Cartes à risques du Mauna Loa (Hawaii) // Risk maps of Mauna Loa Volcano (Hawaii)

Les  scientifiques du HVO ont publié des cartes du Mauna Loa qui aideront les responsables de la Protection Civile et d’autres gestionnaires de services d’urgence à identifier les personnes, les biens et les installations à risque lors de futures éruptions de ce volcan.
La plupart des fractures et bouches éruptives du Mauna Loa se trouvent au sommet du volcan et le long de deux zones de rift qui s’étendent au nord-est et au sud-ouest de Mokuaweoweo, la caldeira sommitale. Cependant, des émissions de lave se produisent parfois le long des fractures radiales qui s’étendent principalement au nord et à l’ouest du sommet.
Les parois du Mokuaweoweo forment des barrières naturelles qui devraient protéger les zones situées au sud-est et à l’ouest de la caldeira contre les coulées de lave provenant de l’intérieur de la caldeira. Toutefois, la paroi du côté ouest est rendue inefficace par les bouches susceptibles de s’ouvrir sur les flancs du volcan.
Grâce à une cartographie géologique détaillée et une modélisation du comportement de la lave en fonction de la topographie, l’USGS-HVO a mis au point neuf cartes représentant 18 zones susceptibles d’être recouvertes par la lave du Mauna Loa. Chaque zone identifie un segment du volcan où la lave pourrait sortir et donner naissance à des coulées vers l’aval.
Les zones en couleur sont celles qui pourraient potentiellement être recouvertes par les coulées produites par les futures éruptions du Mauna Loa. Ces éruptions pourraient provenir du sommet du volcan, des zones de rift, ou des bouches radiales. Il est probable, cependant, que seule une partie d’une zone soit affectée par chaque éruption.
Lorsqu’une éruption commencera sur le Mauna Loa, les cartes aideront les décideurs à identifier rapidement les localités, les infrastructures et les routes situées entre les bouches éruptives éventuelles et la côte, ce qui facilitera les interventions des secours. Le public pourra également utiliser les cartes pour déterminer la direction des coulées de lave une fois que l’éruption aura commencé.
L’ensemble de cartes “Lava inundation zone maps for Mauna Loa, Island of Hawaii,” publié par l’USGS sous l’appellation Scientific Investigations Map 3387, comprend 10 feuilles (cartes) et une brochure explicative. La carte 1 (voir ci-dessous) est une carte de l’ensemble de l’île d’Hawaï avec des contours montrant les zones englobées par les neuf autres cartes. Ces neuf cartes représentent les 18 zones sous la menace de la lave du Mauna Loa. Des instructions sur la façon d’interpréter les cartes sont fournies dans la brochure d’accompagnement.
Les zones menacées sur les cartes sont: Kaumana, Waiakea et Volcano-Mountain View (feuille 2); Kapapala (feuille 3); Pahala, Punaluu et Wood Valley (feuille 4); Naalehu (feuille 5); Kalae (feuille 6); Hawaiian Ocean View Estates, Kapua et Milolii (feuille 7); Hookena, Kaohe et Kaapuna (feuille 8); Honaunau et Kealakekua (feuille 9); et Puako (feuille 10). Les échelles cartographiques varient de 1: 45 000 à 1: 85 000.
Toutes ces cartes ainsi que les fichiers connexes sont disponibles en ligne :

https://doi.org/10.3133/sim3387

Le HVO prévoit également de distribuer des copies papier des cartes aux bibliothèques de l’île d’Hawaii au cours du mois prochain.
Source: USGS / HVO.

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Researchers at HVO have produced maps that will help Hawaii County Civil Defence and other emergency managers identify people, property, and facilities at risk during future eruptions.

Most of Mauna Loa’s eruptive fissures and vents are located at the summit of the volcano and along two rift zones that extend northeast and southwest from Mokuaweoweo, the volcano’s summit caldera. A few vents, however, occur along radial fissures that extend primarily north and west from the summit.

The bounding walls of Mokuaweoweo create topographic barriers that should protect areas southeast and west of the caldera from lava flows erupted from within the caldera. But the barrier on the west side is rendered ineffective by the radial vents on the flanks of the volcano.

Using detailed geologic mapping and modeling of how lava responds to surface topography, USGS-HVO have constructed nine maps depicting 18 inundation zones on Mauna Loa. Each zone identifies a segment of the volcano where lava could erupt and send flows downslope.

