Hawaii : L’entrée de lave dans l’océan et son impact sur les écosystèmes // The ocean lava entry and its impact on ecosystems

La lave qui pénètre dans le Pacifique dans District de Puna ne modifie pas seulement le paysage terrestre; elle modifie également le paysage marin en affectant la vie aquatique.

Un professeur du département des Sciences de la Mer de l’Université d’Hawaii à Hilo concentrait jusqu’à présent ses études sur la vie dans les « Tide Pools » (bassins d’eau de mer qui se remplissent avec la marée) près de Vacationland. L’objet de ses recherches était les impacts de l’eau douce sur les écosystèmes côtiers.
Malheureusement, les « Tide Pools » ont été recouverts par la lave au début de l’été et le professeur a dû changer son fusil d’épaule. Il travaille maintenant en relation avec Liquid Robotics, une entreprise située à Kawaihae Harbor, et utilise un nouvel équipement baptisé Wave Glider pour analyser la répartition de l’eau chaude sur le site où la lave pénètre dans l’océan, ainsi que son impact sur l’environnement.
Le Wave Glider est une sorte de robot qui collecte des données tout en flottant à la surface de l’océan. L’appareil a à peu près la taille d’une planche se surf mais est légèrement plus épais pour pouvoir y loger des batteries, un ordinateur pour la navigation et la communication, et des instruments de mesure scientifique
En utilisant cette technologie sans pilote, les scientifiques ont la possibilité d’étudier les effets de la lave qui entre dans l’océan, le panache qu’elle génère, ainsi que et les interactions de la lave et de l’eau de mer directement à la surface de l’océan. Il convient de noter que très peu d’éruptions volcaniques et de coulées de lave ont été analysées en temps réel depuis le large.
Le professeur et son équipe ont examiné trois types de données: température de l’eau, sédiments et pH.
– L’eau bout à l’endroit où la lave pénètre dans l’océan et les chercheurs ont relevé des températures supérieures à 38°C à trois kilomètres de la côte. Certains jours, cette distance peut être grande, d’autres jours plus courte. Ces variations de température dépendent en partie de la quantité de lave qui se déverse dans l’océan. La température de référence de l’eau pendant les relevés était de 26°C. Les scientifiques ont noté que l’eau chaude a tendance à s’éloigner du rivage plutôt de s’étirer le long de la côte. Elle se déplace vers le large et l’eau plus froide se déplace le long du littoral ou remonte des profondeurs pour remplacer l’eau là où la lave entre dans la mer. En procédant de cette façon, cette eau plus fraîche fournit une certaine protection aux écosystèmes autour de la coulée de lave.
– Les chercheurs ont constaté que l’eau était très boueuse. Au fur et à mesure que la lave se déverse, elle se refroidit, se craquelle et est réduite en miettes de plus en plus petites par l’action des vagues. On voit alors apparaître des «bombes volcaniques» – comme celle qui s’est écrasée sur le bateau de touristes -, des roches et de fines particules de limon et d’argile, qui restent en suspension, ce qui donne à l’eau son aspect boueux. Un scientifique a expliqué que l’eau ressemble à « la Baie de Hilo après une grosse pluie. »
– La troisième mesure concerne le pH, autrement dit l’acidité de l’eau. L’eau de mer est légèrement basique à pH 8 et le pH 7,2 est le plus bas à avoir été mesuré. A 7.0, le  pH est neutre. Connaître les niveaux de pH est important car cela permet de savoir dans quelles proportions les écosystèmes côtiers sont affectés par l’éruption.

