Hausse du niveau des océans : une nouvelle approche de la plage // Sea level rise : a new approach to the beach

La pandémie de COVID-19 a chamboulé les projets de vacances de la plupart d’entre nous. Avec les restrictions de voyages limitant les vacances à l’étranger, beaucoup de gens ont choisi de rester en France. En conséquence, on a assisté à une importante augmentation du nombre de personnes sur les plages à travers le pays. Avec l’afflux de milliers de touristes sur la côte atlantique, certaines municipalités ont pris des mesures visant à interdire l’accès aux plages à certaines heures. C’est ce qui s’est passé aux Sables d’Olonne par exemple, alors que Biarritz a interdit l’accès à la plage pendant la nuit.
Cependant, il faut s’attendre à des perturbations beaucoup plus importantes pour les vacances d’été des années à venir. Environ la moitié des touristes se dirigent vers les zones côtières, mais avec le réchauffement climatique qui, selon les prévisions, fera augmenter le niveau de la mer d’environ deux mètres au cours des 80 prochaines années, notre relation avec la côte devra changer.
Le site Web The Conversation a réalisé trois projections montrant ce à quoi pourraient ressembler les futures vacances à la plage si le changement climatique fait disparaître le littoral tel que nous le connaissons.

1. Avec l’élévation du niveau des océans, certaines stations balnéaires et autres lieux touristiques ont déjà imaginé comment ils pourront rester à proximité de la mer, en créant des structures au-dessus de l’eau. Sur l’île caribéenne de Barbuda, des huttes de villégiature ont été construites sur pilotis. L’objectif est de maintenir le tourisme viable là où il a prospéré pendant des décennies, tout en minimisant les inconvénients provoqués par la hausse du niveau de la mer.
Une idée semblable consiste à construire des structures sur des plates-formes en mer dans le but de créer des sociétés plus durables et plus égalitaires loin de la terre. La technologie est en cours de développement et les chercheurs examinent les implications techniques, juridiques et commerciales.
Compte tenu de la diminution de l’espace côtier dédié au tourisme, la création de nouveaux espaces en mer pourrait être un moyen de résoudre le problème de l’élévation du niveau des océans. Le problème est que des tempêtes et autre ouragans frappent souvent les côtes tropicales avec des dégâts faciles à imaginer pour les structures au-dessus de l’eau.

2. La plage urbaine est un concept qui est en train de devenir de plus en plus populaire dans le monde entier. Il rencontre un succès certain dans des grandes villes comme Paris ou Lyon où la mer est hors de portée. Il s’agit de créer des plages dans les villes en déversant du sable sur le béton. On y a aussi implanté des piscines artificielles et des manèges forains. Chacun de ces sites a ses propres caractéristiques. Il existe des plages réservées aux familles, d’autres destinées aux adultes, avec des bars à cocktails ou des restaurants.
Au lieu de longs trajets avec d’interminables bouchons, ce genre de plage se trouve sur le pas de votre porte. Moins de déplacements signifient moins de pollution par les gaz d’échappement des voitures. De plus, les plages urbaines pourraient permettre d’alléger la pression à laquelle sont soumises celles de la côte.
L’une des plages urbaines les plus connues est Paris Plage. Depuis son ouverture en 2002, les Parisiens et les estivants peuvent se prélasser sous les palmiers au bord de la Seine. La création de cette plage urbaine a coûté plus de deux millions d’euros et elle a été agrandie depuis cette date en raison de sa popularité.
La plage urbaine devient une industrie en soi, avec des entreprises spécialisées dans les fausses plages qui peuvent être conçues comme des structures saisonnières ou permanentes. S’il devient trop difficile de profiter de la côte dans les prochaines années, ces plages pourraient fournir tout ce qui est nécessaire en bord de mer…sans la mer.

