Ecroulement des côtes britanniques // Collapse of the British coastline

J’ai averti à plusieurs reprises que le changement climatique entraînerait une élévation du niveau de la mer, avec des tempêtes plus violentes qui éroderaient les côtes et obligeraient certains habitants ou même certaines localités à se déplacer.

Il semble que les côtes britanniques soient particulièrement exposées à ce phénomène. En septembre 2015, une falaise du Dorset s’est effondrée de manière spectaculaire sur la plage en contrebas.

Le 13 avril 2021, un énorme pan de falaise le long de la côte du Dorset s’est effondré dans la mer. C’est le plus important effondrement observé dans la région depuis 60 ans. Voici une vidéo de l’événement filmée par un drone: https://youtu.be/_UzznbnxVlk

Des centaines de kilomètres de côtes britanniques s’effondrent en ce moment en raison de l’érosion. Le National Trust a averti que plusieurs régions côtières du Royaume-Uni seront menacées par l’érosion au cours des quatre prochaines décennies. Au cours des derniers mois, de nombreux effondrements se sont produits dans le sud-ouest de l’Angleterre. Ainsi, en novembre 2019, un gros effondrement a été observé à Eype. Dans le sud-est, une partie des célèbres falaises blanches de Douvres s’est effondrée en février 2021.

Voici une vidéo d’un autre effondrement dans le Devon en 2020: https://youtu.be/fERbWWbtewA

Le National Trust affirme que des mesures devront être prises pour protéger les sites menacés. De leur côté, les géologues expliquent que «la Grande-Bretagne rétrécit». Au fur et à mesure que les vagues viennent déferler sur le littoral, les roches s’effritent ou tombent en morceaux. Même si des glissements de terrain semblables ont été observés dans le passé, ils sont de plus en plus fréquents aujourd’hui et le changement climatique est tenu pour responsable.

Les scientifiques constatent depuis longtemps que les tempêtes en mer sont plus puissantes et plus destructrices de nos jours et que la hausse du niveau des océans provoquée par la fonte des calottes glaciaires aux pôles rend la situation encore plus inquiétante. Des milliers de personnes vivant le long des côtes britanniques ont été et seront forcées de déménager vers l’intérieur des terres.

La Grande-Bretagne ne fait pas exception. Des effondrements de falaises similaires se produisent dans le monde entier avec les mêmes causes. En novembre 2020, une vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux montrant une falaise en train de s’effondrer aux Canaries: https://youtu.be/8hpiQc0gUC0

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I have warned several times that climate change would lead to sea level rise, more extreme storms that would erode the coasts and force some local residents or even some communities to move somewhere else. It seems British coasts are particularly exposed to this phenomenon.

In September 2015, a cliff in Dorset crumbled in a dramatic fashion onto the beach below.

On April 13th, 2021, a huge portion of a cliff along Dorset’s Jurassic Coast collapsed into the sea. It was the biggest rockfall in the area in 60 years. Here is a drone view of the event:

https://youtu.be/_UzznbnxVlk

Hundreds of kilometres of British coastline are collapsing through worsening erosion. The National Trust has warned that several of the UK’s coastal regions are threatened by coastal erosion over the next four decades. In the last few months, numerous collapses have occurred in the region. In November 2019, a large rockfall hit Eype, while a part of the famous White Cliffs of Dover collapsed in February 2021. Here is a video of another collapse in Devon in 2020:

https://youtu.be/fERbWWbtewA

The National Trust warns that more action will be need to protect the threatened sites. Geologists explain that “Britain is shrinking.”. As the waves crash onto the shores, the rock is worn away or falls off in chunks.

Even if similar landslides were observed in the past, they are becoming more frequent today and climate change is held responsible. Scientists have warned for a long time that storms at sea are more powerful and more destructive these days and the rising levels of the ocean increased by the melting of the ice sheets at the poles makes the situation as the more worrying. Thousands of people along the coast of Britain have been and will be forced to move inland.

