La disparition des glaciers de Papouasie-Nouvelle-Guinée // The disappearance of the glaciers of Papua New Guinea

La fonte des glaciers touche la planète entière, quelle que soit la latitude, qu’il s’agisse des régions polaires, des zones tropicales ou de l’équateur. J’ai consacré plusieurs notes (février 2021, octobre 2023, avril 2024) à la disparition des glaciers en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ainsi, le parc national de Lorentz abritait le dernier glacier tropical de la région. Certains le surnomment le « glacier de l’Éternité », mais il risque de ne plus exister bien longtemps.
Le sommet du Puncak Jaya (4 884 m), également appelé Pyramide Carstensz, est dépourvu de glace, mais il est entouré de plusieurs masses glaciaires ; celles-ci constituaient autrefois une vaste calotte glaciaire formée il y a 5 000 ans. Une calotte glaciaire antérieure a également existé dans la région, il y a entre 15 000 et 7 000 ans.

 Vue de la Pyramide Carstenz (Crédit photo : Alfindra Primaldhi / Wikipédia)

Les sommets de cette région indonésienne ont fourni aux scientifiques une multitude d’informations sur l’histoire climatique de la Terre. Ils constituent également le cœur de l’univers spirituel de nombreux Papous. Pourtant, la neige a aujourd’hui presque entièrement disparu.
Il y a un siècle, la chaîne Sudirman, qui s’étend sur 300 kilomètres, était recouverte de neige et de glace permanente sur ses quatre sommets principaux. Aujourd’hui, il ne subsiste que de petites zones autour du Puncak Jaya. Ces dernières devraient disparaître totalement d’ici un an ou deux.
La couverture glaciaire entourant le sommet est passée de près de 1 900 hectares au 19ème siècle à environ 16 hectares aujourd’hui. Des glaciers entiers ont pratiquement disparu à l’échelle d’une vie humaine.

 Derniers glaciers de Puncak Jaya en 2010 (Crédit photo : Robert Cassady)

Restes de glace sur la Puncak Jaya en 2023 (Crédit photo : BMKG)

Les carottes de glace prélevées sur les pentes du Puncak Jaya conservent la mémoire de l’histoire climatique. Les scientifiques peuvent les utiliser pour recueillir des données sur les conditions atmosphériques de la région et comprendre l’évolution des eaux océaniques les plus chaudes de la planète, qui entourent l’île. Toutefois, ces archives sont en train de disparaître avant même que les chercheurs n’aient eu le temps de les étudier complètement.
Le recul des glaciers de Papouasie est provoqué par les mêmes phénomènes qui affectent ceux du monde entier. Le responsable est le réchauffement de l’atmosphère dû aux activités humaines, notamment la combustion d’énergies fossiles. À mesure que les températures augmentent, l’altitude du point de congélation remonte le long des versants des montagnes ; en conséquence, les précipitations tombent davantage sous forme de pluie que de neige, y compris dans des zones qui connaissaient autrefois des chutes de neige régulières.

Crédit photo : Universitas Gadjah Mada

Les épisodes El Niño peuvent accélérer ce processus, tandis que des facteurs locaux tels que la couverture nuageuse, les chutes de neige et le relief en influencent le rythme.
Les montagnes de Papouasie se situent à seulement 450 km au sud de l’équateur ; à cette latitude, les glaces permanentes ne peuvent subsister qu’à très haute altitude et dans des conditions climatiques très spécifiques. Une légère hausse des températures, une remontée du point de congélation ou le remplacement de la neige par la pluie font la différence entre la survie et la disparition d’un glacier.
Au moins cinq groupes autochtones entretiennent depuis des générations des liens spirituels étroits avec le Puncak Jaya. Le peuple Moni le nomme « Mbainggela » et croit que ses ancêtres veillent sur la montagne. Pour le peuple Amungme, ce massif est connu sous le nom de « Nemangkawi », ou la « Flèche blanche ». Selon les croyances traditionnelles Amungme, le Nemangkawi incarne un modèle de vie pour les êtres humains.
Pour de nombreux Papous autochtones, la disparition du glacier ne constitue pas un événement isolé. La découverte d’immenses gisements de cuivre et d’or a transformé la région au cours du 20ème siècle, et le développement de projets industriels extractifs a remodelé une partie du paysage. Des versants entiers ont été excavés, tandis que des routes, des infrastructures industrielles et des zones d’habitation ont métamorphosé les vallées environnantes. Si les Papous reconnaissent que ce développement a apporté emplois, routes, éducation et opportunités économiques, ils soulignent également la dégradation de l’environnement et des décennies de conflits sociaux qui en ont découlé. Certains ont perdu l’accès à leurs terres ancestrales à mesure que l’activité minière s’étendait.
Alors que les communautés locales voient leurs paysages sacrés se transformer, les scientifiques se livrent à une course contre la montre pour documenter ce qu’il en reste. À l’aide de drones et de techniques de cartographie en trois dimensions, une équipe scientifique danoise a élaboré un modèle détaillé des vestiges glaciaires. Entre le début des années 2000 et 2025, la surface couverte par les glaces a reculé de 95 %. Les chercheurs s’accordent tous à dire que les glaciers constituent des indicateurs « incroyablement puissants » du réchauffement climatique.
Source : BBC News.

