Fonte du Groenland (suite) // Greenland melting (continued)

Une étude par une équipe de chercheurs américains, publiée dans la revue Geophysical Research Letters en décembre 2020 apporte des nouvelles inquiétantes quand au dégel de la banquise arctique. Les scientifiques ont découvert que les bactéries présentes dans la banquise du Groenland favorisent l’agrégation de sédiments, ce qui accélère la fonte des glaces.

Les bédières tracées dans la glace de la banquise sont observées depuis plusieurs années par les glaciologues. L’eau de fonte s’infiltre et forme des petites rivières avec parfois des moulins très spectaculaires. Le problème, c’est que des sédiments (du sable et de la poussière notamment) s’accumulent dans ces courants et réduisent l’albedo, la faculté de la glace à réfléchir la lumière du soleil. La glace absorbe davantage de lumière, ce qui accélère sa fonte.

Dans le cadre de leur étude, les auteurs ont analysé les grains de poussière charriés par les sédiments, ainsi que le courant de l’eau, in situ au sud-ouest du Groenland là où les courants sont nombreux. Cette région a déjà été étudiée par d’autres équipes de chercheurs et ses caractéristiques sont donc bien connues.

En observant les grains de sable, ils se sont rendus compte qu’ils étaient trop petits pour ne pas être emportés par le courant de l’eau. Leur immobilité serait due à la présence de bactéries dans les sédiments. Ces bactéries maintiennent les grains entre eux pour former des boules beaucoup plus grosses qui ne sont pas emportées par l’eau.

Selon les auteurs de la dernière étude, le réchauffement climatique serait responsable de l’accélération de la croissance des bactéries qui existaient avant l’ère industrielle. Avec les températures qui deviennent plus douces, elles prolifèrent et se regroupent dans des trous dans la glace, des cryoconites, où elles deviennent encore plus difficiles à déloger.

Le phénomène est observé ailleurs, notamment en Alaska et dans l’Himalaya. Au Groenland, le phénomène est encore plus problématique puisque la banquise y est plus épaisse, autorisant des dépôts de bactéries plus importants et donc davantage de sédiments. Au final, le processus débouche sur une accélération de la fonte de la glace. C’est un véritable effet boule de neige dans lequel le réchauffement climatique favorise la concentration de bactéries, laquelle entraîne un réchauffement climatique encore plus important.

Plus récemment, des chercheurs ont étudié l’effet des sédiments venus du Sahara, poussés par le sirocco début février 2021, sur la neige des Alpes. Les premières analyses ont montré des grains ensevelis sous la neige fraîche, ce qui pourrait accélérer sa fonte.

Cette étude ne fait qu’accroître l’inquiétude autour du réchauffement climatique dans l’Arctique. En effet, si la hausse des températures se poursuit, les bactéries risquent de devenir plus nombreuses et plus problématiques. Il s’agit désormais de prévoir l’ampleur de cette évolution pour savoir quel sera son impact sur le réchauffement à venir et sur l’élévation du niveau des mers.

Source : Numerama.

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 A study by a team of American researchers, published in the journal Geophysical Research Letters in December 2020 brings disturbing news about the melting of the Arctic uce sheet. Scientists have found that bacteria in the Greenland ice sheet promote aggregation of sediment, which accelerates the melting of the ice.

The glacial rills traced in the ice sheet have been observed for several years by glaciologists. The meltwater seeps in and forms small rivers with sometimes very spectacular mills. The problem is that sediment (especially sand and dust) accumulates in these currents and reduces albedo, the ice’s ability to reflect sunlight. Ice absorbs more light, which makes it melt faster. As part of their study, the authors analyzed dust grains carried by sediments, as well as the water current, in situ in southwest Greenland where the glacial rills are numerous. This region has already been studied by other teams of researchers and its characteristics are therefore well known.

As they observed the grains of sand, they realized that they were too small not to be washed away by the water current. Their immobility would be due to the presence of bacteria in the sediments. These bacteria hold the grains together to form much larger balls that are not washed away.