3. Une solution plus pragmatique est peut-être de laisser faire la nature et laisser la mer remodeler le terrain. En laissant le littoral se régénérer, au cours de la hausse des océans, on pourrait créer des millions d’hectares de nouvelles zones humides, donc des habitats qui sont très favorables au stockage du carbone. Il faut savoir qu’ils ont perdu environ 50% de leur surface depuis 1900.
À Hong Kong et en Espagne, plusieurs régions ont montré comment on pouvait transformer des zones côtières en de nouveaux habitats offrant des opportunités à la fois pour la faune et la population.
Au Mexique, Mayakoba est une île où la mangrove a été ravagée par la construction de nombreuses chaînes hôtelières sur le front de mer. Aujourd’hui, seuls 10% de ces hôtels restent sur la côte. Le tourisme à haute densité a été abandonné. On a protégé les dunes et la mangrove qui étaient dévorées par une urbanisation excessive. De nouveaux réseaux de canaux ont été creusés pour créer un estuaire, ce qui a attiré les oiseaux et les amphibiens. Cette nouvelle zone humide est devenue une réserve naturelle très appréciée des touristes.

Avant que ces idées ne deviennent réalité, notre approche du littoral devra changer. Autrefois, l’Homme considérait la Terre en relation étroite avec la Mer ; il ne les considérait pas comme deux entités distinctes. Faire revivre ce concept permettra peut-être de faire une transition douce entre la plage d’aujourd’hui et le littoral de demain.
Adapté d’un article publié dans The Conversation.

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The COVID-19 pandemic has totally changed the holiday plans for most people. With international travel restrictions limiting holidays abroad, many people have opted to stay in France. As a result, there have been remarkable increases in the number of people on beaches across the country. With thousands flocking to the beaches along the Atlantic coast, some municipalities have taken measures forbidding the access to the beaches on some hours. This is what heppened at the Sables d’Olonne, while Biarritz has forbidden access to the beach during the night.

However, far greater disruptions to the summer holidays lie ahead. About half of all tourism takes place in coastal areas, but with global warming set to raise sea levels by somewhere around two metres over the next 80 years, our relationship with the coast will have to change.

The website The Conversation has imagined three different projections of what a beach holiday might look like as climate change eclipses the coastline we once knew.

1. With sea level rise, some resorts and other tourism operators have already imagined how they will be able to stay near the coast, with structures above the water. On the Caribbean island of Barbuda, resort huts have been built on stilts. The aim is to keep tourism viable in the same place it has thrived for decades, while minimising damage from higher water levels.

A similar idea consists in building settlements on platforms at sea with the hope of creating more sustainable and equal societies away from land. The technology is still being developed, while researchers consider the engineering, legal and business implications.

Given the dwindling coastal space for tourists, creating new spaces out at sea might be a way to meet the problem of sea level rise. The problem is that tropical coasts are often struck by storms and hurricanes, with damages easy to imagine to the structures above the water.

2. The urban beach is a concept that’s growing in popularity worldwide. It is meeting with success in large cities like Paris or Lyons where the sea is far away. It involves creating sandy areas in towns and cities by importing sand onto concrete. There may also be artificial pools and fairground rides. Each one has different features. There are family-friendly options, and those catered to adults, with cocktail bars or restaurants.

Instead of travelling kilometres to enjoy a beach, with huge traffic jams all along the way, it is right on your doorstep. Less travel means less carbon emissions, and urban beaches might help ease pressure on the real coast.

One of the most famous urban beaches is Paris Plage. Since its opening in 2002, Parisians and summer tourists have been able to lounge under palm trees on the banks of the river Seine. It cost over two million Euros to create and has since been extended due to its popularity.

The urban beach is becoming an industry in itself, with companies specialising in fake beaches that can be built as seasonal fixtures or permanent areas. If reaching the coast becomes too arduous in the future, these beaches could provide everything needed for a seaside experience without the sea.

3. Perhaps the most pragmatic solution is to accept nature taking its course and let the rising seas reshape the terrain. Allowing the new coastline to rewild could create millions of acres of new wetlands – habitats that are very good at storing carbon and that have deteriorated by about 50% since 1900.

In Hong Kong and in Spain, several regions demonstrate how turning heavily managed coastal areas into new habitats can create new opportunities for wildlife and people.