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The entire planet is affected by the melting of glaciers, whatever the latitude, whether in the polar regions, in the tropics or under the equator. I have written several posts (February 2021, October 2023, April 2024) about the disapperance of glaciers in Papua New Guinea. Thus, Lorentz National Park was home to the region’s last tropical glacier. Some call it the Eternity Glacier, but it might not be there for much longer.

Puncak Jaya (4884 m), also called Carstenz Pyramid, does not have ice on the peak, but around it there are several ice masses, that used to be one large icecap that developed 5,000 years ago. At least one previous icecap also existed in the region between 15,000 and 7,000 years ago.

The peaks in this Indonesian region have offered scientists countless insights into the Earth’s climate history. They are also the epicentre of the spiritual universe for many Papuans. But now, nearly all the snow is gone.

A century ago, the 300-km stretch of the Sudirman Range had snow and permanent ice on all four of its major peaks. But now there are only small areas around Puncak Jaya. These are expected to entirely disappear in a year or two.

Glacier cover around the peak has shrunk from nearly 1,900 hectares in the 19th century to about 16 hectares today. Almost entire glaciers have vanished within a human lifetime.

Ice cores taken from the slopes of Puncak Jaya preserve a record of climate history. Scientists can use them to obtain information about atmospheric conditions in the region and understand changes in the planet’s warmest ocean waters that surround the island. But this archive is disappearing before scientists have had time to fully study it.

The retreat of Papua’s glaciers is driven by the same forces affecting ice around the world, a warming atmosphere caused by human activity, including the burning of fossil fuels. As temperatures rise, the freezing point moves higher up mountains, so more precipitation falls as rain instead of snow, even in places that once saw regular snowfall.

El Niño events can accelerate this process, while local factors such as cloud cover, snowfall and mountain topography influence its pace.

The mountains in Papua are just 450km south of the equator, where permanent ice can survive only at very high altitudes and within a narrow range of climatic conditions. A small increase in temperature, a higher freezing point or shift from snowfall to rainfall can determine whether a glacier survives.

At least five groups of Indigenous people have had strong spiritual ties to Puncak Jaya for generations. The Moni people refer to it as Mbainggela, and believe their ancestors watch over the mountain. To the Amungme people, the range is known as Nemangkawi, or the « White Arrow ». According to traditional Amungme beliefs, Nemangkawi symbolises how people should live.

For many Indigenous Papuans, the disappearance of the glacier is not an isolated event. The discovery of vast copper and gold deposits transformed the region during the 20th century, and the development of extractive industrial projects have reshaped parts of the landscape. Entire mountain faces have been excavated and roads, industrial infrastructure and settlements have transformed surrounding valleys. Papuans say the development has brought jobs, roads, education and economic opportunities, but also environmental degradation and decades of social conflict. Some have lost access to their ancestral lands as mining expanded.

As local communities watch their sacred landscapes change, scientists and explorers are racing to document what is left. Using drones and three-dimensional mapping techniques, a Danish scientific team has created a detailed model of what remains. From the early 2000s to 2025, the glaciated area has receded by 95%. The researchers all agree that glaciers are « incredibly powerful » as indicators of climate change.

Source : BBC News.