Ce sont la chaleur et les sédiments dans l’eau qui auront les impacts les plus significatifs sur les écosystèmes côtiers.
C’est la première fois depuis des décennies que ce type de données est collecté. La dernière campagne de mesures a été effectuée à la fin des années 1980 et au début des années 1990 par un groupe de chercheurs de l’Université d’Hawaii à Manoa. Une des grandes différences avec les mesures du passé est que cette fois il y a beaucoup plus de lave qui se déverse dans l’océan.
Un autre avantage est apporté par les avancées technologiques. Avec le Wave Glider, les mesures sont prises toutes les deux minutes, ce qui fournit des données précises qui n’étaient pas disponibles dans les années 1980 et 1990.
L’impact de la lave sur l’eau entraîne également un impact sur la vie marine. Pour les animaux et les organismes, survivre à une coulée de lave dépend de leur degré de mobilité. Par exemple, un corail au fond de l’océan va mourir dès qu’il sera atteint par la lave de l’éruption car il ne peut pas bouger. En revanche, les poissons peuvent s’échapper s’ils réagissent rapidement. Par contre, si les « tide pools » sont envahis par la lave, la vie marine qui s’y trouve à marée basse sera piégée au moment de l’arrivée de la lave. .
La chaleur est le principal danger pour la vie marine, mais il faudra que le niveau de pH repasse à un état quasi normal pour que les organismes marins puissent commencer à repeupler l’endroit. Bien qu’il n’y ait plus de vie dans les récifs envahis par la lave en ce moment, on prévoit d’y étudier son retour une fois que le fond de l’océan se sera stabilisé. Cependant, on n’en est pas encore là. Le processus menant à une vie marine normale le long de la côte peut prendre des décennies…
Source: Hawaii Tribune Herald.

Voici une vidéo expliquant le fonctionnement du Wave Glider :

https://youtu.be/RKMqAwmh5hk

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The lava entering the Pacific Ocean in Lower Puna is not only changing the landscape; it is also altering the seascape, impacting the water and sea life within.

A professor in the Marine Science Department at the University of Hawaii at Hilo used to study life in the tide pools near Vacationland before they were lost to the lava earlier this summer. The focus of his research was the impacts of freshwater on coastal ecosystems.

The loss of the tide pools to lava forced him to change the finality of his work. He is now collaborating with Liquid Robotics, a company in Kawaihae Harbor, on the use of their Wave Glider technology to help understand the distribution of the hot water where lava is entering the ocean and its impact on the environment.

The Wave Glider is a sort of robot that is collecting data while floating at the surface of the ocean. The device is roughly the size of a stand-up paddle board, but slightly thicker to hold batteries, a computer for navigation and communication and instruments for science

By using this unmanned technology, scientists have the rare opportunity to study the effects of the lava entering the ocean, the plume it creates, and the interactions of the lava and seawater directly from the surface of the ocean. It should be noted that very few volcanic eruptions and lava flows have ever been monitored in real time from the ocean.

The professor and his team have looked at three different aspects of the data: water temperature, sediment and pH levels.

– Water is boiling right where the lava enters the ocean, and researchers are observing temperatures greater than 38°C three kilometres off the coast. Some days, that distance may be farther, while other days not so far. How much hot water there is seems to fluctuate day by day and is partly related to how much lava is pouring into the ocean. The reference water temperature while they were sampling was 26°C.The scientists noted that hot water tends to flow away from the shoreline instead of spreading out along the coast. It moves off shore, and cool water is either coming in along the shoreline or coming up from the depths to replace the water where the lava pours in. Proceeding this way, it provides some protection for the ecosystems surrounding the lava flow.

– Another observation is that the water is very muddy. As the lava pours in, it cools, cracks and is broken down into smaller and smaller pieces by waves. It produces “lava bombs” like the one that crashed onto the tourist boat, rocks, and fine bits of silt and clay, and the small particles stay suspended. One scientist explained that the water looks like “Hilo Bay after a big rainfall; the water is that muddy.”

– The third measurement is the pH, or acidity, of the water. Ocean water is slightly basic at pH 8, and pH 7.2 is the lowest that has been measured. A 7.0 on the pH scale is neutral. Knowing the pH levels is important as it allows to know to what extent coastal ecosystems can be affected by the eruption. The heat and sediment in the water are going to have big impacts on near-shore ecosystems.

This is the first time in decades this kind of data has been collected. The last such effort was done in the late 1980s or early 1990s by a group at UH-Manoa,. One of the big differences with the past measurements is that this time there is much more lava pouring into the ocean.

A new advantage is brought by the technological advances. With the Wave Glider, measurements are taken every two minutes, providing high resolution data that was not available in the 1980s and 1990s.

Impact to the water also means impact to the marine life there. For animals and organisms, surviving a lava flow depends on how mobile they are. For example, a coral at the bottom of the ocean will die as soon as it is struck the lava from the eruption because it cannot move.

On the other hand, the fish can escape if they react quickly. Some of the tide pools also are “ponded,” so marine life in there at low tide will be trapped when lava arrives. .

