Éruption en Islande ! // Eruption in Iceland !

1er avril 2025, 9heures (heure locale) : Une crise sismique importante est en cours sur la péninsule de Reykjanes. Plus de 200 séismes ont été enregistrés depuis le début de l’intrusion magmatique à 6h30 le 1er avril 2025. Le Met Office indique que l’activité sismique se produit à la fois plus au nord et plus au sud que précédemment, mais les séismes se situent toujours à une profondeur considérable, ce qui signifie que le magma n’est actuellement pas proche de la surface. La plupart des séismes ont atteint une magnitude de M3,0 ou plus. Un séisme de magnitude M4,0 a été ressenti dans la région de la capitale. Grindavik et le Blue Lagoon ont été évacués. Les secousses sont ressenties à Grindavík où des signes de déformation du sol sont également visibles, ce qui fait craindre que des mouvements de faille se produisent à l’intérieur de la ville proprement dite.

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L’éruption tant attendue vient de débuter en Islande !

Au vu des webcams, la lave a percé la surface vers 9h40 (heure locale) dans le secteur du Mt Thorbjöm. D’après le Met Office, la fissure mesure actuellement environ 500 mètres de long et a franchi la digue de protection au nord de Grindavík. Elle continue de s’agrandir et il n’est pas exclu qu’elle continue de s’ouvrir plus au sud.

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12 heures (heure locale) : La fissure s’est étirée vers le sud. Une nouvelle fissure éruptive s’est ouverte à quelques centaines de mètres à l’intérieur des digues de protection au nord de Grindavík, entre les digues et la ville elle-même. Pour l’instant, l’éruption est moins forte que prévu par les volcanologues islandais. L’activité sismique se poursuit à l’extrémité sud de l’intrusion magmatique et également au nord de Stóra-Skógfell.
Source : Met Office.

 

Extrémité sud de la fissure éruptive (image webcam)

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16h00 (heure locale) : Les webcams montrent que l’activité éruptive le long de la fissure ouverte ce matin a considérablement diminué. L’activité sismique continue, mais se concentre principalement dans les parties nord et sud de l’intrusion magmatique. Les mesures de déformation montrent toujours un mouvement vers le nord-est, ce qui montre que le magma continue de s’écouler dans le dyke. L’intrusion s’étend désormais sur plus de 3 km vers le nord-est par rapport aux précédentes éruptions. Les données de déformation montrent également un déplacement continu vers le nord-est.
La fissure éruptive présente actuellement une longueur d’environ 1 200 mètres et continue de s’étirer vers le sud. Une conduite d’eau chaude s’est rompue dans la partie nord de Grindavík, ce qui confirme que d’importants mouvements de faille se sont produits dans la ville.
Source : Met Office.

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19h00 (heure locale) : L’activité éruptive au nord de Grindavik a considérablement diminué et est à peine visible sur les webcams. Cependant, l’activité sismique se poursuit. Elle a diminué près de la partie sud du dyke, près de Grindavík, mais se poursuit avec une intensité stable à l’extrémité nord du dyke. La sismicité s’est déplacée encore plus au nord ces dernières heures. Elle s’étend désormais près de 9 km plus au nord que la fissure éruptive la plus septentrionale formée lors de l’éruption d’août 2024. Les secousses ont leurs hypocentres à des profondeurs d’environ 4 à 6 km.
Les mesures de déformation montrent que du magma continue de s’écouler dans le dyke sous la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Avec la poursuite de l’activité sismique et de la déformation du sol, il est possible que du magma perce à nouveau la surface sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur ou à proximité, là où l’activité est la plus concentrée.
Source : Met Office.

Carte montrant le déplacement de la sismicité vers les NE (Source: Met Office)

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April 1st, 2025 09:00 (local time) : A significant seismic crisis is underway on the Reykjanes Peninsula. Over 200 earthquakes have been recorded since the magma intrusion began at 6.30am. On April 1st, 2025. The Met Office indicates that the seismic activity is occurring both further north and further south than before, but the earthquakes are still at considerable depth, which means that magma is not currently approaching the surface.

Most of the earthquakes have been around or above magnitude M3.0. One earthquake measured magnitude M4.0 and was felt in the capital area. Grindavik and the Blue Lagoon have been evacuated. The tremors are being felt in Grindavík, where signs of ground deformation are also visible, raising fears that fault movements might occur within the city itself.

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The long awaited eruption has just started. According to the webcams, lava pierced the surface around 9:40 (local time) in the Mt  Thorbjöm area. The fissure is now about 500 meters long and has reached through the protective barrier north of Grindavík. The fissure continues to grow, and it cannot be ruled out that it may continue to open further south.