Coloured regions on these maps show areas on the volcano’s flank that could potentially be covered by flows from future Mauna Loa eruptions. These eruptions could originate from the volcano’s summit, rift zones, or radial vents. It’s likely, however, that only part of a zone would be covered in a single eruption.

When a Mauna Loa eruption starts, the maps can help decision makers quickly identify communities, infrastructure, and roads between possible vent locations and the coast, facilitating more efficient and effective allocation of response resources. The public can also use the maps to consider where lava flows might go once an eruption starts.

Lava inundation zone maps for Mauna Loa, Island of Hawaii,” published by the U.S. Geological Survey as Scientific Investigations Map 3387, comprises 10 sheets and an explanatory pamphlet. Sheet 1 is a map of the entire Island of Hawaii with outlines showing the areas encompassed by the nine other maps. These nine sheets depict the 18 inundation zones for Mauna Loa. Guidelines on how to interpret the maps are provided in the accompanying pamphlet.

The inundation zones identified on the maps are: Kaumana, Waiakea and Volcano-Mountain View (Sheet 2); Kapapala (Sheet 3); Pahala, Punaluu and Wood Valley (Sheet 4); Naalehu (Sheet 5); Kalae (Sheet 6); Hawaiian Ocean View Estates, Kapua and Milolii (Sheet 7); Hookena, Kaohe and Kaapuna (Sheet 8); Honaunau and Kealakekua (Sheet 9); and Puako (Sheet 10). Map scales vary from 1:45,000 to 1:85,000.

The Mauna Loa lava flow inundation maps and related GIS files are also available online:

https://doi.org/10.3133/sim3387

HVO also plans to distribute paper copies of the maps to public libraries around the island in the next month or so.

Source: USGS / HVO.

Vue de la carte n°1 montrant l’ensemble des zones susceptibles d’être menacées par la lave du Mauna Loa (Source: USGS)

Volcans et risques volcaniques // Volcanoes and volcanic risks

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Bristol et publiée récemment dans le Journal of Applied Volcanology, permet de mieux comprendre les risques volcaniques et la menace des volcans pour ceux qui les fréquentent. L’étude est intitulée: “Volcanic fatalities database: analysis of volcanic threat with distance and victim classification.” – «Base de données sur les accidents mortels sur les volcans: analyse de la menace volcanique en fonction de la distance et classification des victimes».
Un dixième de la population mondiale vit dans des zones potentiellement exposées aux risques volcaniques et plus de 800 millions de personnes vivent à moins de 100 km de volcans actifs.
Entre 1500 et 2017, plus de 278 000 personnes sont mortes sur ou autour des volcans, ce qui correspond à une moyenne d’environ 540 personnes par an.
Les volcans sont source de danger en fonction de la distance, que ce soit en période d’éruption ou lorsque le volcan est calme. Les chercheurs de Bristol ont mis à jour d’anciennes bases de données concernant les décès causés par les volcans. Pour ce faire, ils ont ajouté des événements et inclus des informations sur le lieu des décès en fonction de la distance par rapport au volcan. Le lieu des accidents mortels a été déterminé à partir de rapports officiels, bulletins d’activité volcanique, rapports scientifiques et de récits dans les médias.

