Hawaii : l’éruption d’‘Ailā‘au et ses tunnels de lave // Hawaii : the ‘Ailā‘au eruption and its lava tubes

Le dernier article de la série « Volcano Watch » publiée par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, est consacré à ‘Ailā‘au, la plus grande coulée de lave subaérienne identifiée sur le Kilauea.
Il y a environ 1 000 ans, des éruptions effusives ont mis fin à une période de 1 200 ans d’activité essentiellement explosive. Des coulées de lave se sont accumulées sur le plancher de la caldeira de Powers qui a précédé la caldeira actuelle au sommet du Kilauea. La lave a rempli la caldeira et a commencé à déborder en formant deux grands champs qui ont pris la forme d’un bouclier.
Vers l’année 1400, peu de temps après la fin de la formation de cet immense champ de lave, une bouche a émis de la lave dans la partie orientale du bouclier, près de l’extrémité Est du cratère du Kilauea Iki. C’est ainsi qu’a débuté l’éruption d’Ailā’au.
On estime que l’éruption d’Ailā’au a duré une soixantaine d’années, au cours desquelles une superficie d’environ 430 kilomètres carrés a été recouverte de coulées de lave pahoehoe.
Les principales coulées se sont dirigées vers l’Est et ont couvert la majeure partie du District de Puna au nord de l’East Rift Zone du Kilauea, laissant derrière elles de nombreux kipuka de lave plus ancienne. Un grand nombre d’habitations dans le District de Puna sont aujourd’hui construites en partie, ou entièrement, sur les coulées de lave de l’éruption d’Ailā’au.
La plus grande partie de la lave s’est écoulée à l’intérieur d’un vaste réseau de tunnels. À la fin de l’éruption, la lave à l’intérieur des tunnels s’est évacuée, laissant place à des grottes souterraines. La plus connue, le Kazumura, est le plus long tunnel de lave continu identifié au monde. Il commence près du sommet du Kilauea et s’étend presque jusqu’à la côte, sur une quarantaine de kilomètres. Il a également la plus grande déclivité de tous les tunnels de lave, avec un dénivelé d’environ 1100 m entre la partie supérieure et la partie inférieure. De nombreuses lucarnes dans le Kazumura ont permis à des scientifiques, spéléologues et autres visiteurs de pénétrer à l’intérieur.
Bien que le Kazumura soit le principal réseau de tunnels à avoir véhiculé la lave pendant l’éruption d’Ailā’au, de nombreux autres tunnels plus courts se sont formés dans le champ de lave. C’est ainsi qu’est apparu, près de la source de l’éruption, le Nāhuku – Thurston Lava Tube – un site très populaire dans le Parc national des volcans d’Hawai’i
L’éruption d’Ailā’au a été étudiée, cartographiée et datée à l’aide du Carbone 14, ce qui a permis d’estimer la durée, la superficie et le volume de la coulée de lave. On retrouve également l’éruption dans de nombreuses histoires et chants hawaïens sur Pele et Hi’iaka.
Source : USGS/HVO.

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The latest « Volcano Watch » released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) is dedicated to ‘Ailā‘au, the largest identified subaerial lava flow on Kilauea Volcano.

About 1,000 years ago, effusive eruptions broke a 1,200-year-long period of predominantly explosive activity. During this time, lava flows accumulated on the floor of the Powers caldera, the predecessor of the present-day caldera at the Kilauea summit. Eventually, lava filled and started to overflow the caldera, forming two large shields.

Shortly after the shield formation ended in approximately 1,400, lava erupted from a vent on the eastern-most shield, near the eastern end of Kilauea Iki crater,commencing the Ailā‘au eruption.

The eruption is estimated to have lasted about 60 years during which time an area of about 430 square kilometres of land was covered by pahoehoe lava flows.

The main ‘Ailā‘au lava flows advanced to the east and covered most of the Puna District north of the East Rift Zone of Kilauea, leaving numerous kipuka of older lava within the flow field. A large number of communities within the Puna District today are built mainly, or entirely, on ‘Ailā‘au flows.