Le méthane du Svalbard (suite) // Svalbard methane (continued)

Concentrations de CO2 : 425,03 ppm (22 septembre 2026)              

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Dans une note publiée le 6 janvier 2024, j’expliquais que les missions scientifiques effectuant des forages dans le sol gelé du Svalbard, à la recherche de combustibles fossiles, rencontraient souvent par accident des poches de gaz naturel, mais l’ampleur de ces réserves reste inconnue. Les auteurs d’une étude publiée en décembre 2023 dans la revue Frontiers in Earth Science ont utilisé des données historiques issues de forages commerciaux et scientifiques pour cartographier le pergélisol de l’archipel et localiser ces gisements de gaz naturel. Vous trouverez ma publication à cette adresse :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/06/le-methane-du-svalbard-un-autre-danger-pour-la-planete-svalbard-methane-another-danger-for-the-planet/

Une nouvelle étude publiée en septembre 2026 dans Nature Communications révèle que la fonte des glaciers de l’archipel du Svalbard libère du méthane emprisonné depuis longtemps. Les auteurs démontrent que les cours d’eau issus de la fonte des glaciers libèrent du méthane auparavant piégé dans la roche sous-jacente. La fonte glaciaire peut faire apparaître et activer des voies jusqu’alors dissimulées, permettant à ce puissant gaz à effet de serre de s’échapper dans l’atmosphère. L’étude met en évidence une boucle de rétroaction : les émissions de gaz à effet de serre ont contribué à la fonte des glaciers, et cette fonte est susceptible d’accentuer la hausse des températures en libérant ce gaz.
Les scientifiques ont examiné 19 cours d’eau alimentés par des glaciers au Svalbard et ont prélevé 148 échantillons d’eau. Du méthane était présent dans tous les cours d’eau analysés ; certaines mesures révèlent des concentrations jusqu’à 425 fois supérieures à ce que le seul contact avec l’atmosphère aurait pu expliquer.
Les chercheurs ont déterminé que la majeure partie de ce méthane n’était pas produite par des microbes sous la glace, phénomène observé sous certains glaciers du Groenland. Une grande partie du gaz semble plutôt liée à la géologie du Svalbard, notamment à des couches de schiste riches en carbone organique ancien, capables de générer du méthane sur des millions d’années.
Le processus de libération de ce méthane semble s’amorcer lorsque l’eau de fonte de surface s’écoule par des ouvertures dans la glace jusqu’au soubassement du glacier. Comme indiqué plus haut, cette eau de fonte rejoint la base des glaciers en empruntant des crevasses et des orifices. Cela signifie qu’elle interagit avec les roches sous-jacentes ; lorsque ces roches contiennent du gaz ancien, l’eau peut entraîner le méthane vers les rivières.

Les eaux de rivière les plus riches en méthane proviennent de glaciers situés au-dessus de formations rocheuses riches en schiste, mais la nature du substrat rocheux ne suffit pas à expliquer le phénomène. L’état de la base du glacier joue également un rôle crucial. Les bases actives, humides et dégelées sont bien plus efficaces pour capter le méthane que les glaciers gelés en contact avec sol sous-jacent. Les rejets de méthane les plus importants se produisent lorsque la configuration géologique et les conditions glaciaires sont réunies de manière optimale.
Pour étudier ce processus au Svalbard, les chercheurs ont associé des analyses chimiques des eaux fluviales avec des relevés par géoradar ; ces derniers ont permis de déterminer l’état de la glace et d’estimer quelle proportion de la base de chaque glacier était suffisamment dégelée pour permettre la circulation de l’eau. Les chercheurs ont estimé que les glaciers du Svalbard se terminant sur terre peuvent transporter chaque année entre 182 et 368 tonnes de méthane via les eaux de fonte.
Ces résultats pourront aider les scientifiques à élaborer des modèles climatiques plus précis et à identifier les régions les plus vulnérables face aux transformations des environnements gelés induites par le réchauffement climatique. En effet, ce qui se passe au Svalbard s’inscrit dans un phénomène plus vaste touchant les régions polaires, où la fonte des glaces révèle diverses menaces climatiques. Ainsi, près du fleuve Mackenzie au Canada, les émissions de carbone s’intensifient à mesure que les eaux de ruissellement issues du pergélisol se déversent dans l’océan Arctique. Dans l’Arctique, d’anciens agents pathogènes refont surface au moment où le dégel des sols met à nu de la matière biologique ancienne. Sur les plateformes de glace de l’Antarctique, des algues assombrissent la surface et accentuent la fonte. Ces exemples illustrent l’importance des recherches sur les fuites de méthane liées à la fonte des glaciers. Les enjeux dépassent largement le cadre d’un seul archipel. À mesure que la glace recule et que le dégel pénètre plus profondément dans le sol, des problèmes autrefois invisibles peuvent se transformer en menaces climatiques d’ampleur mondiale.
Source : The Cool Down (TCD) via Yahoo News.