According to the authors of the latest study, global warming is responsible for accelerating the growth of bacteria that already existed before the industrial age. With the temperatures getting warmer, they proliferate and cluster in holes in the ice, cryoconites, where they become even more difficult to dislodge.

The phenomenon is observed elsewhere, notably in Alaska and the Himalayas. In Greenland, the phenomenon is even more acute since the ice sheet is thicker there, allowing more significant deposits of bacteria and therefore more sediment. In the end, the process leads to an acceleration of the melting of the ice. This is a real snowball effect in which global warming promotes the concentration of bacteria, which leads to even greater global warming.

More recently, researchers have studied the effect of sediments from the Sahara, pushed by sirocco in early February 2021, on snow in the Alps. The first analyses showed grains buried under fresh snow, which could accelerate its melting.

This study only heightens concerns about global warming in the Arctic. Indeed, if the rise in temperatures continues, bacteria may become more numerous and more problematic. It is now necessary to predict the magnitude of this proliferation to know what its impact will be on future warming and on sea level rise.

Source: Numerama.

Rivières dans la glace du Groenland (Source: NASA)

La fonte des glaciers et du permafrost libère des virus ! // The melting of glaciers and permafrost releases viruses !

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », je mets particulièrement l’accent sur la fonte du permafrost arctique qui libère une très grande quantité de gaz à effet de serre. Ce n’est pas tout. On s’est rendu comte que les virus et autres microbes jusqu’alors congelés pourraient refaire surface. Dans le documentaire « Sur le front des glaciers », on apprend que le virus de la Grippe Espagnole est resté présent dans les cadavres enterrés au Svalbard en 1918 (voir ma note du 15 avril 2020). Or, le Svalbard est en train de fondre à une vitesse incroyable….

De la même façon,  une équipe de chercheurs américains et chinois a publié le 7 janvier 2020 une étude mettant en garde sur les conséquences du réchauffement climatique. Partis il y a 5 ans pour forer des glaciers de l’Himalaya, ces scientifiques ont extrait deux carottes de glace qui leur ont permis de mettre au jour pas moins de 33 virus dont 5 seulement étaient connus du monde scientifique.

D’après les relevés des scientifiques, «les microbes différaient considérablement à travers les deux carottes de glaces, représentant vraisemblablement des conditions climatiques très différentes au moment du dépôt». Car même si elles proviennent toutes les deux du plus vieux glacier de la terre, le Guliya au Tibet, les carottes ont été prélevées à deux époques différentes, en 1992 et 2005. Il a donc fallu gratter près 1,5 cm afin d’atteindre la couche de glace non contaminée par les bactéries d’aujourd’hui.

Les chercheurs expliquent que «dans le meilleur des cas, la fonte des glaces nous fera perdre des données microbiennes et virales précieuses qui pourraient nous renseigner sur les régimes climatiques passés de notre planète. […] Dans le pire des cas, le réchauffement climatique pourrait être à l’origine d’une libération de nouveaux agents pathogènes dans notre environnement».

Une telle remarque doit être prise très au sérieux. Comme je l’indique dans ma conférence, en 2016 en Sibérie, un enfant de 12 ans est mort après avoir contracté l’anthrax*, également connu sous le nom de maladie du charbon. Cette maladie n’avait plus été signalée depuis 1941. Le jeune garçon aurait été contaminé après avoir mangé de la viande de renne, infectée par l’absorption de végétaux contaminés suite à la fonte du permafrost.

Source : CNews.

* L’anthrax est une infection potentiellement mortelle qui peut affecter la peau, les poumons ou, plus rarement, le tube digestif. La maladie cutanée peut se propager d’une personne à une autre par contact direct avec une personne infectée. Cependant, l’anthrax dû à la consommation de viande contaminée ne se propage pas d’une personne à l’autre.

