Les émissions de SO2 du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s SO2 emissions (Hawaii)

Comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, les gaz volcaniques – le dioxyde de soufre (SO2) en particulier – posent des problèmes sanitaires dans la zone où les fissures éruptives se sont ouvertes. Le HVO explique que lorsque le magma est dans les profondeurs de la Terre, le gaz reste dissous car il est soumis à une forte pression. Cette pression diminue à mesure que le magma monte vers la surface et le gaz parvient alors à s’échapper en formant des bulles dans le magma liquide. Le processus est semblable à ce qui se passe quand on ouvre une bouteille d’eau gazeuse. Il y a en général une augmentation des émissions de SO2 juste avant que la lave atteigne la surface car le gaz s’échappe du magma pendant son ascension.
Les capteurs embarqués à bord du satellite Suomi NPP de la NASA ont pu détecter les premiers signes d’activité sur le Kilauea. Les images ci-dessous montrent des concentrations élevées de SO2 le 5 mai, quelques jours après l’ouverture des nouvelles fractures.
Le graphique en dessous met en évidence la variabilité des émissions de SO2 – observée par les capteurs à bord du satellite – entre janvier et mai 2018.
L’interprétation des données satellitaires concernant le SO2 pour des événements tels que l’éruption actuelle est compliquée car il existe plusieurs sources de SO2 qui se mélangent pour former le panache volcanique. Le Kilauea possède plusieurs sources d’émissions de SO2: la caldeira sommitale, le cratère du Pu’u ‘O’o sur l’East Rift Zone, et maintenant le nouveau site éruptif dans les Leilani Estates. Il est souvent très difficile de distinguer les panaches individuels en provenance de ces sources avec la résolution spatiale proposée par le satellite. Malgré tout, il semble y avoir une augmentation globale qui coïncide avec la dernière activité.
Un autre capteur satellitaire – l’ Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer (ASTER) – radiomètre installé sur le satellite Terra de la NASA, a détecté des émissions de SO2 le 6 mai 2018 (voir image ci-dessous) Quand le satellite a survolé Hawaii, la principale source de SO2 semblait provenir de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea, mais un panache important s’étirait aussi au sud-ouest des fractures dans les Leilani Estates. Jusqu’à présent, les alizés ont poussé les nuages de SO2 vers le large, mais Hilo et d’autres localités au nord-ouest des Leilani Estates pourraient voir la qualité de l’air se dégrader si les alizés faiblissaient.
Source: USGS / HVO.

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As I put it several times before, volcanic gases – sulphur dioxide (SO2) above all – poses health problems in the area where the eruptive fissures have opened. HVO explains that when magma is deep underground, the gas remains dissolved because of the high pressure. However, pressure diminishes as magma rises toward the surface, and gas comes out, forming bubbles in the liquid magma. The process is similar to what happens when a bottle of soda is opened. There is usually an increase in SO2 output right before lava reaches the surface, as the gas escapes from the ascending magma.

Sensors onboard the Suomi NPP satellite have begun to detect signs of activity at Kilauea. The images below show elevated concentrations of SO2 on May 5th, a few days after the new fissures opened up.

The chart below underscores the significant natural variability in SO2 emissions as observed by the sensors onboard the satellite between January and May 2018.

Interpreting the satellite SO2 data for events like the current eruption is complicated because there are multiple SO2 sources that combine to form the volcanic plume. Kilauea volcano has several sources of SO2 degassing: the summit caldera; the Pu’u ‘O’o vent on the East Rift Zone; and now the new eruption site in Leilani Estates. It can be very hard to distinguish individual ‘plumes’ from these SO2 sources with the spatial resolution that we have from the satelite, but there seems to be an overall increase that coincides with the latest activity.

Another satellite-based sensor – the Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer (ASTER) on NASA’s Terra satellite – observed SO2 emissions on May 6th, 2018 (see image below) When ASTER passed over Hawaii, the largest source of SO2 appeared to be coming from Kilauea’s summit crater, but there was also a sizable plume streaming southwest from the fissures in Leilani Estates. So far, trade winds have pushed the toxic gas offshore, but Hilo and other communities northwest of Leilani Estates could see air quality deteriorate if the trade winds weaken.

