En cas d’éruption du Mauna Loa (Hawaii)…. // Should Mauna Loa erupt….

Comme je l’ai écrit précédemment, le Mauna Loa montre des signes de réveil sur la Grande Ile d’Hawaii. Les scientifiques s’attendent à une éruption, mais ils sont incapables de dire quand elle se produira. Par précaution, une première rencontre vient d’être organisée avec les habitants d’Ocean View, une localité située à 600 mètres d’altitude sur le flanc SO du volcan. Le principal message reçu par les habitants d’Ocean View au cours de cette réunion à propos du Mauna Loa est : Tenez vous prêts!
Les personnes présentes à la réunion ont été informées de la situation sur le Mauna Loa et ont eu l’occasion de parler et de poser des questions à des responsables de la Protection Civile, du HVO et d’autres organisations locales.
Les géologues du HVO ont expliqué que le volcan est en niveau d’alerte Jaune – surveillance conseillée – depuis 2019. La hausse récente d’activité, avec un pic de sismicité et une augmentation de l’inflation sommitale, est due à un nouvel apport de magma à 3 – 8 km de profondeur sous le sommet du Mauna Loa. C’est une source d’inquiétude pour les personnes qui vivent sur les pentes du volcan. La dernière éruption du Mauna Loa remonte à 1984 et les scientifiques sont certains qu’il entrera à nouveau en éruption.
Au cours de la réunion publique, le HVO et la Protection Civile ont fait de leur mieux pour répondre aux questions des habitants à propos du Mauna Loa, volcan bouclier qui occupe 51% de la superficie de la Grande Île. Au final, il a été conseillé à la population de se préparer.
Bien que les scientifiques disposent aujourd’hui de plus d’instruments susceptibles de les informer du comportement du volcan, ils sont toujours incapables de prévoir avec précision quand le volcan entrera en éruption. Cela signifie qu’ils ne pourront pas dire si la lave est en train de dévaler l’une des zones de faille du Mauna Loa tant qu’elle n’aura pas percé la surface.
Heureusement, l’histoire du Mauna Loa montre que les éruptions commencent et restent limitées à la caldeira sommitale. La moitié des 33 éruptions passées sont restées confinées à la région de la caldeira. Un quart se sont produites dans la zone de rift nord-est du volcan, qui comprend des localités telles que Hilo, Volcano et Keaʻau. La majorité des autres éruptions se sont produites dans la zone de rift sud-ouest. C’est là que se trouvent Ocean View et d’autres localités telles que Pāhala.
Si une éruption devait se déplacer vers d’autres secteurs du volcan, ce serait une autre histoire. Lorsque la lave sort des fractures, les coulées peuvent se déplacer rapidement. Lorsque le Mauna Loa est entré en éruption en 1950 dans la zone du rift sud-ouest, la lave a atteint l’océan en seulement trois heures.
Le niveau d’alerte du volcan restera le même tant que le HVO ne saura pas avec certitude qu’une éruption va se produire. C’est pourquoi les gens doivent se tenir prêts à une possible évacuation car le temps de réaction dans cette situation peut être très court.
De nombreux organismes seront sur le terrain pour aider les habitants en cas d’éruption. Leur rôle sera de tenir les gens informés, leur indiquer toutes les voies de communication disponibles, ouvrir des abris d’urgence, aider les évacuations, ouvrir des voies d’évacuation supplémentaires, etc.
La diffusion d’informations durant une éruption est essentielle pour s’assurer que les gens savent ce qu’ils doivent faire. Les scientifiques et les autorités locales présents à la réunion ont fait de leur mieux pour répondre aux questions des habitants, les informer où ils doivent aller en cas d’évacuation et quelle est la meilleure police d’assurance à choisir pour protéger leurs biens.
La prochaine réunion d’information est prévue le 27 octobre 2022 au Kaʻū District Gym de Pāhala.
Source : Big Island Now.