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During my conference « Glaciers at Risk, the Effects of Global Warming », I do insist on the melting of the Arctic permafrost which releases a very large amount of greenhouse gases. That’s not all. One could realise that viruses and other previously frozen microbes could resurface. In the French documentary “Sur le front des glaciers”, we learn that the Spanish Flu virus remained present in the corpses buried in Svalbard in 1918 (see my post of April 15th, 2020). And Svalbard is melting at an incredible speed….
Similarly, a team of American and Chinese researchers published on January 7th, 2020 a study warning about the consequences of global warming. While drilling the Himalayan glaciers over the past 5 years, these scientists extracted two ice cores which allowed them to uncover no less than 33 viruses of which only 5 were known to the scientific world.
According to the scientists’ reports, « the microbes differed considerably across the two ice cores, presumably representing very different climatic conditions at the time of deposition. » Indeed, even though the ice cores both come from the oldest glacier on earth, Guliya in Tibet, they were collected at two different times, in 1992 and 2005. It was therefore necessary to scrape nearly 1.5 cm in order to reach the layer of ice not contaminated by today’s bacteria.
The researchers explain that “in the best of cases, the melting of the ice will make us lose precious microbial and viral data that could tell us about the past climates of our planet. […] In the worst case, global warming could release of new pathogens into our environment. ”
Such a remark must be taken very seriously. As I mention in my conference, in 2016 in Siberia, a 12 year old boy died after contracting anthrax.* This disease had not been reported since 1941. The young boy was infected after eating reindeer meat, infected by the absorption of contaminated plants following the melting of permafrost.
Source: CNews.

* Anthrax is a potentially fatal infection that can affect the skin, lungs or, more rarely, the digestive tract. Skin disease can spread from person to person through direct contact with an infected person. However, anthrax from eating contaminated meat does not spread from person to person.

 

Glaciers himalayens vus depuis l’espace (Source: NASA)

Manque de neige hivernale sur les glaciers de l’Everest // Lack of winter snow on Everest glaciers

Le 7 février 2021, quelque 200 personnes ont péri suite à l’effondrement d’un glacier himalayen dans l’État de l’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde. La plupart des scientifiques s’accordent pour dire que le réchauffement climatique dans cette région du monde est responsable de la catastrophe.

La confirmation vient d’être donnée par une nouvelle étude qui fournit des images de certains glaciers de l’Himalaya. Elles ont été prises le 13 octobre 2020 et le 17 janvier 2021 par l’Operational Land Imager (OLI) qui, à bord du satellite Landsat, acquiert des images dans 9 bandes spectrales situées dans le visible, l’infrarouge, le proche infrarouge et l’infrarouge à ondes courtes. Ces images montrent les plus hauts glaciers de Nanpa La et Nup La, situés à environ 50 km au nord-ouest du mont Everest ainsi que le glacier Rolwaling, situé à 20 km au sud de Nanpa La.

Dans les images ci-dessous, des bandes infrarouges à courte longueur d’onde (SWIR) ont été associées à des couleurs naturelles pour mieux différencier les zones de neige (bleu clair), la glace (bleu foncé) et l’eau de fonte (bleu encore plus foncé).

Entre octobre 2020 et janvier 2021, la ligne de neige moyenne, là où les surfaces enneigées sont découvertes est remontée d’environ 100 mètres, indiquant un dégel important. Au cours des années précédentes, la fonte s’arrêtait en général pendant l’hiver et la ligne de neige ne bougeait pas, ce qui n’est plus le cas maintenant. La glace qui se forme après la fonte de l’été n’est pas revenue en janvier car les températures ont été plus élevées que la normale pendant l’hiver.

La saison de fonte dans la région de l’Everest a généralement lieu pendant les moussons d’été, d’avril à septembre. Cependant, en 2020, les températures anormalement élevées ont prolongé cette période de quatre mois. Le 22 janvier 2021, les stations météorologiques du camp de base de l’Everest ont signalé des températures maximales supérieures à zéro pendant huit jours au cours de ce même mois. Le 13 janvier, les températures ont même atteint 7°C. Un climatologue britannique qui a aidé à la gestion des stations météorologiques sur l’Everest lors de l’expédition Rolex National Geographic confirme cette situation et ajoute que la région de l’Everest a connu des conditions printanières et estivales en hiver.

