Image satellite de l’Öskjuvatn (Islande) // Satellite image of Öskjuvatn (Iceland)

Une image envoyée par le satellite Sentinel-2 (Copernicus EU), prise à 786 km d’altitude, montre le lac Askja (Öskjuvatn) en Islande, aujourd’hui recouvert de glace après être resté à découvert jusqu’après le Nouvel An. Le lac a gelé le 4 janvier 2026, suite à une chute brutale des températures, après la vague de chaleur des fêtes de fin d’année.
En décembre, aucune glace ne s’était formée sur le lac Askja, ce qui est inhabituel pour cette période de l’année. Il faut savoir que les températures ont atteint 20 °C dans certaines régions d’Islande fin décembre. La douceur du climat en novembre et décembre explique l’absence de glace en fin d’année.
Les garde-côtes islandais ont publié une image radar du lac Askja et des montagnes de Dyngjufjöll lors d’un survol de la région le 29 décembre 2025. L’image montre que le lac n’était pas encore gelé à cette date.
Source : Iceland Monitor.

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A satellite image from Sentinel-2 (Copernicus EU), taken from an altitude of an altitude of 786 km above Earth shows Iceland’s Lake Askja (Öskjuvatn) which is now frozen after remaining ice-free beyond the turn of the year. The lake froze on January 4, 2026, after temperatures dropped sharply following the warm spell over Christmas.

In December, no ice had formed on Lake Askja , which is unusual for that time of year. Temperatures rose up to 20°C in some parts of Iceland in December. The mild weather in November and December likely explains the lack of ice at the end of the year.

The Icelandic Coast Guard captured a radar image of Lake Askja and the Dyngjufjöll mountains during a flight over the country on December 29, 2025. The image shows that the lake had not yet frozen at that time.

Source : Iceland Monitor.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Les autorités indonésiennes ont relevé le niveau d’alerte du Bur Ni Telong (province d’Aceh, nord Sumatra) à son deuxième niveau le plus élevé suite à une hausse de l’activité sismique. Les instruments ont enregistré au moins sept séismes le 30 décembre 2025, ressentis à environ cinq kilomètres de distance. Les sismomètres ont également détecté sept séismes volcaniques superficiels, quatorze séismes profonds et deux séismes d’origine tectonique. L’activité sismique, en hausse depuis juillet 2025, s’est intensifiée et est devenue plus superficielle ces deux derniers mois. Les autorités demandent à la population et aux visiteurs de se tenir à au moins quatre kilomètres du cratère et à éviter les zones de fumerolles et de solfatares par temps de pluie car les concentrations de gaz peuvent être mortelles.

La hausse du niveau d’alerte intervient alors que la région de Bener Meriah, où se trouve le volcan, vient de connaître des inondations et glissements de terrain catastrophiques qui ont frappé 52 villes et districts de l’île de Sumatra au début du mois de décembre. Ces catastrophes ont fait 1 141 morts, 163 disparus et plus de 7 000 blessés. Rien que dans la province de Bener Meriah, 31 personnes ont péri et 14 sont toujours portées disparues. Les inondations et les glissements de terrain ont coupé l’accès aux villages isolés et obligé plus de 2 100 habitants à quitter leur domicile.

Source : Médias locaux.

Crédit photo: Wikipedia

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En Islande, un séisme de magnitude M2,6 a été enregistré le 29 décembre 2025 près des îles Vestmann, à environ 17 kilomètres à l’ouest-sud-ouest de Stórhöfði. Un séisme de magnitude M3,1 s’était produit dans la même zone, juste au nord-nord-ouest de Surtsey, en juin 2023. Les séismes sont relativement rares près des îles Vestmann. Seuls trois ont été enregistrés en 2025 ; le plus important avait une magnitude de M1,7.
Environ une heure avant le séisme des îles Vestmann, un séisme de magnitude M2,9 a été enregistré sur l’Öræfajökull, dans le Parc national du Vatnajökull. Il s’agit du séisme le plus significatif enregistré sur ce volcan cette année.
Source : Met Office islandais.

 Vue de l’Öræfajökull (Crédit photo : mbl.is/RAX)

Rien de neuf sur la Péninsule de Reykjnes. Le magma continue de s’accumuler sous le secteur de Svartsengi, mais personne n’est en mesure de dire à quel moment se produira la prochaine éruption.