Britain is no exception. Similar cliff collapses are occurring around the world with the same causes. In November 2020, a video was released on social networks showing a cliff collapsing in the Canary Islands:

https://youtu.be/8hpiQc0gUC0

 

Les côtes françaises ne sont pas à l’abri de tels effondrements (Photo: C. Grandpey)

Hausse du niveau des océans : une nouvelle approche de la plage // Sea level rise : a new approach to the beach

La pandémie de COVID-19 a chamboulé les projets de vacances de la plupart d’entre nous. Avec les restrictions de voyages limitant les vacances à l’étranger, beaucoup de gens ont choisi de rester en France. En conséquence, on a assisté à une importante augmentation du nombre de personnes sur les plages à travers le pays. Avec l’afflux de milliers de touristes sur la côte atlantique, certaines municipalités ont pris des mesures visant à interdire l’accès aux plages à certaines heures. C’est ce qui s’est passé aux Sables d’Olonne par exemple, alors que Biarritz a interdit l’accès à la plage pendant la nuit.
Cependant, il faut s’attendre à des perturbations beaucoup plus importantes pour les vacances d’été des années à venir. Environ la moitié des touristes se dirigent vers les zones côtières, mais avec le réchauffement climatique qui, selon les prévisions, fera augmenter le niveau de la mer d’environ deux mètres au cours des 80 prochaines années, notre relation avec la côte devra changer.
Le site Web The Conversation a réalisé trois projections montrant ce à quoi pourraient ressembler les futures vacances à la plage si le changement climatique fait disparaître le littoral tel que nous le connaissons.

1. Avec l’élévation du niveau des océans, certaines stations balnéaires et autres lieux touristiques ont déjà imaginé comment ils pourront rester à proximité de la mer, en créant des structures au-dessus de l’eau. Sur l’île caribéenne de Barbuda, des huttes de villégiature ont été construites sur pilotis. L’objectif est de maintenir le tourisme viable là où il a prospéré pendant des décennies, tout en minimisant les inconvénients provoqués par la hausse du niveau de la mer.
Une idée semblable consiste à construire des structures sur des plates-formes en mer dans le but de créer des sociétés plus durables et plus égalitaires loin de la terre. La technologie est en cours de développement et les chercheurs examinent les implications techniques, juridiques et commerciales.
Compte tenu de la diminution de l’espace côtier dédié au tourisme, la création de nouveaux espaces en mer pourrait être un moyen de résoudre le problème de l’élévation du niveau des océans. Le problème est que des tempêtes et autre ouragans frappent souvent les côtes tropicales avec des dégâts faciles à imaginer pour les structures au-dessus de l’eau.

2. La plage urbaine est un concept qui est en train de devenir de plus en plus populaire dans le monde entier. Il rencontre un succès certain dans des grandes villes comme Paris ou Lyon où la mer est hors de portée. Il s’agit de créer des plages dans les villes en déversant du sable sur le béton. On y a aussi implanté des piscines artificielles et des manèges forains. Chacun de ces sites a ses propres caractéristiques. Il existe des plages réservées aux familles, d’autres destinées aux adultes, avec des bars à cocktails ou des restaurants.
Au lieu de longs trajets avec d’interminables bouchons, ce genre de plage se trouve sur le pas de votre porte. Moins de déplacements signifient moins de pollution par les gaz d’échappement des voitures. De plus, les plages urbaines pourraient permettre d’alléger la pression à laquelle sont soumises celles de la côte.
L’une des plages urbaines les plus connues est Paris Plage. Depuis son ouverture en 2002, les Parisiens et les estivants peuvent se prélasser sous les palmiers au bord de la Seine. La création de cette plage urbaine a coûté plus de deux millions d’euros et elle a été agrandie depuis cette date en raison de sa popularité.
La plage urbaine devient une industrie en soi, avec des entreprises spécialisées dans les fausses plages qui peuvent être conçues comme des structures saisonnières ou permanentes. S’il devient trop difficile de profiter de la côte dans les prochaines années, ces plages pourraient fournir tout ce qui est nécessaire en bord de mer…sans la mer.

