Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, résumées dans le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Les 8 et 12 novembre 2018, de petits panaches de cendre brunâtre ont été observés au sommet du Mayon (Philippines), associés à des épisodes de dégazage. Aucun signal sismique correspondant à ces événements n’a été enregistré. Le matin du 11 novembre, un séisme volcanique a accompagné une fontaine de lave qui a duré 36 secondes et a généré un panache de cendre gris-brunâtre qui s’est étiré vers le SO. Une incandescence était visible au niveau du cratère presque toutes les nuits du 7 au 13 novembre. Le niveau d’alerte du Mayon reste à 2 sur une échelle de 1 à 5. Les habitants doivent rester à l’écart de la zone de danger permanente de 6 km de rayon et de 7 km sur les flancs SSO et ENE.
Source: PHIVOLCS.

Entre 7 et 18 explosions ont été détectées chaque heure sur le Fuego (Guatemala) du 8 au 12 novembre 2018. Les panaches de cendre provoqués par les explosions atteignaient 1,1 km au-dessus du cratère avant de s’étirer sur 8 à 20 km vers l’ouest et le sud-ouest. Des retombées de cendre ont été signalées dans des zones sous le vent. Des matériaux incandescents étaient éjectés à une hauteur de 150 à 300 mètres de hauteur et provoquaient des avalanches qui ont parcouru de grandes distances, atteignant des zones de végétation dans de nombreuses ravines. Les coulées de lave ont progressé de 1,2 km dans la ravine Ceniza, mais l’activité effusive avait fortement diminué le 12 novembre.
Source: INSIVUMEH.

Quatre événements significatifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 9 novembre 2018. Chaque événement a duré de 42 à 55 secondes et a produit des panaches de cendre s’élevant à 300-500 mètres au-dessus du cratère. Un événement dans la matinée du 10 novembre a généré un panache de cendre de 500 mètres de hauteur. Le 12 novembre, 10 événements ont été enregistrés, d’une durée de 38 à 117 secondes chacun, avec des panaches de cendre montant jusqu’à 200 à 700 mètres de hauteure. Quatre événements ont été enregistrés le 13 novembre, d’une durée de 44 à 175 secondes chacun, avec des panaches de cendre atteignant 800 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 2. Il est demandé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du volcan à moins de 2 km du cratère.
Source: VSI.

Entre le 2 et le 8 novembre 2018, le dôme de lave dans le cratère sommital du Merapi (Indonésie) a augmenté lentement à un rythme de 3500 mètres cubes par jour, soit une vitesse supérieure à celle de la semaine précédente. Le 7 novembre, le volume du dôme était estimé à 273 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

Des émissions mineures de cendre et de gaz continuent sur le Turrialba (Costa Rica), avec de temps en temps de puissantes explosions et des panaches de cendre atteignant 500 mètres au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent
Source: OVSICORI.

L’éruption du cône dans la caldeira sommitale du Veniaminof (Iles Aléoutiennes / Alaska) se poursuit tranquillement. Les données satellitaires et les images de la webcam révèlent des températures de surface élevées dues à des projections et des coulées de lave. Les panaches de vapeur et de cendre s’élèvent jusqu’à 3 km d’altitude. Des données satellitaires récentes montrent que les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 1,2 km de la bouche éruptive. Des fractures continuent à s’ouvrir dans la glace à proximité de la coulée de lave en raison des eaux de fonte qui s’enfoncent sous la couche de glace. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

Dans sa dernière mise à jour du 13 novembre 2018, le HVO indique que Kilauea (Hawaii) n’est pas en éruption. La sismicité, la déformation et les émissions de gaz n’ont pas évolué au cours de la semaine écoulée.
Les instruments du HVO montre un faible niveau de sismicité au sommet et sur l’East Rift Zone (ERZ). La sismicité est surtout enregistrée au sommet du Kilauea et sur le flanc sud, avec de petites répliques de l’événement de M 6.9 enregistré le 4 mai 2018. La sismicité reste faible dans Lower East Rift Zone (LERZ).
Dans l’ERZ, les tiltmètres installés près du Pu’uO’o et plus à l’est ne révèlent aucune évolution dans la déformation du sol.
Les émissions de SO2 au sommet étaient en moyenne de 50 tonnes par jour le 24 octobre et de 75 tonnes par jour sur le Pu’uO’o le 23 octobre. Aucune émission de SO2 n’a été détectée dans la LERZ.
En dépit de cette situation volcanique très calme, des dangers sont toujours présents dans la LERZ et au sommet du Kilauea. Les habitants et les touristes qui se trouvent à proximité de fractures et de coulées de lave récemment actives doivent rester informés et être prêts à évacuer la zone en cas de reprise – improbable – de l’activité. L’ensemble du champ de lave est interdit d’accès, sauf autorisation de la Protection Civile.