 Heat is the biggest concern for marine life, but the pH levels will have to return a fairly normal state before any marine organism can begin to inhabit the place. While there is no life in the affected reefs at the time, there are plans to monitor what returns once the sea floor stabilizes. However, researchers are nowhere near that point yet. The process leading to a normal marine life along the shore may take decades.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Here is a video about the Wave Glider :

https://youtu.be/RKMqAwmh5hk

Vue du Wave Glider face à l’éruption (Crédit photo: Liquid Robotics)

La lave du Kilauea dans l’océan // The Kilauea lava in the ocean

La lave issue de la Fracture n° 8 continue d’entrer dans l’Océan Pacifique le long d’un front de 6 kilomètres. Les vues proposées par les nombreuses vidéos nous montrent la lave en train de s’écouler lentement dans la mer tout en produisant de volumineux panaches de vapeur et de gaz. En fait, ce que nous voyons n’est que la partie émergée de la lave. En effet, certaines données laissent supposer que le volume immergé est peut-être encore plus important que celui qui ressort à la surface de l’océan. La bathymétrie chute très rapidement à quelques encablures du rivage et personne ne sait jusqu’à quelle profondeur est descendue la lave. Les coulées a’a continuent peut-être d’avancer au large, à moins qu’elle se transforment rapidement en laves en coussins (« pillow lavas » en anglais), phénomène fréquent le long des côtes hawaiiennes.
Comme on peut le voir dans la petite vidéo ci-dessous, les basaltes en coussins se forment sur des coulées de lave relativement lentes. Cela permet à l’eau de mer de refroidir rapidement la lave en fusion, ce qui provoque la formation rapide d’une croûte de surface ; ce processus finit par donner à la roche sa forme de coussin si particulière. Il existe une vaste gamme de laves en coussins, depuis les écoulements visqueux jusqu’à ceux très fluides observés à d’Hawaï.
D’autres processus sont fréquemment observés lorsque la lave interagit avec l’océan. Il se produit alors de violentes explosions, des projections d’eau chaude, des bulles de gaz et de vapeur, des glissements de terrain et l’apparition de roches volcaniques flottantes. Ces dernières se forment lorsque des projections de lave en fusion touchent l’eau. Les roches poreuses sont alors si chaudes que l’eau de mer qui les pénètre est instantanément convertie en vapeur, ce qui maintient les roches à la surface de l’eau. Elles vont grésiller et se déplacer à la surface pendant plusieurs minutes avant de se refroidir et disparaître dans les profondeurs.
En plus de ce qui se passe sous la surface, des modifications apparaissent également le long de la côte. Ces changements de morphologie vont par exemple modifier les courants, ce qui va donner naissance à de nouvelles plages de sable noir. Là où de nombreux « tide pools » (bassins façonnés par les marées) ont disparu, de nouveaux vont rapidement prendre forme.
L’un des plus grands impacts sur l’environnement sous-marin concerne la température de l’eau qui atteint près de 50 degrés Celsius à environ 100 mètres au large de la côte, avec des températures de 37 degrés ou plus jusqu’à 3 kilomètres au large. Heureusement, cette couche d’eau plus chaude ne semble pas se propager le long du rivage et reste a une profondeur de moins de 6 mètres, ce qui empêche la destruction des écosystèmes le long de la côte et en profondeur. Cependant, la vie qui existait là a disparu. La nouvelle lave qui pénètre dans l’océan a un impact sur la vie des poissons. Les modifications intervenues dans la chimie de l’eau, sa température et son pH rendent toute nouvelle vie impossible pour le moment.

Source : USGS.

https://youtu.be/I9RnIP2OYU0

La vidéo montre la formation de laves en coussins à Hawaii. Il est bon de rappeler que l’on rencontre également ces formations géologiques sur la terre ferme. Un exemple remarquable se trouve sur le massif du Chenaillet dans les Hautes Alpes. Les coussins de basalte âgés de 150 millions d’années sont les vestiges d’un plancher océanique qui existait avant la surrection des Alpes.

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Lava produced by Fissure 8 is still entering the Pacific Ocean along a 6-kilometre-long front. The views of the lava entry provided by the numerous videos show us lava oozing into the sea while generating voluminous plumes of steam and gas. Actually, what we are seeing is only the emerged part of the lava. Indeed, some data suggests that there may actually be more volume of the lava flows that has actually gone offshore than has stayed on shore. The bathimetry drops off very steeply a short distance off shore and nobody knows how far they have gone. The a’a flow possibly continues offshore, or transitions to a pillowed lava flow which is common in undersea lava flows.