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As I put it before, Mauna Loa is showing signs of unrest on Hawaii Big Island and scientists think an eruption might happen, although they are unable to say when. As a precaution, a first meeting has just been organised with Ocean View residents, a community that lies 600 meters above sea level on the SW flank of the volcano. The message Ocean View residents were told about Mauna Loa was : Be prepared.

Residents at the meeting got an update about Mauna Loa’s status and had a chance to speak with and ask questions of officials from Civil Defense, HVO and other local authorities.

HVO geologists explained that the volcano has been at the Yellow, or advisory, alert level since 2019. Recent increase in activity, including a spike in earthquake activity and inflation at the summit, is being driven by renewed input of magma 3 to 8 km below Mauna Loa’s summit. It has been a cause for concern for residents who live on the volcano’s slopes. The last time Mauna Loa erupted was in 1984 and scientists say it will erupt again.

HVO and Civil Defense did their best to answer the community’s questions about the shield volcano which takes up 51% of the Big Island’s surface area. In the end, the population was advised to be prepared.

Although scientists now have more instrumentation to tell them what the volcano is doing than during any prior period of unrest or eruption, there is still no way to accurately forecast when the volcano will erupt. That means scientists won’t be able to say if lava is coming down one of Mauna Loa’s rift zones until it is already advancing.

Fortunately, eruptions historically begin and stay confined to the volcano’s summit caldera. About half of Mauna Loa’s 33 past eruptions have remained confined to the caldera region. About a quarter have happened in the volcano’s Northeast Rift Zone, which includes communities such as Hilo, Volcano and Keaʻau, while the majority of the rest happened in the Southwest Rift Zone. This is the area where Ocean View and other communities such as Pāhala are located.

Whether an eruption moves to other locations on the volcano is a different story. But when lava breaks out of fissures, those flows can move rapidly. When Mauna Loa erupted in 1950 in the Southwest Rift Zone, lava made it to the ocean within three hours.

The volcano’s alert level won’t be changed until HVO knows with certainty an eruption is going to happen. This is why people need to be prepared as the amount of time to react in that situation can be very short.

A host of agencies will be on the ground to help residents when an eruption happens. That includes keeping people informed and updated via all available avenues of communication, opening emergency shelters, helping evacuation efforts, opening additional evacuation routes and more.

Messaging during an eruption will include as much information as possible to make sure people know what they need to do. Scientists and local authorities at the meeting did their best to answer the community’s questions, including where people should go if they have to evacuate to what is the best insurance to get to protect their property.

The next information meeting is scheduled on October 27th, 2022 at the Kaʻū District Gym in Pāhala.

Source: Big Island Now.

Zones de failles (rift zones) sur le Mauna Loa (Source: USGS)

Coulée de lave sur le flanc SO du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Système d’alerte sur le versant SO du volcan (Photo: C. Grandpey)

La géodésie sur les volcans // Volcano geodesy

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour analyser le comportement des volcans et tenter de prévoir les éruptions : sismicité, température et composition des gaz, déformation du sol… Ce dernier paramètre est le domaine de la géodésie qui consiste à mesurer la déformation et l’évolution de la surface de la Terre. Un article récemment publié par le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) nous donne plus de détails sur cette technologie.
Les principales données géodésiques actuellement utilisées par les scientifiques du HVO pour mesurer la déformation de surface sur le Kilauea sont fournies par les images GNSS (système global de navigation par satellite, qui comprend le GPS), l’inclinaison du sol (tilt en anglais) et l’interférométrie radar (InSAR).

