Craintes d’un nouveau volcan au Mexique // Fears of a new volcano in Mexico

Les journaux à travers le monde ont écrit nombre d’articles sur un événement insolite au Mexique, et plus particulièrement dans la petite ville de Pueblo Viejo, où les habitants craignent qu’un volcan naisse sous leurs pieds.
La crainte de voir un volcan apparaître s’est faite jour le 9 juillet 2017 lorsque les villageois ont découvert que certaines de leurs chèvres avaient été brûlées sans raison apparente. Par la suite, des fissures se sont ouvertes sur un terrain de football à proximité du village, laissant échapper de la vapeur, de la cendre et du gaz. Lorsque les habitants ont contacté les autorités, des scientifiques sont venus mesurer la température du sol qui atteignait environ 250°C. Ils ont conclu qu’il n’y avait probablement pas de risque de voir un volcan surgir du sol car aucune déformation de ce même sol n’avait été détectée dans la région. Ils ont déclaré que l’activité était probablement «un phénomène géothermique dû à la décomposition du sous-sol».
Malgré les paroles rassurantes des scientifiques, les habitants ne sont toujours pas convaincus qu’une catastrophe naturelle ne va pas se produire. Certains sont partis, tandis que d’autres ont reproché aux scientifiques de ne pas leur avoir donné suffisamment d’informations sur la situation.
La peur ressentie par les habitants de Pueblo Viejo s’explique probablement par la proximité du volcan  Parícutin qui se trouve à environ 300 km. Le Parícutin est très célèbre chez les volcanologues car c’est le premier volcan que les chercheurs ont pu étudier pendant toute sa durée de vie, entre 1943 et 1952.
Source: Newsweek.

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Newspapers around the world have written lots of articles about an event in Mexico, and more particularly in the town of Pueblo Viejo where residents fear a volcano might be developing underneath them.

Suspicion over the formation of a volcano started on July 9th 2017, when villagers discovered that some of their goats had been inexplicably burned. Then a nearby soccer field started to break apart, releasing steam, ash and gas into the air. When alarmed residents contacted authorities, researchers took the temperature of the soil and found it to be roughly 250°C.

Experts eventually concluded there was probably no volcano about to appear as no movement of the ground had been detected in the area. They said the activity was probably “a geothermal phenomenon occurring as the soil is composting”.

Despite the experts’ reassuring words, locals still were not convinced that no natural disaster was on the horizon. Some residents simply evacuated, while others criticized the scientists for not giving them enough information about the underground situation.

People were probably on high alert because of Pueblo Viejo’s proximity to Parícutin, which lies about 300 km away. Parícutin is very famous in volcanology because it was the first volcano researchers could track for its entire life between 1943 and 1952.

Source : Newsweek.

Eruption du Paricutin en 1943 (Source: USGS)

 

Quelques nouvelles du Turrialba et du Poas (Costa Rica) // Some news of Turrialba and Poas (Costa Rica)

Selon les journaux costaricains, deux éruptions d’une durée de quatre heures ont secoué le Turrialba les 14 et 15 juillet dans la matinée, avec des retombées de cendre fine et une odeur de soufre perçue dans plusieurs villages de la Vallée Centrale.
La plus grande partie de la cendre est retombée sur les flancs du volcan, mais aussi sur des villages comme San Gerardo de Robert entre l’Irazú et le Turrialba.
Les sismographes ont révélé un tremor de faible intensité et des séismes basse fréquence. La colonne éruptive est montée jusqu’à 400 mètres au-dessus du cratère avant de s’étirer vers le sud-ouest et le nord-ouest.
L’OVSICORI rappelle aux personnes qui se rendront à la basilique des Anges à Carthage, à partir du week-end prochain, de surveiller l’activité des volcans actifs, car les gaz et les particules fines pourraient atteindre certains des itinéraires conduisant à l’ancienne métropole. Cependant, si l’activité se poursuit comme précédemment, avec le vent soufflant vers l’ouest et le nord-ouest, il ne devrait y avoir aucun problème. Si les conditions changent, les pèlerins devront utiliser des mouchoirs mouillés ou des masques pour se protéger.
Le Poas est également actuellement très actif et les émissions de gaz pourraient affecter les personnes qui traversent les localités de Naranjo, Zarcero, Valverde Vega et d’autres secteurs situés à proximité du Poas. Il est conseillé aux gens d’utiliser des mouchoirs, en particulier s’ils souffrent de problèmes respiratoires.