Source : HVO.
Même si tous les paramètres montrent que l’activité s’est arrêtée au sommet et le long de l’ERZ, même si une reprise de l’activité éruptive est considérée comme «improbable», le HVO continue à affirmer que l’éruption fait «une pause» et refuse d’admettre qu’elle est terminée. Cela devient ridicule.

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Here is some news about volcanic activity around the world, as summarized in the Smithsonian Institution’s weekly report.

On November 8th and 12th, 2018, small, short-lived brownish ash plumes were observed on Mayon (Philippines), associated with a degassing events. There was no accompanying seismic record from these events. In the morning of November 11th, a volcanic earthquake was associated with a short-lived lava fountaining. The event lasted 36 seconds and produced a brownish-gray ash plume that drifted SW. Crater incandescence was visible most nights between November 7th and 13th.. The alert level for Mayon remains at 2, on a scale 1 – 5. Residents are asled to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone and the 7-km Extended Danger Zone on the SSW and ENE flanks.

Source: PHIVOLCS.

Between 7 and 18 explosions per hour were detected at Fuego (Guatemala) during 8-12 November, 2018. Ash plumes from the explosions rose as high as 1.1 km above the crater rim and drifted 8-20 km W and SW. Ashfall has been reported in areas downwind areas. Incandescent material was ejected 150-300 metres high and caused avalanches that travelled far, reaching vegetated areas in multiple drainages. Lava flows as long as 1.2 km advanced in the Ceniza drainage, though lava-flow activity had greatly decreased by November 12th.

Source: INSIVUMEH.

Four significant events were recorded at Anak Krakatau (Indonesia) on November 9th.. Each event lasted 42-55 seconds and produced ash plumes that rose 300-500 metres above the crater. An event in the morning of November 10th generated an ash plume that rose 500 metres. There were 10 events recorded on November 12th, each lasting 38-117 seconds, and producing ash plumes that rose 200-700 metres. Four events were recorded on November 13th, each lasting 44-175 seconds, and producing ash plumes that rose as high as 800 metres. The alert level remains at 2; residents and visitors are warned not to approach the volcano within 2 km of the crater.

Source: VSI.

Between November 2nd and 8th, 2018, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew slowly at a rate of 3,500 cubic metras per day, faster than the previous week. By November 7th, the volume of the dome was an estimated 273,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : VSI.

Minor ash-and-gas emissions continue at Turrialba (Costa Rica), though occasionally punctuated by energetic explosions which plumes as high as 500 metres above the crater. Ashfall has been reported in several downwind areas

Source: OVSICORI.

The eruption from the cone in Veniaminof’s ice-filled summit caldera (Aleutians / Alaska), continues at low levels. Satellite and webcam data show elevated surface temperatures from minor lava spattering and lava effusion. Steam and ash plumes rise as high as 3 km a.s.l. Recent satellite data show that the lava flows have travelled as far as 1.2 km from the vent. Fractures in the ice sheet adjacent to the lava flow continue to grow due to meltwater flowing beneath the ice sheet. The aviation colour code remains at Orange and the volcanic alert level is kept at Watch.  Source: AVO.

In its latest update (November 13th, 2018), HVO indicates that Kilauea (Hawaii) is not erupting. Rates of seismicity, deformation and gas emissions have not changed significantly over the past week.

HVO monitoring shows low rates of seismicity at the summit and East Rift Zone (ERZ). Earthquakes continue to occur primarily at Kilauea’s summit area and south flank, with continued small aftershocks of the M 6.9 event of May 4th, 2018. Seismicity remains low in the Lower ERZ.

In the ERZ, tiltmeters near Pu’uO’o and farther east reveal no change over the last week.

SO2 emissions at the summit averaged 50 tonnes/day on Oct. 24th and 75 tonnes/day at Pu’uO’o on October 23rd. There was no SO2 detected in the Lower ERZ.