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L’épisode éruptif observé dans la zone sommitale de l’Etna (Sicile) depuis le 26 décembre 2025 semble terminé. Une activité strombolienne avait tout d’abord animé le Cratère Nord-Est. Elle s’est intensifiée le 27 décembre avec des fontaines de lave de 150-200 mètres, puis 300-400 mètres de hauteur quelques heures plus tard. Par ailleurs, une bouche s’est ouverte sur le flanc supérieur Est de la Voragine, avec une coulée de lave qui s’est dirigée vers la Valle del Bove après avoir parcouru environ 1,8 km. Une activité strombolienne était également visible au niveau de cette bouche.

Le 28 décembre , l’activité strombolienne persistait dans la bouche ouverte sur le versant de la Voragine mais la coulée de lave observée précédemment n’était plus alimentée. Elle n’avançait pas non plus le 29 décembre.

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Dans un premier bulletin émis le 1er janvier 2026 à 19h20, l’INGV indique qu’à partir de 16:30 une activité effusive était observée à l’intérieur de la Valle del Bove, près de son versant nord-ouest. Dans le même temps, une activité explosive était en cours dans la Bocca Nuova, L’amplitude du tremor volcanique se situait dans des valeurs moyennes. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’était observée. .

Dans un nouveau bulletin publié le 1er janvier 2026 à 20h30, l’INGV précise que la bouche effusive alimentant l’activité dans la Valle del Bove se trouve près du Monte Simone, à une altitude d’environ 2 100 m. Au moment de la diffusion du bulletin, le front de coulée le plus avancé se situait immédiatement
au sud de la Rocca Musarra (environ 1 580 m d’altitude). L’activité sismique n’avait pas évolué par rapport au bulletin précédent.

Source : INGV.

Activité strombolienne sur la Voragine le 28 décembre 2025 (image webcam)

La coulée de lave dans la Valle del Bove le 1er janvier 2026 au soir (Image webcam)

La source de cette nouvelle coulée se trouvant à une altitude relativement basse, l’évolution de la situation devra être étudiée attentivement.

Crédit photo: Veronica Testa / Facebook

Comme le fait remarquer Boris Behncke (INGV Catane), « une fois de plus, l’Etna nous a surpris : le tremor volcanique s’estompait et les signes d’activité explosive au niveau des cratères sommitaux étaient de moins en moins visibles. » Il s’agit d’un retournement de situation spectaculaire quelques jours seulement après les paroxysmes du Cratère nord-est le 27 décembre.

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Après la crise sismique du 5 décembre 2025 qui laissait entrevoir une éruption à court terme, la situation s’est calmée sur le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion). À partir du 14 décembre, l’inflation de l’édifice a cessé mais la sismicité a montré que la mise en pression du système d’alimentation magmatique se poursuivait.

Le 1er janvier 2026 à partir de 4h47, l’OVPF relevait une crise sismique sur le Piton de la Fournaise, signe que le magma se propageait vers la surface. En raison d’une éruption probable ou imminente, le préfet de La Réunion a activé l’alerte 1 et ordonné la fermeture de l’Enclos dès 6h le 1er janvier.

Nouveau coup de théâtre quelques heures plus tard. Dans un nouveau bulletin, l’OVPF indiquait que la crise sismique débutée le 1er janvier 2026 aux alentours de 4h45 avait fortement ralenti et pouvait être considérée comme arrêtée.

Cette hausse de la sismicité s’est accompagnée de déformations rapides de faible ampleur au niveau de la zone sommitale du volcan. C’était la preuve d’une intrusion de magma en profondeur, mais qui n’a pas atteint la surface, probablement à cause d’une pression insuffisante à sa propagation. La sismicité reste toutefois présente, ce qui montre que le réservoir magmatique reste sous pression.

L’OVPF explique qu’aucune hypothèse n’est écartée :arrêt définitif de l’intrusion ? Reprise de l’intrusion ? Nouvelle intrusion ? Éruption ?