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12:00 (local time) : The fissure has extended southward. A new eruptive fissure has opened a few hundred meters inside the protective barriers north of Grindavík – between the barriers and the town itself. For the moment, the eruption is less strong than expected by Icelandic volcanologists. Seismic activity continues at the southern end of the magma intrusion and also north of Stóra-Skógfell.

Source : Met Office.

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16:00 (local time) : The webcams show that eruptive actvity along the fissure that opened thais morning has decreased considerably. Seismic activity is still ongoing but is mostly located at the northern and southern part of the dike intrusion. Deformation measurements still show continued movement to the northeast, indicating that magma is still flowing into the dyke. The intrusion now extends over 3 km further to the northeast than observed in previous eruptions.Deformation data also show continued displacement toward the northeast.

The total length of the eruptive fissure is now about 1,200 meters and continues to extend southward. A hot water pipeline has broken in the northern part of Grindavík. This confirms that significant fault movements have occurred within the town.

Source : Met Office.

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7:00 pm (local time) : Eruptive activity north of Grindavik has decreased significantly and can hardly be seen on the webcams. However, seismic activity continues. It has decreasedy near the southern part of the magma dike, close to Grindavík, but continues with a similar intensity at the northern end of the dike. It has moved even further north in recent hours. It now extends almost 9 km farther north than the northernmost eruption fissure formed during the August 2024 eruption. Earthquakes are occurring at depths of approximately 4–6 km.

Deformation measurements show that magma is still flowing into the dike beneath the Sundhnúkur crater row. As long as significant seismic activity and deformation continue, there remains a possibility that magma could reach the surface again in the Sundhnúkur crater row or nearby where activity is most concentrated.

Source : Met Office.

Islande : éruption…ou pas éruption ? // Iceland : will there be an eruption ?

Les volcanologues islandais sont peut-être « très calés » (dixit un chercheur du laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand), mais des articles parus sur le site Iceland Monitor montrent que leurs points de vue divergent quant à la situation sur la péninsule de Reykjanes et à la probabilité d’une éruption.
Le volcanologue Þorvaldur Þórðarson explique qu’il est impossible de prédire si et quand une nouvelle éruption se produira sur la péninsule, car les hypothèses utilisées jusqu’alors pour effectuer des prévisions ne sont plus fiables. La dernière éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar a débuté le 20 novembre 2024 et a duré jusqu’au 9 décembre. Cependant, les prévisions concernant la date d’une nouvelle éruption se sont jusqu’à présent révélées inexactes.
Þórðarson a noté que l’inflation, qui montrait une hausse régulière, a considérablement ralenti en mars. « La courbe s’aplatit maintenant. Cela signifie peut-être que la situation est sur le point de se terminer. » Malgré ce ralentissement apparent, le volcanologue souligne que les modèles antérieurs de chronologie des éruptions ne sont plus valables. « Une éruption peut tout aussi bien commencer demain, la semaine prochaine, ou ne pas avoir lieu du tout. »

Quelques jours avant Þorvaldur Þórðarson, Páll Einarsson, professeur émérite de géophysique à l’Université d’Islande, avait proposé une approche différente de la situation sur la péninsule de Reykjanes. Selon lui, l’inflation continue et les séismes fréquents montrent qu’une nouvelle éruption pourrait être imminente. « L’inflation se poursuit, et les séismes se produisent en conséquence. » Tout porterait donc à croire qu’une intrusion magmatique se produira sous peu. Einarsson a ajouté que la plupart des paramètres montre que la huitième éruption à Sundhnúkagígar est imminente.
Bien que le moment précis de l’éruption reste incertain, le scientifique souligne que rien ne permet de prédire quand elle se produira. « La situation montre qu’elle pourrait se déclencher à tout moment, mais elle pourrait aussi être retardée. »
Depuis l’éruption de décembre 2023, l’intervalle entre les éruptions est de plus en plus long. Selon lui, ce retard est susceptible de provoquer une éruption plus puissante que les précédentes.
Il explique que divers scénarios sont possibles après la prochaine éruption, notamment un déplacement du flux magmatique vers d’autres zones de la péninsule de Reykjanes.

À la lecture des avis des deux scientifiques, on peut conclure que la meilleure chose à faire est d’attendre et voir. La Nature décidera de ce qui se passera. Il pourrait y avoir une éruption… ou pas d’éruption. En écrivant ceci, je ne dénigre pas les deux volcanologues islandais (comme le chercheur de Clermont m’en a accusé) qui font de leur mieux. Je confirme simplement ce que j’ai déjà écrit à plusieurs reprises : « Nous ne sommes pas capables de prévoir les éruptions volcaniques.»
Source : Iceland Monitor.

La lave coulera-t-elle à nouveau sur la péninsule de Reykjanes?