Despite this very quiet volcanic situation, hazards are still present in the lower East Rift Zone (LERZ) and at the summit. Residents and visitors near recently active fissures and lava flows should stay informed and be prepared, if necessary, to self-evacuate in the UNLIKELY event of renewed activity. The entire flow field and the vents are closed to the public, unless authorized through Civil Defense.

Source: HVO.

Even though all parameters show that activity has stopped both at the summit and along the ERZ, even tough renewed activity is said to be “unlikely”, HVO still says the eruption is going through “a lull” and refuses to admit it is over. This is becoming quite ridiculous.

Activité éruptive sur le Krakatau (Photo: C. Grandpey)

Si vous aimez la Montagne Pelée…

Si vous aimez la Montagne Pelée, je vous conseille la lecture du roman de Daniel Picouly Quatre-vingt-dix secondes, paru en août 2018 aux éditions Albin Michel.

90 secondes, c’est le temps qu’il a fallu en 1902 à la « Vieille Dame » pour faire passer de vie à trépas quelque 29 000 habitants de l’île de la Martinique et transformer la ville de Saint Pierre en décor d’apocalypse.

Avec le volcan comme toile de fond, des intrigues romanesques se développent, à commencer par l’un des nombreux duels qui se déroulaient dans le décor du Jardin des Plantes. Au fil des pages, le lecteur découvre une histoire d’amour et des manigances politiques locales, jusqu’à la fin de la partie, sifflée par la Montagne Pelée en personne.

A l’occasion de la Foire du Livre de Brive, j’ai eu une discussion fort intéressante avec l’auteur qui m’a posé une foule de questions sur l’éruption de 1902. Je lui ai fait remarquer que l’arrière-plan volcanique tel qu’il le décrivait était intéressant et que l’idée de donner la parole à la Montagne Pelée était particulièrement originale. Je pense toutefois que, pour bien apprécier le roman, il faut s’être plongé, au travers d’autres ouvrages, dans l’ambiance qui régnait au début du 20ème siècle dans la Perles des Antilles.

En marge de ce livre, vous pourrez lire une note que j’ai rédigée il y a quelques mois sur ce blog et intitulée « Y a-t-il une malédiction de la Montagne Pelée ? »

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/11/y-a-t-il-une-malediction-de-la-montagne-pelee-is-there-a-curse-of-montagne-pelee/