The majority of the lava was transported away from the ‘Ailā‘au vent by an extensive lava tube network which formed during the eruption. When the eruption ended, much of the lava within the tube drained away, leaving natural subsurface caves. The most well-known tube system, Kazumura cave, is the longest identified continuous lava tube in the world. It starts near Kilauea summit and extends almost to the coast, about 40 km away. It also has the largest vertical drop of any lava tube, descending approximately 1100 m in elevation between the upper and lower extents. Numerous skylight entrances into Kazumura cave have provided access for scientists, spelunkers, and other visitors.

Although Kazumura is the main tube system that transported lava during the eruption, many shorter lava tube sections formed in the ‘Ailā‘au flow field. One example, near the ‘Ailā‘au vent, is Nāhuku – Thurston Lava Tube – in Hawai‘i Volcanoes National Park

The ‘Ailā‘au eruption has been studied, mapped, and dated using radiocarbon data, in order to estimate the duration, area, and lava flow volume. The eruption has also been documented in many stories and Hawaiian chants about Pele and Hi‘iaka.

Source : USGS / HVO.

A l’intérieur du Kamuzura (Photos: C. Grandpey)

Kilauea (Hawaii): les empreintes de l’éruption de 1790 // The footprints of the 1790 eruption

La dernière rubrique « Volcano Watch » publiée par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii est consacrée à un événement qui s’est produit sur le Kilauea en 1790. Selon le HVO, il « a probablement tué à lui seul plus de personnes que toute autre éruption dans ce qui est maintenant les États-Unis. » Plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont péri lors d’explosions au sommet du Kilauea.
La tragédie s’est apparemment produite le long d’un sentier traversant le flanc nord-ouest du Kilauea près de Namakanipaio, au moment où une déferlante de vapeur très chaude et de roches a balayé le sol à grande vitesse. Des cendres volcaniques humides sont tombées juste avant la déferlante mortelle et plusieurs centaines de personnes ont laissé des empreintes de pas dans cette cendre.

Il n’existe aucune relation contemporaine de cet événement. De brefs écrits rédigés dans les années 1820 ont été suivis en 1843 par une description beaucoup plus longue basée sur des souvenirs d’anciens collectés par des étudiants de l’école Lahainaluna. Ces récits ont, depuis cette date, été l’objet de nombreuses questions et ont été sujets à de multiples interprétations.
Une étude de terrain a été réalisée il y a plusieurs années et les résultats ont été publiés en 2015. Cette étude a identifié la plupart des dépôts laissés par l’éruption de 1790 et interprété les différents types d’explosions responsables des dépôts. Des incertitudes subsistent, mais l’étude dans son ensemble concorde assez bien avec les premiers récits et répond à certaines des questions les plus importantes.
Trois explosions ont eu lieu à quelques heures, voire quelques minutes d’intervalle, et il semble qu’elles aient été précédées de plusieurs jours d’explosions plus petites.

La première des trois explosions majeures a projeté des cendres humides qui ont été transportées vers le sud-ouest par les alizés. Ces cendres contiennent aujourd’hui les empreintes de pas, principalement de femmes et d’enfants, qui se trouvaient dans la zone au sud-ouest du sommet. Environ la moitié des empreintes de pas sont orientées vers le sommet. Les cendres étaient encore humides lorsque les deux explosions suivantes se sont produites.

L’explosion suivante fut la plus importante. Elle a émis une colonne de cendres qui s’est élevée à 12 – 15 km au-dessus du volcan. Les cendres ont atteint le jet-stream qui les a entraînées vers le sud-est au moins jusqu’à Kaimu, à plus de 30 km de distance. Autour du sommet, les matériaux émis par l’éruption se présentent sous forme de sable et de gravier et sont beaucoup plus grossiers que les cendres.