Sur le Kilauea, le réseau de surveillance géodésique comprend plus de 70 stations GNSS et 15 inclinomètres qui enregistrent et transmettent des données en continu. Ces instruments nécessitent une maintenance; de plus, ils doivent être réactualisés périodiquement en raison de leur âge et doivent être remplacés s’ils sont détruits par l’activité volcanique comme en 2018.
A l’heure actuelle à Hawaii, le travail des scientifiques se focalise sur la reconstruction et l’amélioration du réseau géodésique afin de mieux détecter les risques liés à l’activité volcanique. Une partie du travail consiste à remplacer les instruments obsolètes et à améliorer le fonctionnement des instruments de surveillance en temps quasi réel dans des zones les plus sensibles du sommet du Kilauea et des zones de rift. Le rôle de ces instruments est de pouvoir détecter rapidement les mouvements du magma.
En 2018, des coulées de lave ont détruit 3 stations GNSS dans la Lower East Rift Zone (LERZ). Trois autres stations GNSS ont été détruites lors de l’effondrement de la caldeira sommitale du Kilauea. De nouvelles stations GNSS ont été rapidement déployées à proximité pour permettre une surveillance continue pendant la crise éruptive de 2018. Ces stations déployées rapidement comprennent des antennes GNSS montées sur trépied et qui appartiennent à la configuration utilisée pour les situations temporaires d’une durée de plusieurs jours à plusieurs semaines.
Bon nombre de ces sites où des antennes ont été installées rapidement ont été supprimés après 2018. Cependant, environ 13 d’entre eux sont toujours utilisés pour la surveillance en cas d’urgence et restent sur des trépieds temporaires. Ces sites seront modernisés et de nouveaux sites seront également mis en place pour remplacer ceux détruits en 2018.
Le HVO a déployé 3 nouvelles stations GNSS à fonctionnement semi-continu suite à l’éruption du Kilauea en décembre 2020. Ces stations ont permis aux scientifiques d’avoir une vue plus complète du retour du magma vers le sommet.
De même, le HVO a déployé un équipement GNSS à réponse rapide sur 2 repères préexistants lors de l’intrusion magmatique au niveau de la caldeira sud du Kilauea en août 2021. Cela a permis aux scientifiques de suivre la migration du magma depuis la caldeira vers le sud.
Dans l’article, l’Observatoire explique que le réseau géodésique permet aux scientifiques de surveiller les déformations du sol sur les volcans, de réagir face aux éruptions et de mieux comprendre le stockage et le mouvement du magma sous terre.
Source : USGS, HVO.

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Several parameters need to be taken into account to analyse the behaviour of volcanoes and try to predict eruptions: seismicity, gas temperature and composition, ground deformation… This last parameter is the domain of geodesy which is the study of measuring and understanding how the Earth’s surface deforms and changes. As article recently published by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) gives us more details about this technology.

The main geodetic datasets currently used by HVO scientists to measure surface deformation on Kilauea Volcano are GNSS (global navigation satellite system, which includes GPS), tilt, and satellite radar (InSAR) imagery.

On Kilauea, geodetic monitoring network includes over 70 GNSS stations and 15 tiltmeters that continuously record and transmit data. These instruments require routine maintenance, must be upgraded periodically due to age, and must be replaced if destroyed by volcanic activity such as in 2018.

Current upgrades focus on rebuilding and improving HVO’s geodetic network in order to better detect and respond to volcanic hazards related to Hawaiian Volcanoes. Some of the network upgrades include replacing out-of-date instruments and improving the network of near real-time monitoring instruments at critical areas on Kilauea’s summit and rift zones to support early detection of magma movement.

In 2018, lava flows destroyed 3 GNSS stations in the lower East Rift Zone. Another 3 GNSS stations were destroyed in the caldera collapses at Kilauea’s summit. New GNSS stations were rapidly deployed at nearby locations to allow for continued monitoring during the 2018 crisis. These rapidly deployed stations included GNSS antennas mounted on surveys tripods, which is a set-up used for temporary deployments that last several days to weeks.

Many of these rapidly deployed sites were removed after 2018. However, approximately 13 of them are still being used for emergency monitoring and remain on temporary tripods. These sites will be upgraded and new sites will also be installed to replace those destroyed in 2018.

HVO has deployed 3 new semi-continuous GNSS stations in response to the December 2020 Kilauea eruption. These stations gave scientists a more complete view of magma returning to the summit.

