Nouvelle découverte extraordinaire à Pompéi // Another extraordinary discovery at Pompeii

Les fouilles vont bon train à Pompéi où les archéologues ne cessent de faire des découvertes ô combien intéressantes. À noter que ces travaux sont possibles en grande partie grâce aux fonds alloués par l’Union Européenne. En septembre dernier, le responsable des fouilles me faisait part de sa satisfaction devant le travail accompli.

Photo: C. Grandpey

Aujourd’hui, des archéologues du Parc archéologique de Pompéi ont identifié l’une des victimes de l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C. Il s’agit très probablement d’un médecin. Les dernières techniques d’imagerie ont révélé des instruments chirurgicaux dissimulés à l’intérieur d’un moulage en plâtre.
Cette découverte est liée aux recherches en cours sur des objets mis au jour lors des fouilles menées en 1961 par l’archéologue italien Amedeo Maiuri dans l’Orto dei Fuggiaschi – le Jardin des Fugitifs – l’un des sites les plus émouvants de Pompéi. On peut y observer derrière une vitre les moulages de 14 personnes qui ont été piégées par la coulée pyroclastique alors qu’elles tentaient de fuir la ville par la Porta Nocera.

Crédit photo: Parc archéologique

En examinant une petite boîte dissimulée dans l’un des moulages, les chercheurs ont découvert une collection d’objets qui auraient appartenu à un médecin, notamment des instruments métalliques pouvant être interprétés comme des outils chirurgicaux. Il y avait aussi des pièces de monnaie en bronze et en argent, et une plaque d’ardoise probablement utilisée pour préparer des substances médicales ou cosmétiques.

L’analyse aux rayons X, la tomographie et les reconstructions numériques 3D réalisées par des spécialistes ont permis aux experts d’étudier le contenu de la boîte où se trouvaient les instruments sans endommager le moulage. Les examens ont également révélé des détails de la structure mécanique du récipient, notamment un système de verrouillage à roue dentée.
Archéologues, anthropologues, restaurateurs, radiologues, numismates et experts en modélisation numérique ont collaboré pour reconstituer des éléments de la vie et de la profession de la victime. Le directeur du Parc archéologique de Pompéi a déclaré : « Cet homme a emporté ses outils avec lui pour être prêt à reconstruire sa vie ailleurs, grâce à son métier, mais peut-être aussi pour aider les autres. Nous dédions cette petite mais significative découverte à tous les hommes et femmes qui continuent d’exercer ce métier aujourd’hui avec un sens aigu des responsabilités et un dévouement exemplaire au service de la communauté. »

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Dans le Verger des Fugitifs, les moulages présentent les malheureuses victimes de l’éruption du Vésuve dans les positions où les coulées pyroclastiques les ont surprises. Ces moulages remarquables ont été réalisés grâce à une technique révolutionnaire mise au point par Giuseppe Fiorelli, un archéologue napolitain (1823-1896).

Fiorelli avait remarqué que la cendre solidifiée permettait de conserver l’empreinte des corps. Il eut alors l’idée d’injecter du plâtre liquide dans ces cavités. Il réalisa un premier test sur quatre squelettes, prisonniers de leurs gangues de cendres. Le résultat fut à hauteur des espoirs de l’archéologue : il avait obtenu un moulage quasi-parfait des malheureux, dans la position dans laquelle la mort les avait figés. Quand on se trouve devant le Verger des Fugitifs, on remarque que toutes ces personnes se protégeaient les voies respiratoires pour ne pas être asphyxiés par les nuages de cendres et les gaz toxiques.

Photos: C. Grandpey

Après ce succès, Fiorelli continua ses moulages dans la ruelle dite «des squelettes», artère où gisaient les corps de 1.050 victimes de la catastrophe, aussi bien dans les rues qu’à l’intérieur des maisons. Les animaux avaient subi le même sort. L’archéologue réalisa le moulage d’un chien montrant l’animal recroquevillé sur lui-même dans le vain espoir de briser sa chaîne en la mordant.

Aujourd’hui, on continue à utiliser la technique de moulage de Giuseppe Fiorelli. En 2018, on a ainsi pu effectuer le moulage de chevaux, et en 2021, les archéologues ont réalisé le moulage des dépouilles d’un jeune esclave et de son maître en train de fuir. Grâce aux moulages couplés aux dernières technologies d’imagerie, les chercheurs sont capables de déterminer l’âge, le sexe, et même la classe sociale des victimes dont on a reconstitué le contour des corps.