Au moment de la diffusion de ce bulletin (2 janvier 2026), le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de Vigilance du dispositif spécifique ORSEC. L’Enclos est de nouveau ouvert et l’accès à sa partie haute n’est possible que sur les trois sentiers balisés et entretenus par l’Office National des Forêts (ONF). Un retour en alerte 1 « éruption probable ou imminente » reste possible en cas d’observation d’une nouvelle phase d’intrusion magmatique.

 

Schéma montrant le système d’alimentation magmatique du Piton de la Fournaise avec les principales phases de réactivations observées depuis mi-septembre 2025. Les étoiles en blanc représentent les localisations schématiques des séismes. (Source : OVPF)

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Il s’agit d’un phénomène fréquent en hiver dans cette partie de l’Alaska. De forts vents du nord-ouest soufflent dans la région du Katmai et de la Vallée des Dix Mille Fumées et soulèvent des cendres volcaniques émises lors de l’éruption du Novarupta-Katmai de 1912, les entraînant vers le sud-est. Ce phénomène n’est pas dû à une activité volcanique récente et se produit par temps de vents forts et de sécheresse, en l’absence de neige, dans la région du Katmai et d’autres zones volcaniques d’Alaska. Aucune éruption n’est en cours. Tous les volcans de la région du Katmai (Griggs, Katmai, Novarupta, Mageik, Martin, Snowy et Trident) restent en alerte aérienne Verte et le niveau d’alerte volcanique est Normal. L’AVO précise que ces cendres en suspension dans l’air peuvent être dangereuses car elles peuvent endommager les aéronefs et nuire à la santé.

Falaises de ponce dans la Vallée des 10 000 Fumées (Photo: C. Grandpey)

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Une éruption au niveau du cratère Iodake, sur Satsuma Iwo-jima, dans la partie émergée de la caldeira NO de Kikai (Japon), a été enregistrée le 29 décembre 2025.

Il s’agit de la première éruption depuis le 3 septembre 2024. Le panache éruptif s’est élevé à 200 m au-dessus du cratère. Il est à noter que peu de séismes volcaniques ont été enregistrés et qu’aucun changement notable n’a été détecté avant ou après l’éruption. Aucun tremor volcanique n’a été enregistré. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 5).
Kikai est une caldeira en grande partie submergée, d’un diamètre de 19 km, située près de l’extrémité nord des îles Ryukyu, au sud de Kyushu.

Source : JMA.

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Le Kīlauea (Hawaï) traverse actuellement une période calme après son 39ème épisode éruptif. Les images des webcams montrent une lueur persistante au niveau de la bouche sud et plusieurs brèves lueurs dans la bouche nord. Le sommet en en phase d’inflation. Depuis la fin de l’Épisode 39, un gonflement de 13,7 microradians a été enregistré sous le sommet du Kīlauea. Selon les modélisations, l’Épisode 40 devrait se déclencher entre le 7 et le 14 janvier 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 39

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L’activité éruptive se poursuit sur le Taal (Philippines). Le réseau sismique enregistre quotidiennement des séismes d’origine volcanique ainsi que des épisodes de tremor volcanique. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement jusqu’à 20 m au-dessus du cratère. Un événement phréatomagmatique mineur s’est produit le 26 décembre et a duré deux minutes. Des jets sombres de matériaux ont été projetés au-dessus de la surface du lac du Main Crater avant de retomber dans l’eau. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5).
Source : PHIVOLCS.

Événement phréato-magmatique dans le Main Crater Lake (Crédit photo: Phivolcs)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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Indonesian authorities have raised the alert level for Mount Bur Ni Telong (province of Aceh / North Sumatra) to its second highest following a series of increased activity and volcanic earthquakes.

The volcano recorded at least seven earthquakes on December 30, 2025 that were felt about five kilometers away, while seismometers also detected seven shallow volcanic earthquakes along with 14 deep quakes and two tectonic quakes.

The increase in seismic activity has been ongoing since July 2025 and became more intense and shallow in the past two months.

Authorities urged residents and visitors to stay at least 4 kilometers from the crater and avoid fumarole and solfatara zones during cloudy or rainy weather because gas concentrations can be life-threatening.