Similarly, HVO deployed rapid-response GNSS equipment at 2 pre-existing benchmarks during the Kilauea south caldera intrusion event in August 2021, allowing scientists to track the migration of magma from the south caldera to farther south.

In the article, the Observatory explains that the geodetic network ensures that scientists can monitor changes in the shape of volcanoes, respond to eruptions, and understand magma storage and movement underground.

Source: USGS, HVO.

Station géodésique GNSS sur le plancher de la caldeira du Kilauea (Crédit photo : HVO)

Exemple d’interférogramme InSAR du Kilauea pendant l’éruption de 2018 (Source: NASA / Université de Liverpool).

Islande 2021-2022 : une éruption en continu // Iceland 2021-2022 : a continuous eruption

Dans son dernier article Volcano Watch, l’Observatoire des Volcans Hawaïens – le HVO – donne une bonne description des deux éruptions qui ont eu lieu en Islande sur la péninsule de Reykjanes. On se rend compte – comme je le pense personnellement – que les deux événements sont étroitement liés et que d’autres éruptions pourraient se produire à l’avenir.
Avant l’activité récente, la dernière période éruptive dans la région remonte à plus de 800 ans. Deux éruptions fissurales dans le système volcanique Krýsuvík-Trölladyngja ont généré d’importantes coulées de lave qui sont entrées dans l’océan sur les côtes nord et sud de la péninsule. Selon les volcanologues islandais, il se pourrait que la péninsule de Reykjanes soit entrée dans une période d’activité sur le long terme avec une alternance d’activité sismique, de déformation du sol et d’éruptions.

Le HVO rappelle que cette région est l’un des rares endroits où la dorsale médio-atlantique est visible sur terre, avec des éruptions consistant en des coulées de lave relativement fluide et peu de dépôts de tephra. L’aéroport international de Keflavik se trouve dans la partie ouest de la péninsule de Reykjanes et la capitale, Reykjavík, se trouve à l’extrémité nord-est. En conséquence, les éruptions sur la péninsule sont susceptibles d’y provoquer des perturbations.
L’activité actuelle le long du système Krýsuvík-Trölladyngja a commencé en janvier 2020 autour du mont Thorbjorn où on a enregistré une hausse de l’activité sismique et un soulèvement inhabituel de la surface du sol. Au vu des données sismiques et de déformation, les scientifiques ont conclu qu’une intrusion magmatique s’était produite à plusieurs kilomètres de profondeur. Tout au long de l’année 2020, plusieurs autres essaims sismiques et de nouveaux épisodes de possible intrusion magmatique se sont produits dans la région, ainsi que quelques séismes de plus forte intensité.
En février 2021, une hausse de la sismicité et un signal de déformation ont laissé supposer qu’une intrusion s’était produite près de Fagradalsfjall. Début mars, l’activité sismique s’est intensifiée, avec l’apparition d’un tremor volcanique. Ces événements ont été attribués à des mouvements de magma peu profonds, à environ 1-1,5 km de profondeur. Le Met Office islandais a alors indiqué qu’une éruption était possible sans prévenir car le magma était déjà proche de la surface.
Vers 20h45. le 19 mars 2021, une éruption a commencé près de Fagradalsfjall dans la vallée de Geldingadalir. Des fontaines de lave ont jailli d’une fissure d’environ 200 m de long. Après plusieurs semaines, l’activité éruptive s’est concentrée sur un seul bouche où les fontaines ont édifié un cône de projections (spatter cone)en forme de fer à cheval qui alimentait une coulée de lave bien canalisée.
Le site de l’éruption se trouvait à une dizaine de kilomètres des habitations les plus proches et à environ 2,6 km de la route côtière sud qui longe la péninsule. Il n’y avait donc pas de danger pour des infrastructures à proximité. L’activité éruptive a duré 6 mois et s’est officiellement terminée le 18 septembre 2021.
Après la fin de cette éruption, la présence d’une inflation tendait à prouver que du magma circulait en profondeur dans la zone. Fin décembre 2021, une nouvelle intrusion et un essaim sismique ont été enregistrés, comme cela s’était produit en mars 2020.
Le 30 juillet 2022, une activité sismique intense est réapparue sur la péninsule de Reykjanes. La déformation du sol autour de Fagradalsfjall indiquait que le magma de l’intrusion se trouvait à environ 1 km sous la surface. Le 2 août, le Met Office a publié un bulletin indiquant qu’une éruption près de Fagradalsfjall était probable « dans les prochains jours. » .
L’éruption a commencé le 3 août 2022. A 13h18, une nouvelle fissure s’est ouverte dans la vallée de Meradalir, située sur la crête nord du champ de lave de mars 2021. Une fois l’éruption commencée, la sismicité et les valeurs de déformation du sol ont rapidement ralenti. Contrairement à l’éruption de 2021, l’activité a considérablement diminué après moins de trois semaines. Dans la nuit du 21 août, l’activité a cessé sur le site de l’éruption et le tremor volcanique a disparu. Le Met Office n’a toujours pas déclaré que l’éruption était officiellement terminée, mais tous les paramètres montrent qu’il est très peu probable qu’elle recommence.
Source : USGS, HVO.