In Mexico, Mayakoba is an island where the mangrove forests were damaged and polluted by the building of numerous hotel chains on the seafront. Today, only 10% of these hotels remain on the coast. The local community abandoned their high-density model of tourism and protected the dunes and mangroves, which were being eroded by excessive development. New canal networks were dug to create an estuary, attracting birds and amphibians. This new wetland was designated as a nature reserve and visitors arrived to enjoy a new kind of tourist experience.

Before these projections become reality, our views of the coast must change. Humans once saw land and sea as a continuation of one another, rather than two discrete entities. Reviving this concept could allow us to make a soft transition between today’s beach and tomorrow’s coast.

Adapted from an article published in The Conversation.  .

Evolution du niveau des océans depuis 1993, vue  par les satellites (Source : NASA)

Le changement climatique va coûter des milliards de dollars à Hawaii // Climate change will cost Hawaii billions of dollars

Alors que l’économie de la Grande Ile d’Hawaii a bien du mal à se remettre de la dernière éruption du Kilauea, le chapitre du volume II du Quatrième Rapport sur le Climat aux États-Unis, publié le 23 novembre 2018, détaille les impacts du changement climatique sur Hawaii et les Îles du Pacifique.
Parmi les principales conclusions du Rapport, on note la pénurie d’eau douce, les infrastructures côtières endommagées ou détruites, la mort des récifs coralliens et une pression accrue sur la biodiversité et les espèces indigènes.
Ne serait-ce qu’à Hawaii, la valeur de toutes les structures et de toutes les terres qui risquent d’être inondées d’ici 2100 s’élève à plus de 19 milliards de dollars.
Le Rapport montre clairement que le changement climatique arrive beaucoup plus tôt que prévu et constitue une menace plus grave qu’on ne le pensait auparavant. À Oahu, par exemple, il y a déjà des routes fermées pendant les heures de pointe du matin en raison d’inondations, et avec l’élévation du niveau de la mer, les gens seront de plus en plus souvent. Confrontés à cette situation.  A proximité d’Hawaii, les atolls devront bientôt faire face aux défis de la durabilité.
Les principaux assureurs de la planète ont récemment déclaré que le changement climatique allait créer un monde quine pourrait plus être assuré. Ils ont déclaré que «ce n’est qu’en agissant dès maintenant que nous pourrons espérer gérer efficacement ces risques». Selon le Rapport national sur le climat, une action rapide visant à atténuer les effets du changement climatique peut réduire les coûts économiques, environnementaux, sociaux et culturels et empêchera que les gens soient contraints d’abandonner leurs terres et leurs ressources, avec des risques de conflits.
Le chapitre consacré à Hawaii et aux îles du Pacifique affiliées aux États-Unis expose les changements déjà ressentis dans les îles, ainsi que les perspectives pour l’avenir.
Les principales conclusions du rapport expliquent que:
– les réserves d’eau sont menacées.
– l’élévation du niveau de la mer s’est accélérée et endommage maintenant les infrastructures essentielles.
– L’augmentation de la température de l’océan et son acidification menacent les pêcheries, les récifs coralliens et les entreprises qui en dépendent.
– Ces changements mettent en péril la santé et le bien-être des peuples autochtones.
– Le changement climatique réduit la capacité des habitats à venir en aide aux espèces végétales et animales protégées.
Source: Big Island Now.

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While Hawaii Big Island is finding hard to recover from the economic impact of Kilauea’s last eruption, the chapter of the Volume II of the Fourth official U.S. National Climate Assessment, released on November 23rd, 2018, details the impacts of climate change on Hawaii and the Pacific Islands.

Among the major concerns, the report insists on strained freshwater supplies, damaged and compromised coastal infrastructure, coral reef death and greater stresses on native biodiversity and species.

In Hawaii alone, the value of all structures and land expected to be flooded by 2100 amounts to more than $19 billion.

The report clearly shows that climate change has arrived far sooner and as a greater threat than was previously thought. On Oahu, for instance, there are already road closures during morning rush hour because of flooding, and with sea level rise people will see this more and more often. The neighbours of Hawaii on atolls will very soon have to face sustainability challenges.