On aboutit aux statistiques suivantes :
– Près de la moitié de tous les accidents mortels ont été enregistrés dans un rayon de10 km des volcans, mais il faut aussi noter que certaines victimes se trouvaient jusqu’à 170 km de distance.
– À proximité des volcans (à moins de 5 km), les projections de matériaux comme les bombes volcaniques sont les principales causes de mortalité.
– Les coulées pyroclastiques sont la cause principale de décès à des distances moyennes, de l’ordre de 5 à 15 km.
– Les coulées de boue (lahars), les tsunamis et les retombées de cendre sont les principales causes de décès à de plus grandes distances.
En plus des distances, les chercheurs ont également fourni un classement plus détaillé des victimes que les études précédentes. Alors que la plupart d’entre elles sont des personnes qui vivent sur ou à proximité d’un volcan, plusieurs groupes ont été identifiés comme n’appartenant pas à des régions volcaniques. Il s’agit de touristes, de médias, de personnel d’intervention d’urgence et de scientifiques (principalement des volcanologues).
– 561 accidents mortels ont été enregistrés, principalement lors de petites éruptions ou en période de repos lorsque le volcan n’était pas vraiment en éruption. La plupart de ces décès ont eu lieu près du volcan (à moins de 5 km) ; dans ce cas, les projections de matériaux sont la cause la plus fréquente des décès.
Un exemple récent de décès parmi des touristes a été l’éruption de l’Ontake en 2014 au Japon, lorsque des randonneurs ont été surpris par une éruption soudaine qui a tué 57 d’entre eux.
Il y a quelques semaines, un enfant et ses parents sont morts dans les Champs Phlégréens en Italie, probablement asphyxiés par des gaz mortels lorsque le sol s’est effondré sous leur poids dans une zone interdite d’accès.
– 67 scientifiques (principalement des volcanologues et des personnes qui leur viennent en aide) sont morts, avec plus de 70% d’entre eux à moins de 1 km du sommet du volcan. Cette statistique met en évidence le danger auquel sont confrontés les scientifiques de terrain qui visitent le sommet des volcans actifs.
– Les personnels de prévention et d’intervention en cas de catastrophe, les services militaires et d’urgence venus évacuer, sauver ou retrouver les victimes d’éruptions volcaniques ont malheureusement également perdu la vie, avec 57 décès recensés.
– On enregistre également les décès de 30 journalistes. Ils relataient des éruptions et se trouvaient souvent dans les zones de danger.
Les chercheurs font remarquer que, alors que les volcanologues et le personnel d’intervention d’urgence ont des raisons valables de se trouver dans des zones dangereuses, les risques concernant les autres catégories doivent être soigneusement évalués. Les médias et les touristes auraient intérêt à respecter les zones d’exclusion et suivre les directives des autorités et des observatoires volcanologiques. Les accidents mortels pourraient également être réduits avec des restrictions d’accès appropriées, des mises en garde et une meilleure éducation.
Source: Université de Bristol.

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A new study by University of Bristol researchers, published recently in the Journal of Applied Volcanology, will help increase our understanding of volcanic hazards and the subsequent threat to life. The study is entitled “Volcanic fatalities database: analysis of volcanic threat with distance and victim classification.”

A tenth of the world’s population lives within areas of potential volcanic hazards, and more than 800 million people are living within 100 km of active volcanoes.

Between 1500 and 2017 more than 278,000 people died as a result of volcanic hazards, which corresponds to an average of about 540 people per year.

Volcanoes produce numerous hazards which affect different distances, in both times of eruption and when the volcano is quiet. The Bristol researchers updated previous databases of volcanic fatalities by correcting data, adding events and including information on the location of the fatalities in terms of distance from the volcano. The location of fatal incidents was identified from official reports, volcano activity bulletins, scientific reports and media stories.

– Nearly half of all fatal incidents were recorded within 10 km of volcanoes but fatalities are recorded as far away as 170 km.

– Close to volcanoes (within 5 km) ballistics or volcanic bombs dominate the fatality record.

– Pyroclastic flows are the dominant cause of death at more medial distances (5-15 km).

– Volcanic mudflows (lahars), tsunami and ashfall are the main cause of death at greater distances.

As well as the distances, the researchers were also able to classify the victims in more detail than any previous studies. While most victims were people who live on or near the volcano, several groups were identified as common victims. These were tourists, media, emergency response personnel and scientists (mostly volcanologists).

– 561 tourist fatalities were recorded, mostly during small eruptions or in times of quiescence when the volcano was not actively erupting. Most of these fatalities occurred close to the volcano (within 5 km), with ballistics being the most common cause of death in eruptions.

A recent example of tourist fatalities was the 2014 Ontake eruption in Japan when hikers on the volcano were caught out by a sudden eruption which tragically killed 57 people.

And, just a few weeks ago, a child and his parents died in Campi Flegri in Italy, likely overcome by deadly gases when the ground collapsed beneath them in a restricted area.

– The fatalities of 67 scientists (mostly volcanologists and those supporting their work) were recorded with more than 70 per cent of these within 1 km of the volcano summit, highlighting the danger to field scientists visiting the summit of active volcanoes.

– Disaster prevention and response personnel, military and emergency services working to evacuate, rescue or recover victims of volcanic eruptions have unfortunately also lost their lives, with 57 fatalities of emergency response personnel.

– The deaths of 30 media employees are also recorded; they were reporting on eruptions and were often within the declared danger zones.

The researchers indicate that while volcanologists and emergency response personnel might have valid reasons for their approach into hazardous zones, the benefits and risks must be carefully weighed. The media and tourists should observe exclusion zones and follow direction from the authorities and volcano observatories. Tourist fatalities could be reduced with appropriate access restrictions, warnings and education.

Source : University of Bristol.

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« Volcans et risques volcaniques » est le titre de l’une de mes conférences. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaye de répondre.