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In its latest Volcano Watch article, the Hawaiian Volcano Observatory – HVO – gives a good description of the two eruptions on Iceland’s Reykjanes Peninsula. It shows that the two events were closely connected, and that more eruptions might occur in the future.

Prior to the recent activity, the last eruptive period in the area was over 800 years ago. Two fissure eruptions from the Krýsuvík-Trölladyngja volcanic system produced extensive lava flows that entered the ocean on the peninsulas north and south coasts. According to Icelandic volcanologists, the Reykjanes Peninsula could be entering into a period of extended unrest that could include alternating seismic, deformation, and eruptive activity.

HVO reminds us that this region is one of the few places where the Mid-Atlantic Ridge is visible on land, with eruptions characterized by effusive lava flows and limited tephra deposits. Iceland’s international airport is located on the western end of Reykjanes Peninsula and the capital, Reykjavík, lies on the northeastern end. Therefore, eruptions on the peninsula have the potential to be highly disruptive.

The current unrest along the Krýsuvík-Trölladyngja volcanic system started in January 2020 around Mount Thorbjorn with seismic activity and uplift beyond the typical background levels. Scientists concluded that a magmatic intrusion had occurred at several kilometers depth based on seismic and deformation data. Throughout the year, several more seismic swarms and intrusive episodes occurred in the area, along with a few stronger earthquakes

In February 2021, increased seismicity and a deformation signal suggested an intrusion occurred near Fagradalsfjall. By early-March, seismic activity ramped up with increased seismic events and seismic tremor which was attributed to shallow magma movements at around 1-1.5 km depth. The Icelandic Meteorological Office (IMO) noted that an eruption was possible without any strong precursory signals because the magma was already close to the surface.

Around 8:45 p.m. on March 19th, 2021, an eruption began near Fagradalsfjall in Geldingadalir valley. Low lava fountains erupted from an approximately 200 m long fissure. After several weeks eruptive activity focused at a single vent where the fountains built a horseshoe-shaped spatter cone feeding a channelized lava flow.

The eruption site was approximately 10 km from the nearest populated region and about 2.6 km from the peninsula’s south coast road, so not in the immediate vicinity of critical infrastructure. The eruptive activity lasted for 6 months, and officially ended on September 18th, 2021.

After it ended, inflation suggested that magma was flowing into the area at depth. In late-December 2021, another intrusion and earthquake swarm followed, which appeared similar to the one in March 2020.

On July 30th, 2022, increased seismic activity reappeared on the Reykjanes Peninsula. Deformation around Fagradalsfjall suggested that magma from a shallow intrusion was approximately 1 km below the ground surface and on August 2nd, the IMO released a statement saying that an eruption near Fagradalsfjall in the coming days was likely.

