Inconscience: un mal à la mode // Recklessness : a fashionable evil

J’aimerais vous faire partager un article qu’un visiteur de mon blog a eu la bonne idée d’insérer sur ma page Facebook. Il se rapporte à la sécurité sur les sites naturels et en particulier les glaciers.

L’article rapporte les propos d’un guide islandais qui fait part de son expérience sur le Sólheimajökull, l’une des ramifications du Myrdalsjökukk dans le sud de l’Islande. Ce glacier souffre du même mal que ses congénères ailleurs dans le monde: il recule à une vitesse très inquiétante. Quand je l’ai visité au mois de juillet 2021, je n’ai pas reconnu le site où je m’étais rendu quelque dix ans auparavant.

Aujourd’hui, les abords du Sólheimajökull ont été aménagés, avec un parking et un large sentier qui permet d’accéder en une quinzaine de minutes à proximité du front du glacier. « A proximité » est important, car aller plus loin peut devenir dangereux. Il ne faut pas oublier qu’un glacier est une rivière de glace en mouvement et que son front se modifie en permanence, avec des effondrements parfois spectaculaires.

L’auteur de l’article regrette le comportement de certains touristes – pas tous heureusement – qui n’ont aucune conscience du danger. Il a vu certaines personnes s’aventurer à la surface du Sólheimajökull sans équipement adéquat. Les images qui illustrent l’article sont très révélatrices. Elles montrent parfaitement qu’un moment agréable peut virer au drame. C’est ce que j’ai expliqué à propos de la plage de Reynisfjara, elle aussi dans le sud de l’Islande, où des lames de fond emportent régulièrement les touristes qui ne peuvent survivre dans l’eau très froide.

Source : Clément Coudeyre / Iceland Geology | Seismic & Volcanic Activity in Iceland

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I would like to share an article that a visitor to my blog had the good idea to post on my Facebook page. It deals with safety on natural sites and in particular on glaciers.
The article reports the words of an Icelandic guide who shared his experience on Sólheimajökull, one of the branches of Myrdalsjökukk in southern Iceland. This glacier suffers from the same disease as its congeners elsewhere in the world: it is retreating at a very worrying speed. When I visited it in July 2021, I did not recognize the site I had visited some ten years before.
Today, the surroundings of Sólheimajökull have been developed, with a parking lot and a wide path which allows access in about fifteen minutes near the front of the glacier. « Near the front » is important, because going further can be dangerous. One should not forget that a glacier is a moving river of ice and that its front is constantly changing, with sometimes dramatic collapses.
The author of the article regrets the behaviour of some tourists – not all fortunately – who are unaware of the danger. He saw some people venture to the surface of Sólheimajökull without proper equipment. The images that illustrate the article are very revealing. They perfectly show that a good time can turn into a drama. This is what I explained about Reynisfjara beach, also in the south of Iceland, where rip currents regularly wash away tourists who cannot survive in very cold water..

Source: Clément Coudeyre / Iceland Geology | Seismic & Volcanic Activity in Iceland

Source: Clément Coudeyre

Front du Sólheimajökull en juillet 2021 (Photo: C. Grandpey)

La fonte et le recul du Sólheimajökull (Islande) // The melting and retreat of Sólheimajökull (Iceland)

Suivant une tradition vieille de plus de 20 ans, des élèves de l’école Hvolsskóli à Hvolsvöllur se sont rendus en octobre 2021 dans le sud de l’Islande au chevet du glacier Sólheimajökull, l’une des branches du Myrdalsjökull, pour voir de combien le glacier avait reculé par rapport aux années précédentes. Les jeunes gens mesurent la distance entre un panneau pédagogique et le bord du glacier pour voir de combien le glacier rétrécit chaque année.
Leurs observations ont permis de constater que le glacier a reculé de onze mètres par rapport à octobre 2020.
En 2010, la distance entre le panneau explicatif et le front du glacier n’était que de 318 mètres. Elle est aujourd’hui de 726 mètres, ce qui signifie que le glacier a reculé de 408 mètres depuis 2010, date à laquelle les mesures des élèves ont commencé.
Selon la directrice de l’école, les élèves pouvaient jusqu’à présent mesurer la distance sur la terre ferme, mais aujourd’hui, une vaste pièce d’eau est apparue avec la fonte du glacier et les élèves ont besoin d’un bateau pour observer le processus de fonte.
Source : Reykjavik Grapevine.

