Yellowstone: La bêtise humaine n’a pas de limites ! // Yellowstone: Human stupidity has no limits !

drapeau-francaisQuatre Canadiens vont devoir rendre des comptes pour avoir piétiné les abords particulièrement fragiles du Grand Prismatic dans le Parc National de Yellowstone. Des vidéos réalisées par des témoins montrent les quatre individus en train de déambuler au bord du bassin hydrothermal.
https://youtu.be/wwZVr0VQvrU?t=2 

Les quatre personnes ont été identifiées et des mandats d’arrêt ont été émis. Depuis le délit, les membres du groupe ont écrit sur Facebook qu’ils « parcourent le monde pour vivre, s’amuser et réaliser des vidéos de leurs aventures. » Ils commercialisent aussi une ligne de vêtements et publient les photos sur les réseaux sociaux.
Le groupe a par la suite reconnu que la décision de marcher sur le sol écologiquement sensible du Grand Prismatic était une «erreur regrettable» et a présenté ses excuses sur Facebook. Leurs propres photos les montrant en train de déambuler sur le site ont été retirées, mais de nombreux autres clichés réalisés par des personnes présentes ont été partagés en ligne.
On ne sait pas encore quelles sanctions seront prises contre les quatre Canadiens. Cependant, un journal du Wyoming rappelle qu’un touriste hollandais qui a fait s’écraser un drone dans le Grand Prismatic en 2014 a été condamné à une amende de 1000 dollars et a dû payer une somme supplémentaire de 2 200 dollars pour récupérer son engin.
Le Grand Prismatic est l’une des sources hydrothermales les plus populaires à Yellowstone. Un sentier en caillebotis a été aménagé pour que les visiteurs soient en sécurité et afin de protéger le site. De nombreux panneaux invitent à ne pas quitter le sentier.
Un porte-parole du Parc a par ailleurs déclaré que le groupe n’avait pas de permis de filmer sur le site, ce qui est obligatoire si le film est destiné à des fins commerciales. Filmer sans permis dans ces conditions à Yellowstone est un délit passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5000 dollars.
Cet incident à Yellowstone est le dernier d’une série montrant ce que l’on ne doit pas faire dans un parc national. La semaine dernière, des touristes ont embarqué un bébé bison dans leur 4X4 et sont repartis avec l’animal parce qu’ils pensaient qu’il avait froid. L’animal a ensuite été euthanasié. Il y a également de nombreux cas de blessures de touristes qui s’étaient approchés trop près de bisons pour réaliser des selfies.

Quand je vous dis que la bêtise humaine n’a pas de limites…
Source: The Huffington Post.

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drapeau-anglaisFour Canadians face criminal charges for stomping on the ecologically sensitive grounds of Yellowstone National Park’s Grand Prismatic Spring. Footage taken by eyewitnesses showed the four people walking on the delicate grounds of the spring.

https://youtu.be/wwZVr0VQvrU

They have been identified and warrants have been issued for their arrest.

The group wrote on Facebook that they “travel the world for a living and make fun and adventurous videos.” They also sell a line of clothing and post photos on social media.

The group later called the decision to walk on the ecologically sensitive grounds of the Grand Prismatic Spring an “unfortunate error” and apologized on Facebook. They also removed the photos of themselves walking on the spring, but many images of them off the trail were shared online:

It’s not yet clear what penalties the four Canadians will face. However, a Wyoming newspaper reported that a Dutch tourist who crashed a drone into the spring in 2014 was fined $1,000 and had to pay an additional $2,200 in restitution.

The Grand Prismatic is one of the most popular features in Yellowstone. It has a boardwalk to keep visitors safe and protect the grounds, and there are numerous signs warning people not to venture out of it.

In addition, a park spokesman said that the group didn’t have a permit to film on the location, which is required for commercial efforts. Filming without a permit is a misdemeanour with a potential fine of up to $5,000.

This incident was the latest in a string of examples at Yellowstone showing exactly what you shouldn’t do in a national park. Last week, tourists pulled a baby bison into their SUV and drove off with it because they thought it was cold. The animal was later euthanized.

There have also been a series of injuries caused by tourists getting too close to bison to pose for selfies.

Source: The Huffington Post.

Grand Prismatic blog 01

Grand Prismatic blog 02

Grand Prismatic blog 03

Grand Prismatic blog 04

Le Grand Prismatic: Une merveille de la Nature.

Drone

Il est interdit de faire voler des drones à Yellowstone et dans tous les parcs nationaux aux Etats Unis.

(Photos: C. Grandpey)

Facebook au secours de la volcanologie ! // How Facebook can help volcanology !

drapeau francaisLes réseaux sociaux deviennent de plus en plus populaires de nos jours mais une équipe de chercheurs de l’Université d’Alaska à Fairbanks les utilise différemment, avec les mises à jour quasiment en temps réel d’un travail sur le terrain en Italie.
Leur page Facebook « Social window: Volcano Research in Italy — 2013 » permet de mieux connaître la vie quotidienne et les activités de l’équipe sur les flancs du Stromboli. Les scientifiques y testent un moyen peu coûteux de surveiller les volcans et de collecter des données en utilisant des webcams classiques et en comparant les images recueillies avec celles fournies par les dispositifs d’imagerie thermique gourmands en énergie généralement utilisés dans les volcans. Cette nouvelle expérience pourrait permettre de contrôler les volcans du monde entier plus facilement et à moindre coût.
La plupart des caméras utilisées par l’équipe scientifique sont semblables à celles que l’on voit tous les jours, mais avec une finalité différente. Par exemple, les chercheurs utilisent les petites caméras de sécurité habituellement fixées au plafond d’une boutique pour la surveillance ou les webcams  placées sur un ordinateur pour la visiophonie sur Internet. Comme le dit un chercheur: «Ces dispositifs permettent non seulement d’économiser beaucoup d’argent, mais beaucoup de gens ont accès à ce type d’appareils. »
Toutefois, il est impossible – du moins pour le moment – de surveiller tous les volcans du monde de cette façon et publier les résultats sur Facebook. Stromboli est parfait parce que le volcan est à portée des signaux Internet mais le système ne fonctionnerait pas dans des endroits éloignés comme les îles Aléoutiennes.
Dans quelques années, on assistera probablement à une amélioration des connexions Internet et des médias sociaux, de la même façon que les caméras se sont améliorées considérablement au cours de la dernière décennie. On peut raisonnablement penser que pratiquement chaque point de la Terre sera plus accessible. Les caméras fonctionneront à partir du téléphone – avec possibilité de géolocalisation – et elles seront capables de produire une énorme quantité d’images sur les réseaux sociaux. La collecte de ces images contribuera sans aucun doute à réaliser une sorte de surveillance instantanée des volcans par un très grand nombre de personnes.

De belles idées certes, mais qui ne pourront être mises en pratique si les interdictions d’accès aux zones actives continuent à être imposées aux visiteurs par les autorités!

Source : Anchorage Daily News.

 

drapeau anglaisSocial networks are getting more and more popular these days and a University of Alaska Fairbanks research team is using them in a new way, posting near-realtime updates of volcano research from Italy.

Their Facebook page « Social window: Volcano Research in Italy — 2013 » is a look into the daily life and activities of the research team on the flanks of Stromboli volcano in Sicily.

The team is testing an inexpensive way to monitor and collect data from volcanoes using off-the-shelf webcams and comparing the images to data collected by expensive, power-hungry thermal imaging devices typically used at the volcanoes. This new experience could allow volcanoes around the world to be more easily and affordably monitored.

Many of the cameras the team is using are similar to what people see every day, just with different purposes. For example, the scientists use small security dome cameras normally seen mounted on the ceiling of a shop for surveillance, or webcams that sit on top of computer for Internet video calling. Says one researcher: “These devices not only save a lot of money, but many people have access to these sorts of devices.”

However, it is impossible – at least for the time being – to monitor all the volcanoes of the world in this way and release the results on Facebook. Stromboli is ok because it’s within walking distance of Internet signals but a trip to remote places like the Aleutians wouldn’t work.

In a few years, we may expect Internet connections and social media to get better, just as cameras improved vastly over the last decade. With almost everywhere on the Earth more accessible, and phone based cameras with geolocation producing a huge amount of images on social media, gathering those images may contribute to making a sort of “flash mob volcano monitoring”.

These are great ideas but they won’t be developed if local authorities keep forbidding the access to active volcanoes!

Source : Anchorage Daily News.

Stromboli-blog-3

L’accès (payant!) au Stromboli n’est autorisé qu’avec les guides locaux

(Photo:  C. Grandpey)