En cas d’éruption du Katla (Islande)… // In case Katla Volcano (Iceland) should erupt…

drapeau-francaisSuite aux affirmations des volcanologues islandais qui pensent que l’activité sismique observée ces derniers temps sur le Katla augmente la probabilité d’une éruption, il a été demandé aux organismes en charge du transport de touristes de renforcer leurs plans de contingence.
Le chef du département de la police du Sud de l’Islande a déclaré que l’accent était mis sur des mesures telles que la fermeture des sentiers de randonnée pour empêcher les gens de se trouver dans des secteurs où les secours auraient moins de temps pour intervenir.
Trois itinéraires possibles empruntés par des inondations glaciaires (jökulhlaup) en cas d’éruption ont été déterminés. Les torrents d’eau pourraient s’écouler dans le Mýrdalssandur, ce qui semble le plus probable, dans le Sólheimasandur ou dans le lit de la rivière Markarfljót.
Une réunion a eu lieu vendredi dernier pour discuter de la récente activité sismique du Katla, ainsi que du volcan Bárðarbunga, situé dans la partie nord-ouest du glacier Vatnajökull. Ont participé à la réunion des représentants de différentes institutions comme la Protection Civile, le Met Office islandais et l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande, ainsi que plusieurs responsables de la police.
Au cours de la réunion, il a été indiqué que, depuis le mois d’août de l’année dernière, l’activité sismique était particulièrement élevée sur le Katla, avec trois séismes de magnitude supérieure à M 4 et de nombreux autres supérieurs à M 3. Suite à la réunion, une déclaration envoyée à la presse a été rédigée en ces termes « L’activité sismique s’est accompagnée d’une certaine augmentation de la chaleur due à l’activité géothermale. Les capteurs GPS situés près du bord de la caldeira du Katla indiquent une expansion des kilomètres supérieurs de la croûte terrestre depuis 2010. Quand l’activité du Katla augmente, comme c’est le cas actuellement, la probabilité d’une éruption doit être considérée comme plus grande que d’habitude, et c’est une chose que les organismes en charge de la surveillance et des interventions doivent garder à l’esprit. »
Quant au volcan Bárðarbunga, les scientifiques estiment que de nombreuses années s’écouleront avant que la pression du magma atteigne le niveau qui était le sien avant l’éruption de 2014, mais ils n’excluent pas une activité volcanique dans les années à venir.
Source: Iceland Review.

S’agissant du Bárðarbunga, on a enregistré hier 30 janvier 2017 une séquence sismique qui a culminé avec trois événements de M 4,3, M 4,1 et M 3,4, à des profondeurs de 9,4, 9,8 et 8,2 km. Est-ce à dire que le volcan a des velléités de réveil et qu’une éruption n’attendra pas « les années à venir »? L’avenir nous le dira.

La situation actuelle sur le Katla et l’impossibilité de prévoir le comportement du volcan dans les jours, semaines ou mois à venir montre à nouveau les limites de la prévision volcanique. Un jour on nous dit que la sismicité n’est probablement pas d’origine volcano-tectonique, un autre jour on nous dit que les séismes de magnitude supérieure à M 4 annoncent peut-être une éruption à court terme et entraînent une élévation de l’alerte aérienne. Cette dernière mesure a été prise au mois de septembre 2016 et, en janvier 2017, aucun signe éruptif n’est encore apparu ! Il n’est pas question pour moi de critiquer les dernières décisions des autorités islandaises – cela s’appelle la prévention – qui ont tout intérêt à se tenir prêtes à intervenir. Si elles ne le faisaient pas, on ne manquerait pas de les critiquer en cas d’éruption. La seule chose à faire maintenant est d’attendre et voir. Je fais partie de ceux qui ne pensent pas qu’une éruption du Katla va se produire dans le court terme, mais je peux avoir tout faux car…nobody’s perfect !   

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drapeau-anglaisAs a consequence of the conclusions of Icelandic volcanologists who think that the recent seismic activity at Katla volcano increases the likelihood of a volcanic eruption, travel service companies have been encouraged to reinforce their contingency plans.