Crédit photo: Parc archéologique

À noter que Fiorelli fut aussi le premier à ouvrir Pompéi aux visiteurs moyennant le paiement d’un droit d’entrée. Directeur général des Antiquités nationales italiennes, il conserva ce poste jusqu’à sa mort, le 28 janvier 1896, à Naples.

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Excavations are progressing rapidly in Pompeii, where archaeologists continue to make fascinating discoveries. It’s worth noting that this work is largely made possible by funding from the European Union. Last September, the head of the excavations expressed his satisfaction with the progress made.

Archaeologists at the ancient city of Pompeii Archaeological Park have identified one of the victims of the eruption of Mount Vesuvius in 79 AD as a doctor after advanced diagnostic examinations revealed surgical instruments hidden inside a plaster cast.

The findings are linked to ongoing research on materials uncovered during excavations led by Italian archaeologist Amedeo Maiuri in 1961 in the Orto dei Fuggiaschi, where the casts of 14 people were found after being trapped by the pyroclastic flow while attempting to flee the city.

The discovery emerged from renewed studies on materials excavated at the site, where the remains of the victims were uncovered after being overwhelmed by a pyroclastic cloud while attempting to escape the city through Porta Nocera.

Researchers examining a small case concealed within one of the casts found a collection of objects believed to belong to a physician, including metal instruments that can be interpreted as surgical tools, bronze and silver coins, and a slate plate likely used to prepare medical or cosmetic substances.

X-ray analysis, tomography scans, and 3D digital reconstructions carried out by specialists enabled experts to study the contents without damaging the cast. The examinations also revealed details of the container’s mechanical structure, including a toothed-wheel locking system.

Archaeologists, anthropologists, restorers, radiologists, numismatists, and digital modeling experts collaborated to reconstruct details about the victim’s life and profession.

Said the Director of the Pompeii Archaeological Park : “This man brought his tools with him to be ready to rebuild his life elsewhere, thanks to his profession, but perhaps also to help others. We dedicate this small but significant discovery to all the women and men who continue to carry out this profession today with a very high sense of responsibility and service to the community.”

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In the Orchard of the Fugitives, the plaster casts depict the unfortunate victims of the eruption of Mount Vesuvius in the positions in which the pyroclastic flows caught them. These remarkable casts were made using a revolutionary technique developed by Giuseppe Fiorelli, a Neapolitan archaeologist (1823-1896).
Fiorelli had noticed that solidified ash preserved the imprint of bodies. He then had the idea of ​​injecting liquid plaster into these cavities. He conducted an initial test on four skeletons, trapped in their ash-covered cavities. The result lived up to the archaeologist’s expectations: he had obtained a near-perfect cast of the victims, in the position in which death had frozen them. When standing before the Orchard of the Fugitives, one notices that all these people were protecting their airways to avoid being asphyxiated by the ash clouds and toxic gases.
After this success, Fiorelli continued his plaster casts in « the Alley of Skeletons, » a thoroughfare where the bodies of 1,050 victims of the disaster lay, both in the streets and inside houses. Animals had suffered the same fate. Fiorelli made a cast of a dog, showing the animal curled up in a vain attempt to break its chain by biting it.
Today, Giuseppe Fiorelli’s plaster cast technique is still used. In 2018, casts of horses were made, and in 2021, archaeologists created casts of the remains of a young slave and his fleeing master. Thanks to these casts, combined with the latest imaging technologies, researchers are able to determine the age, sex, and even the social class of the victims whose bodies have been reconstructed.

It is worth noting that Fiorelli was also the first to open Pompeii to visitors for an entrance fee. As Director General of Italian National Antiquities, he held this position until his death on January 28, 1896, in Naples.

Et si Yellowstone entrait en éruption de nos jours ? // What if Yellowstone erupted today?

À la fin de ma conférence « Volcans et risques volcaniques », certaines personnes me demandent ce qui se passerait si un super volcan comme Yellowstone entrait en éruption aujourd’hui.