La troisième explosion a déclenché la déferlante mortelle qui a balayé le flanc ouest de la zone sommitale. Cette explosion était peut-être une phase tardive de l’explosion précédente car la colonne éruptive très dense s’est effondrée sous son propre poids. Tout de suite après avoir touché le sol, les débris à haute température ont dévalé la pente et piégé les gens sur le sentier. La mort a probablement été rapide, mais certaines victimes ont eu le temps de s’accrocher les unes aux autres pour éviter d’être emportées par la déferlante.

Pendant des années, les géologues ont supposé que la vaporisation des eaux souterraines avait déclenché les explosions, mais cette interprétation manque de preuves irréfutables. La nature humide de la cendre émise par la première explosion confirme cette idée. Une autre possibilité est que les gaz issus du magma aient été brièvement piégés sous terre, mis sous pression avant d’exploser. Un tel processus a provoqué une explosion mineure dans l’Halema’uma’u en 2008. Là encore, les preuves manquent pour confirmer cette hypothèse.

Les dépôts laissés par les explosions se composent principalement de roches solides arrachées à la paroi du conduit éruptif. Aucune pierre ponce ou cendre vitreuse bien vacuolée n’a été trouvée. Le verre relativement dense forme quelques petits morceaux et adhère à certains gros blocs. Un verre aussi dense indique la présence de magma, mais ce dernier avait probablement déjà perdu une partie de son gaz avant l’éruption.
De nombreux géologues pensent qu’une partie de la caldeira s’est effondrée en 1790, mais les travaux sur le terrain n’ont révélé aucune véritable preuve de l’effondrement. C’est une interprétation plausible, mais qui demande à être démontrée.

Certains géologues pensent qu’une coulée de lave dans la partie basse du district de Puna a été émise en 1790, mais c’est une interprétation, pas une observation. Si la coulée a bien été émise en 1790, alors, par analogie avec l’éruption de 2018, on pourrait émettre l’hypothèse qu’elle provient de la vidange du réservoir magmatique sommital, ce qui aurait provoqué l’effondrement du sommet et déclenché des éruptions explosives.
Les hypothèses mentionnées ci-dessus montrent qu’il reste beaucoup à faire pour comprendre l’éruption la plus meurtrière du Kilauea. La principale leçon de l’événement de 1790 est que de puissantes explosions peuvent se produire à nouveau sur le volcan.
Source : USGS/HVO. .

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The latest « Volcano Watch » released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) is dedicated to an event that occured on Kilauea in 1790. It « probably killed more people than any other eruption in what is now the United States. »Several hundred men, women, and children perished during explosions at the summit of the volcano.

The deaths apparently occurred along a trail crossing the northwest flank of Kilauea near Namakanipaio, when a surge of hot steam and rocks swept across the ground at high speed. Wet volcanic ash fell just before the lethal surge, and several hundred people left footprints in the ash.

No contemporary accounts exist. Brief summaries written in the 1820s were supplanted in 1843 by a much longer description based on memories of old-timers that were assembled by students at Lahainaluna School. These accounts have posed many volcanic questions subject to multiple interpretations ever since.

A field study to understand better the tragic events was made several years ago, and the results were published in 2015. This study identified most of the deposits left by the 1790 eruption and interpreted the kinds of explosions responsible for the deposits. Uncertainties remain, but the general picture mostly agrees with the sketchy early accounts and answers some of the important questions.

Three main explosions took place within hours, perhaps minutes, of each other, though they were apparently preceded by several days of smaller explosions. The first main explosion ejected wet ash that was transported southwestward by the trade wind. This ash deposit now contains the footprints of mainly women and children who were mostly in the area southwest of the summit. About half of the footprints point back toward the summit. The ash remained wet when the following two explosions occurred.

The next explosion was the largest. Its column of ash rose 12–15 km above the volcano. The ash rose high into the jet stream and spread southeastward at least to Kaimu, more than 30 km away. Around the summit, the erupted material is of sand and gravel size, much coarser than the ash.

The third explosion produced the lethal surge that sped across the summit’s western flank. This explosion may actually be a late stage of the preceding explosion, as the towering eruption column collapsed under its own weight. The falling hot debris hit the ground and surged downslope, trapping people on the trail. Death was probably quick, but not before some victims grabbed onto one another to keep from being blown away by the hurricane-force surge.