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Icelandic volcanologists may be highly qualified (so told me a researcher at the Magma et Volcans Lab in Clermont Ferrand), but in Iceland they hold different points of view about the situation on the Reykjanes Peninsula and the likemihood of an eruption.

Volcanologist Þorvaldur Þórðarson cautions that it is impossible to predict if or when another eruption will occur on the peninsula, as the assumptions previously used to forecast eruptions are no longer reliable. The last eruption in the Sundhnúkagígar crater row began on November 20, 2024, and lasted until December 9. However, predictions about the timing of a new eruption have so far proven inaccurate.

Þórðarson has noted that inflation, which had been steadily increasing, has slowed considerably in March. “The curve is now flattening. Maybe that means this is just about to end.” Despite the apparent slowdown, the volcanologist emphasizes that previous models for eruption timing are no longer valid. “An eruption could just as easily begin tomorrow, next week, or not at all.

A few days before Þorvaldur Þórðarson, Páll Einarsson, professor emeritus of geophysics at the University of Iceland, held a different approach to the situation on the Reykjanes Peninsula. In his opinion, the ongoing inflation and frequent earthquakes on the Reykjanes Peninsula suggest that a new eruption may be imminent. « The inflation continues, and earthquakes are occurring correspondingly. Everything points to a magma run before too long. » Einarsson added that most indicators suggest that the eighth eruption in the Sundhnúkagígar crater row is about to occur. T

While the precise timing of the eruption remains unclear, the scientist emphasizes that there are no definitive signs to predict when it will occur. « The situation suggests that it could erupt at any time, but it could also be delayed. »

Since the December 2023 eruption, the period between eruptions has been longer than ever before. Einarsson does not rule out the possibility that this delay could result in a more powerful eruption than those preceding it.

Einarsson explained that various scenarios are possible after the next eruption, one of which is that the magma flow could shift to other areas on the Reykjanes Peninsula.

Reading the opinions of the two scientists, we can conclude that the thing to do is to wait and see. Nature will decide what will happen. There may be an eruption…or no eruption. Writing this, I am not denigrating the two Icelandic volcanologists (as the Clermont researcher accused me of doing) . I’m just confirming what I wrote severakl times before : We are not yet able to predict eruptions.

Source : Iceland Monitor.

La Photo de l’Année en Islande // Photo of the Year in Iceland

Le 14 janvier 2024, une fracture éruptive s’est ouverte à quelques centaines de mètres des habitations au nord de Grindavík, au pied du mont Hagafell. Le même jour, une autre fracture s’est ouverte à 20 mètres des habitations les plus proches. Un homme, Lúðvík Pétursson, a été porté disparu après être tombé dans l’une d’elles. Il travaillait à compacter le sol dans une crevasse lorsqu’il a fait une chute à l’intérieur. Une opération de secours et de recherche impliquant plus de 200 personnes a été organisée, mais le malheureux n’a jamais été retrouvé. Les recherches ont été interrompues pour des raisons de sécurité.
Eggert Jóhannesson, photographe pour le journal islandais Morgunblaðið, a reçu le prix de la Photo d’actualité de l’année 2024 décerné par l’Association islandaise des photographes de presse. Ce prix prestigieux lui a été décerné pour sa photo prise en janvier 2024 lors des recherches entreprises pour retrouver Lúðvík Pétursson.
Le jury a particulièrement apprécié la photo dans laquelle Jóhannesson a su capturer le moment où toute l’Islande a pleinement pris conscience de la gravité de la situation à Grindavík. Selon le jury, « la photo capture l’intensité de l’instant, tout en soulignant l’ampleur et la difficulté des opérations de sauvetage. Elle traduit les immenses défis auxquels sont confrontés sauveteurs et photographes dans des conditions extrêmement dangereuses. La capacité du photographe à cadrer l’instant avec tant de force traduit parfaitement la tension et le danger présents sur les lieux. L’image rappelle également avec force que la fracture ne se trouvait pas en milieu ouvert, mais à côté d’une maison, qui semble vaciller au bord du néant.» Le jury a également félicité le photographe pour avoir exploité les conditions défavorables afin d’accentuer la profondeur de l’image. Ainsi, l’humidité sur l’objectif ajoute une impression tangible de l’environnement périlleux. « Bien que la scène puisse paraître calme vue d’en haut, une lourdeur sous-jacente s’en dégage. Les drapeaux rouges ajoutent une touche symbolique, nous rappelant la gravité de la situation. »
Source : Iceland Monitor, où vous trouverez une image en haute résolution.