Un super volcan est un volcan capable d’émettre au moins 1 000 kilomètres cubes de matériaux lors d’une seule éruption. De ce fait, il est classé au niveau 8 – le maximum – de l’Indice d’explosivité volcanique (VEI). Il est intéressant de noter que Yellowstone n’est pas le seul super volcan au monde. Certains, comme le Taupo (Nouvelle-Zélande) ou le Toba (Indonésie), sont bien connus, mais d’autres super volcans, aujourd’hui inconnus, pourraient se cacher au fond des océans. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les abysses de nos propres océans.
Le Parc national de Yellowstone est un endroit magnifique, avec ses sources chaudes et ses geysers comme l’Old Faithful.

Ce vaste système volcanique est connu sous le nom de Caldeira de Yellowstone, et une seule éruption pourrait plonger le monde dans le chaos. Il y a environ deux millions d’années, d’importantes quantités de magma se sont accumulées sous la croûte terrestre. Poussées par la pression colossale des gaz volcaniques, elles ont déclenché une éruption qui figure parmi les plus importantes de l’histoire de notre planète. Depuis cette époque lointaine, Yellowstone a connu deux autres éruptions volcaniques majeures et de nombreuses éruptions mineures.

Bien que Yellowstone n’ait pas connu de super-éruption depuis des millénaires, on peut se demander si ce super volcan est susceptible d’entrer un jour à nouveau en éruption. Les scientifiques qui étudient Yellowstone estiment qu’une nouvelle éruption est probable et que ce n’est qu’une question de temps. Toutefois, une éruption majeure de Yellowstone ne devrait pas se produire avant des milliers, voire des millions d’années.
Les scientifiques expliquent que le magma sous Yellowstone est majoritairement à l’état solide et ne peut donc pas déclencher une éruption. Une étude montre que ce magma se concentre surtout dans la partie nord-est du volcan et qu’il a tendance à se déplacer dans cette direction. Ce magma pourrait un jour devenir suffisamment liquide pour entrer en éruption. Mais il pourrait aussi perdre de sa chaleur et stagner au contact d’une épaisse couche de roche continentale au sein de la croûte terrestre. Ce ne sont que des suppositions et le conditionnel est de rigueur. En réalité, aucun scientifique n’est capable de prédire l’avenir éruptif de Yellowstone.

Source: USGS / YVO

Selon certains chercheurs, le prochain événement volcanique dans la caldeira de Yellowstone ne sera probablement pas une explosion volcanique. Une puissante éruption hydrothermale est plus probable. Elle proviendrait d’un geyser, avec une activité capable de créer des cratères impressionnants mais dont l’impact serait limité en dehors du Parc.

Explosion du Steamboat Geyser

Une autre possibilité serait une coulée de lave émise par une bouche éruptive. Au final, le danger actuel à Yellowstone réside davantage dans les éruptions hydrothermales ou les séismes, dont beaucoup sont sans lien avec l’activité volcanique.
Tous les scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire que si le volcan de Yellowstone entrait en éruption, leurs collègues en poste à l’observatoire le sauraient probablement des semaines, voire des mois à l’avance. Cependant, ils insistent sur le fait que le risque d’une éruption majeure dans la caldeira de Yellowstone est quasiment nul aujourd’hui.

Mais que se passerait-il si Yellowstone entrait en éruption alors que des milliards d’êtres humains peuplent notre planète ? Lors de l’éruption, la zone immédiatement concernée, couvrant des parties du Montana, du Wyoming et de l’Idaho, serait ravagée. D’immenses colonnes éruptives, chargées de cendres et de gaz volcaniques à haute température, s’effondreraient sous leur propre poids et réduiraient la zone en cendres. Les coulées pyroclastiques anéantiraient arbres, habitations et infrastructures sur leur passage.
À l’aide de modèles, les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone prévoient qu’une super-éruption enverrait des milliers de mètres de cendres dans le périmètre du Parc et recouvrirait des zones habitées s’étendant de Missoula (Montana) à Albuquerque (Nouveau-Mexique).

Simulation d’une éruption à Yellowstone avec l’émission de 330 kilomètres cubes de cendres (Source : USGS)

De plus, une super-éruption du Yellowstone déposerait plusieurs millimètres de cendres sur une grande partie des États-Unis et certaines régions du Canada, avec un impact sur l’agriculture, les ressources en eau et les réseaux électriques. D’énormes quantités de cendres et de gaz atteindraient la stratosphère, générant des aérosols qui bloqueraient la lumière du soleil et plongeraient la Terre dans une longue période de froid et d’obscurité. Le scénario serait probablement semblable à l’éruption du Tambora en 1815 (Indonésie), qui fit des dizaines de milliers de victimes et plongea la Terre dans « l’Année sans été », une longue période de basses températures qui ravagea les récoltes et provoqua des famines et des épidémies à travers le monde.