The world’s largest insurers recently stated that climate change is creating an ‘uninsurable’ world. They said that “only by acting now can we hope to effectively manage these risks.” The National Climate Assessment finds that early action to address the impacts of climate change can lower economic, environmental, social, and cultural costs, and could help to prevent conflict or displacement from lands and resources.

The chapter on Hawaii and the U.S.-affiliated Pacific Islands lays out the changes already being felt in the islands, as well as what lies ahead.

Top findings include:

Dependable and safe water supplies are threatened.

Sea level rise has accelerated and is now damaging critical infrastructure.
Increasing ocean temperatures and acidification threaten fisheries, coral reefs and the livelihoods they support.

These changes imperil indigenous peoples’ health and well-being.

Climate change reduces the ability of habitats to support protected plant and animal species.

Source: Big Island Now.

Graphique illustrant le chapitre du Rapport consacré à Hawaii et aux autres îles du Pacifique

Islande: Le Katla sous surveillance // Iceland: Katla under close watch

drapeau francaisDans un article intitulé «Katla pas en éruption, mais restez à l’écart», le site Internet Iceland Review nous apprend que des géologues ont survolé le glacier Mýrdalsjökull hier pour mieux se rendre compte des soudaines inondations glaciaires observées dans le lit des rivières Múlakvísl et Jökulsá. Il est évident que les eaux de crue proviennent du Katla, mais rien n’indique qu’un événement majeur est sur le point de se produire.
Il est conseillé aux randonneurs et aux voyagistes de rester vigilants, de se méfier des hausses brutales de l’eau et de ne pas s’approcher de ces rivières.
En Islande, les inondations glaciaires peuvent être causées par plusieurs facteurs. La montée du magma, les éruptions, les bouches de vapeur ou l’apparition de nouvelles sources chaudes peuvent provoquer une fonte rapide des glaciers ; l’eau s’accumule alors sous le glacier puis s’évacue d’un seul coup. Cela peut donner naissance à de petites inondations ou à des débordements beaucoup plus dévastateurs.
On n’a pas enregistré de secousses sismiques autour du Katla qui pourraient annoncer une éruption imminente, mais les scientifiques vont surveiller étroitement la situation dans les prochains jours.

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drapeau anglaisIn an article entitled « Katla not erupting, but stay away », the Iceland Review website informs us that geologists flew over Mýrdalsjökull glacier yesterday to investigate sudden glacial flooding in Múlakvísl and Jökulsá rivers.

It is obvious that the floodwater is originating from Katla, but there is nothing that points to a major event.

Travellers and tour companies are being told to stay vigilant of sudden rises in water levels and are advised to keep their distance.

In Iceland, glacial floods can be caused by any number of factors. Rising lava, eruptions, steam vents or newly opened hot springs can all cause glacial ice to quickly melt, accumulate under the glacier, and then release. The effects can range from minor flooding to powerful destructive forces.

There have been no recorded earthquakes around Katla that might indicate an impending eruption though scientists will monitor the situation in the coming days.

Islande blog 08

Le glacier Myrdalsjökull cache le volcan Katla  (Photo:  C.  Grandpey)

Philippines: L’archipel de tous les dangers // Philippines: The archipelago of all dangers

drapeau francaisLe typhon Yolanda (aussi appelé Haiyan ) représente la catastrophe naturelle la plus meurtrière jamais observée aux Philippines, avec au moins 10 000 morts sur la seule île de Samar.
Cependant, de tels désastres ne sont que trop fréquents aux Philippines, archipel situé la Ceinture de Feu où se produisent de nombreux séismes et éruptions volcaniques. Le National Weather Center a établi une liste des 10 catastrophes naturelles les plus meurtrières aux Philippines, en se référant aux données fournies par le gouvernement ou les Nations Unies. Les voici dans l’ordre chronologique :