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Sur le terrain, on attend l’éruption…qui ne vient pas. Initialement prévue fin janvier 2025 par les volcanologues islandais, puis le 20 mars, elle ne s’est toujours pas déclenchée. Dans son dernier bulletin du 18 mars, le Met Office indique que le soulèvement du sol se poursuit à Svartsengi, bien qu’à un rythme légèrement réduit. Effectivement, les graphiques montrent une stabilisation du phénomène, avec une courbe qui tend à devenir horizontale. Selon le Met Office, le volume de magma accumulé n’a jamais été aussi important depuis le début de la série d’éruptions le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur en décembre 2023.

Évolution de l’inflation au cours des derniers mois (Source: Met Office)

Il semble que, pour le moment, la pression des gaz ne soit pas suffisante pour permettre à la lave de percer la surface. De plus, la sismicité est faible. Se dirige-t-on vers une éruption avortée, comme cela s’est déjà produit en Islande ? La lave sortira-t-elle dans le secteur de Sundhnúkur, ou bien optera-t-elle pour celui où a eu lieu le dernier essaim sismique ? Le magma restera-t-il sous terre pour former un dyke ? Autant de questions auxquelles personne n’est capable de répondre. Dans la mesure où des vies humaines ne sont pas menacées, l’issue de cette situation importe peu. Si une éruption avec importante émission de lave devait avoir lieu, les seules structures menacées seraient la centrale géothermique et le Blue Lagoon. Si éruption il y a, il faut espérer que les digues de terre éviteront des conséquences fâcheuses pour l’alimentation en eau chaude et en électricité de cette partie de l’Islande.

Depuis la fin de la dernière éruption de décembre 2024, les scientifiques du Met Office et de l’Université d’Islande ont émis de nombreuses hypothèses sur la situation dans la péninsule de Reykjanes. Certains affirment aujourd’hui que l’importante accumulation de magma pourrait provoquer une éruption plus puissante que les précédentes sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur . Des scientifiques du Met Office ont récemment déclaré que la période éruptive actuelle sur la péninsule de Reykjanes pourrait durer des siècles et alterner entre les systèmes volcaniques. À côté de cela, on pouvait lire il y a quelques semaines que la prochaine éruption, si elle se produit, sera probablement la dernière de la série. Un autre scientifique a déclaré qu’avec la lente accumulation actuelle du magma, il pourrait s’écouler plusieurs mois, voire des années, avant que suffisamment de magma s’accumule pour déclencher la neuvième éruption à Sundhnúkur. Le volcanologue a ajouté : « Cela rend plus difficile la prévision du moment de la prochaine éruption avec plus de quelques mois de précision, et on ne sait même pas s’il y aura une éruption. »

L’exemple le plus récent d’une telle situation, avant les éruptions sur la péninsule de Reykjanes, concerne le volcan Krafla dans le nord-est de l’Islande, qui est entré en éruption de 1975 à 1984. Il y a eu neuf éruptions, et vers la fin de la série, l’afflux de magma dans la caldeira a considérablement ralenti. Le soulèvement du sol s’est arrêté pendant trois ans après la dernière éruption. Il a repris pendant deux ans et s’est terminé en 1990 sans autre éruption. J’étais en Islande à ce moment-là. La sismicité était élevée ; le sol avait gonflé d’environ un mètre à la centrale géothermique, mais l’éruption a finalement avorté.

Éruption du Krafla en septembre 1984 (Source: Smithsonian Institution)

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On January 14th, 2024, an eruptive fissure opened just a few hundred meters from homes north of Grindavík, at the foot of Hagafell Mountain. That same day, another fissure opened 20 meters from the nearest homes. A man, Lúðvík Pétursson, was missing after falling into a crack in the ground. He had been working to compact soil into a crevasse when he fell into it. A search and rescue operation involving more than 200 people was organised but they could never find the missing person. The search was called off for safety reasons..

Eggert Jóhannesson, a photographer for the Icelandic newspaper Morgunblaðið, has been awarded the News Photo of the Year 2024 by the Icelandic Press Photographers Association. The prestigious award was presented for his striking photograph taken in January 2024 during the search efforts in Grindavík for Lúðvík Pétursson, .

The jury praised Jóhannesson’s image for capturing the moment when the whole of Iceland fully grasped the gravity of the situation in Grindavík. « The photo captures the poignancy of the moment, highlighting the vast scope and difficulty of the rescue operations, » the jury said. « It conveys the immense challenges faced by rescuers and photographers alike in extremely hazardous conditions. The photographer’s ability to frame the moment so powerfully speaks to the tension and danger present at the scene. The image is also a stark reminder that the crack was not in an open field, but next to a house, one that seems to be teetering on the edge of nothingness. » The jury further commended the photographer for using the adverse conditions to enhance the image’s depth, noting the wetness on the lens that added a tangible sense of the perilous environment. « Though the scene may seem calm from above, there is an underlying heaviness. The red flags add a symbolic touch, reminding us of the gravity of the situation. »

Source : Iceland Monitor where you will see a higher resolution image.