The eruption began on August 3rd, 2022. At 1:18 p.m., a new fissure opened in Meradalir valley, located on the northern ridge of the March 2021 lava field. After the eruption onset, seismicity and deformation rates quickly slowed. Unlike the 2021 eruption, activity decreased significantly after less than three weeks. By the night of August 21st, there was no indication of volcanic activity at the eruption site, and the volcanic tremor had ceased. The IMO has not yet declared that the eruption was officially over, but all parameters show that it is highly unlikely to start again.

Source: USGS, HVO.

L’éruption de 2021 a parfois été spectaculaire et esthétique (Image webcam)

Loin d’être laide, l’éruption de 2022 fut moins spectaculaire (Image webcam)

Volcans en éruption // Erupting volcanoes

Aujourd’hui, avec Internet, les nouvelles se propagent à la vitesse de la lumière. Les gens sont informés dès qu’un volcan entre en éruption. Cela peut donner l’impression que plus d’éruptions se produisent sur Terre que par le passé. Cependant, ce n’est pas le cas.
En règle générale, au cours d’une année donnée, 40 à 50 volcans entrent en éruption, soit un peu moins de 10% des volcans actifs de la planète.
Le 17 mars 2022, le Global Volcanism Report (GVP) de la Smithsonian Institution faisait état de 48 volcans en éruption.
De nombreux volcans de cette liste sont en éruption récurrente depuis des années, des décennies, voire des siècles. Ainsi, le Yasur (Vanuatu), est en éruption intermittente depuis au moins l’année 1774.
On pense que le Stromboli (Italie) est en éruption quasiment continue depuis dix fois plus longtemps, si l’on se réfère aux archives romaines.
Le dernier volcan à avoir rejoint la liste est le Wolf dans les îles Galapagos (Equateur). Il est entré en éruption le 6 janvier 2022, avec une fracture de 8 km de long qui a émis des coulées de lave sur environ 18,5 km sur ses flancs. Selon l’Instituto Geofísico, l’éruption a cessé le 5 mai 2022. Le Wolf quittera peut-être la liste des volcans en éruption, à moins que l’activité reprenne ou qu’une autre éruption commence dans les deux prochains mois.
La répartition des volcans en éruption par continent montre à quel point ils sont disséminés sur Terre : 1 en Antarctique, 2 en Europe, 4 en Afrique, 4 en Amérique du Nord, 6 en Asie (dont 3 au Kamtchatka, Russie), 7 en Amérique centrale, 7 en Amérique du Sud et 17 en Océanie.
Il n’est pas surprenant que l’Océanie domine la liste des endroits sur Terre avec des volcans en éruption ; en effet, une grande partie de la région se trouve sur la « Ceinture de Feu » du Pacifique.
Parmi les volcans en éruption les mieux connus sur la liste, on notera l’Erebus (Antarctique) et l’Erta Ale (Éthiopie). L’Erebus, l’Erta Ale et le Kilauea (Hawwai) hébergent des lacs de lave permanents.
Les volcans moins connus de la liste comprennent le Dukono (Indonésie), le Telica (Nicaragua) et le Suwanosejima (Japon). Le Dukono se dresse sur l’île de Halmahera et est en éruption sporadique depuis 1933. Le Telica est en éruption intermittente depuis avril 2021 tandis que le Suwanosejima se manifeste depuis octobre 2004.
Quatre volcans aux États-Unis figurent sur la liste de la Smithsonian Institution. Ce sont le Kilauea (Hawaï) et trois volcans en Alaska : le Pavlof, sur la péninsule de l’Alaska, est sur la liste depuis août 2021 ; le Great Sitkin, dans les îles Aléoutiennes, depuis mai 2021, et le Semisopochnoi, également dans les îles Aléoutiennes, depuis février 2021.
Tous les volcans mentionnés ci-dessus sont sur la terre ferme, mais dautres volcans se cachent dans les profondeurs de l’océan où ils entrent en éruption sans être détectés. Bien qu’ils représentent 75% de la production de magma sur Terre, les volcans de la dorsale médio-océanique sont encore mal compris et ils entrent généralement en éruption de manière invisible.
L’Islande, située sur la dorsale médio-atlantique, offre une fenêtre sur ce monde sous-marin. La récente éruption du Fagradalsfjall, de mars à septembre 2021, est un exemple spectaculaire de volcanisme de dorsale médio-océanique. C’est l’une des rares fois où un volcan de dorsale médio-océanique a figuré sur la liste de la Smithsonian Institution.