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According to the Costa Rican newspapers, two eruptions that lasted four hours rocked Turrialba volcano on July 14th and 15th in the morning, generating ashfall and smell of sulphur in several villages in the Central Valley.

Most of the ash fell near the volcano and in villages such as San Gerardo de Robert between Irazú and Turrialba.

The instruments produced signals of low intensity tremor and low frequency earthquakes. The eruptive column reached up to 400 metres above the crater before drifting southwest and northwest.

OVSICORI reminds people who will walk to the basilica of the Angels in Carthage, from next weekend, to be attentive to the activity of the active volcanoes as the gases and fine particles could reach some of the routes towards the old metropolis. However, if the activity continues as before, with the wind blowing to the west and northwest, there should be no problem. If conditions change, pilgrims should use wet handkerchiefs or masks to protect themselves.

Poas is also currently quite active and gas emissions could affect walkers who pass through Naranjo, Zarcero, Valverde Vega and other cantons close to Poas. People are advised to use handkerchiefs, especially if they are with respiratory problems.

 

Les émissions de gaz du Poás (Costa Rica) // The gas emissions of Poás Volcano (Costa Rica)

Le Poás a connu un nouvel épisode éruptif vendredi matin. Le panache a atteint une altitude de plus d’un kilomètre et pouvait facilement être vu depuis plusieurs localités. La majorité des explosions n’expulsent que la vapeur d’eau, mais certaines projettent aussi des sédiments, des blocs et de petites quantités de cendre.
Selon OVSICORI, les panaches de gaz et de vapeur émis par volcan ont une incidence sur la qualité de l’air dans les zones habitées, avec des niveaux supérieurs aux valeurs autorisées de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Les habitants de San José, Alajuela, Heredia et Cartago inhalent des quantités élevées de dioxyde de soufre, de dioxyde de carbone et parfois des particules de cendre, qui peuvent avoir un effet négatif sur la santé.
La station de surveillance de la qualité de l’air située à Hatillo a enregistré en moyenne une concentration de CO2 de 81 parties par milliard, avec un pic maximum de 99,1, ce qui dépasse les limites de l’OMS de 75 ppb. Les stations de surveillance dans d’autres zones urbaines ont également enregistré de fortes concentrations de gaz. Les fortes émissions de SO2 et de CO2  mesurées près du cratère du volcan sont interprétées par les scientifiques comme un signe de magma juvénile près de la surface. La combinaison de ces gaz et des fortes pluies comme celle des derniers jours produit des pluies acides, qui causent des dégâts aux cultures, à la végétation et même aux structures métalliques.
En cliquant sur ce lien, vous verrez des images du Poás via la caméra thermique, ainsi que son activité le 21 avril 2017.
http://news.co.cr/gases-emanating-from-poas-volcano-are-affecting-the-quality-of-air-in-metropolitan-area-of-costa-rica/59712/

Source: The Costa Rica Star.

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Poás Volcano went through another eruption Friday morning. The eruptive plume reached an altitude of over 1 kilometre and could be easily seen from many spots of the metropolitan areas. The majority of the events expel only water vapour but some also carry sediments, small rocks and small quantities of ash.

According to OVSICORI, the vapours of the volcano are affecting the quality of the air in the metropolitan area, shooting up the contamination to levels that exceed the permitted values of the World Health Organization (WHO).

Residents of San José, Alajuela, Heredia and Cartago are breathing high levels of sulphur, carbon dioxide and occasionally ash particles, that can have a negative effect in health.

The air quality monitoring station located in Hatillo, registered in average a concentration of carbon dioxide of 81 parts per billion (ppb), with a maximum peak of 99.1 ppb, which exceeds the WHO limits of 75 ppb. Monitoring stations in other urban areas also marked high concentrations of gases. The high levels of sulfur dioxide and carbon dioxide measured near the crater of the volcano are interpreted by scientists as a sign of fresh magma near the surface. The combination of this gases in the air and heavy rains like the ones experienced in the last few days create  acid rain, which causes damage in crops, vegetation, and even metallic structures.

By clicking on this link, you will see images of the volcano through the thermal camera, as well as its activity on April 21st 2017.

http://news.co.cr/gases-emanating-from-poas-volcano-are-affecting-the-quality-of-air-in-metropolitan-area-of-costa-rica/59712/

Source: The Costa Rica Star.

Incandescence dans le cratère le 22 avril au matin (Source: RSN)

Crédit photo: Wikipedia.