Source : USGS / HVO.

Emissions de SO2 sur le Grande Ile d’Hawaii entre le 30 avril et le 5 mai 2018

(Source: USGS)

Variations des émissions de SO2 entre le 1er janvier et le 5 mai 2018 (Source : USGS)

Image satellite acquise le 6 mai 2018 (Source : NASA)

Eruption du Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

7 heures (heure française): Le HVO indique que l’activité volcanique a cessé au niveau des 15 fractures éruptives dans la subdivision des Leilani Estates. Cependant, ces mêmes fractures continuent d’émettre des gaz nocifs. Les alizés devraient faiblir en fin de semaine ; en conséquence, les habitants doivent être prudents et se méfier de la présence d’importantes quantités de dioxyde de soufre (SO2) dans l’air ambiant. L’activité sismique, les déformations du sol et les émissions de SO2 montrent qu’il faut s’attendre à de nouvelles émissions de lave. Elles pourraient se produire aussi bien en amont (vers le sud-ouest) qu’en aval (vers le nord-est) le long de la zone de rift. Il n’est pas exclu, non plus, d’assister à une réactivation des fractures existantes.

Puna Geothermal Venture (PGV) a terminé l’évacuation du pentane qui a été transféré au Shipman Industrial Park.

Il semble que l’éruption soit en train de marquer le pas dans la Lower East Rift Zone. Comme je l’ai écrit précédemment, il y a fort à parier que la majeure partie du magma qui était stocké dans les réservoirs peu profonds du Kilauea soit maintenant sortie dans les Leilani Estates. De nouvelles ouvertures de fractures restent possibles, mais je ne pense pas que la destruction sera aussi importante qu’au cours des derniers jours.
Le HVO a publié deux impressionnantes vidéos en accéléré de la vidange de l’Overlook Crater dans l’Halema’uma’u. Vous pouvez les voir en cliquant sur ces liens:

 https://youtu.be/EEzcXiFu4s8

https://youtu.be/xe3M_bx3vX8

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7 a.m. (French time): Hawaiian Volcano Observatory (HVO) indicates that volcanic activity has paused at all 15 fissures in the Leilani Estates subdivision. Hazardous fumes continue to be released. Due to a forecast of decreasing tradewinds, residents are advised to be careful and watch for increased levels of sulphur dioxide (SO2) in the latter part of the week. Seismic activity, ground deformation, and continuing high emission rates of SO2 indicate additional outbreaks of lava are likely. The location of future outbreaks could include areas both uprift (southwest) and downrift (northeast) of the existing fissures, or resumption of activity at existing fissures.

Puna Geothermal Venture (PGV) has completed the removal of all pentane that was transfered to Shipman Industrial Park.

Thus, it seems the eruption has paused in the Lower East Rift Zone. As I put it previously, the odds are that the major part of the magma that was stored in Kilauea’s shallow reservoirs has now emerged in the Leilani Estates. More openings of fissures are still possible but I do not think the destruction will be as large as during the past days.

HVO has released two impressive time lapse videos of the drainage of the Overlook Crater. You can see them by clicking on these links:

 https://youtu.be/EEzcXiFu4s8

https://youtu.be/xe3M_bx3vX8

Crédit photo: HVO

Eruption du Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

9h00 (heure française): L’éruption se poursuit le long de la Lower East Rift Zone du Kilauea, dans la subdivision des Leilani Estates. De nouvelles fractures parcourues de bouches éruptives actives se sont ouvertes au cours de la matinée du 5 mai 2018, et l’apparition d’autres fractures actives est probable dans la région.
Un épisode de déflation est toujours observé au sommet du Kilauea et le niveau du lac de lave continue de baisser. Il n’y a pas de coulées de lave actives dans le secteur du Pu’uO’o.
Des répliques du séisme M6.9 sont toujours enregistrées et d’autres devraient se produire, avec des répliques plus importantes provoquant des éboulements et des nuages ​​de cendre au-dessus des cratères du Pu’uO’o et de l’Halema’uma’u.
L’USGS a publié des cartes qui montrent où la lave pourrait sortir des fractures si l’éruption continue. La carte ci-dessous montre l’emplacement des fissures éruptives dans l’ordre de leur apparition dans la subdivision des Leilani Estates le 10 mai 2018 à 10h. Les lignes bleues sont les pentes les plus raides susceptibles d’être empruntées par les coulées de lave.
La Protection Civile confirme qu’en ce moment cinq maisons ont été détruites par la lave. Elle rappelle également que les habitants des Leilani Estates et Lanipuna Gardens ont été placés en état d’évacuation et que des centres d’hébergement provisoires sont disponibles.
Une restriction d’utilisation de l’eau est en vigueur pour les habitants de la subdivision des Leilani Estates et en aval. Toutes les habitations du secteur de Kapoho sont concernées par cette situation d’urgence. Des points d’eau ont été installés près de l’entrée du Lava Tree National Monument et une citerne a été placée à Vacationland pour un accès public à l’eau potable.
La Protection Civile explique encore une fois que le dioxyde de soufre représente une menace pour toutes les personnes qui se trouvent exposées et qui doivent donc se montrer extrêmement vigilantes.
Sources: USGS, HVO, journaux locaux.

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13 heures (heure française): Dans une mise à jour diffusée le 5 mai à 18h45.(heure locale), les scientifiques du HVO ont confirmé qu’aucune nouvelle bouche éruptive n’est apparue à la suite des huit fractures déjà identifiées dans les Leilani Estates. La fracture 7 a cessé d’émettre de la lave en milieu d’après-midi. Une nouvelle fracture s’est ouverte dans la soirée près des fractures 2 et 7, avec des fontaines de lave qui atteignaient jusqu’à 70 mètres de hauteur. La Protection Civile a indiqué que la lave a déjà détruit cinq maisons et on observe des émissions gazeuses toxiques – de SO2 en particulier – sur le site de l’éruption ; elles représentent une menace pour toute personne exposée.
La sismicité et la déformation révèlent l’accumulation continue de magma dans la zone du rift.
Les subdivisions des Leilani Estates et des Lanipuna Gardens restent en état d’évacuation. La région continue d’être dangereuse en raison de l’ouverture de bouches éruptives, la sismicité et les émissions gazeuses. Pour le moment, il n’est pas question de permettre aux habitants des zones évacuées de rentrer chez eux.
Les inclinomètres au sommet du Kilauea continuent d’enregistrer la tendance déflationniste. Les données satellitaires montrent qu’entre le 23 avril et le 5 mai 2018, le plancher de la caldeira sommitale s’est affaissé d’environ 10 centimètres. En parallèle avec cette tendance déflationniste, le niveau du lac de lave dans l’Overlook Crater a chuté d’environ 128 mètres sous la lèvre du cratère depuis le 30 avril.
Sources: HVO, Protection Civile.

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16 heures (heure française): J’ai délaissé momentanément le Piton de la Fournaise où le tremor décline régulièrement, comme les fois précédentes. On se dirige vers la lente agonie de l’éruption. A Hawaii, l’éruption revêt une autre ampleur car elle se déroule dans des zones habitées.

Le Hawaï Tribune Herald indique (information publiée à 00h05 le 6 mai) qu’après deux jours d’activité volcanique destructrice dans le district de Puna, les habitants ont connu un moment de soulagement en fin de journée le 5 mai quand ils ont constaté que les huit bouches éruptives avaient cessé d’émettre de la lave. Cinq maisons ont été détruites dans les Leilani Estates, mais samedi après-midi la lave ne coulait plus et la sismicité s’était calmée. Cependant, le HVO fait remarquer que l’activité volcanique devrait reprendre après cette pause, comme ce fut le cas au début de l’éruption dans les Leilani Estates. Toutes les indications montrent que l’intrusion magmatique reste active, et la possibilité d’une reprise de éruption reste présente. De plus, les bouches éruptives semblent reliées par la lave qui s’en échappe.
Les autorités espèrent autoriser certaines personnes évacuées à retourner brièvement chez elles, le temps de récupérer des objets de valeur et des documents, à condition que les gaz volcaniques le permettent.