The increase in the alert level came as the Bener Meriah area – where the volcano is located- is still recovering from catastrophic floods and landslides earlier this month that struck 52 cities and regencies on Sumatra island, leaving 1,141 people dead with 163 residents still missing and more than 7,000 injured. In Bener Meriah alone, 31 people died and 14 are still missing after the floods and landslides hit the regency, disrupting access to remote villages and displacing more than 2,100 residents.

Source : Local news media.

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In Iceland, an earthquake with a magnitude M 2.6 was recorded on December 29th, 2025 near the Westman Islands, around 17 kilometres west-southwest of Stórhöfði. An earthquake measuring M 3.1 occurred in the same area, just north-northwest of Surtsey, in June 2023. Earthquakes near the Westman Islands are relatively rare. Only three were recorded in 2025, the largest of which measured M1.7.

About an hour before the quake in the Westman Islands, an M2.9 event was recorded at Öræfajökull in Vatnajökull National Park, the strongest recorded at the volcano so far this year.

Source : IMO.

Nothing new on the Reykjanes Peninsula. Magma continues to accumulate beneath the Svartsengi area, but no one can say when the next eruption will occur.

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The eruptive episode observed in the summit area of ​​Mount Etna (Sicily) since December 26, 2025, appears to have ended. Strombolian activity initially affected the Northeast Crater. It intensified on December 27 with lava fountains reaching 150-200 meters, then 300-400 meters in height a few hours later. Additionally, a vent opened on the upper eastern flank of the Voragine, with a lava flow that traveled approximately 1.8 km towards the Valle del Bove. Strombolian activity was also visible at this vent.

On December 28, Strombolian activity continued at the vent on the Voragine, but the previously observed lava flow was no longer being fed. It had also ceased advancing on December 29.

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In a first bulletin issued on January 1, 2026, at 7:20 PM, the INGV reported that effusive activity was observed within the Valle del Bove, near its northwest slope, starting at 4:30 PM. Simultaneously, explosive activity was occurring at the Bocca Nuova. The amplitude of the volcanic tremor was within moderate values. No significant deformation of the volcanic edifice was observed.

In a subsequent bulletin published on January 1, 2026, at 8:30 PM, the INGV specified that the effusive vent feeding the activity in the Valle del Bove was located near Monte Simone, at an altitude of approximately 2,100 meters. At the time of the bulletin’s release, the most advanced lava flow front was located immediately south of Rocca Musarra (approximately 1,580 meters above sea level). Seismic activity had not changed compared to the previous bulletin.

Source: INGV.

As the source of this new flow is at a relatively low altitude, the evolution of the situation will need to be studied carefully.

As Boris Behncke (INGV Catania) points out, « Once again, Etna surprised us: the volcanic tremor was declining and the signs of explosive activity at the summit craters were becoming less and less visible. » This is a spectacular turnaround just a few days after the paroxysms at the Northeast Crater on December 27.

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Following the seismic crisis of December 5, 2025, which suggested a near-term eruption, the situation calmed down at Piton de la Fournaise (Réunion Island). From December 14th, inflation of the volcano ceased, but seismic activity indicated that the pressure buildup in the magma supply system continued.

At 4:47 a.m on January 1st, 2026, the OVPF recorded a seismic crisis at Piton de la Fournaise, indicating that magma was propagating towards the surface. Due to a probable or imminent eruption, the Préfet of Réunion activated alert level 1 and ordered the closure of the Enclos at 6:00 a.m. on January 1st.

A new twist occurred a few hours later. In a new bulletin, the OVPF indicated that the seismic crisis that began on January 1, 2026, at around 4:45 a.m. had slowed considerably and could be considered over.
This increase in seismicity was accompanied by rapid, low-amplitude deformations in the summit area of ​​the volcano. This was evidence of a deep magma intrusion that did not reach the surface, probably due to insufficient pressure for its propagation. Seismicity is still recorded, however, indicating that the magma reservoir remains under pressure.
The OVPF explains that no hypothesis is being ruled out: a definitive end to the intrusion? A resumption of the intrusion? A new intrusion? An eruption?

At the time of this bulletin’s release (January 2, 2026), the Préfet of Réunion has decided to reinstate the Vigilance (Watch) phase of the ORSEC emergency plan. The Enclos is once again open, and access to its upper section is only possible via the three marked trails maintained by the National Forestry Office (ONF). A return to alert level 1, « probable or imminent eruption, » remains possible should a new phase of magma intrusion be observed.