As can be seen in the short video below, pillow basalts form in relatively slow lava flows. It allows the overlying sea water to rapidly cool the molten lava, which causes a surface crust to quickly form giving the resulting rock its distinctive pillow shape. There appear to be a large range of pillow lavas possible ranging from viscous rocky flows to highly fluid flows like the current one in Hawaii.

Other processes that are frequently observed as lava interacts with the ocean include violent explosions, underwater jets of hot water, gas bubbles, steam, landslides and floating lava rocks. They form from the spattering that occurs when the molten lava touches the water; resulting porous rocks are so hot that the seawater entering them is instantly converted to steam, which keeps the rocks buoyant. The floating rocks will sizzle and spin on the water for several minutes until they cool and eventually sink.

In addition to what’s happening beneath the surface, new features are also appearing along the coastline. For instance, it is going to also change the currents around that area because the shape of the land is changed and there will be new black sand beaches popping up. Where numerous tide pools and up to about 15% of anchialine ponds were lost, new tide pools are now taking shape.

One of the biggest impacts to the surrounding underwater environment is water temperature which reaches up to nearly 50 degrees Celsius about 100 metres offshore with temperatures of 37 degrees or more extending up to 3 kilometres from the ocean entry. Fortunately, this layer of warmer water does not seem to spread far along the shoreline and has a depth of less than 6 metres, sheltering the surrounding ecosystems both along the coast and at depth. However, the life that existed there is gone. The new lava entering the ocean is impacting fish life. The water chemistry that is changing in temperature and pH and all of that right now makes any new life impossible.

Source : USGS

https://youtu.be/I9RnIP2OYU0

The video shows the formation of pillow lavas in Hawaii. It is worth remembering that we can also observe these geological formations on the mainland. A remarkable example is at the Chenaillet in the French Hautes Alpes. The 150-million-year-old basalt lavas are the remnants of an ocean floor that existed before the Alpine uplift.

Ophiolites du Chenaillet (Photos: C. Grandpey)

Eruption du Kilauea (Hawaii) : Aide aux tortues en détresse // Hawaii: Help turtles in distress

Les tortues vertes (Chelonia mydas), aussi appelées tortues franches, font partie du patrimoine hawaiien. Il est fréquent d’en apercevoir en train de nager ou de se reposer le long des côtes de l’archipel. Expérience unique, il m’est arrivé de parcourir quelques dizaines de mètres en compagnie de l’une d’elles, le bras posé sur sa carapace, un jour sur la côte occidentale de la Grande Ile.

Aujourd’hui, les tortues vertes sont menacées par la lave qui se déverse dans l’océan. Les gardes-côtes effectuent des vols à basse altitude pour essayer de repérer les tortues qui se seraient fait piéger par la lave près de Kapoho Bay et de Pohoiki. La tâche est extrêmement difficile car le long du littoral l’eau est très agitée, trouble et salie par l’arrivée de la lave. Même si des animaux étaient repérés, il serait très dangereux de les récupérer et de les évacuer sans les blesser. De plus, ces tortues ont un instinct territorial très développé et, une fois éloignées de la zone dangereuse, rien ne dit qu’elles n’y reviendront pas rapidement. Celles qui ont pu fuir à temps sont hors de danger mais plusieurs témoignages font état de tortues qui ont péri dans des « tide pools », ces bassins littoraux dont le remplissage fluctue avec les marées.

Un numéro vert est mis à la disposition des personnes qui verraient des tortues en détresse.

Il n’y a pas que les tortues qui connaissent des difficultés sur la Grande Ile. Le taux de remplissage des hôtels est en baisse, alors qu’il est stable, voire en hausse, sur les autres îles. De plus, une compagnie d’autocars pour touristes a mis la clé sous la porte à cause d’une clientèle insuffisante. Décidément, l’éruption fait beaucoup de dégâts.

Source : Presse hawaienne.

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Green turtles (Chelonia mydas)are part of the Hawaiian heritage. It is common to see them swimming or resting along the coasts of the archipelago. A unique experience, I happened to swim a few tens of metres with one of them, my arm resting on its shell, one day on the west coast of the Big Island.
Today, green turtles are threatened by lava flowing into the ocean. Coastguards are flying low to try to spot turtles that have been trapped by lava near Kapoho Bay and Pohoiki. The task is extremely difficult because along the coastline the water is murky because of the lava entering the ocean. Even if animals were spotted, it would be very dangerous to recover them and evacuate them without hurting them. In addition, these turtles have a very developed territorial instinct and, once removed from the danger zone, nothing says they will not come back soon. Those that have been able to escape are out of danger but several witnesses have reported turtles that died in « tide pools », these coastal basins whose filling fluctuates with the tides.
A toll-free number is available to people who would see turtles in distress.

