Des drones sur l’Etna (Sicile) // Drones on Mt Etna (Sicily)

DJI (http://store.dji.com/fr), le leader mondial des drones civils et de l’imagerie aérienne, a collaboré avec l’Université de Mayence (Allemagne) au cours d’une mission volcanologique innovante dont le but était de prélever directement des gaz dans l’un des cratères de l’Etna.
Les volcanologues ont effectué cette mission de nouvelle génération en utilisant un DJI Inspire 1 couplé à la caméra thermique Zenmuse XT pour détecter la température du cratère, avec le DJI Matrice 600 Pro comme support d’un caisson destiné à analyser la composition des gaz depuis le ciel.
Le caisson de mesure de gaz renfermait des capteurs électrochimiques avec des détecteurs spéciaux pour analyser les vapeurs du volcan et fournir une estimation instantanée de la concentration de gaz au moment où le drone revient au camp de base.
La mission a révélé que les concentrations de soufre sont beaucoup plus élevées près des bouches actives. En outre, le drone a pu échantillonner les solides qui se forment au moment de la réaction du soufre dans l’atmosphère avec de l’eau et d’autres composants. Cela a permis aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution chimique des panaches de gaz volcaniques.
L’expédition de 6 jours sur l’Etna, à plus de 3000 mètres d’altitude, a été une expérience tout à fait exceptionnelle pour DJI et l’Université de Mayence. Les drones ont permis une collecte de données plus rapide et plus précise. Ils contribuent également à réduire l’exposition à des conditions de travail dangereuses.
Source: sUAS News
Il convient de noter que cette mission avec des drones a eu lieu pendant une période où l’Etna était très calme. Il faudra voir si des mesures similaires peuvent être effectuées au cours d’une période pré-éruptive, lorsque les émissions de gaz sont beaucoup plus intenses et lorsque les explosions peuvent détruire les drones ! Le seul drone utilisé pendant la mission coûte environ 4000 euros !

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DJI (http://store.dji.com/fr), the world’s leader in civilian drones and aerial imaging technology, and the University of Mainz, Germany, have completed a ground-breaking mission for volcano research by collecting gas directly from the crater of Mount Etna.

The scientists took innovation in their field to an unprecedented level by using a DJI Inspire 1 with Zenmuse XT thermal camera to detect the crater’s temperature in combination with the DJI Matrice 600 Pro as a frame for a multi-gas measurement box to analyse gas composition  from the air.

The gas measurement box used electrochemical sensors with special detectors that captured the volcano’s vapours and provided an instant estimate of the gas concentration when the drone returned to the base camp.

The mission found that sulphur concentrations are much higher near active vents. In addition, the drone was able to sample solids that were forming due to sulphur reacting in the atmosphere with water and other components helping the scientists to better grasp the chemical evolution of volcanic gas plumes.

The 6-day expedition to Mount Etna, operating at more than 3000 meters above sea level, was a one-of-a kind experience for DJI and the University of Mainz. Drones allow for faster and accurate data collection. They also help reduce exposure to hazardous working conditions.

Source: sUAS News

It should be noted that the mission with drones was performed during a period when Mt Etna was very quiet. It remains to be seen if similar measurements could de done during a pre-eruptive period when gas emissions are far more intense and when explosions may destroy the drones. The one used during the mission cost around 4,000 euros!

Source: sUAS News

 

San Cristobal (Nicaragua)

Dans son dernier rapport, le SINAPRED indique qu’une nouvelle émission de gaz et de cendre a débuté sur le volcan San Cristobal le 18 août 2017 en début de matinée. Le volcan a d’abord commencé une phase de dégazage suivie d’une expulsion de cendre et d’une forte odeur de soufre. Les retombées de cendre ont affecté plus de 50 000 personnes autour du San Cristobal.
Il est conseillé aux populations à proximité du volcan et aux personnes victimes des retombées de cendre d’utiliser des masques ou des serviettes humides pour se couvrir la bouche, le nez et les yeux. Il est également recommandé de protéger les puits pour éviter toute contamination de l’eau.
Le SINAPRED indique qu’il n’y a pas eu d’explosions jusqu’à présent.
La dernière éruption du San Cristobal a eu lieu le 22 avril 2016. Le SINAPRED avait alors signalé un panache de cendre et de gaz qui était monté jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. La dernière activité explosive a eu lieu le 6 juin 2015.

Source: SINAPRED.

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In its latest update, SINAPRED indicates that a new gas and ash emission started at San Cristobal volcano on August 18th 2017 in the early morning. The volcano first began degassing, which was followed by an expulsion of ash and a strong odour of sulphur. Ashfall affected more than 50 000 citizens around San Cristobal.

Residents near the volcano, and those affected by ashfall, are advisedd to use masks or wet towels to cover their mouth, nose and eyes.They should also protect the wells to prevent any contamination.

SINAPRED says that so far there have been no explosions.

San Cristobal’s last eruption took place on April 22nd 2016. SINAPRED then reported an ash-and-gas plume that rose 2 km above crater. The previous explosive activity at the volcano occurred on June 6th 2015.

Source: SINAPRED.