Comme indiqué dans la colonne de gauche de ce blog, mon exposé se poursuit avec deux diaporamas (une vingtaine de minutes chacun) en fondu-enchaîné sonorisé destinés à illustrer les deux grands types de volcans. La Java des Volcans conduit le public auprès des volcans gris d’Indonésie tandis que Hawaii le Feu de la Terre fait côtoyer les coulées de lave rouge du Kilauea.

Si votre commune ou votre comité d’entreprise est intéressé, merci de me contacter par courrier électronique (grandpeyc@club-internet.fr) pour définir les modalités de mon intervention.

Vue du Mont Ontake (Japon) dont l’éruption soudaine en 2014 a tué 57 randonneurs (Crédit photo: JMA)

A l’attention de ceux qui vont se rendre au Vanuatu // For the attention of those who will go to Vanuatu

INFORMATION IMPORTANTE.

Le Geohazards Department indique qu’il a enregistré des changements significatifs dans l’activité volcanique et a fait passer de deux à trois le niveau d’alerte pour Ambrym . Il est possible que cette hausse de l’activité se solde par une éruption mineure et tous les visiteurs sont fortement invités à garder une distance d’au moins deux kilomètres par rapport au cratère du Benbow et trois kilomètres par rapport à celui du Marum.
Le Département ajoute qu’«il est très important que les communautés, les villages, les visiteurs et les agences de voyages considèrent très sérieusement cette information pour éviter les bombes volcaniques, les gaz, les cendres et autres dangers liés à des activités géothermales».
Une carte montrant les zones à risques à Ambrym figure ci-dessous.

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IMPORTANT INFORMATION.

The Geohazards Department indictes it has recorded drastic changes in the volcano’s activity and has increased the alert level for Ambrym from two to three. There is a possibility the increased activity might result in a minor eruption and all visitors are strongly advised to keep a distance of at least two kilometres from the Benbow crater and three kilometres from the Marum crater.

The Department adds that “it is very important that communities, villages, visitors and travel agencies seriously consider this information to avoid volcanic projectiles, gases, ashes and other geo-thermal hazards”.

A safety map of Ambrym volcano can be found here below.

Zones à risques autour du Marum et du Benbow

 (Source: Vanuatu Meteorology and Geohazards)

 

Des « réseaux fantômes » à l’ombre du Tungurahua (Equateur) // « Shadow networks » around Tungurahua Volcano (Ecuador)

Une nouvelle étude conduite par des chercheurs de l’Université d’East Anglia (UEA) montre que des «réseaux fantômes» mettant en relation des bénévoles avec les autorités peuvent contribuer à la sécurité de certaines populations parmi les millions de personnes vivant à proximité de volcans actifs et potentiellement dangereux. Ces réseaux non officiels ont dans leurs rangs de simples citoyens qui travaillent en étroite collaboration avec des scientifiques et des représentants du gouvernement sur les processus de surveillance, de communication, de formation et d’évacuation.
L’étude – publiée dans la revue Global Environmental Change – se concentre sur le Tungurahua en Équateur, volcan entouré de plusieurs villes et quelque 30 000 habitants. Les chercheurs ont étudié comment le système officiel de gestion des risques, le suivi scientifique et l’apport des connaissances des habitants ont pu cohabiter pendant une quinzaine d’années pour faire face à une activité volcanique qui s’est prolongée sur le long terme. L’étude montre que le « réseau fantôme » a contribué à améliorer le suivi, la prise de décisions, les systèmes de communication et les évacuations autour du Tungurahua.
L’équipe interdisciplinaire de chercheurs indique que la réussite de cette cohabitation constitue un modèle pour la participation de la population à des projets de réduction des risques ailleurs dans le monde où plus de 600 millions de personnes vivent à proximité de volcans actifs et environ deux millions ont été déplacées à la suite d’éruptions volcaniques au cours des 30 dernières années.
Plus particulièrement, le « réseau fantôme » qui opère autour du Tungurahua a joué un rôle clé dans l’amélioration des réactions de la population face au risque volcanique. Il a permis aux gens de continuer à cultiver leurs champs et de maintenir leurs moyens de subsistance en sécurité relative pendant une période d’activité volcanique accrue. Ce réseau a également permis de minimiser la nécessité d’évacuations forcées, toujours très traumatisantes pour les habitants.