The chief of the South Iceland Police Department has stated there is an increased emphasis on taking measures, such as closing tourist trails to prevent people from being in areas where the reaction time is shorter than elsewhere.

Three possible routes a glacial outburst flood (jökulhlaup)could take, in case on an eruption, have been determined. It could flow down Mýrdalssandur, which is the likeliest, through Sólheimasandur or down Markarfljót river.

A meeting was held last Friday to discuss recent seismic activity at Katla, as well as in Bárðarbunga volcano, located in the northwestern part of Vatnajökull. The meeting was attended by representatives from different institutions such as the Department of Civil Protection, the Icelandic Met Office and the University of Iceland’s Institute of Earth Sciences, as well as several police chiefs.

At the meeting, it was noted that since August of last year, seismic activity has been unusually high at Katla volcano, with three earthquakes above M 4 and numerous ones above M 3. A statement sent to the press, following the meeting, reads, “The seismic activity has been accompanied by some increase in geothermal heat. GPS equipment near the caldera rim of Katla indicates an expansion of the top kilometers of the earth’s crust since 2010. When activity in Katla increases, as now is the case, then the likelihood of an eruption must be regarded to be greater than usual, and this is something that monitoring and response parties must keep in mind.”

As for Bárðarbunga volcano, the experts believe many years will go by before magma pressure reaches a level as high as it was prior to the eruption of 2014, but they do not rule out volcanic activity in coming years.

Source : Iceland Review.

As far as Bárðarbunga is concerned, a seismic episode was recorded yesterday January 30th. It culminated with events with magnitudes of M 4.3, M 4.1 et M 3.4, at depths of 9.4, 9.8 et 8.2 km, respectively. The volcano might feel like waking up and not wait for the « coming years » to start a new eruption!

The current situation on Katla and the impossibility of predicting the behaviour of the volcano in the next days, weeks or months again shows the limits of volcanic prevision. One day we are told that seismicity is probably not volcano-tectonic, another day we are told that the earthquakes with a magnitude greater than M 4 may announce a short-term eruption and led to an elevation of the aviation colour code. This decision was taken in September 2016 and in January 2017, there ar still no signs of an impending eruption! I would not criticize the latest measures taken by the Icelandic authorities – this is called prevention – who had better be ready. If they did not take such measures, they would be criticized in case of an eruption. The only thing to do now is wait and see. I am one of those who do not think that a Katla eruption will occur in the short term, but I may be totally wrong … Nobody’s perfect!

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 Source! Icelandic Met Office

Vers une éruption de l’Etna ? Pas encore ! // Is Mt Etna going to erupt ? Not yet !

drapeau-francaisA en juger par les sismographes ce matin, il semblait qu’une activité explosive était en cours sur l’Etna. C’était la confirmation – et la suite – des événements observés au cours des dernières semaines. Ils sont parfaitement résumés dans un rapport publié par l’INGV le 25 janvier 2017 et qui peut être lu à cette adresse:
http://www.ct.ingv.it/it/

Selon l’INGV, la nouvelle activité éruptive observée sur l’Etna est une preuve du retour du magma à la surface après presque 8 mois d’un calme relatif car la zone sommitale n’est pas restée parfaitement calme au cours de cette période.
Les premiers signes de montée du magma ont été observés dans la matinée du 15 décembre 2016, avec de faibles émissions de cendre brune en provenance de la « selle », autrement dit la dépression qui sépare l’ancien et le nouveau cône du Cratère Sud-Est (CSE). Le 15 décembre au soir, une légère incandescence est apparue sur les images de la webcam pendant certaines émissions de cendre, et une petite quantité de matériaux incandescents a même été éjectée de cette bouche active. L’analyse a révélé qu’ils ne se composaient que de roches anciennes arrachées aux parois du conduit, mais qui ils n’appartenaient pas à du magma juvénile.
Après 5 semaines de petites émissions occasionnelles de cendre brunâtre, des émissions plus conséquentes ont été observées dans la matinée du 20 janvier 2017, à partir de la « selle » du NCE, avec des bouffées de cendre noire. La caméra thermique postée sur la Montagnola a montré des anomalies significatives. Des bruits d’explosions ont été entendus et des personnes présentes sur le CSE ont observé des projections de blocs incandescents et de cendre.
Le soir du 23 janvier, une légère activité strombolienne a été observée, accompagnée de fréquentes émissions de cendre noire. Cette activité a montré une augmentation progressive pendant la nuit, accompagnée d’explosions qui ont projeté des matériaux incandescents jusqu’à la base du CSE. En outre, une lueur parfois intense était visible au niveau de la bouche ouverte dans la Voragine le 7 août 2016.
Le 24 janvier, la fréquence des explosions et des émissions de cendres a augmenté, mais a ensuite montré une légère diminution le matin du 25 janvier.