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In a post released on January 6, 2024, I explained that missions that involve drilling into the frozen soil of Svalbard, in search of fossil fuels, often hit pockets of natural gas by accident, but the extent of these reserves was unknown. The authors of a study published in December 2023 in the journal Frontiers in Earth Science used historical data from commercial and scientific boreholes to map the permafrost throughout Svalbard and pinpoint these stores of natural gas. My post can be fou,d at this address :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/06/le-methane-du-svalbard-un-autre-danger-pour-la-planete-svalbard-methane-another-danger-for-the-planet/

A new study published in September 2026 in Nature Communications informs us that melting glaciers in the Svalbard archipelago are releasing long-trapped methane. Its authors show that rivers of meltwater flowing from the shrinking glaciers are releasing methane previously trapped in the bedrock beneath the ice. Glacier melt can uncover and activate once-concealed routes that let this potent greenhouse gas reach the atmosphere. The work points to a feedback loop, since greenhouse gas emissions have contributed to glacier melting and now glacier melting could contribute further to rising temperatures by releasing the gas.

Scientists described examining 19 glacier-fed rivers in Svalbard to collect 148 water samples. Methane was present in every river they tested, and some readings showed levels up to 425 times higher than could be explained by contact with the atmosphere alone.

The researchers determined that most of this methane was not being generated by microbes under the ice, a phenomenon observed beneath some Greenland glaciers. Instead, much of the gas appears to be associated with Svalbard’s geology, particularly shale layers rich in ancient organic carbon that can generate methane over millions of years.

The process by which this methane is being released seems to begin when surface meltwater drops through openings in the ice down to the glacier bed. This meltwater finds its way to the bottom of the glaciers through crevasses and holes. This means that it interacts with the rocks underneath, and where those rocks contain ancient gas, the water can flush methane out into rivers.

The methane-richest river water came from glaciers positioned above shale-heavy rock formations, but the bedrock itself did not tell the whole story. The state of the glacier bed was also important. Thawed, wet, active beds are much better at taking up methane than glaciers that were frozen solid to the ground beneath them. The biggest methane releases happen where the right rocks and the right glacier conditions come together.

To investigate the process in Norway, the researchers paired river-chemistry measurements with ground-penetrating radar surveys that revealed ice conditions and helped estimate how much of each glacier bed was thawed enough to carry water. The researchers estimated that land-terminating glaciers across Svalbard may move roughly182 to 368 tonnes of methane each year through meltwater.

The findings could help scientists build more accurate climate models and identify which regions may be most vulnerable as warming reshapes frozen environments. Indeed, what is happening in Svalbard is part of a wider pattern in polar regions, where thawing ice is revealing a range of climate threats. Near Canada’s Mackenzie River, carbon release is intensifying as permafrost runoff pours into the Arctic Ocean. In the Arctic, ancient pathogens are resurfacing as thawing grounds expose old biological material. On Antarctic ice shelves, snow algae is darkening the surface and reinforcing melt. These examples help to show why research into methane escaping through melting glaciers could matter well beyond one archipelago. As ice retreats and thaw reaches deeper into the ground, problems that were once hidden could become climate threats with global reach.

Source : The Cool Down (TCD) via Yahoo News.

Les microplastiques, un fléau pour la planète // Microplastics, a scourge for the planet

Concentrations de CO2 :  425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 :  1939.44 ppb (mai 2026)

D’après une nouvelle étude publiée dans le Journal of Hazardous Materials, les microplastiques réduisent la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont constaté que la prolifération des microplastiques dans les écosystèmes marins perturbe les processus permettant aux océans de stocker le carbone et de réguler leur température.