Les auteurs de l’étude ont organisé 130 rencontres avec des représentants du gouvernement, des scientifiques, des responsables d’administrations locales et des personnes vivant près du Tungurahua. Des tensions existent souvent entre le public et les scientifiques quand il s’agit de l’évaluation des risques et de la communication. Dans le cas du Tungurahua, grâce aux « réseaux fantômes », les autorités et les scientifiques ont établi un climat de confiance qui a permis une meilleure communication entre les différents groupes, avec le soutien des autorités militaires et locales pour déplacer les personnes vivant dans les zones à haut risque pendant les périodes d’activité volcanique accrue.
Un autre élément clé de ce « réseau fantôme » a été son rôle dans la diffusion en temps quasi réel d’observations sur l’activité volcanique et leur communication aux scientifiques. Une confiance s’est développée et s’exprime aujourd’hui entre les bénévoles de ce réseau et les scientifiques. Elle est maintenue grâce à des communications radio quotidiennes et un travail en commun sur le terrain.
L’étude insiste sur les stratégies de communication et les réponses sociales pendant deux périodes de forte activité volcanique sur le Tungurahua en 2006 et 2014. En 2006, une éruption a tué six personnes et détruit plus de 50 maisons. Pendant les années qui ont précédé et suivi cette éruption, d’importantes retombées de cendre ont détruit les cultures, tué des animaux et endommagé des routes et autres infrastructures. Malgré cela, des centaines de familles continuent de vivre et de travailler sur les pentes du volcan pour maintenir leurs moyens de subsistance.
L’étude conclut en indiquant qu’il faut tirer des leçons de la situation en Équateur, en particulier sur la possibilité de réduction des risques pour les populations vivant dans d’autres contextes. À la suite des leçons apprises auprès du Tungurahua, l’Institut Geofisico Escuela Politecnica Nacional (IG-EPN) s’est déjà impliqué dans deux autres « réseaux fantômes «  de bénévoles sur des volcans actifs : le Cotopaxi et le Cerro Negro-Chiles sur la frontière entre l’Équateur et la Colombie.
Source: Université d’East Anglia.

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New research by the University of East Anglia (UEA) shows that ‘shadow networks’ linking volunteers with authorities can contribute to the safety of some of the millions of people living near dangerous volcanoes. These informal networks include community members working in close collaboration with scientists and government officials on monitoring, communications, training and evacuation processes.

The study – published in the journal Global Environmental Change – focuses on Tungurahua volcano in Ecuador which is surrounded by several towns, with around 30,000 people living close by. The researchers examined how the official disaster risk management system, scientific monitoring and community knowledge have adapted and evolved over 15 years to be able to cope with long-term volcanic activity. The research shows that the network has helped make improvements in monitoring, decision-making, communication systems and evacuations in Tungurahua.

The team of interdisciplinary researchers suggest the success story there forms a blueprint for best practice community engagement in disaster risk reduction projects around the world where more than 600 million people live close to active volcanoes, and around two million have been displaced as a result of volcanic activity over the last 30 years.

More particularly, the shadow network around Tungurahua volcano has played a key role in improving collective responses to volcanic risk, allowing people to continue farming and maintain their livelihoods in relative safety during heightened volcanic activity, and minimising the need for forced evacuations, which are highly disruptive.

The authors of the study conducted 130 interviews with government officials, scientists, community leaders and people living close to the Tungurahua volcano. Tensions between public and experts are common in hazard assessment and communication. In this case, however, and as a result of the shadow networks, there has been increased trust in the authorities and scientists, enabling better communication between the different groups, with ad-hoc support from the military and local government to move people in and out of high-risk areas during periods of heightened volcanic activity.

Another key element of this shadow network has been its role in generating observations of the volcano in near real-time and communicating these with scientists. A trust has developed and is expressed between the volunteers and the monitoring scientists. This trust is maintained by having daily radio calls and also by working together in the field.

The study insists on communication strategies and social responses during two periods of escalating volcanic activity in Tungurahua in 2006 and 2014. In 2006, an eruption killed six people and destroyed more than 50 homes. In the years before and after this eruption, intense ashfall destroyed crops, killed animals, and damaged roads and other infrastructure. Despite this, hundreds of families continue to live and work on the slopes of the volcano to sustain their livelihoods.

The study concludes by saying that examining cases like Ecuador, one can learn lessons about the potential of community-based disaster risk reduction in other contexts. As a result of the lessons learned at Tungurahua, the Instituto Geofisico Escuela Politecnica Nacional (IG-EPN) is already involved in two other volunteer networks at active volcanoes, Cotopaxi and Cerro Negro-Chiles on the Ecuador-Colombia border.

Source: University of East Anglia.

Vue de l’activité strombolienne du Tungurahua en avril 2011 (Crédit photo : Wikipedia).