A noter que, à côté des explosions, le tremor reste stable à un niveau relativement bas. Donc, pas vraiment d’urgence éruptive dans l’immédiat, mais la situation peut évoluer très vite. On sait que  Mamma Etna a plus d’un tour dans son sac!

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En fait, la sismicité enregistrée par les sismographes de l’Etna ces dernières heures n’était pas liée à l’activité volcanique. Elle a été provoquée par un mouvement de faille sur le versant SO du volcan. L’événement le plus fort avait une magnitude de M 3,5, à 10h51. Les secousses ont été ressenties dans les régions de Ragalna, Nicolosi, Bronte et Randazzo où des écoles ont été évacuées par précaution. L’hypocentre des séismes a été localisé entre 11 et 14 km de profondeur. Dans son ensemble, l’essaim sismique a inclus une soixantaine de secousses dont 5 avec une magnitude supérieure à M 3 et une quinzaine entre M 2,1 et M 2 ,8. Comme je l’ai indiqué précédemment, le tremor se maintient à un niveau relativement bas sur l’Etna.    
Source: La Sicilia.

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drapeau-anglaisJudging from the seismographs this morning, it seemed some explosive activity wass occurring on Mt Etna, confirming the events that had been observed during the last few weeks. They had been summed up in a report released by INGV on January 25th 2017. The report can be read at this address:

http://www.ct.ingv.it/it/

According to the INGV report, the new eruptive activity on Mt Etna is an evidence of the return of magma to the surface after almost 8 months of eruptive quiescence, although the summit area of the volcano had not been entirely quiet over the past few months.

The first serous signs of the magma ascent were observed in the morning of December 15th 2016 when small emissions of brown ash were coming out of the « saddle vent » of the SEC. On the evening of that day, weak glow appeared on the webcam images during some of the emissions, and one event ejected a small quantity of incandescent material. Analysis of this material revealed that it consisted only of older rock ripped from the conduit walls, but was not derived from new magma.

After 5 weeks of occasional weak emissions of brownish ash, more significant emissions were observed in the morning of January 20th 2017, from the « saddle vent » of the SEC, this time producing small puffs of black ash. The thermal camera on the Montagnola showed conspicuous anomalies. Bangs were heard, and persons being present on the SEC observed ejections of incandescent pyroclastics along with blocks and ash.

On the evening of January 23rd, mild Strombolian activity was observed, accompanied by frequent emissions of small, black ash puffs. This activity showed a gradual increase during the night, with some explosions that launched incandescent material as far as the base of the SEC cone. In addition, a fluctuating and at times rather intense glow was visible at the August 7th 2016 vent of the Voragine.

On January 24th, the frequency of explosions and ash emissions increased, but then showed a slight diminution on the morning of January 25th.

Beside the explosions, the tremor is keeping a relatively low level, which means there is no eruptive emergency in the short term. However, the situation may change rapidly; Mamma Etna has more than one trick up her sleeve!