Depuis que les fractures éruptives se sont ouvertes dans les Leilani Estates, crachant de la lave et du SO2, tout le monde dans la partie sud du District de Puna est devenu géologue amateur ou volcanologue, convaincu de savoir quelle zone sera sure et quelle autre subira les assauts de la lave.

Cependant, il n’y a pas deux semaines, personne ne s’attendait à voir la lave du Kilauea sortir du sol dans les Leilani Estates, avec des séismes qui ont fait vcraindre le déclenchement d’un tsunami.
La subdivision des Leilani Estates est divisée en  parcelles d’un et plusieurs acres avec vue sur l’océan. C’est le contraire dans les Nanawale Estates où se regroupent quelque 650 maisons modestes. Avant que l’activité sismique débute dans la subdivision de Leilani et que s’ouvrent les fractures éruptives, il aurait été difficile de trouver quelqu’un à Nanawale pensant subir le même sort. Leilani est située au cœur de l’East Rift Zone du Kilauea, tandis que Nanawale est situées juste au nord-est des Leilani Estates et est considéré comme étant à l’extérieur de la zone de rift. Le problème, c’est que le séisme de vendredi a secoué la région qui a été envahie par une odeur d’œuf pourri. Tout le monde craint maintenant que Nanawale subisse le même sort que la subdivision de Leilani.
Source: Honolulu Advertiser.

 

La question que tout le monde se pose –surtout les habitants des zones évacuées – est la suivante : L’éruption va-t-elle durer encore longtemps ? Personne – sauf Madame Pele – n’est capable de donner une réponse fiable.

En prenant en compte le diamètre de l’Overlooc Crater (250 mètres) et la hauteur de lava évacuée au cours des derniers jours (128 mètres), on arrive à un volume de 6 280 000 mètres cubes qu’il faudrait réduire légèrement, car les parois du cratère on tendance à se rapprocher vers le fond. On peut donc raisonnablement affirmer qu’environ 6 millions de mètres cubes de lave se sont échappés de l’Overlook Crater. A cela vient s’ajouter le volume que retenait le Pu ‘uO’o, sans parler de la lave qui circulait dans le réseau entre les deux sites éruptifs.

Je n’ai vu nulle part une estimation du volume de lave vomi par les 8 fractures dans les Leilani Estates, mais il doit être bien inférieur aux chiffres ci-dessus. En estimant que chaque fracture se soit ouverte sur 200 mètres de longueur, avec des accumulations de lave de 3 mètres de hauteur et sur une largeur de 20 mètres de part et d’autres des fractures, on arrive à un volume émis d’environ 200 000 mètres cubes qui est loin du chiffre proposé précédemment.

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22 heures (heure française): Une mise à jour de la Protection Civile publiée le dimanche 6 mai 2018 à 8h15 (heure locale) indique que 2 nouvelles fractures sont apparues entre Leilani et Malama Street près de Luana et Kupono Street le 5 mai dans la soirée, ce qui porte le nombre total de fractures éruptives à 9 en ce moment. Les projections de lave et les émissions de gaz toxiques continuent entre Mohala et  Pomaika’i Street.
La Protection Civile confirme qu’à ce jour, au moins 9 maisons ont été détruites.
Si les conditions le permettent, les habitants des Leilani Estates ayant une maison entre la Highway 130 et Maile Street seront autorisés entre 8 h et 18 h à entrer dans le lotissement pour récupérer les animaux de compagnie, des médicaments et des documents essentiels. Les habitants devront récupérer leurs articles rapidement afin que d’autres habitants puissent faire de même. Ils devront fournir une pièce d’identité et la preuve qu’ils résident dans la subdivision de Leilani. Un premier point de contrôle est mis en place par la police au niveau des Highway 130 et Highway 132. Un autre point de contrôle se trouve au niveau de la Highway 130 et de Leilani Streeet.
Aucun accès n’est autorisé pour le moment aux habitants de Lanipuna Gardens en raison des gaz volcaniques toxiques.
Source: Big Island Now.