De plus, la période de mousson d’été a apporté moins de neige ces dernières années. En général, ces moussons fournissent environ 75% de l’accumulation annuelle de neige de la région. On a observé une augmentation de la pluie et du dégel pendant les moussons d’été en 2019 et 2020, ce qui a réduit la quantité de neige près de l’Everest.

Source : NASA Earth Observatory

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On February 7th, 2021, some 200 people died in the collapse of a Himalayan glacier in the state of Uttarakhand, northern India. Most scientists agree that global warming in this part of the world is responsible for the disaster.

Confirmation has just been given by a new study which provides images of certain glaciers in the Himalayas. They were taken on October 13th, 2020 and January 17th, 2021 by the Operational Land Imager (OLI) which, on board the Landsat satellite, acquires images in 9 spectral bands in the visible, infrared, near infrared and short-wave infrared. These images show the highest glaciers of Nanpa La and Nup La, located about 50 km northwest of Mount Everest as well as the Rolwaling Glacier, located 20 km south of Nanpa La.

In the images below, Short Wavelength Infrared (SWIR) bands have been combined with natural colours to better differentiate areas of snow (light blue), ice (dark blue) and meltwater (even darker blue).

Between October 2020 and January 2021, the average snow line, where the snow-covered surfaces are uncovered, rose by about 100 metres, indicating a significant thaw. In previous years, the melting usually stopped during the winter and the snow line did not move, which is not the case now. The ice that used to form after the summer melt did not return in January as temperatures were warmer than normal during the winter.

The melt season in the Everest region generally happens during the summer monsoons, from April to September. However, in 2020, abnormally high temperatures extended this period by four months. On January 22nd, 2021, weather stations at Everest Base Camp reported maximum temperatures above zero for eight days during that same month. On January 13th, temperatures even reached 7 ° C. A British climatologist who helped manage weather stations on Everest during the Rolex National Geographic expedition confirms this and adds that the Everest region has experienced spring and summer conditions in winter.

In addition, the summer monsoon period has brought less snow in recent years. In general, these monsoons provide about 75% of the region’s annual snowfall accumulation. An increase in rain and thaw was observed during the summer monsoons in 2019 and 2020, which reduced the amount of snow near Mt Everest.

Source: NASA Earth Observatory

Source : NASA Earth Observatory

Dieu et le réchauffement climatique en Louisiane // God and global warming in Louisiana

Au cours de ma conférence « Glaciers en Péril », j’explique que la religion joue parfois un rôle important dans les pays qui doivent faire face aux conséquences du réchauffement climatique. Ainsi, au Népal, la population est persuadée que ce sont les dieux qui habitent les lacs et les montagnes et ce sont eux qui gèrent la Nature.

Aux Etats-Unis, la Louisiane est l’un des états où les impacts du réchauffement climatiques sont les plus évidents. La région est le lieu de prédilection des ouragans qui rôdent dans le Golfe du Mexique. « Delta » a montré à quel point les éléments peuvent se déchaîner.

Pourtant, même avec de l’eau jusqu’aux chevilles, une grande partie de la population de la Louisiane s’est rangée aux côtés du président Trump et a nié l’influence du changement climatique sur les événements extrêmes. Pourtant, le monde scientifique a prouvé que le réchauffement climatique est causé par les activités humaines. Les ouragans sont de plus en plus puissants et leurs vents de plus en plus violents. Les régions côtières des Etats-Unis, comme la Louisiane, sont donc de plus en plus exposées à des ouragans de catégorie 4 – comme ce fut la cas avec Laura – avec des conséquences humaines, sanitaires, écologiques et économiques désastreuses.

Certains habitants de la Louisiane expliquent les ouragans à répétition à travers la religion. Un habitant de Lake Charles a déclaré : « J’accepte ces ouragans parce que l’on ne peut rien faire d’autre que prendre tout ça comme ça vient. On n’a pas de pouvoir dessus, seul le bon Dieu l’a ». Partout dans les rues de cette agglomération, des messages implorant la clémence divine ont fleuri avant le passage de Delta.