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Actually, the seismicity recorded by the seismographs on Mt Etna in recent hours was not related to volcanic activity. It was caused by a fault movement on the SO flank of the volcano. The strongest event had a magnitude of M 3.5, at 10:51. The quakes were felt in the regions of Ragalna, Nicolosi, Bronte and Randazzo where schools were evacuated as a precaution. The hypocenter of the earthquakes was located at depths between 11 and 14 km. The whole seismic swarm included about sixty events, five of which had a magnitude greater than M 3 and 15 or so between M 2.1 and M 2.8. As I put it before, the tremor remains at a relatively low level on Mount Etna.

Source: La Sicilia.

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Aperçu de l’activité sismique pendant la matinée du 30 janvier 2017.

 

Pas de hausse de la sismicité au Canada à cause du changement climatique // No increase in seismicity in Canada because of climate change

drapeau-francaisAvec le changement climatique, certains scientifiques pensent que l’on observera une intensification de l’activité sismique au Canada. Selon eux, la hausse des températures provoque la fonte de grosses masses de glace et des pluies plus abondantes, ce qui pourrait entraîner une activité sismique plus fréquente. Les séismes n’ont rien d’exceptionnel au Canada. Un séisme de M 5,8 a déjà secoué le Nunavut, un événement de M 5.1 a été enregistré au large de la Colombie-Britannique et un tremblement de terre de M 2,7 a secoué la Nouvelle-Écosse.
Toutefois, même si de nombreuses régions du Canada sont sujettes à une activité sismique, la plupart des scientifiques affirment que les Canadiens ne devraient pas trop s’inquiéter car la ville où ils habitent ne deviendra pas subitement un foyer sismique en raison de la hausse de la température. Des séismes sont enregistrés au Canada des milliers de fois chaque année. Grâce à Internet, aux réseaux sociaux et aux applications pour smartphones, les gens peuvent maintenant être tenus informés de l’activité sismique en temps réel. C’est pourquoi beaucoup pensent qu’il y a une augmentation de cette activité, mais ce n’est pas vrai.
En fait, le changement climatique ne devrait pas provoquer davantage de séismes. La plupart des schémas sismiques que nous connaissons appartiennent au 20ème siècle et ont donc été observés pendant une période de changement climatique. Il faut cependant remarquer que dans le nord, les transformations apportées au paysage glaciaire par la hausse des températures se sont accompagnées d’une certaine activité sismique. Le climat plus chaud a provoqué la fonte des glaciers et l’allègement de leur poids de sorte que le sol s’est soulevé lentement. Une  certaine sismicité est susceptible d’accompagner ce phénomène. Il y a quelques semaines, j’ai écrit un article sur l’Islande où une élévation du sol a été observée en suite à la fonte des glaciers, sans sismicité induite par ce phénomène.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/01/les-glaciers-islandais-et-le-rechauffement-climatique-icelands-glaciers-and-global-warming/

En raison de la présence d’une zone de subduction le long de la côte ouest du Canada  – et non en raison du changement climatique – la Colombie-Britannique peut être secouée par de puissants séismes. De tels événements se produisent avec des intervalles de quelques siècles. Le dernier à a eu lieu le 26 janvier 1700. Selon la Commission Géologique du Canada, il y a 30% de chances pour que le Colombie Britannique connaisse un séisme assez fort pour provoquer des dégâts importants dans les 50 prochaines années.

Source: Médias canadiens.

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drapeau-anglaisWith climate change, some scientists believe seismic activity will become more frequent. They think that warmer temperatures prompting heavy masses of ice to melt, and heavier rains to fall, could trigger that activity. An M 5.8 earthquake has already rattled Nunavut, an M 5.1 event was recorded off the coast of British Columbia, and an M 2.7 magnitude quake shook Nova Scotia.

However, even though many parts of Canada are prone to seismic activity, most experts say Canadians should not worry about their town suddenly becoming a earthquake hot spot due to a warmer atmosphere. Earthquakes rattle Canada thousands of times every year. Thanks to the Internet, social media and applications, people are now more aware of the activity that has always commonly occurred. A lot of people think there is suddenly an increase but it is not the case; it is just because they are getting a lot more coverage than they used to.