Crédit photo: Wikipedia

Craintes d’un nouveau volcan au Mexique // Fears of a new volcano in Mexico

Les journaux à travers le monde ont écrit nombre d’articles sur un événement insolite au Mexique, et plus particulièrement dans la petite ville de Pueblo Viejo, où les habitants craignent qu’un volcan naisse sous leurs pieds.
La crainte de voir un volcan apparaître s’est faite jour le 9 juillet 2017 lorsque les villageois ont découvert que certaines de leurs chèvres avaient été brûlées sans raison apparente. Par la suite, des fissures se sont ouvertes sur un terrain de football à proximité du village, laissant échapper de la vapeur, de la cendre et du gaz. Lorsque les habitants ont contacté les autorités, des scientifiques sont venus mesurer la température du sol qui atteignait environ 250°C. Ils ont conclu qu’il n’y avait probablement pas de risque de voir un volcan surgir du sol car aucune déformation de ce même sol n’avait été détectée dans la région. Ils ont déclaré que l’activité était probablement «un phénomène géothermique dû à la décomposition du sous-sol».
Malgré les paroles rassurantes des scientifiques, les habitants ne sont toujours pas convaincus qu’une catastrophe naturelle ne va pas se produire. Certains sont partis, tandis que d’autres ont reproché aux scientifiques de ne pas leur avoir donné suffisamment d’informations sur la situation.
La peur ressentie par les habitants de Pueblo Viejo s’explique probablement par la proximité du volcan  Parícutin qui se trouve à environ 300 km. Le Parícutin est très célèbre chez les volcanologues car c’est le premier volcan que les chercheurs ont pu étudier pendant toute sa durée de vie, entre 1943 et 1952.
Source: Newsweek.

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Newspapers around the world have written lots of articles about an event in Mexico, and more particularly in the town of Pueblo Viejo where residents fear a volcano might be developing underneath them.

Suspicion over the formation of a volcano started on July 9th 2017, when villagers discovered that some of their goats had been inexplicably burned. Then a nearby soccer field started to break apart, releasing steam, ash and gas into the air. When alarmed residents contacted authorities, researchers took the temperature of the soil and found it to be roughly 250°C.

Experts eventually concluded there was probably no volcano about to appear as no movement of the ground had been detected in the area. They said the activity was probably “a geothermal phenomenon occurring as the soil is composting”.

Despite the experts’ reassuring words, locals still were not convinced that no natural disaster was on the horizon. Some residents simply evacuated, while others criticized the scientists for not giving them enough information about the underground situation.

People were probably on high alert because of Pueblo Viejo’s proximity to Parícutin, which lies about 300 km away. Parícutin is very famous in volcanology because it was the first volcano researchers could track for its entire life between 1943 and 1952.

Source : Newsweek.

Eruption du Paricutin en 1943 (Source: USGS)

 

Quelques nouvelles du Turrialba et du Poas (Costa Rica) // Some news of Turrialba and Poas (Costa Rica)

Selon les journaux costaricains, deux éruptions d’une durée de quatre heures ont secoué le Turrialba les 14 et 15 juillet dans la matinée, avec des retombées de cendre fine et une odeur de soufre perçue dans plusieurs villages de la Vallée Centrale.
La plus grande partie de la cendre est retombée sur les flancs du volcan, mais aussi sur des villages comme San Gerardo de Robert entre l’Irazú et le Turrialba.
Les sismographes ont révélé un tremor de faible intensité et des séismes basse fréquence. La colonne éruptive est montée jusqu’à 400 mètres au-dessus du cratère avant de s’étirer vers le sud-ouest et le nord-ouest.
L’OVSICORI rappelle aux personnes qui se rendront à la basilique des Anges à Carthage, à partir du week-end prochain, de surveiller l’activité des volcans actifs, car les gaz et les particules fines pourraient atteindre certains des itinéraires conduisant à l’ancienne métropole. Cependant, si l’activité se poursuit comme précédemment, avec le vent soufflant vers l’ouest et le nord-ouest, il ne devrait y avoir aucun problème. Si les conditions changent, les pèlerins devront utiliser des mouchoirs mouillés ou des masques pour se protéger.
Le Poas est également actuellement très actif et les émissions de gaz pourraient affecter les personnes qui traversent les localités de Naranjo, Zarcero, Valverde Vega et d’autres secteurs situés à proximité du Poas. Il est conseillé aux gens d’utiliser des mouchoirs, en particulier s’ils souffrent de problèmes respiratoires.

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According to the Costa Rican newspapers, two eruptions that lasted four hours rocked Turrialba volcano on July 14th and 15th in the morning, generating ashfall and smell of sulphur in several villages in the Central Valley.

Most of the ash fell near the volcano and in villages such as San Gerardo de Robert between Irazú and Turrialba.

The instruments produced signals of low intensity tremor and low frequency earthquakes. The eruptive column reached up to 400 metres above the crater before drifting southwest and northwest.

OVSICORI reminds people who will walk to the basilica of the Angels in Carthage, from next weekend, to be attentive to the activity of the active volcanoes as the gases and fine particles could reach some of the routes towards the old metropolis. However, if the activity continues as before, with the wind blowing to the west and northwest, there should be no problem. If conditions change, pilgrims should use wet handkerchiefs or masks to protect themselves.

Poas is also currently quite active and gas emissions could affect walkers who pass through Naranjo, Zarcero, Valverde Vega and other cantons close to Poas. People are advised to use handkerchiefs, especially if they are with respiratory problems.