Glacier de Sarenne (Isère) : une mort annoncée

Situé près de l’Alpe d’Huez (Isère), le glacier de Sarenne est étudié depuis plus de 100 ans et, comme l’Okjökull en Islande, il est en train d’être emporté par le réchauffement climatique. On pourra bientôt apposer une plaque commémorative indiquant sa mort.

Les scientifiques qui l’observent régulièrement indiquent qu’il ne reste plus qu’une épaisseur d’une dizaine de mètres de glace sur une toute petite surface et que ce sera bientôt la fin des relevés. En un siècle, il a perdu 120 mètres d’épaisseur. Ces derniers temps, il a perdu 180 centimètres d’épaisseur en un mois, soit six centimètres par jour. L’espérance de vie du glacier est estimée à cinq ans maximum.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, on a pratiqué pendant près de 45 ans le ski d’été sur le glacier. Dans les années 1960-1970, la station de l’Alpe d’Huez a placé de gros espoirs sur le glacier et investi des moyens financiers colossaux pour l’époque. Elle fut la première en France à proposer du ski d’été sur le Sarenne en 1970.

Aujourd’hui, tout a changé. Plus de glacier et plus de ski d’été. Un lac est apparu près de la base du glacier. C’est ce qui se passe sur la plupart des glaciers à l’agonie ailleurs dans le monde

Par sa facilité d’accès depuis Grenoble, le glacier de Sarenne a été pendant 72 ans (1948-2020) l’un des glaciers de référence pour l’étude glaciologique. Il possède donc l’une des plus longues périodes de relevés glaciologiques au monde.

Sources : France Info, Météo France.

Le Glacier de Sarenne en 1906 et en 2016 (Source : Skipass)