For years geologists assumed that groundwater heated to steam triggered the explosions, but this interpretation lacks definitive evidence. The wet nature of the first explosive ash supports this idea. Another possibility is that gas leaving magma was trapped underground briefly, pressurizing and finally bursting out. Such a process drove a small explosion in Halemaʻumaʻu in 2008. But again, definitive evidence is missing.

The explosive deposits consist mostly of solid rocks broken from the wall of the eruptive conduit. No pumice or bubble-rich glassy ash has been found. Relatively dense glass forms a few small chunks and sticks to the sides of some large blocks. Such dense glass indicates the presence of magma, but it was not bubbling and so may have already lost some of its gas before eruption.

Many geologists assume that part of the caldera collapsed in 1790, but field work has found no clear evidence for collapse. It is a reasonable interpretation, but it cannot be demonstrated yet.

Some geologists assign an age of 1790 to a lava flow in lower Puna, but that is an interpretation, not an observation. If the flow were indeed erupted in 1790, then, by analogy with the 2018 eruption, one could hypothesize that its eruption drained the summit magma reservoir, causing the summit to collapse and triggering explosive eruptions.

The above mentioned hypotheses show that there is a long way to go to understand completely Kilauea’s most lethal eruption. The main lesson is that large explosions can happen again on the volcano.

Source : USGS / HVO.

Empreintes laissées dans la cendre lors de l’éruption de 1790 (Crédit photo : D. Swanson / USGS)

Kilauea (Hawaii): Radar et éruptions volcaniques // Radar and volcanic eruptions

Aucune activité de surface n’est observée sur le Kilauea depuis le 23 mai 2021. Si le HVO tient ses promesses, l’éruption ne sera plus en « pause » le 23 août ; elle sera bel et bien terminée ! Dans un nouvel article, les scientifiques de HVO expliquent comment ils utilisent le radar météorologique pour analyser les panaches émis par le Kilauea.