3. Une solution plus pragmatique est peut-être de laisser faire la nature et laisser la mer remodeler le terrain. En laissant le littoral se régénérer, au cours de la hausse des océans, on pourrait créer des millions d’hectares de nouvelles zones humides, donc des habitats qui sont très favorables au stockage du carbone. Il faut savoir qu’ils ont perdu environ 50% de leur surface depuis 1900.
À Hong Kong et en Espagne, plusieurs régions ont montré comment on pouvait transformer des zones côtières en de nouveaux habitats offrant des opportunités à la fois pour la faune et la population.
Au Mexique, Mayakoba est une île où la mangrove a été ravagée par la construction de nombreuses chaînes hôtelières sur le front de mer. Aujourd’hui, seuls 10% de ces hôtels restent sur la côte. Le tourisme à haute densité a été abandonné. On a protégé les dunes et la mangrove qui étaient dévorées par une urbanisation excessive. De nouveaux réseaux de canaux ont été creusés pour créer un estuaire, ce qui a attiré les oiseaux et les amphibiens. Cette nouvelle zone humide est devenue une réserve naturelle très appréciée des touristes.

Avant que ces idées ne deviennent réalité, notre approche du littoral devra changer. Autrefois, l’Homme considérait la Terre en relation étroite avec la Mer ; il ne les considérait pas comme deux entités distinctes. Faire revivre ce concept permettra peut-être de faire une transition douce entre la plage d’aujourd’hui et le littoral de demain.
Adapté d’un article publié dans The Conversation.

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The COVID-19 pandemic has totally changed the holiday plans for most people. With international travel restrictions limiting holidays abroad, many people have opted to stay in France. As a result, there have been remarkable increases in the number of people on beaches across the country. With thousands flocking to the beaches along the Atlantic coast, some municipalities have taken measures forbidding the access to the beaches on some hours. This is what heppened at the Sables d’Olonne, while Biarritz has forbidden access to the beach during the night.

However, far greater disruptions to the summer holidays lie ahead. About half of all tourism takes place in coastal areas, but with global warming set to raise sea levels by somewhere around two metres over the next 80 years, our relationship with the coast will have to change.

The website The Conversation has imagined three different projections of what a beach holiday might look like as climate change eclipses the coastline we once knew.

1. With sea level rise, some resorts and other tourism operators have already imagined how they will be able to stay near the coast, with structures above the water. On the Caribbean island of Barbuda, resort huts have been built on stilts. The aim is to keep tourism viable in the same place it has thrived for decades, while minimising damage from higher water levels.

A similar idea consists in building settlements on platforms at sea with the hope of creating more sustainable and equal societies away from land. The technology is still being developed, while researchers consider the engineering, legal and business implications.

Given the dwindling coastal space for tourists, creating new spaces out at sea might be a way to meet the problem of sea level rise. The problem is that tropical coasts are often struck by storms and hurricanes, with damages easy to imagine to the structures above the water.

2. The urban beach is a concept that’s growing in popularity worldwide. It is meeting with success in large cities like Paris or Lyons where the sea is far away. It involves creating sandy areas in towns and cities by importing sand onto concrete. There may also be artificial pools and fairground rides. Each one has different features. There are family-friendly options, and those catered to adults, with cocktail bars or restaurants.

Instead of travelling kilometres to enjoy a beach, with huge traffic jams all along the way, it is right on your doorstep. Less travel means less carbon emissions, and urban beaches might help ease pressure on the real coast.

One of the most famous urban beaches is Paris Plage. Since its opening in 2002, Parisians and summer tourists have been able to lounge under palm trees on the banks of the river Seine. It cost over two million Euros to create and has since been extended due to its popularity.

The urban beach is becoming an industry in itself, with companies specialising in fake beaches that can be built as seasonal fixtures or permanent areas. If reaching the coast becomes too arduous in the future, these beaches could provide everything needed for a seaside experience without the sea.

3. Perhaps the most pragmatic solution is to accept nature taking its course and let the rising seas reshape the terrain. Allowing the new coastline to rewild could create millions of acres of new wetlands – habitats that are very good at storing carbon and that have deteriorated by about 50% since 1900.

In Hong Kong and in Spain, several regions demonstrate how turning heavily managed coastal areas into new habitats can create new opportunities for wildlife and people.