Cratère du Tambora (Crédit photo: Wikipedia)

Les scientifiques estiment généralement que les effets d’une super-éruption comme celle du Yellowstone pourraient durer de cinq à dix ans. De nombreuses personnes mourraient, mais l’humanité ne disparaîtrait pas. Aucune éruption volcanique explosive n’a jamais été associée à une extinction massive sur Terre.

Source : Popular Science, Observatoire Volcanologique de Yellowstone. Photos du Parc: C. Grandpey

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At the end of my conference « Volcanoes and volcano Hazards », some persons ask me what would happen if a super volcano like Yellowstone erupted today.

Just remember that a super volcano is able to erupt at leaqt 1,000 cubic kilemeters of material during a single eruption. As such it is callsified at level 8 – the maximum – on the Volcanic Explosivity Index (VEI). It is interesting to add that Yellowstone is not the only super volcano in the world. Some of them like taupo (New Zealand) or Toba (Indonesia) are well known but other super volcanoes may also be unknown, lying hidden at the bottom of the oceans. As I say it quite often, we know the surface of Mars better than the abysses of our own oceans.

Yellowstone National Park is a wonderful place to visit with its hot springs and geysers like Old Faithful. This vast volcanic system is known as the Yellowstone Caldera, and with one blast it could plunge the world into chaos.

About two million years ago, large amounts of hot magma accumulated beneath the Earth’s crust, building pressure and volcanic gases that triggered a major eruption. It was among the largest volcanic eruptions in our planet’s history, blanketing large parts of North America with ash. Since then, Yellowstone has seen two more major volcanic eruptions and many smaller ones.

Though Yellowstone hasn’t had a supereruption in millennia, we may wonder:whether the super volcano will ever explode again. Experts studying Yellowstone say it probably will erupt again ; t’s just a matter of time. A major Yellowstone eruption likely won’t happen for thousands, and potentially millions, of years.

Scientists say that the magma underneath Yellowstone is mostly solid and not eruptible. One study suggests the magma is more concentrated underneath the northeast section, and that magma is shifting in that direction. This magma may one day become liquid enough to erupt. But it could also lose heat and stall as it hits thick, continental rock within the Earth’s crust. Actually, no scientist is able to make any prediction about the eruptive future of Yellowstone.

According to some researchers, the next volcanic incident in the Yellowstone Caldera likely won’t be a volcanic explosion. A powerful hydrothermal eruption from a geyser, activity that can create impressive craters but has limited impact outside the park, is more likely. Another possibility is a lava flow emitted by a single eruptive vent. In the end, the hazard in Yellowstone today lies more with hydrothermal eruptions or earthquakes, many unrelated to volcanic activity, in the park.

All scientists agree today to say that if the Yellowstone volcano were to erupt, scientists at the observatory would likely know weeks to months beforehand, but they insist that the chances of a major eruption in the Yellowstone Caldera within the human timeline are close to zero.

But what if Yellowstone did erupt while billions of humans still walked this planet? Upon eruption, the immediate radius, including parts of Montana, Wyoming, and Idaho, would be swept clean. Huge eruption columns, with superheated volcanic ash and gas, would collapse under their own weight and incinerate the land. Pyroclastic flows would wipe out trees, homes, and infrastructure in their path.

Using models, scientists at the Yellowstone Volcano Observatory predict that a supereruption would drop thousands of meters of ash within the park radius, and coat communities stretching from Missoula, Montana, to Albuquerque, New Mexico. What is more, aYellowstone supereruption would drop at least a few millimeters of ash over much of the U.S. and parts of Canada, devastating agriculture, water supplies, and electrical grids. Huge amounts of ash and gas launched into the stratosphere would act as aerosols, blocking sunlight and plunging the Earth into a long period of cold and dark. It would probably look like the 1815 Tambora eruption (Indonesia) which claimed tens of thousands of lives and plunged Earth into the “Year Without Summer”, a prolonged period of low temperatures that ravaged crops and caused widespread famine and disease epidemics around the world.