RADAR est l’acronyme de Radio Detection And Ranging, un outil largement utilisé depuis le début des années 1900. Aujourd’hui, le radar a de nombreuses applications : dans l’atmosphère pour suivre les systèmes météorologiques et l’activité aéronautique, dans l’espace pour imager la Terre et les corps extraterrestres à partir de satellites, et même dans le sol pour détecter des objets enfouis.
Pour fonctionner, le radar utilise une antenne qui concentre les impulsions d’énergie tout en balayant des directions et des angles spécifiques. Les impulsions se déplacent à la vitesse de la lumière et croisent des objets sur leur chemin, tels que des montagnes, des bâtiments, des avions, des oiseaux, des gouttes de pluie ou des cendres volcaniques. Lorsqu’une impulsion frappe un objet, une fraction de son énergie est réfléchie vers l’antenne. L’énergie réfléchie est ensuite mesurée et traitée pour fournir des valeurs de réflectivité. La réflectivité est plus sensible à la taille et à la forme d’un objet spécifique ; toutefois, dans la mesure où une impulsion peut interagir avec de nombreux objets simultanément, la concentration des objets est également importante.
Les antennes radar peuvent balayer à 360 degrés autour d’une station sur différents angles d’élévation et produire une couverture atmosphérique presque complète sur 150 kilomètres ou plus en quelques minutes seulement. C’est ainsi que les météorologues présentent une couverture presque continue des systèmes météorologiques dans le monde.
Le radar météorologique est également un outil extrêmement important pour étudier les éruptions volcaniques. Les systèmes radar utilisés pour mesurer la vitesse du vent peuvent également mesurer les structures de turbulence dans les panaches, ce qui permet aux scientifiques d’analyser comment ils absorbent l’air, grossissent et s’élèvent dans l’atmosphère. En utilisant des dizaines de scans par heure, ils peuvent mesurer l’évolution du panache et des éruptions dans le temps.
Le HVO explique comment les scientifiques ont utilisé les systèmes radar le 20 décembre 2020 lorsque le panache de vapeur émis par le lac d’eau dans le cratère Halema’uma’u s’est transformé en un panache volcanique. L’île d’Hawaï possède deux stations radar WSR-88D, à South Point (PHWA) et Kohala (PHKM). Le panache de l’éruption du 20 décembre 2020 était visible depuis les deux stations, de sorte que leurs données permettent de comprendre cette éruption.
Le lac d’eau au fond de l’ Halema’uma’u avait environ 50 mètres de profondeur et continuait de grandir lorsque le Kilauea est entré en éruption le 20 décembre. Une nouvelle fissure s’est ouverte au-dessus du lac sur la paroi du cratère à 21h30. (heure locale). Un grand volume de lave s’est déversé dans le lac. La lave a vaporisé l’eau et généré un volumineux panache.
Contrairement aux panaches de cendres émis par une bouche éruptive lors d’une éruption explosive, le panache du 20 décembre 2020 contenait peu de cendres. Il a commencé à s’élever immédiatement mais lentement pour atteindre jusqu’à 13 000 mètres d’altitude. À 23 heures, l’eau avait disparu, remplacée par un lac de lave.
Les mesures radar du panache ont été accessibles quelques minutes après son apparition et elles montrent clairement son développement, son élévation et son volume suite à l’ouverture de la nouvelle fissure. Le panache a ensuite décliné quand le lac s’est asséché. La visualisation 3D du panache montre comment sa hauteur et sa structure changent au fil du temps.
Les modèles radar peuvent être utilisés pour l’échantillonnage des dépôts du panache au sol et pour comparer les zones à haute réflectivité avec des phénomènes tels que la foudre afin de corréler les observations visuelles à la dynamique interne du panache. Les scientifiques peuvent aussi calculer la concentration dans le panache, son trajet, ainsi que le volume total de cendres transportées et déposées pendant l’éruption.
Un autre avantage du radar météorologique est son accessibilité. De nombreuses stations fournissent gratuitement des données en temps quasi réel. Elles sont accessibles via le logiciel Weather and Climate Toolkit de la NOAA. Toute personne intéressée par ces phénomènes peut analyser les données à partir de son ordinateur personnel. Le radar est de plus en plus utilisé en volcanologie et il sera de plus en plus utile au HVO dans les futurs scénarios d’éruption.
Source : USGS/HVO.

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No surface activity has been observed at Kīlauea since May 23rd, 2021. If the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) keeps its promise, the eruption will no longer living a pause on August 23rd, it will be over !

In a new article, HVO scientists explain how they use weather radar to investigate the plumes emitted by Kilauea volcano. RADAR is an acronym for Radio Detection And Ranging, a tool that has been broadly used since the early 1900s. Today, radar has many uses: in the atmosphere to track weather systems and aviation activity, in space to image the Earth and extraterrestrial bodies from satellites, and even in the ground to detect buried objects.

Radar operation uses an antenna that focuses pulses of energy as it scans specific directions and angles. The pulses travel at the speed of light and intersect objects in their path, such as mountains, buildings, airplanes, birds, raindrops, or volcanic ash. As a pulse hits an object, a fraction of its energy is reflected toward the antenna. The reflected energy is then measured and processed to give values of “reflectivity.” Reflectivity is most sensitive to an object’s size and shape, though since a pulse can interact with many objects simultaneously, the concentration of objects is also important.

Radar antennas can scan 360 degrees around a station at various elevation angles and produce nearly complete atmospheric coverage within 150 or more kilometres in just a few minutes. This is how meteorologists present nearly continuous coverage of weather systems worldwide.

Weather radar is also an extremely important tool for studying explosive eruptions. Radar systems used to measure wind speed can also measure turbulence structures in plumes, which allows scientists to track how they capture air, grow in size, and rise through the atmosphere. Using tens of scans per hour, they can measure plume and eruption evolution in time.