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On the field, everybody is waiting for the eruption… which hasn’t happened yet. Initially predicted by Icelandic volcanologists for late January 2025, then on March 20th, it still hasn’t occurred. In its latest bulletin dated March 18th, the Met Office indicates that ground uplift is continuing at Svartsengi, albeit at a slightly reduced rate. Indeed, the graphs show a stabilization of the phenomenon, with a curve tending to become horizontal. According to the Met Office, the volume of accumulated magma has never been this large since the beginning of the series of eruptions along the Sundhnúkur crater row in December 2023.
It appears that, for the moment, the gas pressure is not sufficient to help the lava to break through the surface. Moreover, seismicity is low. Are we heading towards an aborted eruption, as has already happened in Iceland? Will the lava erupt in the Sundhnúkur area, or will it choose the area where the last seismic swarm was observed? Will magma remain underground to form a dike? These are all questions no one can answer. As long as human lives are not at risk, the outcome of this situation matters little. If an eruption with significant lava flows were to occur, the only structures threatened would be the geothermal power plant and the Blue Lagoon. If an eruption does occur, it is to be hoped that the earth dikes will prevent adverse consequences for the hot water and electricity supply in this part of Iceland.

Since the end of the last eruption of December 2024, scientists at the Met office and the University of Iceland have released numerous predictions about the situation on the Reykjanes Peninsule. Some are saying today that beacuse a large quantity of magma has accumulated, the next eruption in the Sundhnúkur crater row could be stronger than the previous ones. Dcientists at the Met Office recently declared that the current eruptive period on the Reykjanes peninsula could last for centuries and shift between volcanic systems. One could read a few weeks ago that the next eruption, if it occurs, would be the last of the series. Another scientists has declared that with the current slow magma accumulation, many months or even years could pass before enough magma builds up to trigger the ninth eruption in the Sundhnúkur crater row. The volcanologist added : « This also makes it more difficult to predict the timing of the next eruption with more than a few months’ accuracy, or whether it will even erupt at all. » The most recent example before the eruptions on the Reykjanes peninsula is the one of Krafla volcano in north-east Iceland, which lasted from 1975 to 1984. There were nine eruptions, and towards the end, magma inflow into the Krafla caldera slowed significantly. Ground uplift halted for three years after the last eruption but resumed for two years and ended in 1990 without further eruptions. I was in Iceland by that time. Seismicity was elevated ; the ground had inflated by about one meter at the geothermal power station, but the eruption finally aborted.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, l’éruption tant attendue se fait attendre. L’inflation persiste dans le secteur de Svartsengi mais semble s’être stabilisée. Selon le Met Office, le site le plus probable d’une éruption – si éruption il y a – devrait être la chaîne de cratères Sundhnúkagígar, comme lors des derniers événements. Toutefois, une sortie de lave ailleurs sur la péninsule de Reykjanes ne saurait être exclue. Le dernier essaim sismique plus à l’ouest a suscité de nombreuses questions.

Par ailleurs, plusieurs séismes ont été détectés sur le Bárðarbunga le 19 mars 2025. Le plus significatif avait une magnitude de M4,2 à 8 h 21. Un séisme de magnitude M2,9 s’est produit peu avant, ainsi que plusieurs autres événements de moindre ampleur sous le glacier. Le Met Office indique que les séismes de cette magnitude sont fréquents sur le Bárðarbunga. Les derniers événements de ce type ont eu lieu en janvier 2025.

Source : Met Office.

Source: Met Office

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Le 14ème épisode éruptif du Kilauea (Hawaï) dans le cratère de l’Halema’uma’u a permis d’assister à un spectacle de toute beauté. En effet,on a d’abord observé à partir du19 mars 2025 vers 9h30 (heure locale) une activité effusive, avec des coulées de lave émises à la fois par la bouche nord et son homologue sud. Sur les images proposées par la webcam on pouvait voir un lac de lave d’une soixantaine de mètres de largedans la bouche nord avec un déversement bien alimenté sur le plancher de l’Halema’uma’u quand le lac était à son niveau maximum, avec de puissants bouillonnements (fontaines de lave en dôme) à sa surface, sans vraiment jamais atteindre la hauteur des vraies fontaines. Le niveau du lac de lave montrait de fortes fluctuations, avec des pauses entre chaque arrivée de lave, et un fort dégazage pendant les pauses. Les coulées émises par la bouche sud étaient bien alimentées car le flux de lave est resté quasiment constant depuis le début de l’épisode éruptif.