It’s not just the turtles that are struggling in Hawaii. The RevPAR – revenue per available room- in Big Island hotels is down, while it is stable, even growing, on the other islands. In addition, a tourist coach company has been shut down due to insufficient customer base. The eruption is really causing a lot of damage.
Source: Hawaiian Press.

Photos: C. Grandpey

Kilauea (Hawaii): Nouvelles de l’éruption // News of the eruption

L’éruption continue et la Fracture n°8 envoie la lave en abondance dans un chenal qui la conduit vers l’océan. On observe des débordements qui, pour le moment, se limitent au champ de lave déjà établi.

Comme je l’ai indiqué précédemment, selon les passagers d’un survol avec la compagnie Paradise Helicopters, la lave aurait atteint le parking de Pohoiki et se trouve à une cinquantaine de mètres de la rampe de mise à l’eau. L’information – qui demande confirmation – n’est pas vraiment une surprise car le HVO indiquait qu ‘«une nouvelle coulée avait émergé de la branche sud et progressait le long de la bordure sud-ouest en se dirigeant lentement vers l’océan». Les scientifiques de l’Observatoire mesurent régulièrement la tempéraure au niveau des fractures dans les Leilani Estates. Le thermomètre indique 100 à 145°C, ce qui correspond aux mesures effectuées précédemment.

La sismicité continue d’être intense au sommet, avec des effondrements dans le cratère de l’Halema’uma’u. Ces derniers ont mis à jour South Sulphur Bank, une zone qui était bien visible au milieu du 19ème siècle mais qui a été recouverte par la lave par la suite

Les autorités sont inquiètes car de nouvelles fractures sont apparues sur la Highway 11 dans la zone sommitale du Kilauea. Des équipes contrôlent en permanence ces fractures entre les bornes 28.5 (entrée du parc des Volcans) et 31.7 (après le camping de Namakanipaio).

Au dernier décompte, 712 maisons ont été détruites ; 133 personnes vivent dans le centre d’hébergement de Pahoa et 35 dans celui de Keaau.

Source : HVO.

NB: Dans son dernier rapport, le HVO indique que la lave se trouve à 175 mètres de la rampe d’accès de Pohoiki.

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The eruption continues and Fracture 8 keeps sending lava profusely in a channel that goes to the ocean. Overflows are observed but, for the moment, they are limited to the existing lava field.
As I put it before, according to the passengers of a Paradise helicopers flight, lava has now reached the Pohoiki car park and is about fifty metres from the boat ramp. The piece of news – which needs to be confirmed – is not really a surprise, as HVO reported that « a new lobe had emerged from the southern branch and was moving along the southwestern edge as it slowly moved towards the ocean. » HVO scientists regularly measure the temperatures at the fissures in Leilani Estates. The thermometer indicates 100 to 145°C, which corresponds to the previous measurements.
Seismicity continues to be intense at the summit of Kilauea, with collapses in Halema’uma’u Crater. They have exposed South Sulfur Bank, an area that was prominently visible in the mid-19th century but was subsequently covered by lava
The authorities are worried because new fissures have appeared on Highway 11 in Kilauea’s summit area. Crews constantly monitor these fissures between mile markers 28.5 (entrance to the National Park) and 31.7 (after the Namakanipaio campsite).
At last count, 712 houses were destroyed; 133 people live in the shelter of Pahoa and 35 in that of Keaau.
Source: HVO.

NB: In its latest update, HVO indicates that active lava is 175 metres from the Pohoiki boat ramp.

Site de Sulphur Banks, dévoilé par les effondrements de l’Halema’uma’u

(Crédit photo : USGS / HVO)

Voici deux images fournies par les webcams grand angle postées sur le bâtiment du HVO au sommet du Kilauea. Les effondrements de la partie ouest (où l’on aperçoit les Sulphur Banks de la photo ci-dessus) sont impressionnants. La partie orientale de la caldeira montre de vastes fractures provoquées par l’affaissement du cratère de l’Halema’uma’u. Ces fractures sont inquiétantes car elle font redouter un effondrement majeur de la zone sommitale.