HVO explains how they used radar systems on December 20th, 2020 when the steam plume emitted by the water lake within Halema’uma’u crater turned into a volcanic plume.

The Island of Hawaii hosts two WSR-88D radar stations, at South Point (PHWA) and Kohala (PHKM). The December 20th, 2020, eruption plume was visible to both stations, so their data help understand this interesting eruption.

The water lake in Halema‘uma‘u was about 50 metres deep and growing when Kīlauea summit erupted on December 20t. A new fissure opened above the lake on the crater wall at 9:30 p.m. (local time). A large volume of lava spilled down into the lake, boiling the water, and producing a volcanic steam plume.

Unlike explosive ash plumes that erupt at high velocities directly from a vent, this plume originated from the boiling water, carried little ash, and began rising immediately but slowly, reaching 13,000 metres above sea level at its peak. By 11 p.m., the water had vanished, replaced by a growing lava lake.

Radar measurements of the plume were accessible minutes after the plume appeared and clearly show its development, increasing height and intensity with the opening of the new fissure, and detachment and decline after the water lake dried. The 3D visualization of the plume displays how plume height and structure through time.

The radar models can be used to locate areas of interest for sampling deposits from the plume on the ground, and to compare high reflectivity zones with phenomena like lightning to correlate visual observations to internal plume dynamics. Lastly, scientists can calculate concentration throughout the plume, the path of the plume, and the total ash volume transported and deposited during the eruption.

Another advantage of weather radar is accessibility. Many stations provide free publicly available near-real-time data, accessible through NOAA’s Weather and Climate Toolkit software. Anyone interested in radar and volcanoes can analyze data from their own computer. Radar is a vital and growing asset in volcanology that will be increasingly useful to HVO in future eruption scenarios.

Source : USGS / HVO.

 

Image du haut: Image radar 2D de la station PHWA (NOAA Weather and Climate Toolkit). Image du bas: Visualisation radar 3D (Google Earth). [Source: USGS]

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

En Islande, l’éruption de Fagradalsfjall continue. Une image satellite transmise le 26 juin 2021 (voir ci-dessous) montre que l’activité éruptive s’est nettement intensifiée sur le site de l’éruption de Fagradalsfjall. Si la tendance se confirme, la lave atteindra plus tôt que prévu la vallée de Nátthagakriki et la route côtière (Suðurstrandarvegur).

L’image satellite, en lumière proche infrarouge, montre la répartition de la chaleur dans la lave. Les zones blanches correspondent à la bouche éruptive et aux chenaux de lave tandis que les coulées de lave actives apparaissent en rouge et jaune. La plupart des coulées de surface en provenance du cratère se dirigent vers la vallée de Geldingadalur. Les deux points jaunes près du centre de l’image sont les lacs de lave. Dans la vallée de Meradalur, la lave avance majoritairement en tunnels.

Il est à craindre que le débit actuel de la lave intensifie les contraintes auxquelles sera soumise la digue de protection de cinq mètres de haut et 200 mètres de long., située vers le sud, et qui a été achevée le 24 juin 2021.

Source : Iceland Monitor.

Image satellite Copernicus – Sentinel 2

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Cette information, c’était le 27 juin 2021. La situation a évolué depuis cette date. Dans la soirée du 28 juin vers 20h30, le tremor a eu un accès de faiblesse et tout laissait à penser que l’éruption touchait à sa fin. Vers 2 heures du matin, dans un sursaut d’orgueil, le tremor a repris de la vigeur. Malheureusement, le brouillard qui a envahi le site de l’éruption ne permet pas d’observer le comportement du volcan.

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Aucune nouvelle activité éruptive n’a été observée à La Soufrière de St Vincent. Une certaine hausse de la sismicité a été enregistrée ces derniers jours, mais l’UWI indique qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. C’est probablement une conséquence des fortes pluies qui se sont abattues sur le volcan

 

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Huit nouvelles crises éruptives – ou paroxysmes – ont été observées sur l’Etna (Sicile) entre le 23 et le 28 juin 2021 ! Elles ont suivi le processus habituel : activité strombolienne dans le Cratère SE, évoluant ensuite en fontaines et débordements de lave d’environ 1 ou 2 km de longueur sur le versant SO du cratère.