La fonte du Sólheimajökull est impressionnante. Je m’étais rendu auprès du glacier en juillet 2003 et je suis revenu sur le site début juillet 2021. Il suffit de comparer les photos prises à l’occasion de ces visites pour se rendre compte du recul de ce glacier. Son observation reste néanmoins intéressante, en particulier les strates de cendres qui montrent les dernières phase d’activité du volcan Katla qui se cache sous la calotte de glace du Myrdalsjökull.

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Following a 20-year tradition, students at Hvolsskóli in Hvolsvöllur visited Sólheimajökull glacier in south Iceland, one of the branches of Myrdalsjökull in October 2021 to see how much the glacier had retreated compared to the previous years. They measure the distance between an information plaque and the border of the glacier to see how much the glacier shrinks each year.

Their observations allowed to seen that the glacier has withdrawn by eleven meters from October 2020.

In 2010, the distance between the information plaque and the border of the glacier was only 318 meters. Today, it is 726 meters, which means that the glacier’s border has withdrawn 408 meters since 2010, when the students’ measurements started..

According to the school headmaster, the students used to be able to measure the distance on dry land, but these days a large lagoon has emerged with the melting of the glacier. Now the students need a boat in order to observe the melting process.

Source: Reykjavik Grapevine.

The melting of Sólheimajökull is impressive. I visited the glacier in July 2003 and returned to the site at the beginning of July 2021. You just have to compare the photos taken during these visits to realize the retreat of this glacier. Its observation remains nevertheless interesting, in particular the ash strata which show the last phases of activity of Katla volcano which is hidden under the Myrdalsjökull ice cap.

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Le panneau pédagogique qui sert de point de référence aux élèves montre le recul du Sólheimajökull entre 1997 et 2010. Il nous apprend qu’entre 1930 et 1969, le glacier a reculé de 977 mètres. Après 1969, un refroidissement du climat l’a fait avancer de 495 m jusqu’en 1995. A partir de cette époque, le Sólheimajökull n’a fait que reculer. Il a perdu 1312 m entre 1995 et 2019.

Voici le Sólheimajökull tel que je l’ai découvert en 2003. Regardez bien le sommet de la montagne au centre du cliché:

En 2003, une rivière de fonte à la forte odeur de soufre s’échappait de la base du glacier:

En juillet 2021, on ne peut que constater le recul impressionnant du Sólheimajökull . Le sommet de la montagne qui dominait le glacier en 2003 est aujourd’hui plus d’un kilomètre devant son front!

En 2011, un lac de fonte s’est formé devant le front du glacier.

Le panneau confirme la visite annuelle du glacier par les élèves de Hvolsvöllur. Sympa!

La fonte des glaciers islandais (suite) // The melting of Icelandic glaciers (continued)

En raison du réchauffement climatique, les quelque 220 000 glaciers recensés dans le monde fondent à un rythme toujours plus rapide, que ce soit dans l’Himalaya, dans les Alpes ou en Alaska. Une étude publiée dans la revue Nature en avril 2021 nous rappelle que la fonte des glaciers contribuera à plus d’un cinquième de l’élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle.
L’Islande est l’une des régions où le recul glaciaire est le plus spectaculaire. Cependant, l’histoire des glaciers islandais n’est pas faite que de périodes de recul.

Lorsque les premiers colons sont arrivés en Islande, les glaciers étaient beaucoup plus petits qu’aujourd’hui. On peut retracer leur croissance au cours du Petit Age glaciaire (vers 1450-1900) et leur ancienne morphologie en observant les moraines, à partir de données provenant de sédiments lacustres, mais aussi de descriptions dans les écrits du passé.
Les glaciers ont ensuite progressé, notamment aux 17ème et 18ème siècles.
Ils ont reculé légèrement au cours des premières décennies du 19ème siècle, avant de reculer légèrement puis d’avancer de nouveau. Ils ont atteint leur taille maximale vers 1890.
Après 1890, la plupart des glaciers ont commencé à battre en retraite. Ils ont reculé rapidement dans les années 1930 et 1940 et ont continué, mais plus lentement, jusqu’aux années 1960 qui ont marqué le début d’un ralentissement provisoire.
Dans les années 1970 et 1980, certains glaciers ont avancé ou sont restés stationnaires. Les glaciers émissaires* entre Skaftafell et Höfn ont reculé de 1 à 8 km, selon leur situation géographique, depuis la fin du 19ème siècle jusqu’en 2017. Au total, ils ont perdu une superficie de 340 km2, et 140 km³ ou 20 % de leur volume. La perte de glace correspond à une élévation de 0,3 mm du niveau mondial de la mer. [ On appelle ‘glacier émissaire’ – outlet glacier en anglais – une langue d’ablation issue d’un inlandsis ou d’une calotte glaciaire.]