Scientists usually believe the effects of a supereruption like Yellowstone could last five to 10 years. A lot of people would die, but it would not wipe out humanity. No explosive volcanic eruption has ever been associated with a mass extinction on Earth.

Source : Popular Science, Yellowstone Volcano Observatory.

Kilauea (Hawaï) : une histoire de volumes de lave

Depuis que j’observe le Kilauea, je suis impressionné par les volumes de lave que ce volcan de point chaud est capable d’émettre pendant les éruptions. À noter que le Mauna Loa ne vaut guère mieux ; il suffit d’observer le volume de lave émis pendant la grande éruption de 1984 : 220 millions de mètres cubes sous forme de coulées parties de la caldeira sommitale Mokuʻāweoweo et des deux rifts qui l’encadrent. L’éruption a duré du 25 mars au 15 avril 1984 soit 22 jours. Il y a donc eu un débit effusif moyen de 10 millions de mètres cubes par jour.

Éruption du Mauna Loa en 1984 (Crédit photo: USGS)

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Un volume significatif de lave est également émis au cours des épisodes éruptifs (on vient de passer le 47ème!) qui secouent actuellement le Kilauea. Je me suis amusé à relever les volumes émis au cours des 10 derniers épisodes (du 38ème le 6 décembre 2025 au 47ème le 14 mai 2026). Au cours de ces 10 événements, le Kilauea a vomi 82,7 millions de mètres cubes de lave, soit un volume moyen de 8,2 million de mètres cubes par épisode. Là encore il faut relativiser et prendre en compte la réalité puisque les volumes émis vont de 4,6 millions de mètres cubes pour l’Épisode 46 à 12 millions pour les Épisodes 38 et 43.

Fontaines de lave de l’Épisode 43 (image webcam)

L’épisode éruptif n°47 du Kilauea (Hawaï) // Eruptive episode 47 of Kilauea volcano (Hawaii)

Le 47ème Épisode éruptif du Kilauea s’est terminé le 15 mai 2026 à 00h27, après avoir commencé à à 15h27 (heure locale) au niveau de la bouche nord. Le HVO avait prévu que les fontaines de lave jailliraient probablement entre le 11 et le 14 mai 2026.

Les signes précurseurs de ce nouvel épisode sont effectivement apparus vers 4 heures du matin (heure locale) le 14 mai, avec des débordements de lave générés par des fontaines en dômes vers 8h20 au niveau de la bouche éruptive sud. L’activité ressemblait fortement à celle d’un geyser.

Mais c’est finalement la bouche éruptive nord qui a eu le dernier mot avec les fontaines de lave habituelles qui sont apparues à 15h27 (heure locale). L’Épisode 47 a pris fin après 9 heures de fontaines de lave. Dans le bilan de l’événement, le HVO indique que les fontaines ont atteint 200 mètres de hauteur.

Le débit effusif maximal était de 275-300 mètres cubes par seconde, pour un débit moyen de 220 mètres cubes seconde. L’Épisode 47 a déversé un volume de lave estimé à 5,2 millions de mètres cubes qui ont couvert 30-40% du plancher de l’Halema’uma’u. Le panache éruptif a atteint 4500 mètres de hauteur.

Source: HVO.

Captures d’images webcam

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Kilauea’s 47th eruptive episode ended on May 15, 2026, at 00:27, after beginning at 3:27 PM (local time) at the northern vent. The HVO had predicted that lava fountains would likely erupt between May 11 and 14, 2026.

The precursor signs of this new episode did indeed appear around 4:00 AM (local time) on May 14, with lava overflows generated by dome-shaped fountains around 8:20 AM at the southern vent. The activity strongly resembled that of a geyser.
However, it was ultimately the northern vent that had the last word, with typical lava fountains appearing at 3:27 PM (local time). Episode 47 ended after 9 hours of lava fountaining. In its event report, the HVO indicates that the fountains reached 200 meters in height.

The maximum effusive flow rate was 275-300 cubic meters per second, with an average flow rate of 220 cubic meters per second. Episode 47 poured an estimated 5.2 million cubic meters of lava that covered 30-40% of the floor of Halema’uma’u. The eruptive plume reached 4,500 meters in height.

Source: HVO.