L’art de cartographier les coulées de lave // The art of mapping lava flows

Lors de la récente éruption* du Kilauea dans la Lower East Rift Zone (LERZ), le HVO (géré par l’USGS) a régulièrement diffusé les cartes des coulées de lave afin d’informer le public. Ce n’était pas la première fois que de tels documents étaient mis à la disposition du public ; en effet, des cartes semblables montrant les coulées en provenance du Pu’uO’o avaient déjà été diffusées sur le site web du HVO pendant de nombreuses années.
Voici comment ces cartes sont élaborées par le personnel du HVO : Des programmes informatiques connus sous le nom de Geographic Information Systems (SIG) sont utilisés par les cartographes de l’USGS depuis de nombreuses années. À l’aide d’un logiciel SIG disponible dans le commerce, l’utilisateur crée une série de «couches» incluant des données telles que les routes et les frontières politiques qui, mises ensemble, forment une carte.
Lorsque le magma est entré dans la LERZ au début du mois de mai 2018, le HVO a préparé un modèle de carte de la région prêt à être diffusé rapidement si la lave faisait surface. La première fracture éruptive s’est ouverte dans la subdivision des Leilani Estates en fin d’après-midi le 3 mai et le HVO a publié sa première carte dès le lendemain matin.
Lors de la conception de cette carte, les cartographes, à l’aide du programme SIG, ont pris en compte diverses règles logiques pour symboliser et superposer les différentes couches. Par exemple, les routes sont représentées en nuances de gris car d’autres couleurs pourraient prêter à confusion ; le bleu est souvent utilisé pour les ruisseaux ou les pentes les plus raides et le rouge est réservé aux coulées de lave. Dans la superposition des couches, une coulée de lave est toujours en haut, car elle détruit tout ce qui se trouve sur son passage. Une route apparaissant au-dessus d’une coulée de lave suggérerait qu’elle a survécu ou a été reconstruite récemment.
Les cartes de la LERZ ont également été fortement influencées par les cartes précédentes à propos du Pu’uO’o. L’utilisation d’un même style cartographique pour le Pu’uO’o et la LERZ ne créait pas de confusions chez les personnes habituées à visualiser les premières sur le site web du HVO.
Pendant la première semaine d’éruption dans la LERZ en 2018, les coulées de lave furent difficiles à cartographier car elles sont restées près des fractures dans les Leilani Estates où la végétation masquait leur progression. Cartographier la lave à pied, qui avait été fréquemment pratiqué pour les coulées du Pu’uO’o, était trop dangereux dans les Leilani Estates en raison de la difficulté d’atteindre des issues de secours.
En conséquence, le HVO a tout d’abord représenté les fractures éruptives par de simples pointillés sur les premières cartes. Plus tard, à mesure que la lave envahissait Lower Puna, les images satellitaires furent d’une aide précieuse pour cartographier le champ d’écoulement de la lave. Cela a permis aux géologues de dessiner des polygones à deux dimensions autour des coulées de lave mises en place depuis la mise à jour précédente. Après avoir associé ces nouvelles données à celles obtenues sur le terrain par les équipes de l’USGS, les polygones ont été ajoutés en rouge vif à la carte de l éruption. Lorsque les vues satellitaires n’étaient pas disponibles, les polygones étaient calculés à l’aide d’un processus similaire à partir de cartes thermiques obtenues par hélicoptère.
Le processus de création de polygones à partir d’images satellitaires ou thermiques peut prendre quelques heures. Le problème, c’est que la vitesse de progression de certaines coulées de lave dans la LERZ pouvait très rapidement rendre ces cartes obsolètes. Cela a conduit les analystes SIG à utiliser des méthodes de cartographie plus efficaces. Par exemple, certaines cartes publiées à la fin du mois de mai et au début du mois de juin 2018 montraient à l’aide d’une simple flèche et d’un point le front de coulée qui avait été localisé quelques minutes auparavant lors du survol en hélicoptère. Si les photographies aériennes permettaient d’avoir des points de repère, il était alors possible, pour les analystes SIG, d’esquisser les fronts des coulées sur les images satellitaires. Ces méthodes ont accéléré le processus de cartographie lorsque le besoin d’informations devenait crucial.
Chaque éruption volcanique est différente et, la prochaine grande éruption hawaïenne* nécessitera probablement de nouvelles méthodes, encore plus innovantes, de cartographie des coulées de lave.
Source: USGS / HVO.

* Les expressions «récente éruption dans la Lower East Rift Zone» et «prochaine grande éruption hawaiienne» semblent indiquer que le HVO a finalement admis que l’éruption qui a eu lieu entre mai et août 2018 est définitivement terminée!

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During Kilauea Volcano’s recent lower East Rift Zone (LERZ) eruption*, the USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) regularly released lava-flow maps to inform the public about the situation. This was not the first time such maps have been in the public eye, as regular maps of Pu’uO’o lava flows have been posted to HVO’s website for many years.

Here is how these maps are worked out by the HVO staff. Computer programs known as Geographic Information Systems (GIS) have been the preferred tool of USGS cartographers for many years. Using commercial GIS software, the user creates a stack of “layers,” such as roads and political boundaries that together form a map.

When magma intruded into the LERZ in early May 2018, HVO prepared a template map of the region that could be ready for rapid distribution if/when lava erupted to the surface. The first eruptive fissure opened in the Leilani Estates subdivision in the late afternoon of May 3rd, and HVO released its first eruption map the next morning.

In designing this map, GIS analysts considered various logical rules for symbolizing and stacking the layers. For example, roads are shown in shades of gray because other colours could cause confusion, with blue often used for streams or paths of steepest descent, and red reserved for lava flows. In the stacking order, a lava flow is always on top, because it effectively destroys everything that was once in its place. A road shown on top of a lava flow would suggest that it survived or was recently rebuilt.

The LERZ map was also heavily influenced by earlier Pu’uO’o maps. Using a similar cartographic style helped ensure that the LERZ eruption maps were familiar to people accustomed to viewing maps on HVO’s website.

For the first week of the 2018 LERZ eruption, lava flows proved difficult to map, as they stayed close to the fissures in Leilani Estates, where vegetation obscured aerial views of their margins. Mapping the lava on foot, which had been common for Pu’uO’o flows, was too dangerous because of the difficulty to get to exit routes.