 

Skaftafell en juillet 2021

Dans une note 24 juillet 2021, j’expliquais que Solheimajökull, l’un des glaciers émissaires du Myrdalsjökull, reculait à un rythme incroyable. Il a perdu plusieurs centaines de mètres au cours des deux dernières décennies.

Myrdalsjökull en juillet 2021


Une étude publiée en mai 2021 a révélé que les glaciers islandais dans leur ensemble ont perdu environ 750 kilomètres carrés, soit sept pour cent de leur surface, depuis le début du millénaire en raison du réchauffement climatique. Ces mêmes glaciers, qui couvrent plus de 10 % de la masse continentale du pays, ont diminué en 2019 et couvrent actuellement moins de 10 400 kilomètres carrés. Depuis 1890, la superficie couverte par les glaciers islandais a diminué de près de 2 200 kilomètres carrés, soit 18 %. Il est important de noter que près d’un tiers de ce déclin s’est produit depuis 2000.

En effet, depuis 2000, les glaciers émissaires d’Islande ont reculé particulièrement vite, et leur perte de masse par unité de surface est parmi les plus élevées au monde. Ils ont perdu 15 à 50 % de leur volume de glace au cours de cette période. Selon les glaciologues, les glaciers continueront de fondre et de reculer et pourraient perdre la moitié de leur volume d’ici 2100. Après 200 ans, seules de petites calottes glaciaires subsisteront sur les plus hautes montagnes.
En 2014, les glaciologues ont dépouillé l’Okjokull de son statut de glacier après avoir constaté qu’il était constitué de glace inerte et qu’il n’avançait plus comme le font normalement les glaciers. Une plaque commémorative en lettres d’or écrite en islandais et en anglais a été inaugurée le 18 août. 2019 sur le site du glacier.


Les glaciologues ont découvert que la vitesse de fonte des glaciers islandais s’est fortement accélérée au cours de la période 2000-2019. Entre 2000 et 2004, les glaciers ont perdu 227 milliards de tonnes de glace par an. Mais entre 2015-2019, ils ont perdu en moyenne 298 milliards de tonnes chaque année.

De la même façon, le célèbre Jökulsarlon n’aura probablement plus le même aspect dans une dizaine d’années. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer l’Esjufjallarönd, une moraine qui longe le glacier Breiðamerkurjökull et le sépare d’une autre langue glaciaire, le Norðlingalægðarjökull qui vient finir sa course dans les eaux du Jökulsarlon en donnant naissance à une foule de petits icebergs. En le parcourant, on se rend vite compte d’une année sur l’autre que le Breiðamerkurjökull est en train de reculer rapidement sous l’effet du réchauffement climatique. Au fur et à mesure que le Norðlingalægðarjökull déverse ses icebergs dans le lagon, le niveau de la glace diminue et le glacier voisin a tendance à se déplacer vers la dépression ainsi créée. Il en résulte que la moraine de Esjufjallarönd se déplace régulièrement vers l’est et cet amas de débris va probablement atteindre le Jökulsarlon d’ici 3 à 5 ans.

Les statistiques révèlent que le glacier Breiðamerkurjökull perd actuellement 600 mètres par an. Dans l’une des grottes qui se trouvent à l’intérieur, la glace a reculé tellement que la chute d’eau qui était autrefois à l’intérieur de la grotte est maintenant en dehors. Dans une autre grotte à proximité, un gros rocher qui était à 100 mètres à l’intérieur de la cavité se trouve maintenant à l’extérieur, à 500 mètres devant le glacier.

Lors de ma dernière visite au Vatnajökull en juillet 2021, j’ai pu me rendre compte que le glacier fondait très vite. Son front est beaucoup plus mince qu’en 2001 lorsque je l’ai observé pour la dernière fois et il vêle maintenant moins d’icebergs.

Source : Vatnajökull / Melting glaciers.