La situation a brusquement évolué en tout début de matinée (heure locale) le 20 mars quand la bouche sud a envoyé d’impressionnantes fontaines de lave de 150-200 mètres de hauteur. Vers 6h50, la bouche nord n’est mise, elle aussi à faire jaillir des fontaines de hauteur identique. Le spectacle est alors devenu grandiose. La lave, de toute évidence très chaude, alimentait de belles coulées qui se répandaient sur le plancher du cratère. Les téphras emportés par le vent doivent provoquer des dépôts de cheveux de Pélé sur les abords du Kilauea et il y a de fortes chances pour que les gaz émis par l’éruption génèrent la présence de vog dans la région.

Dans sa dernière mise à jour, le HVO explique que cet épisode 14 s’est terminé le 20 mars à 13h49 (heure locale) lorsque les fontaines émises par la bouche sud ont cessé. Les fontaines de la bouche nord nord avaient cessé 11 minutes plus tôt. Les coulées de lave de cet épisode ont recouvert environ 75 % du sol du cratère de l’Halemaʻumaʻu. L’épisode a duré 28 heures et 23 minutes; les 7 dernières heures et 19 minutes ont offert un spectacle de fontaines atteignant 180 mètres de hauteur, principalement au niveau de la bouche sud.

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L’activité éruptive est toujours intense sur le Poás (Costa Rica), avec de nombreux événements phréatiques qui éjectent des matériaux jusqu’à 300 mètres au-dessus du fond du cratère et produisent des panaches de vapeur et de gaz s’élevant à 1 km de hauteur. Le 14 mars 2025, une station de surveillance des gaz à San Isidro de Coronado a mesuré des niveaux élevés de SO2 dans un panache qui se dirigeait vers le sud-est de la Valle Central. Des odeurs de soufre et de légères retombées de cendres ont également été signalées. Le niveau d’alerte reste à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : OVSICORI.

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Une activité éruptive est toujours observée sur le Láscar (Chili). L’anomalie thermique dans le cratère, détectée le 16 mars 2025, a été la plus intense enregistrée depuis le mois de février. D’autres données satellitaires continuent de montrer trois zones de températures élevées dans le cratère. Le réseau sismique a enregistré une diminution des séismes longue période à partir de début février. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester à au moins 1 km du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: Wikipedia

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En Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Lewotolok. Des panaches de vapeur et de gaz s’élèvent jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le 15 mars, les panaches de cendres atteignaient 500 et 600 m. La sismicité a considérablement augmenté les 16 et 17 mars. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

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L’activité sur le Dukono est restée élevée en 2025. Le réseau de surveillance a enregistré entre 60 et 394 événements éruptifs quotidiens (227 événements/jour en moyenne), avec des panaches de cendres et de gaz s’élevant entre 200 et 2 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

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L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit. La sismicité reste élevée. Le dôme de lave sud-ouest génère des avalanches qui se propagent jusqu’à 2 km au sud-ouest dans les ravines Bebeng, Krasak et Sat/Putih. La température maximale du dôme atteint 248,5 °C, et le volume est estimé à 3 626 200 mètres cubes, d’après les images de webcam et un relevé par drone du 11 mars. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : PVMBG.

Dôme de lave du Merapi (Photo: C. Grandpey)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Reventador (Équateur) avec des explosions quotidiennes, des séismes longue période, des épisodes de tremor harmonique et une sismicité associée à des émissions de cendres et de gaz qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les webcams ont enregistré plusieurs épisodes nocturnes de matériaux incandescents qui dévalaient les flancs jusqu’à 900 m de distance. De légères retombées de cendres ont été signalées à proximité du volcan. Le 17 mars 2025, une coulée pyroclastique a parcouru 400 m le long du flanc sud-est, tandis que des matériaux incandescents étaient éjectés à 400 m au-dessus de la lèvre du cratère. Le niveau d’alerte reste Orange.
Source : Instituto Geofisico.

Activité éruptive sur le Reventador (Crédit photo : Instituto Geofisico)

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Une activité éruptive intense se poursuit sur le complexe de dômes du Santiaguito (Guatemala), avec une extrusion de lave continue au niveau du dôme Caliente. Des explosions quotidiennes génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du dôme. Les effondrements de matériaux produisent des avalanches de blocs parfois audibles à plusieurs kilomètres. On observe parfois de courtes coulées pyroclastiques qui descendent les flancs dans toutes les directions. Une incandescence est visible au niveau du cratère et de la partie supérieure de la coulée de lave sur le flanc sud-ouest.
Source : INSIVUMEH.