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9:00 (French time) : The eruption continues along Kilauea’s Lower East Rift Zone within the Leilani Estates subdivision. Additional fissure vents producing spatter and small lava flows developed early in the morning of May 5th, 2018, and additional outbreaks in the area are likely.

Deflationary tilt at the summit of the volcano continues and the lava lake level continues to drop. There is no active lava in the Pu’uO’o area.

Aftershocks from the M6.9 earthquake continue and more should be expected, with larger aftershocks potentially producing rockfalls and associated ash clouds above Pu’uO’o and Halema’uma’u Crater.

USGS has released maps that show where the lava from the fissures could possibly flow if they keep erupting. The map below shows the locations of eruptive fissures in the order that they occurred in the Leilani Estates Subdivision as of 10 a.m. on May 5th, 2018. The blue lines are paths of steepest descent that identify likely paths of a lava flow.

The Civil Defense confirms that at this time, five homes have been destroyed. It also reminds residents that Leilani Estates and Lanipuna Gardens residents have been placed on evacuation notice and that shelters are available.

An emergency water restriction is in effect for residents of Leilani Estates Subdivision and below. All residences in the Kapoho area will be affected by this water emergency.  Water spigots have been installed near the entrance of Lava Tree State Park and a water tanker has been placed in Vacationland for public drinking water access.

The Civil Defence explains again that high levels of sulfur dioxide are a threat to all who become exposed. All are asked to be on the extreme alert to exposure to this gas..

Sources : USGS, HVO, Local newspapers.

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13:00 (French time): In an update released on May 5th at 6:45 p.m. (local time), HVO scientists confirmed that no new lava outbreaks have emerged beyond the eight fissures that have already been identified in Leilani Estates. Fissure 7 stopped erupting in mid-afternoon. A new fissure erupted in the evening near fissures 2 and 7, and lava fountains reached as high as about 70 metres. However, Civil Defence officials caution that the fissures have already destroyed five homes and continue to emit hazardous fumes in the subdivision. There are reports of extremely dangerous air quality conditions due to high levels of SO2 in the evacuation area, which can be a threat to anyone exposed.

Seismicity and deformation are consistent with continued accumulation of magma within the rift zone.
The subdivisions of Leilani Estates and Lanipuna Gardens remain under evacuation orders. The area continues to be unstable with volcanic venting and related hazards of earthquake and poisonous gases ongoing. For the moment, there is no question to allow residents of the evacuated areas to go back home.

Tiltmeters at the summit of Kilauea Volcano continue to record the deflationary trend of the past several days. Satellite data show that between April 23rd and May 5th, 2018, the summit caldera floor subsided about 10 centimetres. Corresponding to this deflationary trend, the summit lava lake level in the Overlook Crater has dropped about 128 metres below the crater rim since April 30th.

Sources: HVO, Civil Defence.

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16:00 (French time): I have momentarily left the eruption of Piton de la Fournaise where the tremor is slowly declining, announcing the near end of the eruption. In Hawaii, the eruption is far more serious as lava has appeared in populated areas.

The Hawaii Tribune Herald indicates (report posted at 12:05 on May 6th) that after two days of destructive volcanic activity in lower Puna, residents received some relief late on May 5th when the eight vents that had been emitting lava earlier in the day went quiet. Five homes were confirmed destroyed in the Leilani, but by Saturday afternoon all of the vents had stopped expelling lava, and the earthquakes that had rocked the region a day earlier had subsided. However, officials cautioned volcanic activity from Kilauea volcano likely will ramp up again. All indications show this intrusion remains active, and the possibility of an eruption is still there. Officials said the vents also appear to be “connected” by the lava that flow from them.

Authorities hope to allow some evacuees to briefly return to their homes, but only to retrieve valuables and documents, prodided noxious volcanic gases allow them to do so.