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It is a phenomenon that often happens in the winter in that part of Alaska. Strong northwesterly winds in the vicinity of Katmai and the Valley of Ten Thousand Smokes have picked up loose volcanic ash erupted during the 1912 Novarupta-Katmai eruption and are carrying it to the southeast. This is not the result of recent volcanic activity and occurs during times of high winds and dry snow-free conditions in the Katmai area and other young volcanic areas of Alaska. No eruption is in progress. All of the volcanoes of the Katmai area (Griggs, Katmai, Novarupta, Mageik, Martin, Snowy and Trident) remain at Aviation Color Code GREEN and Alert Level NORMAL. The AVO specifies tat resuspended volcanic ash should be considered hazardous and could be damaging to aircraft and health.

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An eruption at Iodake Crater located at Satsuma Iwo-jima, a subaerial part of Kikai’s NW caldera rim (Japan), was recorded on 29 December 2025, the first since 3 September 2024. An eruption plume rose 200 m above the crater rim. The report noted that there were few volcanic earthquakes, and no notable changes detected before or after the eruption. No volcanic tremor was recorded. The Alert Level remains at 2 (on a 5-level scale).

Kikai is a mostly submerged, 19-km-wide caldera near the northern end of the Ryukyu Islands south of Kyushu.

Source: Japan Meteorological Agency (JMA)

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Kilauea (Hawaii) is going through a pause after the 39th eruptive episide. Webcam views show persistent glow from the south vent and several instances of brief glow from the north vent. Summit inflation is underway. Since the end of Episode 39, 13.7 microradians of re-inflation have been recorded beneath Kīlauea summit. Forecasting models suggest a window for Episode 40 between January 7 and 14 2026.

Source : HVO.

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Eruptive activity is going on at Taal (Philippines). The seismic network is still recording daily volcanic earthquakes along with periods of volcanic tremor. Gas-and-steam emissions generally rise as high as 20 m above the crater. One minor phreatomagmatic event occurred on 26 December and lasted two minutes. Short dark jets of material were ejected above the surface of Main Crater Lake and fell back down into the water. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5);

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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C’est à désespérer. Pauvre société ! // It’s hopeless. What a poor society !

J’ai publié plusieurs notes sur ce blog pour mettre en garde contre les dangers de la plage de sable noir de Reynisfjara, dans le sud de l’Islande. La mer y est particulièrement dangereuse, avec des vagues traîtresses et des lames de fond qui surprennent régulièrement les visiteurs, causant parfois des décès.

Les autorités islandaises ont tenté de sécuriser la zone en mettant en place un système de feu vert / feu rouge en fonction du niveau de danger. Une barrière a également été installée pour bloquer, ou du moins limiter, l’accès à la plage lorsque le feu est rouge et que les conditions sont dangereuses. Le feu rouge s’allume désormais plus tôt qu’auparavant, mais tous les touristes ne tiennent pas compte des avertissements et ne respectent pas la barrière. Le système semble désespérément inefficace et incapable d’empêcher certains comportements dangereux, voire inconscients.

Une vidéo récemment diffusée sur TikTok illustre l’imprudence de deux touristes sur la plage de Reynisfjara. Malgré le feu rouge allumé, ils courent près du rivage et échappent de justesse aux vagues, regagnant la terre ferme avec de l’eau jusqu’aux genoux. Malgré les nombreux accidents mortels au pied des falaises, les touristes continuent de sous-estimer le danger. De nombreux exemples sur les réseaux sociaux montrent des visiteurs ignorant les avertissements et se mettant gravement en danger.

Que faire d’autre ? Rien, malheureusement. La verbalisation ne fait pas partie de l’état d’esprit islandais qui donne priorité à la prévention, mais cette dernière a visiblement ses limites. Une personne a suggéré sur les réseaux sociaux d’informer les touristes qu’ils ne seront pas secourus s’ils pénètrent dans la zone lorsque le feu rouge est allumé. « Il faudrait un panneau indiquant : “Secours impossibles lorsque le feu rouge est allumé – vous accédez à la plage à vos risques et périls.” »
Source : Iceland Monitor. Photos: C. Grandpey.