Ces paroxysmes sont de plus en plus rapprochés. La situation mérite d’être surveillée attentivement

 

Source : INGV

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Le Rincón de la Vieja (Costa Rica) a connu une brève crise éruptive le 28 juin 2021 avec un panache de cendre qui est monté à plus de deux kilomètres au-dessus du cratère. L’événement a duré environ trois minutes. Des retombées de cendres ainsi qu’une odeur de soufre ont été signalées autour du volcan. L’OVSICORI précise qu’il s’agit d’une éruption phréatique ou phréatomagmatique, ce qui devrait être confirmé par l’analyse d’échantillons de matériaux émis par le volcan. .

Aucun dégât majeur n’a été signalé. L’éruption a toutefois provoqué des lahars. Il est demandé à la population de se tenir éloignée des ponts.

Voici une petite vidéo de l’éruption :

https://youtu.be/fUyU3Dqw0L0

 

Source : Wikipedia

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A Hawaï, le Kilauea n’est plus en éruption. Aucune activité de surface n’a été observée depuis le 23 mai 2021. Les émissions de SO2 restent légèrement élevées. Selon le HVO, « il se peut que l’éruption reprenne dans le cratère de l’Halema’uma’u, ou que le Kilauea entre dans une période de repos plus longue avant la prochaine éruption ». C’est ce qui s’appelle ne pas se mouiller !

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La situation reste inchangée sur le Fuego (Guatemala) où l’on enregistre 10 à 13 explosions par heure avec des panaches de cendres qui monteent 4500-4700 mètres d’altitude, et des projections de matériaux incandescents projetés à 400 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités sous le vent. Des ondes de choc secouent quotidiennement les bâtiments autour du volcan. Des avalanches de blocs sont toujours observées dans plusieurs ravines où elles atteignent souvent des zones de végétation.

Source : INSIVUMEH.

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Dans ma note précédente sur le Taal (Philippines), j’ai indiqué que le volcan montrait toujours des signes d’activité avec des panaches de vapeur s’élevant au-dessus du lac de cratère, et des émissions de SO2 atteignant en moyenne 3 000 à 5 600 tonnes par jour au niveau du Main Crater (cratère principal).

En raison des conditions météorologiques sur la région (températures de 30°C, humidité relative de 75% et vitesse du vent très faible), un brouillard volcanique, le vog, a été observé sur la caldeira du Taal. Une épaisse brume recouvre toute la région.

Si les émissions de SO2 se poursuivent au même rythme ou augmentent, et si les conditions atmosphériques favorisent la formation du vog, il est conseillé aux populations autour du lac Taal de prendre les précautions nécessaires.

Le Taal reste en niveau d’alerte 2.

Source : PHIVOLCS.

Source : Manila Bulletin

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Un feu de forêt, baptisé « feu de lave », a été provoqué par la foudre sur le mont Shasta (Californie) alors que les températures restent très élevées dans la région. Des vents violents ont favorisé le développement de l’incendie. Les pompiers s’efforcent de le contenir mais sont confrontés à un terrain escarpé et rocheux, un accès routier limité et des sources d’eau limitées à proximité de l’incendie. Plusieurs localités du comté de Siskiyou ont reçu un ordre d’évacuation. Aucun blessé n’a été signalé.

Source : médias d’information locaux.

 

Photo : C. Grandpey

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La couleur de l’alerte aérienne reste inchangée pour les volcans du Kamtchatka où la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour le Sheveluch, le Karymsky et l’Ebeko.

Panache éruptif du Sheveluch (Crédit photo : KVERT)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Iceland, the Fagradalsfjall eruption continues. A satellite picture taken on June 26th, 2021 (see above) shows much more volcanic activity than before at the eruption site by Fagradalsfjall. If this development continues, lava will flow sooner than previously expected from Nátthagakriki valley over Suðurstrandarvegur coastal road.