Climate change should not cause more earthquakes to happen. All the earthquake patterns that we know of are basically from the last century. So the patterns that we know of are already happening in the climate changing world. However, in the North, adjustments to the changing landscape have prompted some seismic activity. With higher temperatures causing the melting of the glaciers, the weight of those receding glaciers has been lifted so that the ground is slowly moving up, and earthquakes may occur because of that phenomenon. I wrote an article about Iceland where ground uplifting has been observed due to glacier melting but no seismicity was induced by this phenomenon.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/01/les-glaciers-islandais-et-le-rechauffement-climatique-icelands-glaciers-and-global-warming/

Because of a subduction zone along the coast – and no because of  climate change – British Columbia is prone to large earthquakes. Those massive earthquakes happen every few hundred years. The last one to strike along the British Columbia coast was on January 26th, 1700. According to the Geological Survey of Canada, there is a 30% chance that B.C. will see an earthquake strong enough to cause significant damage in the next 50 years.

Source: Canadian news media.

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Athabasca: glacier canadien à la fonte et au recul impressionnants.

(Photo: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Dernières nouvelles // Piton de la Fournaise (Reunion Island): Latest news

drapeau-francaisDans son bulletin diffusé le 9 janvier 2017, l’OVPF indiquait qu’après une vingtaine de jours d’inflation de l’édifice volcanique et une augmentation de la sismicité volcano-tectonique superficielle sous les cratères sommitaux, une accalmie était observée depuis le début du mois de janvier. La sismicité était revenue son niveau de base et l’inflation avait bien ralenti. Les concentrations de CO2 restaient toutefois élevées sur le site du Gîte.
En conclusion, l’OVPF indiquait qu’ »une phase de recharge magmatique avait été observée au cours de la deuxième quinzaine de décembre 2016, sans que le magma quitte le réservoir de stockage. Ce dernier restait néanmoins sous pression et « une nouvelle recharge dans les jours/semaines/mois à venir pourrait déclencher une éruption avec peu de précurseurs à long-terme. En effet, une telle situation a été observée en 2016 à deux reprises. »

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Ce 27 janvier, l’OVPF vient de publier un nouveau bulletin où l’on peut lire que « suite à une accalmie observée depuis début janvier, l’inflation de l’édifice et la sismicité volcano-tectonique superficielle ont repris de manière significative le 22 janvier. »  En parallèle, « les concentrations en CO2 dans le sol sur les stations de Bourg Murat (site de l’Observatoire) et du Gîte du Volcan ont commencé à chuter, témoignant de l’arrivée du magma vers des niveaux plus superficiels. Il est à noter que les éruptions de 2015 et de 2016 ont été précédées par une chute de CO2 sur ces stations lointaines. »

Il ne reste plus qu’à attendre et voir…

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drapeau-anglaisIn its bulletin released on January 9th, 2017, OVPF indicated that after twenty days of inflation of the volcanic edifice and an increase in shallow volcano-tectonic seismicity beneath the summit craters, a lull had been observed since the early January. Seismicity had returned to background level and inflation had slowed down. However, CO2 concentrations remained high on the site of the Gîte.
In conclusion, OVPF indicated that a magma recharge phase had been observed during the second half of December 2016, without magma leaving the storage area. The latter still remained under pressure and « a new recharge in the days / weeks / months ahead could trigger an eruption with few long-term precursors. Indeed, such a situation was observed in 2016 on two occasions. »

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On January 27th, OVPF has just published a new bulletin stating that « after a lull observed since the beginning of January, the inflation of the edifice and the shallow volcano-tectonic seismicity resumed in a significant way on January 22nd. At the same time, « CO2 concentrations in the soil on the stations of Bourg Murat (site of the Observatory) and the Gîte du Volcan began to decrease, testifying to some magma ascent towards more shallow levels. It should be noted that the eruptions of 2015 and 2016 were preceded by a drop of CO2 on these distant stations. »
All we need to do is wait and see …

Piton Fournaise

Crédit photo: Wikipedia.