre planète est déjà plus chaude de 1,2°C qu’à l’époque préindustrielle, et les cinq prochaines années devraient être les plus chaudes jamais enregistrées. 2023 s’annonce comme l’une des plus chaudes à ce jour, et toutes les données montrent que les températures atteignent des niveaux inhabituellement élevés.
Le service européen Copernicus indique que les onze premiers jours de juin 2023 ont vu les températures les plus hautes jamais enregistrées pour cette période de l’année, avec une marge substantielle. C’est également la première fois que la température globale de l’air en juin dépasse les niveaux préindustriels de plus de 1,5 °C.

Des records de chaleur sont battus à travers le monde.
Au Canada, où une vague de chaleur particulièrement sévère a touché une grande partie du pays, les températures ont battu plusieurs records. La chaleur a favorisé le départ des premiers incendies de forêt qui ont brûlé une zone 15 fois plus grande que la moyenne à cette période de l’année, avec des fumées qui ont atteint les États-Unis.
Plusieurs records de chaleur absolus ont également été battus début juin 2023 en Sibérie (voir mes notes précédentes). Certaines parties de l’Amérique centrale, ainsi que du Texas et de la Louisiane sont également confrontées à des températures très élevées. Porto Rico a connu une chaleur extrême en juin, avec des températures de plus de 48 degrés Celsius.
Des régions entières de l’Asie du Sud-Est ont connu leur plus forte vague de chaleur jamais enregistrée, tandis que des températures record en Chine ont anéanti des animaux et des cultures et suscité des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire.

Les températures des océans battent également des records.
Les océans se réchauffent à des niveaux record et rien ne montre que cette tendance va s’arrêter. La hausse des températures à la surface de l’océan a commencé à inquiéter les scientifiques en mars lorsqu’elles ont commencé à grimper, avec une accélération et des niveaux records en avril.
Selon la NOAA, mai 2023 a été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré sur les océans de la planète. C’est un schéma de réchauffement qui dure depuis des années. En 2022, les océans avaient déjà battu des records de chaleur pour la quatrième année consécutive.
Le réchauffement des océans a des conséquences désastreuses, avec notamment le blanchissement des coraux, la mort de la vie marine et l’élévation du niveau de la mer.

La glace de mer antarctique à des niveaux record de faiblesse.
La glace de mer de l’Antarctique est actuellement à son niveau le plus bas jamais enregistré pour cette période de l’année. Certains scientifiques craignent que ce soit un signe supplémentaire que la crise climatique a atteint cette région isolée de la planète.
Fin février 2023, la glace de mer antarctique a atteint sa plus faible étendue depuis le début des relevés dans les années 1970, ce qui confirme une tendance à la baisse très prononcée.
Alors que l’Antarctique est entré dans son hiver et que la glace de mer a recommencé à se former, la surface occupée reste à un niveau record pour cette période de l’année.
Il convient de noter qu’il existe un lien entre ce déclin de la glace de mer antarctique et les eaux chaudes des océans Indien, Pacifique et Atlantique. Un dixième de degré de réchauffement de la température de l’océan suffit à inhiber la croissance de la glace de mer.
La réduction de la glace de mer cause également de graves dégâts aux espèces qui vivent sur ce continent, comme les manchots qui dépendent de la glace de mer pour se nourrir et pour l’éclosion de leurs œufs.

Niveaux record de dioxyde de carbone.
Le niveau de dioxyde de carbone dans l’air, généré par la combustion des combustibles fossiles, a atteint un record en mai, avec 424 parties par million (ppm), avec une avec une hausse constante qui n’avait jamais été observée il y a des millions d’années. Les niveaux de pollution par le carbone, qui alimentent la crise climatique, sont désormais supérieurs de 50 % à ce qu’ils étaient avant le début de la révolution industrielle.
Source : NOAA, NASA, Copernicus, British Antarctic Survey.

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We are only halfway through 2023 and many climate records are being broken, with soaring temperatures, unusually hot oceans, record high levels of carbon pollution in the atmosphere and record low levels of Antarctic ice. Some scientists are sounding the alarm, fearing it could be a sign of a planet warming much more rapidly than expected. They say that while the records are alarming, they are not unexpected due to both the continued rise of planet-heating pollution and the arrival of El Niño, which has a global heating effect.

Here are five bodies of evidence showing just how record-breaking this year has already been, with the hottest months still to come.

Global temperatures.

The world is already 1.2 degrees Celsius warmer than it was in preindustrial times, and the next five years are predicted to be the hottest on record. 2023 is shaping up to be one of the hottest yet, with global data showing temperatures spiking to unusually high levels.

The Copernicus Climate Change Service indicates that the first eleven days of June 2023saw the highest temperatures on record for this time of year by a substantial margin. It is also the first time global air temperatures during June exceeded preindustrial levels by more than 1.5 °C.

Heat records are being broken across the world.

In Canada, where an unusually severe heatwave has been blanketing much of the country, temperatures have broken multiple records. The heat has helped set the stage for early wildfires burning an area about 15 times bigger than average for this time of the year, with smokes drifting into the United States.

Several all-time heat records were also broken in early June 2023 in Siberia (see my previous posts). Parts of Central America, as well as Texas and Louisiana are also facing very high temperatures. And Puerto Rico experienced extreme heat this June, with temperatures feeling like more than 48 degrees Celsiust.

Swaths of Southeast Asia have experienced their harshest heatwave on record, while record temperatures in China have killed animals and crops and sparked concerns about food security.

Ocean temperatures are breaking records too.

Oceans are heating up to record levels and show no sign of stopping. Rising ocean surface temperatures began alarming scientists in March when they started to climb and then skyrocketed to reach record levels in April.

According to NOAA, May 2023 was the hottest May on record for the world’s oceans. It’s a pattern of warming that has been going on for years. In 2022, the world’s oceans broke heat records for the fourth year in a row.

Ocean warming poses dire consequences, including coral bleaching, the die-off of marine life and rising sea levels.

Antarctic sea ice at record lows.

Antarctica’s sea ice is currently at record lows for this time of year, with some scientists concerned it is a further sign the climate crisis has arrived in this isolated region.

In late February 2023, Antarctic sea ice reached its lowest extent since records began in the 1970s, confirming a very steep downward trend.

As the Antarctic has moved into its winter, and the sea ice has started to grow again, levels are still tracking at record low levels for this time of year.

It should be noted that there is a link between this decline os Antarctic sea ice and the warm waters off the Indian, Pacific and Atlantic Oceans. Even a tenth of a degree of warming is enough to inhibit sea ice growth.

The decline in sea ice also poses severe harm to the continent’s species, including penguins who rely on sea ice for feeding and hatching eggs.

Record carbon dioxide levels.

The levels of carbon dioxide in the air, released from the burning of fossil fuels, hit a record in May, with 424 parts per million, a steady climb further into territory not seen for millions of years.. Carbon pollution levels, which fuel the climate crisis, are now more than 50% higher than they were before the Industrial Revolution began..

Source : NOAA, NASA, Copernicus, British Antarctic Survey.

Concentrations de CO2 au sommet du Mauna Loa (Hawaii) le 16 juin 2023 (Source : NOAA)

 

Images montrant l’impact de la vague de chaleur sur un réservoir de Catalogne entre le 21 mars 2021 et le 12 avril 2023.