Since the eruptive fissures opened up in Leilani Estates, spitting lava and SO2, it seems that everyone in South Puna has become an amateur geologist and volcanologist, convinced they know which communities are safe and which ones are vulnerable to further outbreaks.

However, no one two weeks ago predicted that lava from Kilauea would suddenly shoot from the ground in Leilani Estates, along with earthquakes and fears that all the shaking would trigger a tsunami.

The Leilani Estates subdivision is filled with one- and multi-acre parcels boasting ocean views. It’s a clear contrast to Nanawale Estates, where roughly 650 modest homes are packed together. Before earthquakes began rumbling underground and opening fissures in Leilani Estates, it would have been hard to find anyone in Nanawale Estates who thought they might experience the same fate. The former is located in the heart of Kilauea’s East Rift Zone risk area, while the latter is just northeast of Leilani Estates and is considered just outside of the East Rift Zone. But Friday’s earthquake shook the area which was invaded with the overwhelming smell of rotten eggs. Everybody now fears their area might encounter the same fate at the Leilani subdivision.

Source : Honolulu Advertiser.

 

The question everyone – especially residents of the evacuated areas – isasking is: Will the eruption last a long time? Nobody – except Madam Pele – is able to give a reliable answer.
Taking into account the diameter of the Overlooc Crater (250 metres) and the height of lava evacuated in recent days, we get to a volume of 6 280 000 cubic metres that should be reduced slightly because the walls of the crater tend to get closer towrds the bottom. It is reasonable to say that about 6 million cubic metres of lava escaped from the Overlook Crater. Added to this is the volume held by Pu’uO’o, not to mention the lava circulating in the network between the two eruptive sites.
I did not see any estimate of the volume of lava vomited by the 8 fractures in the Leilani Estates, but it must be well below the figures above. Estimating that each fracture opened on a length of 200 metre, with accumulations of lava 3 metres high and 20 meters wide on both sides of the fractures, one finds an emitted volume of about 200 000 cubic metres which is far from the figure previously suggested.

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22:00 (French time): A Civil Defense update released on Sunday May 6th, 2018 at 8:15 a.m. (local time) indicates that 2 more fissures emerged between Leilani and Malama Street near Luana and Kupono Street on May 5th in the evening, bringing the total number of fissures to 9 at this time. Active venting of lava and hazardous fumes continue between Mohala and Pomaika’i Street.

It is confirmed that at this time, at least 9 homes have been destroyed.

Conditions permitting, Leilani Estates residents with property between Highway 130 and Maile Street will be allowed to enter the subdivision to complete evacuation of pets, medicine, and vital documents left behind between the hours of 8 a.m to 6 p.m. Residents should retrieve their items expeditiously so others may go in after them. They will be required to provide identification and proof of residency in Leilani Subdivision.  Primary Police checkpoint is established at Highway 130 and 132. A secondary checkpoint is at Highway 130 and Leilani Street.

No access is allowed at this time for residents of Lanipuna Gardens due to dangerous volcanic gases.

Source: Big Island Now.

Source: USGS

Ambae (Vanuatu)