Comme je l’écrivais dans une note précédente (14 décembre 2025), nous vivons dans une société de records et d’extrêmes. Certains ont peut-être besoin de se rassurer en accomplissant ce qu’ils pensent être un exploit… qui peut vite se transformer en catastrophe. Tant que ces imbéciles mettent leur vie en danger sans impliquer personne d’autre, tout va bien. Mais si des sauveteurs doivent risquer leur vie pour leur porter secours, le problème prend une autre dimension. Personnellement, je pense que la première chose à faire est d’obliger ces personnes à payer le sauvetage. Il en va de même pour les skieurs hors-piste lorsque le risque d’avalanche est élevé. Après avoir déboursé des centaines, voire des milliers d’euros, je pense qu’elles y réfléchiront à deux fois avant de recommencer !

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I have published several posts on this blog warning againt the dangers of Reymisfjara black beach in southern Iceland. The sea is particularly dangerous with treacherous waves and rip currents that regualarly caught visitors by surprise, killing some of them.

Icelandic authorities have tried to make the area safer and implemented a system of green and red lights according to the danger. A gate has also been installed to block or at least limit access to the beach when the red warning light is on and conditions are dangerous. The red warning light is now activated earlier than before, but as the video shows, not all tourists heed the warnings or respect the barriers. The system looks desperately useless and unable to stop some people’s behaviour.

A recent TikTok video shows the reckless behavior of two tourists at Reynisfjara beach, who stood dangerously close to the shoreline despite a red warning light being illuminated, narrowly escaping the waves. The tourists turned away from the surf and managed to run back to dry land just in time after a wave crashed in and reached up to their knees.

Despite the fact that the sea below the cliffs has claimed many lives, tourists continue to underestimate the danger. Numerous examples on social media show visitors ignoring warnings and putting themselves at serious risk.

What else could be done ? Nothing I’m afraid. One person has suggested on the social networks that tourists should be told they will not be rescued if they enter the area while the red warning light is on. “There should be a notice saying: ‘Rescue is not possible when the red light is on — enter the beach at your own risk.’”

Source : Iceland Monitor.

As I put it in a previous post (14 December 2025), we are living in the society of records and extremes. Maybe some people need to reassure themselves by showing they have performed a feat of strength ;..which may become a feat of stupidity. As long as these persons put their lives at risk without involving anybody else, it’s ok. But if rescuers are putting their lives at risk for helping them, the problem is diferent.I personally think that the first thing to do is to force these persons to pay for the rescue. The same applies to off-piste skiers when the risk of avalanche is high. After paying hundreds or thousands of euros, they’ll probably think twice before doing it again !

L’Islande anticipe l’effondrement de l’AMOC // Iceland anticipates the collapse of the AMOC

J’ai écrit plusieurs notes sur ce blog expliquant quelles seraient les conséquences pour l’Europe de l’arrêt de la circulation méridienne de retournement de l’océan Atlantique (AMOC) dans un contexte de réchauffement climatique. Notre continent connaîtrait des hivers bien plus rigoureux qu’aujourd’hui. L’Islande, en particulier, se retrouverait alors encerclée par les glaces et frappée par de violentes tempêtes. Le gouvernement islandais vient de confirmer qu’un tel événement serait une « menace » pour sa sécurité nationale.

Avec le contexte volcanique et sismique dans lequel baigne leur vie quotidienne, les Islandais ne se montrent jamais inutilement alarmistes. Habitués à consulter les sites d’information gouvernementaux, prêts à agir en cas de SMS d’alerte reçu sur leur téléphone et confiants dans le travail du Met Office islandais, les habitants restent fidèles à leur devise non-officielle : « tout ira bien ! »

C’est dans ce contexte qu’au mois de septembre, le Conseil national de sécurité islandais a classé l’arrêt potentiel de l’AMOC comme une « menace pour la sécurité nationale ». Selon le ministre islandais de l’Environnement, de l’Énergie et du Climat, cette décision »témoigne de la gravité du problème et garantit qu’il reçoive l’attention qu’il mérite. »

Comme je l’ai déjà expliqué, l’AMOC est un système de courants marins qui achemine les eaux chaudes de l’hémisphère Sud et des tropiques vers l’hémisphère Nord, où celles-ci se refroidissent, plongent et retournent vers le sud, d’où son nom. Or, la hausse des températures mondiales perturbe le fragile équilibre entre chaleur et salinité sur lequel il repose, même si certains de ses sous-systèmes, comme le Gulf Stream, tiennent leur puissance de celle du vent.