Les drones au service de la volcanologie // Drones can serve volcanology

Au cours d’une mission de dix jours, une équipe de volcanologues et d’ingénieurs des universités de Cambridge et de Bristol a effectué des survols des volcans Fuego et Pacaya (Guatemala) à l’aide de drones. Les scientifiques ont pu procéder à des mesures directement dans les panaches ​​émis par ces volcans et obtenir des images réelles et thermiques.
En utilisant des capteurs légers, ils ont mesuré la température, l’hygrométrie et les données thermiques dans les panaches, et ont pris des photos de plusieurs éruptions en temps réel. C’est l’une des premières fois que des drones sont utilisés sur un volcan comme le Fuego où l’accès quasiment impossible du sommet ne permet pas d’obtenir des mesures de gaz fiables. Le financement de l’Institut Cabot a permis à l’équipe scientifique de mettre au point les techniques autorisant une telle approche. Les drones ont été pilotés avec succès à des distances allant jusqu’à 8 km et plus de 3 km de hauteur. [NDLR: En tant qu’aéromodéliste, je suppose que le pilotage des drones se fait en immersion car la distance et l’altitude me semblent importantes pour un pilotage visuel efficace].
Les chercheurs envisagent de retourner au Guatemala plus tard dans l’année avec une plus vaste gamme de capteurs, y compris un analyseur de gaz, un filtre à quatre niveaux; un système d’échantillonnage de cendre, des caméras thermiques et visuelles, et des capteurs atmosphériques.

Les drones offrent une solution inestimable pour l’échantillonnage et la surveillance in situ des émissions volcaniques, en particulier celles qui se trouvent dans des secteurs dont l’approche est dangereuse ou impossible. Les capteurs ne permettent pas seulement d’analyser les émissions volcaniques ;  ils pourraient également être utilisés à l’avenir pour alerter les populations locales dans le cas d’éruptions imminentes.
Au cours de leur mission, les scientifiques ont pu photographier le terrain et observer l’évolution rapide de la topographie du sommet de Fuego. C’est ainsi qu’ils ont constaté que le volcan ne possédait pas une, mais deux bouches éruptives actives. Les chercheurs ont également utilisé les drones pour cartographier une ravine et les dépôts à l’intérieur, formés par une récente coulée pyroclastique. Les données recueillies aideront à modéliser les voies d’écoulement des matériaux et l’impact potentiel des éruptions futures sur les zones habitées situées à proximité.

Voici une très bonne vidéo du survol du Fuego à l’aide d’un drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s
Source: Université de Bristol.

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During a ten-day research trip, a team of volcanologists and engineers from the universities of Cambridge and Bristol carried out drone flights at the summits of Fuego and Pacaya volcanoes (Guatemala). They collected measurements from directly within volcanic clouds, together with visual and thermal images.

Using lightweight modern sensors they measured temperature, humidity and thermal data within the volcanic clouds and took images of multiple eruptions in real-time. This is one of the first times that unmanned aerial vehicles (UAVs) have been used at a volcano such as Fuego where the lack of close access to the summit vent has prevented robust gas measurements. Funding from the Cabot Institute has helped the team to develop technologies to enable this capability. The drones were successfully flown at distances of up to 8 km away, and at a height of over 3 km.

The group plans to return to Guatemala later in the year with a wider range of sensors including a gas analyser, a four-stage filter pack; carbon stubs for ash sampling; thermal and visual cameras, and atmospheric sensors. Indeed, drones offer an invaluable solution to the challenges of in-situ sampling and monitoring of volcanic emissions, particularly those where the near-vent region is hazardous or inaccessible. These sensors not only help to understand emissions from volcanoes, they could also be used in the future to help alert local communities of impending eruptions.

During the campaign, the scientists could perform multiple imaging flights that captured the rapidly changing topography of Fuego’s summit. These showed that the volcano was erupting from not just one, but two active summit vents. The research group also used the drones to map the topology of a barranca and the volcanic deposits within it. These deposits were formed by a recent pyroclastic flow which travelled down the barranca from Fuego. The data captured will assist in modelling flow pathways and the potential impact of future volcanic eruptions on nearby settlements.

Here is a very good video of Fuego Volcano seen by a drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s

Source : University of Bristol.

Source: University of Cambridge.

Vue du sommet du Fuego, avec l’Acatenango à l’arrière-plan.

Crédit photo: www.geo.mtu.edu