In Mexico, Mayakoba is an island where the mangrove forests were damaged and polluted by the building of numerous hotel chains on the seafront. Today, only 10% of these hotels remain on the coast. The local community abandoned their high-density model of tourism and protected the dunes and mangroves, which were being eroded by excessive development. New canal networks were dug to create an estuary, attracting birds and amphibians. This new wetland was designated as a nature reserve and visitors arrived to enjoy a new kind of tourist experience.

Before these projections become reality, our views of the coast must change. Humans once saw land and sea as a continuation of one another, rather than two discrete entities. Reviving this concept could allow us to make a soft transition between today’s beach and tomorrow’s coast.

Adapted from an article published in The Conversation.  .

Evolution du niveau des océans depuis 1993, vue  par les satellites (Source : NASA)

Quand la mer monte…

En 1968, le chanteur Raoul De Godewarsvelde devenait célèbre avec une chanson intitulée « Quand la mer monte » dont le refrain commençait par ces mots « Quand la mer monte, j’ai honte, j’ai honte… » Ces paroles pourraient s’appliquer à la situation des littoraux dans le monde. Ils se réduisent comme peau de chagrin sous l’effet du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

A plusieurs reprises, j’ai cité l’exemple de la station balnéaire girondine de Soulac-sur-Mer où l’immeuble Le Signal a été vidé de ses habitants car l’océan menaçait de le mettre à terre. Il avait pourtant plus de 200 mètres de recul sur l’océan lors de sa construction, en 1967.

En remontant plus au nord, c’est la côte bretonne qui rétrécit, touchée à 35% par l’érosion marine. Ces derniers jours, j’ai attiré l’attention sur l’île de Noirmoutier où la côte de La Guérinière a sévèrement été entamée par les dernières tempêtes. Des enrochements ont été installés en urgence, mais pour combien de temps ? Plusieurs habitations construites trop près de la mer devront être détruites dans les prochaines années.

La France ne fait pas figure d’exception. A travers toute l’Europe, la mer empiète sur près d’un cinquième du littoral. Les plages disparaissent progressivement et le dérèglement climatique accélère le processus.

D’après une étude publiée récemment dans la revue Nature Climate Change, c’est près de la moitié des plages de sable que le monde pourrait perdre d’ici la fin du siècle. Une augmentation des températures d’au moins 4°C d’ici l’an 2100 ferait monter le niveau de la mer et provoquerait une augmentation de l’érosion et des inondations côtières. Les 4°C mentionnés dans l’étude sont très probables car on sait que les 1,5-2°C souhaités par la COP 21 de Paris sont désormais irréalisables.

Le plus inquiétant, c’est que le phénomène est en train de s’accélérer. En Crète, près de 70% des plages sont en recul, avec un impact non négligeable sur le tourisme. Au Portugal, les autorités prévoient la démolition de plusieurs bâtiments sur 122 kilomètres de côte, entre Caminha et Espinho. Au Danemark, un phare centenaire pesant près de 1000 tonnes a été déplacé vers l’intérieur des terres pour prévenir son effondrement…

L’Europe avec ses milliers de kilomètres de côtes est particulièrement touchée par l’érosion côtière. Le littoral, qui a largement été aménagé au profit d’un tourisme balnéaire, voit ses activités menacées par la hausse du niveau de la mer. C’est la cas de la station balnéaire de Lacanau (Gironde) qui envisage une relocalisation de ses activités. Comme à Noirmoutier, des enrochements essayent de maintenir en place le trait de côte, mais la solution n’est probablement que temporaire.

En 2009, la Commission Européenne estimait la valeur des biens situés à moins de 500 mètres du littoral de l’Union Européenne à 1.000 milliards d’euros. D’après un second rapport, les dégâts causés par l’érosion et les inondations pourraient s’élever à un coût de 11 milliards d’euros par an au cours des trente prochaines années, et 25 milliards par an d’ici 2080.

Sur les 49 sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco situés au bord de la Méditerranée, déjà 42 sont menacés, comme Syracuse, la cité médiévale de Rhodes, ou Venise.