1 . Le Mayon est entré en éruption le 1er Février 1814, recouvrant de cendre la ville de Cagsawa et tuant environ 1 200 personnes.
2 . Le Taal est entré en éruption le 30 Janvier 1911, tuant environ 1 300 personnes dans les villages voisins.
3 . Les inondations et les glissements de terrain provoqués par le typhon Trix ont tué 995 personnes dans l’île de Luzon le 16 Octobre 1952.
4 . Un tsunami provoqué par un séisme de M 7,9 a dévasté le golfe Moro sur l’île de Mindanao le 16 Août 1976, tuant entre 5 000 et 8 000 personnes.
5 . Le typhoon Ike a frappé les îles centrales le 31 Août 1984, tuant 1 363 personnes.
6 . Un séisme de M 7,8 a frappé Baguio City et d’autres régions du nord des Philippines le 16 Juillet 1990, tuant 1 621 personnes.
7 . La tempête tropicale Thelma a provoqué des inondations brutales dans la ville de Ormoc sur l’île de Leyte le 15 Novembre 1991, tuant plus de 5 100 habitants.
8 . Une montagne s’est effondrée sur le village de Guinsaugon sur l’île de Leyte le 17 Février 2006, avec1 126 victimes.
9 . Le typhon Washi a frappé l’île de Mindanao le 16 Décembre 2011, tuant au moins 1 080 personnes.
10 . Le typhoon Bopha a frappé l’île de Mindanao le 3 Décembre 2012, avec environ 1 900 morts ou disparus.

D’autres catastrophes volcaniques ont tué des Philippins, comme les éruptions du Taal (1334 morts en 1911 et 200 en 1965) ou encore du Mayon (77 morts en 1993), sans oublier, bien sur, l’éruption du Pinatubo (860 morts entre 1991 et 1992).

Ces derniers événements sont décrits en détail dans mon dernier livre « Killer Volcanoes – Eruptions meurtrières de temps modernes ».

 

drapeau anglaisSuper Typhoon Yolanda (international name: Haiyan) is the deadliest natural disaster to have hit the Philippines, with at least 10,000 dead on the island of Samar alone.

However, such disasters are all too frequent in the Philippines, which is located the Ring of Fire, where many of the Earth’s earthquakes and volcanic eruptions occur. The National Weather Center has made a list of the 10 deadliest natural disasters on record in the Philippines, based on government or United Nations figures:

  1. Mayon volcano erupted on February 1st, 1814, burying the nearby town of Cagsawa with ash and rock and killing about 1,200 people.
  2. Taal volcano erupted on January 30th, 1911, killing about 1,300 people living in nearby villages.
  3. 10. Floods and landslides unleashed by Typhoon Trix killed 995 people in the island of Luzon on October 16th, 1952.
  4. A tsunami triggered by a M 7.9 earthquake devastated the Moro Gulf on the southern island of Mindanao on August 16th, 1976, killing between 5,000 and 8,000 people.
  5. Typhoon Ike hit the central islands on August 31st, 1984, killing 1,363 people.
  6. A M 7.8 earthquake struck the mountain resort of Baguio city and other areas of the northern Philippines on July 16th, 1990, killing 1,621 peoplE.
  7. Tropical Storm Thelma triggered flash floods on the city of Ormoc on Leyte Island on November 15th, 1991, killing more than 5,100 inhabitants.
  8.  An entire mountainside collapsed on the village of Guinsaugon on the island of Leyte on February 17th, 2006, killing 1,126.
  9. Typhoon Washi hit Mindanao Island on December 16th, 2011, killing at least 1,080 people.
  10. Typhoon Bopha smashed into Mindanao Island on December 3rd, 2012, with about 1,900 people dead or missing.

Other volcanic disasters killed in the Philippines, like the Taal eruptions (1334 dead in 1911 and 200 in 1965) or the eruption of Mayon volcano (77 victims in 1993), without forgetting the major eruption of Pinatubo ( 860 dead between 1991 and 1992).

Mayon-blog

Avalanches pyroclastiques sur les flancs du Mayon  (Crédit photo:  Wikipedia)