Cette note est inspirée d’un article Volcano Watch publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO).

NDLR : S’agissant des volcans sous-marins, on se doit de rappeler l’éruption du Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai (Tonga), l’une des plus puissantes des dernières décennies.

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Today, with the Internet, news spreads at the speed of light. People are informed as soon as a volcano starts erupting. This may give the impression that more eruptions are occuring on Earth than in the past. However, this is not the case.

Typically, in a given year, 40–50 volcanoes erupt, or a bit less than 10% of the world’s active volcanoes.

As of March 17th, 2022, the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Report (GVP) reported 48 volcanoes in an erupting status.

Many of the volcanoes in this list have been erupting recurrently for years to decades to even centuries. Yasur (Vanuatu), has been erupting intermittently since at least the year 1774.

Stromboli (Italy) is thought to have been erupting semi-continuously for ten times as long according to Roman records!

The volcano to join the list most recently is Wolf in the Galapagos Islands (Ecuador). It began erupting on January 6th, 2022, with an 8-km-long fissure sending lava flows about 18.5 km down its flanks. THe Instituto Geofísico has reported that the eruption ceased on May 5th, 2022. Wolf may not be long on the list of erupting volcanoes, unless the eruption resumes or another eruption begins within the next two months.

Breaking the list of erupting volcanoes down by continent demonstrates how variable in location they are on Earth: 1 in Antarctica, 2 in Europe, 4 in Africa, 4 in North America, 6 in Asia (including 3 in Kamchatka, Russia), 7 in Central America, 7 in South America, and 17 in Oceania.

It is no surprise that Oceania should dominate the list of locations on Earth with erupting volcanoes; indeed, much of the region lies within the Pacific “Ring of Fire

Well-known volcanoes on the list of erupting volcanoes include Erebus (Antarctica) and Erta Ale (Ethiopia). Erebus, Erta Ale, and Kilauea (Hawwai) are known to host persistent lava lakes.

Lesser-known volcanoes on the list include Dukono (Indonesia), Telica (Nicaragua), and Suwanosejima (Japan). Dukono occupies the remote island of Halmahera and has been erupting sporadically since 1933. Telica has been erupting intermittently since April 2021 whereas Suwanosejima has been doing so since October 2004.

Four volcanoes in the United States make the GVP list of volcanoes in an erupting status, including Kilauea (Hawaii) and three volcanoes in Alaska: Pavlof, on the Alaska Peninsula, has been on the list since August 2021; Great Sitkin, in the Aleutian Islands, since May 2021, and Semisopochnoi, in the Aleutian Islands too, since February 2021.

All the volcanoes mentioned so far are on land, but hidden deep beneath the ocean surface are volcanoes that erupt undetected. Though they account for 75% of Earth’s magma production, mid-ocean ridge volcanoes are poorly understood and usually erupt unseen.

Iceland, where the Mid-Atlantic Ridge comes to the surface, offers us a window into this submarine world. The recent eruption of Fagradalsfjall, from March–September 2021, was a spectacular example of mid-ocean ridge volcanism and one of the rare times when a mid-ocean ridge volcano made the GVP list.

This post is adapted from a Volcano Watch article published by the USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO).

Editor’s note: With regard to submarine volcanoes, one should remembert remember the eruption of Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai (Tonga), one of the most powerful in recent decades.

L’éruption de Fagradalsfjall (Islande) a marqué l’année 2021 (capture écran webcam)