L’automne dernier, Ambae a fait la une des journaux lorsque près de 13 000 personnes ont dû être évacuées suite à des éruptions de plus en plus violentes. J’ai écrit plusieurs articles entre septembre et novembre 2017 pour expliquer ce qui se passait au Vanuatu. L’activité s’est calmée au bout de quelques semaines et les gens ont pu retourner chez eux. Après le mois de novembre, l’activité éruptive s’est stabilisée, avec quelques panaches de vapeur et de cendre en provenance du Lac Voui dans la caldeira.
Dans le magazine Discover, Erik Klemetti, professeur de sciences de la Terre à l’Université Denison, indique qu’à partir de la mi-mars 2018, l’activité volcanique s’est de nouveau intensifiée. La cendre émise par les éruptions est retombée sur les zones habuitées et agricoles, contaminant l’eau et devenant un danger potentiel pour les personnes revenues vivre sur l’île.
Ces nouvelles éruptions ont également marqué un changement car elles est ont émis plus de cendre que celles de l’automne 2017. Il a de nouveau été conseillé à la population d’évacuer l’île en raison de cette nouvelle activité qui s’ajoutait à des inondations majeures causées par un cyclone.
Bien que les éruptions observées depuis la mi-mars 2018 n’aient pas fait l’objet d’articles de presse comme celles de l’automne 2017, elles ont pourtant eu des conséquences plus significatives. Un volumineux panache de dioxyde de soufre (SO2) émis par Ambae au début du mois d’avril était visible sur l’imagerie de l’OMI (Ozone Monitoring Instrument) embarqué sur le satellite Aura de la NASA. L’éruption survenue le 5 avril a probablement émis les plus grandes quantités de SO2 depuis l’éruption du Calbuco au Chili en 2015. L’événement n’a pas été relaté par les médias, probablement parce qu’il semble avoir eu lieu pendant la nuit, mais il a produit des quantités considérables de cendre chargées de SO2 qui ont atteint 6 kilomètres de hauteur. Le 8 avril, le panache de SO2 émis par l’éruption s’étendait depuis la côte orientale de l’Australie jusqu’à Tahiti.
C’est bien connu, le dioxyde de soufre est l’un des principaux gaz émis par les volcans. S’il atteint la stratosphère – à environ 15 000 mètres à la latitude du Vanuatu – il peut se propager rapidement et refroidir la basse atmosphère, niveau où le SO2 est converti en particules de sulfate qui réfléchissent ou absorbent le rayonnement solaire. Si elles se rapprochent du sol, elles peuvent provoquer des pluies acides qui endommagent les cultures, comme cela a été observé à Ambae lors de la nouvelle activité éruptive.
Le niveau d’alerte à Ambae est maintenu à 3, avec une zone d’exclusion de 3 kilomètres autour du lac dans la caldeira sommitale qui est le siège des éruptions.
Source: Discover Magazine.

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During the last autumn, Ambae made headlines after almost 13,000 people had to be evacuated due to the increasingly violent eruptions. I wrote several posts between September and November 2017 to explain what was happening in Vanuatu. The activity subsided after a few weeks and people were able to return to their homes. Since November of last year, the volcano settled down, producing minor steam-and-ash plumes from the summit caldera lake, Lake Voui.

In the Discover magazine, Erik Klemetti, a professor of Geosciences at Denison University, explains that, starting in mid-March 2018, the volcano became more restless again. Ash from eruptions fell on residential and agricultural regions, contaminating water and potentially becoming a real hazard for the people who had come back to live on the island again.

These new eruptions marked a change as they became more ash-rich, explosive events versus the types that occurred in the fall of 2017.  There were calls for renewed evacuations of the island’s residents due to this new bout of activity, along with some major flooding caused by a cyclone.

Although the eruptions that have been observed since mid-March 2018 have not made the news like the ones in the autumn 2017, they might be even more significant. A large sulphur dioxide (SO2) plume emitted from Ambae in early April could be seen on the imagery from the Ozone Monitoring Instrument (OMI) onboard NASA’s Aura satellite. The eruption that occurred on April 5th may have emitted the largest quantities of SO2 since the 2015 eruption at Calbuco in Chile. This event was not related by the media because it seems to have happened at night, but it produced significant ash during one of these eruptions. The SO2-laden ash columns earlier in the week reached as high as 6 kilometres. By April 8th, the SO2 plume from the eruption was spreading from the eastern coast of Australia to Tahiti.

Sulphur dioxide is one of the major gases emitted by volcanoes. If it reaches the stratosphere, about 15,000 metres at the latitude of Vanuatu, then it can be spread rapidly and has the potential for cooling the lower atmosphere as SO2 is converted to sulphate particles that reflect or absorb solar radiation. If it gets closer to the ground, it may cause acid rain which is damaging to crops, as has been reported at Ambae during the new eruptive activity.

The alert level at Ambae is kept at 3, with a 3-kilometre exclusion zone around the summit caldera lake, where the eruptions are located.

Source: Discover Magazine.

Vue satellitaire du panache de cendre d’Ambae le 27 mars 2018 (Source : NASA)