De plus en plus d’études semblent indiquer un ralentissement de l’AMOC, bien que la probabilité et le calendrier d’un éventuel arrêt du tapis roulant restent incertains. Une chose est certaine : un basculement de ce système soumettrait l’Europe à des hivers bien plus rigoureux. L’Islande, en particulier, se retrouverait alors « au cœur d’un refroidissement régional majeur », à la fois encerclée par les glaces et frappée par de violentes tempêtes. En conséquence, un arrêt de l’AMOC ne peut plus être considéré comme un risque faible compte tenu des avancées scientifiques de ces dernières années.

Le ministre de l’Environnement, de l’Énergie et du Climat ajoute que la perte du système qui régule aujourd’hui le climat islandais conduirait en effet à dévaster les infrastructures, les transports et des secteurs économiques vitaux comme la pêche. »Le climat actuel pourrait changer si radicalement qu’il nous deviendrait impossible de nous adapter. » Concrètement, la désignation comme « menace pour la sécurité nationale » se traduira par une réponse gouvernementale « coordonnée de haut niveau » afin de déterminer comment prévenir et atténuer les pires conséquences.

D’autres pays auraient intérêt à suivre l’exemple de l’Islande en matière d’anticipation. En effet, les répercussions d’un effondrement de l’AMOC se feraient sentir dans le monde entier. Outre d’importants bouleversements climatiques et météorologiques, une élévation supplémentaire du niveau de la mer serait également à craindre, ainsi que la perturbation des moussons asiatique et africaine.

Source : Geo et presse islandaise.

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I have written several posts on this blog explaining the consequences for Europe of a collapse of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) in a context of global warming. Our continent would experience much harsher winters than we do today. Iceland, in particular, would find itself surrounded by ice and battered by violent storms. The Icelandic government has just confirmed that such an event would be a « threat » to its national security.
Given the volcanic and seismic context in which their daily lives unfold, Icelanders are never unnecessarily alarmist. Accustomed to consulting government news websites, ready to act upon receiving alert text messages on their phones, and confident in the work of the Icelandic Met Office, the inhabitants remain true to their unofficial motto: « Everything will be alright! »
It is in this context that, in September, the Icelandic National Security Council classified the potential collapse of the AMOC as a « threat to national security. » According to the Icelandic Minister for the Environment, Energy and Climate, this decision « demonstrates the seriousness of the problem and ensures that it receives the attention it deserves. »
As I have already explained, the AMOC is a system of ocean currents that carries warm waters from the Southern Hemisphere and the tropics to the Northern Hemisphere, where they cool, sink, and return south, hence its name. However, rising global temperatures are disrupting the delicate balance between heat and salinity on which it relies, even though some of its subsystems, such as the Gulf Stream, derive their power from the wind.
More and more studies seem to indicate a slowdown of the AMOC, although the probability and timing of a potential collapse remain uncertain. One thing is certain: a shift in this system would subject Europe to much harsher winters. Iceland, in particular, would then find itself « at the heart of a major regional cooling event, » both surrounded by ice and battered by violent storms. Consequently, a shutdown of the AMOC can no longer be considered a low risk given the scientific advances of recent years.
The Minister for the Environment, Energy and Climate adds that the loss of the system that currently regulates Iceland’s climate would indeed lead to devastating infrastructure, transportation, and vital economic sectors such as fishing. « The current climate could change so radically that it would become impossible for us to adapt. » In practical terms, the designation as a « national security threat » will result in a « high-level, coordinated government response » to determine how to prevent and mitigate the worst consequences.
Other countries should Iceland’s example in terms of preparedness. Indeed, the repercussions of an AMOC collapse would be felt worldwide. In addition to significant climate and weather disruptions, further sea-level rise is also a concern, as is the disruption of the Asian and African monsoons.
Source: Geo and Icelandic press.