Dôme Caliente du Santiaguito (Photo: C. Grandpey)

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Les médias américains annoncent une éruption du mont Spurr (Alaska) dans les prochains mois. En réalité, personne ne sait si un tel événement se produira réellement. Il est vrai qu’une activité volcanique significative a été observée ces dernières semaines, notamment dans un communiqué spécial publié par l’AVO le 12 mars 2025. D’importantes émissions de gaz ont été mesurées lors de survols les 7 et 11 mars. Les concentrations de CO2 sont particulièrement élevées au niveau du Crater Meak et sont semblables aux valeurs mesurées avant d’autres éruptions, comme celle du Redoubt en 2009. Plus de 3 400 séismes ont été détectés depuis avril 2024. Des déformations du sol continuent d’être observées, avec une inflation d’environ 6,5 cm enregistrée par la station GNSS la plus proche.
Selon l’AVO, on a affaire à une intrusion magmatique depuis plusieurs mois, et les récentes données concernant les gaz confirment une nouvelle arrivée à Crater Peak. Ce dernier est entré en éruption en 1953 et 1992, et la dernière éruption sommitale remonte à plusieurs milliers d’années. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de quatre niveaux, et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : AVO.

Source: AVO

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À l’attention de ceux qui prévoient de visiter Stromboli (Sicile) ce printemps, l’activité éruptive se poursuit. Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de quatre bouches dans la zone N (nord), dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et au moins deux bouches dans la zone C-S (cratère centre-sud), sur la terrasse cratèrique. Les bouches de la zone N produisent des explosions de faible à moyenne intensité à un rythme de 4 à 9 explosions par heure ; elles éjectent des matériaux à moins de 150 m de hauteur. Des explosions au niveau des bouches de la zone C-S éjectent des téphras à un rythme de 1 à 4 événements par heure. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre niveaux). Les visiteurs doivent garder à l’esprit que des restrictions d’accès sont en vigueur sur le volcan et que l’accès au sommet est strictement interdit.

Source : INGV.

Source: INGV

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Dernière minute : Une éruption majeure a eu lieu sur le Lewotobi Laki-laki (Indonésie) le 20 mars 2025, avec des panaches de cendres jusqu’à 16,2 km d’altitude. En conséquence,la couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge. Sept vols internationaux ont été annulés à l’aéroport de Bali en raison des cendres du Lewotobi ; six étaient à destination de l’Australie et un de Kuala Lumpur. Plusieurs autres vols – nationaux et internationaux, notamment à destination de la Thaïlande, de Singapour et de l’Australie – ont été retardés. 1 841 personnes ne sont toujours pas rentrées chez elles depuis leur évacuation en novembre 2024. Elles vivent dans des abris fournis par le gouvernement, des logements locatifs ou chez des proches.
Source : PVMBG.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In Iceland, the long-awaited eruption is still pending. Inflation persists in the Svartsengi area but appears to have stabilized. According to the Met Office, the most likely site of an eruption—if one occurs—is the Sundhnúkagígar crater row, as in recent events. However, a lava emission elsewhere on the Reykjanes Peninsula cannot be ruled out. The latest seismic swarm further west has raised many questions.
In addition, several earthquakes were detected on Bárðarbunga on March 19th, 2025. The most significant had a magnitude of M4.2 at 8:21 a.m. A magnitude M2.9 earthquake occurred shortly before, as well as several other smaller events beneath the glacier. The Met Office indicates that earthquakes of this magnitude are common on Bárðarbunga. The last such event occurred in January 2025.
Source: Met Office

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The 14th eruptive episode of Kilauea (Hawaii) in Halema’uma’u Crater allowed us to watch a spectacle of great beauty. Indeed, we first observed from March 19th, 2025 around 9:30 a.m. (local time) an effusive activity, with lava flows emitted by both the north vent and its southern counterpart. On the webcam images we could see a lava lake about sixty meters wide in the north vent with a well-fed overflow onto the floor of Halema’uma’u Crater when the lake was at its maximum level, with powerful bubbling (domefountains) on its surface, without really ever reaching the height of the real fountains. The level of the lava lake showed strong fluctuations, with pauses between each ascent of lava, and strong degassing during the pauses. The flows emitted by the south vent were well fed because the lava flow has remained almost constant since the beginning of the eruptive episode.

The situation changed abruptly early in the morning (local time) on March 20th when the southern vent sent out impressive lava fountains 150-200 meters high. Around 6:50 a.m., the northern vent also began to erupt fountains of the same height. The show then became fantastic. The lava, obviously very hot, fed dramatic flows that spread across the crater floor. The tephra carried by the wind probably caused deposits of Pele’s hair on the surroundings of Kilauea, and it is likely that the gases emitted by the eruption generated vog in the region.

In its latest update, HVO explains that this Episode 14 ended at 1:49 p.m. (local time) on March 20th when fountaining at the south vent stopped. Fountains from the north vent ceased 11 minutes earlier. Lava flows from this episode covered about 75% of the floor of Halemaʻumaʻu Crater. The episode lasted 28 hours and 23 minutes with the last 7 hours and 19 minutes consisting of fountains up to 180 meters high, predominantly from the south vent.