La Louisiane, Etat très religieux et conservateur qui a voté pour Donald Trump en 2016 et en 2020, fait en majorité partie de la « Bible Belt » du Sud des Etats-Unis. Selon une étude publiée en 2020 par l’université de Yale, de tous les Etats américains régulièrement impactés par des ouragans, la Louisiane est celui où l’on croit le moins à ce phénomène.

A côté de cette approche religieuse, d’autres habitants bottent en touche quand on aborde le sujet du réchauffement climatique avec eux. Beaucoup expliquent ne pas savoir, ou que ce n’est pas vraiment un sujet dont on parle par ici.

Il existe toutefois des personnes qui, par la force des choses, se sentent obligées de reconnaître la responsabilité du changement climatique. Une habitante de la côte du Golfe du Mexique a déclaré : « Le réchauffement climatique est bel et bien réel. Je pense que ceux qui nient la réalité du changement climatique sont assez idiots. J’ai vécu près du Golfe du Mexique la majeure partie de ma vie et tout cela est inédit. Sans l’être humain, on n’aurait pas tout cela ».

Le déni du réchauffement climatique en Louisiane peut s’expliquer par la présence de l’industrie pétrolière dans la région. La Louisiane représente à elle seule 20% des capacités de raffinage du pays. Les ouvriers travaillent pour des entreprises qui ne souscrivent pas forcément au changement climatique parce que cela aurait un impact sur leur fonctionnement. Malgré tout, les entreprises pétrolières sont de plus en plus inquiètes pour leur chiffre d’affaires à cause de la montée des eaux ou des ravages causés par les ouragans, comme Harvey au Texas en 2017.

Source : AFP.

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During my conference « Glaciers in Peril », I explain that religion sometimes plays an important role in countries that have to face the consequences of global warming. Thus, in Nepal, the population is convinced that it is the gods who inhabit the lakes and the mountains and that they manage Nature.
In the United States, Louisiana is one of the states where the impacts of global warming are most evident. The region is a favourite spot for hurricanes lurking in the Gulf of Mexico. “Delta” showed how powerful the elements can be.
Yet even with ankle-deep water, much of Louisiana’s people sided with President Trump and denied the influence of climate change on extreme events. Yet the scientific world has proven that global warming is caused by human activities. Hurricanes are more and more powerful and their winds more and more violent. Coastal regions of the United States, such as Louisiana, are therefore increasingly exposed to category 4 hurricanes – as was the case with Laura – with disastrous human, health, ecological and economic consequences.
Some residents of Louisiana explain recurrent hurricanes through religion. A resident of Lake Charles said: « I accept these hurricanes because there is nothing we can do but take it all as it comes. We have no power over it, only the good Lord has it. « . Everywhere in the streets of this community, messages imploring divine mercy flourished before the passage of Delta.
Louisiana, a very religious and conservative state that voted for Donald Trump in 2016 ans in 2020, is mostly part of the « Bible Belt » of the southern United States. According to a study published in 2020 by Yale University, of all the American states regularly affected by hurricanes, Louisiana is the one where people believe the least in this phenomenon.
Alongside this religious approach, other residents kick in when one tackles the topic of global warming with them. Many explain that they do not know, or that it is not really a topic that residents are talking about.
There are, however, people who feel compelled to admit the responsibility for climate change. A resident of the Gulf Coast of Mexico said: « Global warming is very real. I think those who deny the reality of climate change are pretty stupid. I have lived near the Gulf of Mexico most of my life and this is all new. Without the human activitues, we would not have all of this ».
The denial of global warming in Louisiana can be explained by the presence of the oil industry in the region. Louisiana alone represents 20% of the country’s refining capacity. Workers work for companies that do not necessarily subscribe to climate change, because it would have an impact on their operations. Still, oil companies are increasingly worried about their bottom line because of rising waters or the devastation caused by hurricanes, like Harvey in Texas in 2017.
Source: AFP.

L’ouragan Delta frappe la Louisiane (Source : NASA /NOAA)