Les océans constituent le plus grand puits de carbone de la planète et les microplastiques compromettent ce bouclier naturel contre le réchauffement climatique. Les auteurs de l’étude expliquent que la lutte contre la pollution plastique fait désormais partie intégrante de la lutte contre le réchauffement climatique.
Les microplastiques, particules de moins de cinq millimètres de diamètre, se sont infiltrés partout sur Terre, des profondeurs océaniques à la banquise arctique, en passant par les sols, l’air et même le corps humain. Bien que tout le monde soit d’accord pour dire qu’ils sont un problème majeur de pollution, leur rôle dans la crise climatique est largement négligé.
Les océans absorbent environ un quart du dioxyde de carbone émis chaque année par l’activité humaine, ralentissant ainsi le rythme du réchauffement climatique. Un élément essentiel de ce processus est la « pompe biologique à carbone », au cours de laquelle le phytoplancton marin absorbe le carbone par photosynthèse et le transfère vers les couches océaniques plus profondes lorsqu’il meurt ou est consommé. L’étude met en garde contre le fait que les microplastiques perturbent ce système en réduisant la photosynthèse du phytoplancton et en altérant le métabolisme du zooplancton, deux processus qui jouent un rôle crucial dans le réchauffement climatique.

Les chercheurs soulignent également le rôle de la « plastisphère », ces communautés de microbes qui colonisent les particules de plastique dans l’océan. Ces microbes peuvent influencer les cycles du carbone et de l’azote et contribuer à la production de gaz à effet de serre. À terme, ils pourraient entraîner un réchauffement et une acidification des océans, ainsi qu’une perte de biodiversité, menaçant la sécurité alimentaire et les communautés côtières du monde entier.
Plutôt que de présenter de nouvelles expériences sur le terrain, les auteurs de cette étude ont préféré analyser la littérature scientifique existante afin de cartographier les interactions entre les microplastiques, la santé des océans et les systèmes climatiques, et d’identifier les lacunes dans nos connaissances actuelles. L’impact des microplastiques sur le réchauffement climatique, la santé des océans et les systèmes associés reste à ce jour inconnu.
Alors que l’étude met en garde contre les risques que la persistance des plastiques fait peser sur les écosystèmes et la stabilité climatique à long terme, force est de constater que les plastiques sont profondément ancrés dans notre vie moderne, utilisés dans d’innombrables objets du quotidien. Les efforts déployés pour réduire leur production restent lents et âprement contestés. Les principaux producteurs pétrochimiques s’opposent à des plafonds contraignants. La production de plastique continue ainsi d’augmenter rapidement.
Comme les plastiques se dégradent extrêmement lentement, la majeure partie des matériaux produits il y a longtemps existe encore aujourd’hui. Les chercheurs estiment que plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont environ 80 % finissent dans les décharges ou dans l’environnement.
L’étude exhorte les gouvernements et les organismes internationaux à ne pas traiter la pollution plastique et la crise climatique comme des problèmes distincts. Elle préconise des mesures telles que la réduction des plastiques à usage unique, l’amélioration de la gestion des déchets, la promotion d’alternatives biodégradables et l’investissement dans la recherche afin de mieux comprendre l’impact des microplastiques sur la température des océans et les cycles du carbone.
Source : Independent.

Une étude parue dans la revue Nature Medicine explique que des chercheurs ont étudié la distribution des nanoparticules et de microparticules de plastique (MNP) dans des foies, des reins et des cerveaux humains. Ils ont remarqué que le cerveau accumule jusqu’à 30 fois plus de microplastiques que certains organes

Ces travaux ne permettent toutefois toujours pas de conclure à une relation de cause à effet entre la présence de nanoplastiques ou de microplastiques et un impacts sur la santé. L’étude souligne cependant à quel point il devient crucial de mieux comprendre les voies d’exposition, les voies d’absorption et d’élimination et les conséquences potentielles sur la santé des plastiques dans les tissus humains, en particulier dans le cerveau.

 

Une autre étude vient de montrer que 93 % des fulmars boréaux, oiseaux migrateurs échoués ou morts sur le littoral de l’Oregon, puis autopsiés, avaient les intestins remplis de plastique. L’un d’entre eux avaient 454 morceaux de plastique dans l’estomac. (Photo: C. Grandpey)

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According to a new studay published in the Journal of Hazardous Materials, microplastics are reducing the capacity of oceans to absorb carbon dioxide, weakening one of the planet’s most critical natural defences against the climate crisis. Researchers found the spread of microplastics through marine ecosystems was interfering with the processes that allow oceans to store carbon and regulate temperature.