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Eruptive activity is still intense at Poás (Costa Rica) with numerous phreatic events that eject material as high as 300 meters above the crater floor and produce steam-and-gas plumes that rise 1 km. On 14 March 2025, a gas monitoring station in San Isidro de Coronado measured high levels of SO2 from a plume that drifted S and E of the Valle Central. Sulfur odors and minor ashfall were also reported. The Alert Level remains at 3 and the Aviation Color Code is kept at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : OVSICORI.

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Continuing unrest is observed at Láscar (Chile). A thermal anomaly in the crater detected on 16 March 2025 was the most intense anomaly recorded in the previous month. Other satellite data continue to show three zones of elevated temperatures in the crater. The seismic network recorded a decrease in long-period earthquakes beginning in early February. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the public is asked to stay at least 1 km away from the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

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In Indonesia, eruptive activity continues at Lewotolok. Steam-and-gas plumes rise as high as 500 m above the summit. On 15 March, gray ash plumes reached heights of 500 and 600 m. Seismicity significantly increased during 16-17 March. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) .

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Activity at Dukono was high during 2025. The monitoring network recorded a range of 60-394 daily eruptive events (227 events/day average), with ash-and-gas plumes rising 200-2,500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

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The eruption at Merapi (on Java) continues. Seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces avalanches that travel as far as 2 km SW down the Bebeng drainage, the Krasak drainage, and the Sat/Putih drainage. The hottest temperature at the dome is 248.5 degrees Celsius, and the volume is estimated at 3,626,200 cubic meters, based on webcam images and an 11 March drone survey. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

Source : PVMBG.

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Eruptive activity continues at Reventador (Ecuador) with daily explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, and tremor associated with ash and gas emissions that rise as high as 1.1 km above the crater. Webcams recorded multiple instances nightly of incandescent material descending the flanks as far as 900 m below the crater rim. Minor ashfall has been reported in the area close to the volcano. On 17 March 2025, a pyroclastic flow traveled 400 m down the SE flank. Incandescent material was ejected 400 m above the crater rim. The Alert Level reamains at Orange.

Source : Instituto Geofisico)

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High-level eruptive activity continues at the Santiaguito dome complex (Guatemala) with continuing lava extrusion at Caliente dome. Daily explosions generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.2 km above the dome. Collapses of material produce block avalanches that are sometimes heard several kilometers away. Collapsed material sometimes produce short pyroclastic flows that descended the flanks in all directions. Incandescence is visible at the crater and upper part of the SW flank lava flow.

Source : INSIVUMEH.

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U.S. News media say that an eruption at Mount Spurr (Alaska) is expected in the coming months. Actually, nobody knows whether such an event will really occur. It is true that elevated activity has been observed at the volcano in the past weeks, especially in a special information statement issued on 12 March 2025. Significant volcanic gas emissions were measured during overflights on 7 and 11 March, Notably high concentrations of CO2 detected at Crater Peak are similar to values measured before other eruptions such as Redoubt in 2009. Over 3,400 earthquakes had been detected since April 2024. Ground deformation continues to be observed with a total of about 6.5 cm of inflation recorded at the closest GNSS station.
The interpretation from AVO is that a magmatic intrusion has been underway for months, and the recent gas data suggests that a new pathway towards the Crater Peak vent has opened; Crater Peak erupted in 1953 and 1992 and the summit last erupted several thousand years ago. The Volcano Alert Level remains at 2 on a four-level scale and the Aviation Color Code is kept at Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source : AVO.

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For the attentionof those who intend to visit Stromboli (Sicily) this spring, eruptive activity continues. Webcam images show Strombolian activity at four vents in Area N (north) within the upper part of the Sciara del Fuoco and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. The vents in Area N produce low- to medium-intensity explosions at a rate of 4-9 events per hour, ejecting material less than 150 m above the vents. Explosions at the vents in Area C-S ejected tephra above the vent at a rate of 1-4 events per hour. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Visitors should keep in mind that access restrictions are enforced on the volcano and access to the summit is strictly forbidden.

Source : INGV.

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Last minute : A major eruption took place at Lewotobi Laki-laki (Indonesia) on March 20th, 2025, ejecting ash up to 16.2 km above sea level. As a result, the Aviation Color Code was raised from Orange to Red. Seven international flights have been cancelled at Bali airport because of the ash from Lewotobi ; six of them were bound to Australia and one to Kuala Lumpur. Several other flights – domestic and international, including to Thailand, Singapore and Australia – have been delayed. 1 841 people have not returned home since their evacuation in November 2024. They remain in shelters provided by the government, rental housing, or with relatives.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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