As a result, HVO initially used simple dots to depict the eruptive fissures on early maps. Later, as the lava inundation in Lower Puna grew more expansive, satellite views became the preferred method of mapping the flow field. This allowed geologists to draw two-dimensional polygons around lava flows that had been emplaced since the previous update. After associating these new data with field checks by USGS crews, the polygons were added to the eruption map in bright red. When satellite views were unavailable, polygons were derived using a similar process from helicopter-collected thermal maps.

The process of drawing polygons from satellite or thermal imagery could take a few hours. Unfortunately, the speed at which some LERZ lava flows advanced could render those maps obsolete almost immediately. This led GIS analysts to employ more aggressive methods of mapping. For example, some maps posted in late May and early June 2018 showed a simple arrow and point for the flow front, which had been pinpointed only minutes before during a helicopter overflight. If aerial photographs included landmarks, it was possible for GIS analysts to sketch the flow fronts onto pre-eruption satellite images. These methods accelerated the map-making process when the need for information became most critical.

Every volcanic eruption is different, and certainly the next major Hawaiian eruption* will require new, and even more innovative, methods of lava-flow mapping.

Source: USGS / HVO.

* The expressions “recent lower East Rift Zone eruption” and “the next major Hawaiian eruption” seem to suggest that HVO has finally admitted that the May-August 2018 eruption is definitely over!

Sur cette carte, des polygones rouge vif ont été dessinés par les analystes SIG de l’USGS autour de coulées de lave nouvelles ou actives, situées dans la LERZ. Elles apparaissent de couleur plus claire en raison de leur température élevée sur cette carte thermique. Créée lors d’un survol en hélicoptère le 9 mai 2018, cette carte montre les fractures 6 (à gauche) et 15 (à droite) avec Pohoiki Road entre les deux bouches éruptives. (Source: USGS).

Cette carte de la Lower East Rift Zone du Kilauea, mise au point par les analystes SIG de l’USGS, montre l’étendue des coulées de lave émises (en rose) lors de la dernière éruption. Elles couvrent une superficie d’environ 35,5 km2. Il n’y a pas eu d’accroissement des coulées de lave depuis le 9 août 2018. Une activité mineure a été observée dans la Fracture n°8 au début du mois de septembre 2018, mais elle n’a pas eu d’influence sur les marges de la coulée principale. Les zones de couleur violette représentent des coulées de lave émises en 1840, 1955, 1960 et 2014-2015. (Source : USGS)

Fuego (Guatemala): Nouvelle séquence éruptive // New eruptive episode

Comme prévu par l’INSIVUMEH il y a quelques jours, le Fuego est entré dans sa 4ème phase éruptive de l’année le 6 novembre 2018. Le volcan a connu des explosions faibles à modérées, avec des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 4 800 mètres d’altitude et s’étirant sur 12 à 15 km vers l’ouest et le sud-ouest. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs localités
Les explosions ont envoyé des matériaux incandescents à 200 – 300 mètres au-dessus du cratère. Ils ont généré des avalanches qui ont mis le feu à la végétation dans les ravines Seca et Taniluya et ont alimenté une coulée de lave longue de 1,2 km dans la ravine Ceniza.
La sismicité est en train de diminuer mais l’apparition de nouvelles coulées de lave ne peut être exclue.
La population est invitée à être attentive aux recommandations des autorités et à éviter les rumeurs.
Les autorités de l’aviation civile demandent aux pilotes d’éviter la zone du volcan.
Source: INSIVUMEH.

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As predicted by INSIVUMEH a few days ago, Fuego entered its 4th eruptive phase of the year on November 6th, 2018. The volcano experienced weak to moderate explosions, with ash plumes rising up to 4 800 metres above sea level and travelling 12 – 15 km to the west and southwest. Ashfall has been reported in several municipalities

The explosions sent incandescent material 200 – 300 metres above the crater. They generated avalanches that set fire to the vegetation in the Seca and Taniluya drainages and fed a 1.2-kilometre-long lava flow in the Ceniza drainage.

Seismicity is currently decreasing but the occurrence of new lava flows cannot be excluded.

The population is asked to be attentive to the recommendations given by the authorities and avoid the rumours.

Civil aviation authorities are asking pilots to avoid the area of the volcano.

Source: INSIVUMEH.

Sismicité actuelle sur le Fuego (Source: INSIVUMEH)