The satellite picture, taken using near infrared light, shows heat distribution in the lava. White areas indicate the vent and lava channels while active lava flows are red and yellow. Most of the surface flows from the crater travel into Geldingadalur valley. The two yellow dots near the center of the picture indicate lava lakes. In Meradalur valley, lava mainly travels in tunnels.

It is feared that the current lava output will increase the stress on a protective wall, located toward the south, which was completed on June 24th, 2021. The wall is five metres high and 200 metres long.

Source : Iceland Monitor.

This information was released on June 27, 2021. The situation has changed since that time. On the evening of June 28 at around 8:30 p.m., the tremor dropped suddenly and everything suggested that the eruption was coming to an end. However, around 2 o’clock in the morning, the tremor regained some vigour. Unfortunately, the fog which invaded the site of the eruption did not allow to observe the behaviour of the volcano.

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No new eruptive activity has been observed at St Vincent’s La Soufriere. An increase in seismicity has been observed in recent days but UWI says there is nothing to worry about. It was probably a consequence of the heavy rainfall on the volcano

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Eight new eruptive crises – or paroxysms – were observed at Mt Etna (Sicily) between June 23rd and 28th, 2021. They follow the usual process: Strombolian activity in the SE Crater, then evolving into lava fountains and overflows over about 1-2 km on the SW flank of the crater. It should be noted that the paroxysms are getting more and more frequent. The situation deserves to be monitored carefully.

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Rincón de la Vieja (Costa Rica) went through a brief eruptive crisis on June 28th, 2021 with an ash plume that rose more than two kilometres above the crater. The event lasted for about three minutes. Ashfall and a smell of sulphur were reported around the volcano. OVSICORI specifies that it was a phreatic or phreatomagmatic eruption, which should be confirmed by the analysis of samples of materials emitted by the volcano. . No major damage was reported. The eruption, however, caused lahars. The population is asked to stay away from bridges. Here is a short video of the eruption:

https://youtu.be/fUyU3Dqw0L0

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In Hawaii, Kilauea is no longer erupting. No surface activity has been observed since May 23rd, 2021. SO2 emission rates remain slightly elevated. According to HVO, “it is possible that the Halema‘uma‘u vent could resume eruption or that Kilauea is entering a longer period of quiescence prior to the next eruption.” It is clear that Americans can’t predict eruptions!

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The situation remains unchanged at Fuego (Guatemala) where 10-13 explosions are recorded each hour with ash plumes rising about 4,500-4,700 m a.s.l. and ejection of incandescent material 400 m above the summit. Ashfall has been reported in several downwind municipalities. Daily shock waves rattle buildings in towns around the volcano. Block avalanches are still travelling down several drainages, often reaching vegetated areas.

Source : INSIVUMEH.

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In my previous post about Taal (Philippines) I indicated that the volcano was still showing signs of activity with steam plumes rising above the crater lake and SO2 emissions averaging 3,000-5,600 tonnes/day at the Main Crater.

Because of the weather conditions in the region (temperatures of 30°C, relative humidity of 75% and very low wind velocity), volcanic smog or vog has been observed over the Taal caldera, with a pronounced haze over the whole region.

Should SO2 gas emission continue at the same rate or increase and atmospheric conditions promote the formation of vog, communities surrounding Taal Lake are advised to take necessary precautions.

Alert Level 2 is kept over Taal Volcano.

Source: PHIVOLCS.

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A wildfire, which has been dubbed « Lava Fire, » started on Mt. Shasta (California) after lightning struck amid very high temperatures. Strong winds caused the fire to grow considerably. Firefighters are working to contain the blaze, but are faced with steep, rocky terrain, limited road access, and limited water sources close to the fire. Several communities such as residents in Siskiyou County have been ordered to evacuate. No injuries have been reported.

Source : local news media

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The aviation colour codes remain unchanged for Kamchatka volcanoes where the aviation colour codes of Sheveluch, Karymsky and Ebeko volcanoes remain Orange.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm