Pas de hausse de la sismicité au Canada à cause du changement climatique // No increase in seismicity in Canada because of climate change

drapeau-francaisAvec le changement climatique, certains scientifiques pensent que l’on observera une intensification de l’activité sismique au Canada. Selon eux, la hausse des températures provoque la fonte de grosses masses de glace et des pluies plus abondantes, ce qui pourrait entraîner une activité sismique plus fréquente. Les séismes n’ont rien d’exceptionnel au Canada. Un séisme de M 5,8 a déjà secoué le Nunavut, un événement de M 5.1 a été enregistré au large de la Colombie-Britannique et un tremblement de terre de M 2,7 a secoué la Nouvelle-Écosse.
Toutefois, même si de nombreuses régions du Canada sont sujettes à une activité sismique, la plupart des scientifiques affirment que les Canadiens ne devraient pas trop s’inquiéter car la ville où ils habitent ne deviendra pas subitement un foyer sismique en raison de la hausse de la température. Des séismes sont enregistrés au Canada des milliers de fois chaque année. Grâce à Internet, aux réseaux sociaux et aux applications pour smartphones, les gens peuvent maintenant être tenus informés de l’activité sismique en temps réel. C’est pourquoi beaucoup pensent qu’il y a une augmentation de cette activité, mais ce n’est pas vrai.
En fait, le changement climatique ne devrait pas provoquer davantage de séismes. La plupart des schémas sismiques que nous connaissons appartiennent au 20ème siècle et ont donc été observés pendant une période de changement climatique. Il faut cependant remarquer que dans le nord, les transformations apportées au paysage glaciaire par la hausse des températures se sont accompagnées d’une certaine activité sismique. Le climat plus chaud a provoqué la fonte des glaciers et l’allègement de leur poids de sorte que le sol s’est soulevé lentement. Une  certaine sismicité est susceptible d’accompagner ce phénomène. Il y a quelques semaines, j’ai écrit un article sur l’Islande où une élévation du sol a été observée en suite à la fonte des glaciers, sans sismicité induite par ce phénomène.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/01/les-glaciers-islandais-et-le-rechauffement-climatique-icelands-glaciers-and-global-warming/

En raison de la présence d’une zone de subduction le long de la côte ouest du Canada  – et non en raison du changement climatique – la Colombie-Britannique peut être secouée par de puissants séismes. De tels événements se produisent avec des intervalles de quelques siècles. Le dernier à a eu lieu le 26 janvier 1700. Selon la Commission Géologique du Canada, il y a 30% de chances pour que le Colombie Britannique connaisse un séisme assez fort pour provoquer des dégâts importants dans les 50 prochaines années.

Source: Médias canadiens.

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drapeau-anglaisWith climate change, some scientists believe seismic activity will become more frequent. They think that warmer temperatures prompting heavy masses of ice to melt, and heavier rains to fall, could trigger that activity. An M 5.8 earthquake has already rattled Nunavut, an M 5.1 event was recorded off the coast of British Columbia, and an M 2.7 magnitude quake shook Nova Scotia.

However, even though many parts of Canada are prone to seismic activity, most experts say Canadians should not worry about their town suddenly becoming a earthquake hot spot due to a warmer atmosphere. Earthquakes rattle Canada thousands of times every year. Thanks to the Internet, social media and applications, people are now more aware of the activity that has always commonly occurred. A lot of people think there is suddenly an increase but it is not the case; it is just because they are getting a lot more coverage than they used to.

Climate change should not cause more earthquakes to happen. All the earthquake patterns that we know of are basically from the last century. So the patterns that we know of are already happening in the climate changing world. However, in the North, adjustments to the changing landscape have prompted some seismic activity. With higher temperatures causing the melting of the glaciers, the weight of those receding glaciers has been lifted so that the ground is slowly moving up, and earthquakes may occur because of that phenomenon. I wrote an article about Iceland where ground uplifting has been observed due to glacier melting but no seismicity was induced by this phenomenon.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/01/les-glaciers-islandais-et-le-rechauffement-climatique-icelands-glaciers-and-global-warming/

Because of a subduction zone along the coast – and no because of  climate change – British Columbia is prone to large earthquakes. Those massive earthquakes happen every few hundred years. The last one to strike along the British Columbia coast was on January 26th, 1700. According to the Geological Survey of Canada, there is a 30% chance that B.C. will see an earthquake strong enough to cause significant damage in the next 50 years.

Source: Canadian news media.

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Athabasca: glacier canadien à la fonte et au recul impressionnants.

(Photo: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Dernières nouvelles // Piton de la Fournaise (Reunion Island): Latest news

drapeau-francaisDans son bulletin diffusé le 9 janvier 2017, l’OVPF indiquait qu’après une vingtaine de jours d’inflation de l’édifice volcanique et une augmentation de la sismicité volcano-tectonique superficielle sous les cratères sommitaux, une accalmie était observée depuis le début du mois de janvier. La sismicité était revenue son niveau de base et l’inflation avait bien ralenti. Les concentrations de CO2 restaient toutefois élevées sur le site du Gîte.
En conclusion, l’OVPF indiquait qu’ »une phase de recharge magmatique avait été observée au cours de la deuxième quinzaine de décembre 2016, sans que le magma quitte le réservoir de stockage. Ce dernier restait néanmoins sous pression et « une nouvelle recharge dans les jours/semaines/mois à venir pourrait déclencher une éruption avec peu de précurseurs à long-terme. En effet, une telle situation a été observée en 2016 à deux reprises. »

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Ce 27 janvier, l’OVPF vient de publier un nouveau bulletin où l’on peut lire que « suite à une accalmie observée depuis début janvier, l’inflation de l’édifice et la sismicité volcano-tectonique superficielle ont repris de manière significative le 22 janvier. »  En parallèle, « les concentrations en CO2 dans le sol sur les stations de Bourg Murat (site de l’Observatoire) et du Gîte du Volcan ont commencé à chuter, témoignant de l’arrivée du magma vers des niveaux plus superficiels. Il est à noter que les éruptions de 2015 et de 2016 ont été précédées par une chute de CO2 sur ces stations lointaines. »

Il ne reste plus qu’à attendre et voir…

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drapeau-anglaisIn its bulletin released on January 9th, 2017, OVPF indicated that after twenty days of inflation of the volcanic edifice and an increase in shallow volcano-tectonic seismicity beneath the summit craters, a lull had been observed since the early January. Seismicity had returned to background level and inflation had slowed down. However, CO2 concentrations remained high on the site of the Gîte.
In conclusion, OVPF indicated that a magma recharge phase had been observed during the second half of December 2016, without magma leaving the storage area. The latter still remained under pressure and « a new recharge in the days / weeks / months ahead could trigger an eruption with few long-term precursors. Indeed, such a situation was observed in 2016 on two occasions. »

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On January 27th, OVPF has just published a new bulletin stating that « after a lull observed since the beginning of January, the inflation of the edifice and the shallow volcano-tectonic seismicity resumed in a significant way on January 22nd. At the same time, « CO2 concentrations in the soil on the stations of Bourg Murat (site of the Observatory) and the Gîte du Volcan began to decrease, testifying to some magma ascent towards more shallow levels. It should be noted that the eruptions of 2015 and 2016 were preceded by a drop of CO2 on these distant stations. »
All we need to do is wait and see …

Piton Fournaise

Crédit photo: Wikipedia.

Sabancaya (Pérou) : Poursuite de l’éruption // The eruption continues

drapeau-francaisLe dernier bulletin de l’Observatorio Vulcanológico del Sur indique que l’éruption du Sabancaya se poursuit sans évolution majeure. Les événements sismiques associés à des mouvements ou une ascension du magma montrent les mêmes valeurs que précédemment. On enregistre actuellement une moyenne de 76 explosions par jour. Les colonnes de cendre montent en général jusqu’à 2500 mètres au-dessus du cratère. On n’enregistre pas de déformation significative de l’édifice volcanique. Les émissions de SO2 atteignent une moyenne de 1500 tonnes par jour.

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drapeau-anglaisThe latest bulletin released by  the Observatorio Vulcanológico del Sur indicates that the Sabancaya eruption continues without any major evolution. Seismic events associated with movements or ascent of the magma show the same values as before. There is currently an average of 76 explosions per day. The ash columns usually rise up to 2500 meters above the crater. There is no significant deformation of the volcanic edifice. SO2 emissions average 1500 tonnes per day.

sabancaya

Vue du Sabancaya par l’une des webcams de l’IGP.

Nouvelle éruption du Bogoslof (Alaska) // New eruption of Bogoslof Volcano (Alaska)

drapeau-francaisAprès une augmentation de l’activité sismique pendant une vingtaine de minutes, le Bogoslof est entré en éruption vers 13h20 (heure locale) le 18 janvier 2017. Les pilotes ont fait état d’un nuage de cendre atteignant une hauteur de plus de 9300 mètres, emporté vers le nord-est et la mer de Béring par les vents dominants Cette éruption a également produit des éclairs.
Une image satellite diffusée juste après cet événement a révélé un nuage de cendre sombre au nord-est du Bogoslof. Ce nuage est plus foncé et probablement plus riche en cendre que ceux observés depuis le début de l’épisode éruptif à la mi-décembre 2016. Cette image suggère également la présence, pour la première fois, de matériaux très chauds (probablement de la lave) autour de la bouche éruptive.
Quelques minutes après la première explosion, un deuxième nuage de cendre moins haut était visible sur les images satellites, ce qui correspondait à une augmentation du tremor. Cet événement n’a pas produit d’éclairs. La sismicité est restée élevée jusqu’à 15h45, mais aucun autre nuage éruptif n’a été observé.
La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au ROUGE.

Source: AVO.

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drapeau-anglaisFollowing an approximately 20-minute-long increase in seismic activity, Bogoslof erupted at about 13:20 (local time). Pilots reported the cloud reached a height greater than 9,300 metres, and prevailing winds carried it northeast over the Bering Sea. This eruption also produced lightning strikes.
A satellite image, just after this event, showed a dark ash cloud just northeast of Bogoslof. This cloud was darker in colour, and presumably more ash-rich, than others observed in the eruptive sequence which began in mid-December 2016. This image also suggests the presence of very hot material at the surface immediately surrounding the vent, the first such observation during this eruption sequence.
Following the initial explosive eruption, a second, lower-level volcanic cloud was visible in satellite images around 14:00 (local time), likely corresponding with an increase in seismic tremor. This event did not produce reported lightning. Seismicity remained elevated until 15:45, but no additional eruption clouds have been observed.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source: AVO.

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Image satellite du panache de cendre du Bogoslof le 18 janvier 2017.

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Nuage de cendre du Bogoslof (en hachuré noir) le 19 janvier 2017 à 1h34

(Source: NOAA).