Pourtant, le fameux «Green Deal», ou «Pacte Vert», présenté par la Commission Européenne en décembre 2019, ne fait mention ni de l’érosion marine, ni de l’élévation du niveau de la mer…

Source : Slate.fr.

Immeuble « Le Signal » à Soulac -sur-Mer

Enrochements à Lacanau

Miami (Floride) se prépare à affronter la montée des eaux

(Photos: C. Grandpey)

Lutte contre l’érosion côtière en France // The fight against coastal erosion in France

Les climato-sceptiques devraient observer les côtes françaises. Sous l’effet du réchauffement climatique et de la hausse du niveau des océans qu’il provoque, nos côtes sont en recul du fait de l’érosion du littoral. En 50 ans, la France a perdu 26 kilomètres carrés de territoire.

Pour remédier à ce phénomène, les élus cherchent des solutions. L’une d’elles consiste à essayer de fixer le trait de côte avec des rochers comme avec des digues. Une autre méthode consiste à travailler avec la nature. On peut réensabler les plages, ou planter de la végétation dans les dunes. Les racines vont retenir les sédiments et lutter contre l’érosion.

Jusque dans les années 1970, on a essayé de contrer la mer avec des constructions rigides. Dans une commune de l’Hérault, une muraille de sable a été érigée sur une plage de sable. Le problème, c’est que deux ans plus tard, les vagues ont rogné la construction sur une dizaine de mètres. Au final, la muraille qui était censée protéger la plage est elle-même victime de l’érosion. Depuis quelques années, on s’est rendu compte qu’il valait mieux faire avec la mer et la nature en privilégiant le réensablement.

C’est la technique mise en œuvre à Gouville-sur-Mer dans la Manche où 7 000 mètres cubes de sable ont été déversés par huit camions entre des boudins de deux mètres de hauteur. L’objectif est de rehausser la plage pour briser les attaques de la mer. Tout ce sable vient de la plage voisine d’Anneville-sur-Mer. Le coût total du chantier s’élève à 700 000 euros. La commune de 2 000 habitants assume plus de la moitié du coût. Il s’agit d’un enjeu touristique pour le camping qui se situe derrière, mais pas seulement, car à Gouville-sur-Mer, toute l’économie repose sur l’huître. Les usines ostréicoles représentent 700 emplois en pleine saison et 35 entreprises familiales. Or, ces usines sont toutes sous le niveau de la mer (!!), protégées uniquement par un cordon de dune qui s’amenuise d’année en année. Si rien n’est fait, dans quelques années, la mer sera à l’intérieur des bâtiments.

Source : France Info.

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Climate-skeptics should observe the French coasts. As a result of global warming and rising sea levels, our coasts are declining due to coastal erosion. In 50 years, France has lost 26 square kilometres of territory.
To remedy this phenomenon, local authorities are looking for solutions. One of them is to try to fix the coastline with rocks like dikes. Another method is to work with nature. One can re-sand the beaches, or plant vegetation in the dunes. The roots will retain sediment and fight against erosion.
Until the 1970s, technicians tried to counter the sea with rigid constructions. In a commune of the Hérault, a wall of sand was erected on a sandy beach. The problem was that, two years later, the waves had cut the construction by about ten metres. In the end, the wall that was supposed to protect the beach was itself a victim of erosion. In recent years, authorities realized that it was better to do with the sea and the nature by favouring re-sanding.
This is the technique implemented in Gouville-sur-Mer (Manche) where 7,000 cubic metres of sand were dumped by eight trucks between two-meter-high puddles. The goal is to raise the beach to break the attacks of the sea. All this sand comes from the nearby beach of Anneville-sur-Mer. The total cost of the project is 700,000 euros. The municipality of 2,000 inhabitants assumes more than half the cost. This is a tourist issue for the campsite which is behind the dune, but not only, because in Gouville-sur-Mer, the entire economy is based on the oyster industry. The oyster factories represent 700 jobs in high season and 35 family businesses. However, these factories are all under the sea level (!!), protected only by a cord of dune that is shrinking from year to year. If nothing is done, in a few years, the sea will be inside the buildings.
Source: France Info.

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