Vous verrez ci-dessous quelques photos prises en juillet 2021. Mes enfants et petits-enfants vous diront ce qui se passera dans les 50 prochaines années

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Because of global warming, all of the world’s 220,000 glaciers are melting at an ever increasing pace, whether in the Himalayas, in the Alps or in Alaska. A study published in the journal Nature in April 2021 reminds us that glacial melting will contribute to more than a fifth of global sea level rise this century.

Iceland is one of the regions where glacial retreat is the most dramatic. However, the history of Icelandic glaciers does not only consist in periods of retreat.

When the first settlers came to Iceland, the glaciers were much smaller than today. Their advance during the Little Ice Age (1450–1900 or so) and former size can be traced from their glacial moraines, or from data from lake sediments, and descriptions in written historical accounts.

The glaciers later advanced, especially during the 17th and 18th centuries.

In the first decades of the 19th century, they retreated slightly and then re-advanced. Around 1890 nearly all of them had reached their maximum size in historical times.

After 1890, most glaciers began to retreat. They receded fast in the 1930s and 1940s, and continued retreating, albeit more slowly, until the 1960s, after which the rate of retreat slowed further.

In the 1970s and 1980s some of the glaciers re-advanced or remained stationary. The outlet glaciers from Skaftafell to Höfn have retreated 1–8 km, depending on location, since the end of the 19th century until 2017. Altogether, they have lost an area of 340 km2, and 140 km³ or 20% of their volume. The ice loss corresponds to a 0.3 mm rise in global sea level.

In a post released on July 24th, 2021, I explained that Solheimajökull, one of the branches of Myrdalsjökull was melting at an incredible pace. It has retreated by several hundred metres in the past two decades.

A study published in May 2021 revealed that Iceland’s glaciers have together lost around 750 square kilometres, or seven percent of their surface, since the turn of the millennium due to global warming. Icelandic glaciers, which cover more than 10 percent of the country’s land mass, shrank in 2019 to 10,400 square kilometres. Since 1890, the land covered by glaciers has decreased by almost 2,200 square kilometres, or 18 percent. What is important to notice is that almost a third of this decline has occurred since 2000.

Indeed, since 2000, Iceland’s outlet glaciers have retreated exceptionally fast, and their mass loss per unit area is among the highest recorded in the world. Individual outlet glaciers have lost 15–50% of their ice volume during this period. According to glaciologists, the glaciers will continue to melt and retreat and could lose half of their volume by 2100. After 200 years, only small ice caps will remain on the highest mountains.

In 2014, glaciologists stripped the Okjokull glacier of its status as a glacier after determining that it was made up of dead ice and was no longer moving as glaciers do.A commemorative plaque in gold letters written in Icelandic and English was inaugurated on August 18th, 2019 on the site of the glacier.

Glaciologists have found that the rate of glacier melt accelerated sharply durong the period 2000-2019. Between 2000 and 2004, glaciers lost 227 billion tonnes of ice per year. But between 2015-2019, they lost an average of 298 billion tonnes each year.

In the same way, the very popularJökulsarlon will probably not look the same in 10 years. To realize this, one just needs to observe the Esjufjallarönd, a moraine that runs along the Breiðamerkurjökull glacier and separates it from the Norðlingalægðarjökull, another glacial branch which ends up in the waters of the Jökulsarlon by giving birth to a crowd of small icebergs. It is easy to see that year after year that the Breiðamerkurjökull is rapidly receding under the effect of global warming. As the Norðlingalægðarjökull dumps its icebergs into the lagoon, the ice level decreases and the nearby glacier tends to move towards the depression that has been created. As a result, the Esjufjallarönd Moraine is moving steadily eastward and this debris pile is likely to reach Jökulsarlon within 3 to 5 years.

Statistics show that the Breiðamerkurjökull glacier is currently losing 600 metres per year. In one of the caves inside the glacier, the ice has receded so much that the waterfall that was once inside the cave is now outside. In another cave nearby, a large boulder that was 100 metress inside the cavity is now outside, 500 metres in front of the glacier.

During my last visit to Iceland’s Vatnajökull in July 2021, I could realise that the glacier was melting very fast. Its front is much thinner than in 2001 when I observed it for the last time and it is now calving fewer icebergs.

You’ll see below some photos taken in July 2021. My children and grandchildren will tell you what happens in the next 50 years

Source: Vatnajökull / Melting glaciers.