Oceans are the planet’s largest carbon sink and “microplastics are undermining this natural shield against global warming. The study’s authors explain that tackling plastic pollution is now part of the fight against global warming.

Microplastics, particles smaller than five millimetres across, have made their way into every nook of the planet, from deep ocean waters and Arctic ice to soil, air and even human bodies. While they are widely recognised as a major pollution problem, their role in the climate crisis has received much less attention. But microplastics influence biogeochemical processes, disrupt oceanic carbon pumps and contribute directly to greenhouse gas emissions.

Oceans absorb about a quarter of the carbon dioxide released by human activity every year, slowing the pace of global warming. A major part of that process is the “biological carbon pump”, in which sea phytoplankton absorb carbon through photosynthesis and transfer it to deeper ocean layers when they die or are eaten. The study warns that microplastics interfere with this system by reducing phytoplankton photosynthesis and impairing the metabolism of zooplankton, both of which play a central role in carbon cycling.

Researchers also highlight the role of the “plastisphere”, the communities of microbes which colonise plastic particles in the ocean. These microbes can influence carbon and nitrogen cycles and contribute to greenhouse gas production. The effects could intensify over time. Over time, these changes could lead to ocean warming, acidification, and biodiversity loss, threatening food security and coastal communities worldwide.

Rather than presenting new field experiments, the authors of the new study analysed existing scientific literature to map how microplastics interacted with ocean health and climate systems, and to identify gaps in current understanding. The extent to which microplastics affect global warming, ocean health, and associated systems is currently unknown. The significant ecological effects of plastic pollution in the oceans are well recognised but its exact connections to these extensive environmental processes are not well understood.

While the study warns that the persistence of plastics is creating risks for ecosystems and climate stability in the long term, plastics are deeply embedded in our modern life, used in countless everyday items. Efforts to cut production, such as a global plastics treaty, remain slow and fiercely contested, as major petrochemical producers resist binding caps. Plastic production continues to rise rapidly as a consequence.

Since plastics degrade extremely slowly, most of the material ever produced still exists. Researchers estimate that over 8 billion tonnes of plastic have been produced globally, with around 80 per cent ending up in landfills or the environment.

The study urges governments and international bodies not to treat plastic pollution and the climate crisis as separate challenges. It calls for measures such as cutting single-use plastics, improving waste management, promoting biodegradable alternatives, and investing in research to better understand how microplastics affect ocean temperature and carbon cycles.

Source : Independent.

A study published in the journal Nature Medicine details research into the distribution of plastic nanoparticles and microparticles (MNPs) in human livers, kidneys, and brains. Researchers found that the brain accumulates up to 30 times more microplastics than certain other organs.
However, this research does not yet allow for a conclusion regarding a relationship between the presence of nanoplastics or microplastics and health impacts. Nevertheless, the study highlights the critical need to better understand exposure, absorption, and elimination pathways, as well as the potential health consequences of plastics in human tissues, particularly in the brain.

Effondrement des Alpes : en Allemagne aussi !

Un important éboulement s’est produit sur la Zugspitze (2962 m), le plus haut sommet d’Allemagne.

Crédit photo: Wikipedia

Le 22 septembre 2026 au matin, d’importants blocs de roche se sont détachés du versant situé à la frontière germano-autrichienne. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent un immense nuage de poussière s’étendant de la montagne jusqu’à la ville de Grainau, accompagné de fortes détonations.

Selon le service de secours en montagne de Grainau, les rochers sont tombés directement le long de la crête frontalière. Aucun dégât n’est signalé sur les infrastructures ou les sentiers. La zone touchée est particulièrement accidentée et aucun sentier de randonnée ne la parcourt. Des chutes de pierres se sont poursuivies le 23 septembre. Ce type de phénomène n’est plus surprenant sur la Zugspitze, mais l’ampleur de l’événement est inhabituelle. Le phénomène est très probablement lié au dégel du permafrost de roche qui assure normalement la stabilité des parois. Le glissement de terrain n’a eu aucun impact sur le fonctionnement des remontées mécaniques et des téléphériques.

Source: presse allemande.