Carte montrant le recul du glacier Breiðamerkurjökull et l’agrandissement du lac glaciaire du Jökulsárlón. (Source: Glaciological Group of the Institute of Earth Sciences of University of Iceland)

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Photos : C. Grandpey

Le recul rapide du Sólheimajökull (Islande) // The fast retreat of Sólheimajökull (Iceland)

Comme je l’ai déjà écrit, l’Islande est un pays où la fonte des glaciers est très rapide. Le Sólheimajökull, au sud du pays, entre les volcans Katla et Eyjafjallajökull, est un bon exemple de ce phénomène. Le Sólheimajökull est une branche du Mýrdalsjökull qui recouvre la caldeira du Katla, considéré comme l’un des volcans les plus dangereux d’Islande.
J’ai observé le Sólheimajökull pour la dernière fois en 2003. À cette époque, le front était très proche de la route d’accès dont il était séparé par la rivière de fonte qui sortait en dessous du glacier. Il y avait une forte odeur de soufre tout le long de cette rivière. (voir photos ci-dessous)

Quelques années plus tard, des observations ont révélé que le Sólheimajökull fondait à une vitesse incroyable. Par exemple, il a reculé de 110 mètres entre octobre 2017 et octobre 2018. Il s’agissait du plus important recul du glacier en une seule année depuis le début des mesures. Entre 2010 et 2018, le recul a atteint 379 mètres. Il convient de noter qu’en 2003 et 2010, il n’y avait pas de lagon devant le glacier, comme c’est le cas actuellement. Le lagon s’est également approfondi. Les mesures ont révélé 40 mètres de profondeur en 2015, puis à 60 mètres en 2016 et on estime qu’il était encore plus profond en 2018.

Un de mes amis était en Islande en juin 2019 et il a confirmé la description ci-dessus. Il m’a envoyé plusieurs photos montrant la situation actuelle. (voir photos ci-dessous)

Le Svinafellsjökull qui forme une branche du Vatnajökull est, lui aussi, en perte de vitesse, comme on peut le voir sur les deux photos ci-dessous, prises en octobre 2007 et juin 2019. Un vaste lac de fonte s’est aujourd’hui installé devant la partie frontale du glacier.

Certains scientifiques craignent que la fonte des glaciers provoque des éruptions plus fréquentes en Islande. Sans le poids des glaciers, le sol va se soulever. Ce rebond isostatique, permettrait ainsi au magma de monter plus facilement. Cependant, aucune preuve d’une telle évolution n’a été donnée jusqu’à présent.
Source: Guide to Iceland.

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As I put it before, Iceland is a country where glacier melting is very fast. A good example of the phenomenon is the Sólheimajökull Glacier in the southern part of the country, between the volcanoes Katla and Eyjafjallajökull. It is a branch of the larger Mýrdalsjökull Glacier which lies atop the Katla caldera. Katla is considered as one of Iceland’s most dangerous volcanoes.

I last visited the glacier in 2003. By that time, the front was very near the access road from which it was separated by the meltwater river coming from beneath the glacier. There was a strong smell of sulphur all along the river. (see photos)

A few years later, observations revealed that Sólheimajökull Glacier was melting at an incredible speed. It receded by 110 metres between October 2017 and October 2018. It was the biggest single-year recession by the glacier since measurements began. Between 2010 and 2018, the total retreat amounted to 379 metres. It should be noted that in 2003 and 2010, there was no lagoon in front of the glacier, like there is now. The lagoon has also deepened markedly. It was first measured at 40 metres deep in 2015, then 60 metres deep in 2016 and it was estimated to be even deeper in 2018.

A friend of mine was in Iceland in June 2019 and he confirmed that above-mentioned description of the glacier. He has sent me several photos showing the current situation. (see photos)

Svinafellsjökull, a branch of Vatnajökull, is retreating too, as one can see on the two photos below, taken in October 2007 and June 2019. A Vast melt lake has appeared in front of the glacier

Some scientists fear glacier melting might trigger more frequent eruptions in Iceland. Without the weight of the glaciers, the ground is going to rebound, thus allowing magma to ascend more easily. However, no proof of such an evolution has benne given up to now.

Source: Guide to Iceland.

Le Sólheimajökull  en 2003:

(Photo: Pascal Belouet)

(Photos: C. Grandpey)

Le Sólheimajökull  en juin 2019:

(Photos: Pascal Belouet)

Le Svinafellsjökull en octobre 2007:

Le Svinafellsjökull en juin 2019:

(Photos: P. Belouet)