Anak Krakatau (Indonésie)

Selon le Centre indonésien de gestion des catastrophes (PVMBG), l’Anak Krakatau a perdu près d’un tiers de sa hauteur initiale qui est passée de 338 mètres à 110 mètres, après la série d’éruptions et un effondrement du volcan qui a provoqué un tsunami la semaine dernière, faisant plus de 400 morts et des milliers de blessés. Après l’effondrement du flanc du volcan, on estime que son volume est passé de 150-180 millions de mètres cubes à 40-70 millions de mètres cubes.
En conséquence, le PVMBG pense que le risque d’un nouveau tsunami est relativement faible, à moins que des failles se réactivent dans le Détroit de la Sonde. Les autorités pensent que maintenant le plus grand danger est une éruption de type surtseyen au niveau de la surface de la mer, suite au contact de l’eau de mer et de la lave. Ce type d’éruption produit beaucoup de cendre mais ne déclenche pas de tsunami. Les dernières photos publiées dans la presse confirment cette hypothèse (voir image ci-dessous). Il est probable que cette activité persistera jusqu’à ce que les matériaux issus de l’éruption se soient suffisamment accumulés pour constituer une nouvelle structure émergée. Depuis le poste d’observation de Pasauran, on se rend compte que le cône du volcan se trouve actuellement plus bas que l’île de Sertung et l’île de Panjang, qui se dressent respectivement à 182 mètres et 132 mètres au dessus du niveau de la mer.
Certains géologues américains font toutefois remarquer que le volcan est toujours instable et pourrait s’effondrer à nouveau. Ils expliquent que l’édifice volcanique est instable car il repose en bordure de la caldeira émergée de 1883, profonde de 150 à 200 mètres. À ce jour, le volume et la forme exacts du glissement de terrain de la semaine dernière sont inconnus, ce qui ne permet pas de modéliser avec précision les glissements de terrain et les tsunamis associés. Ces mêmes scientifiques pensent que l’aléa tsunami lié à l’activité volcanique n’a pas disparu. Le volcan doit être surveillé en permanence et les observations effectuées sur le volcan doivent aller de pair avec un système d’alerte aux tsunamis.
Le niveau d’alerte pour Anak Krakatau est maintenu à 3.
Source: The Jakarta Post.

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According to the Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG), Anak Krakatau has shrunk to almost a third its original height, from 338 meters to 110 metres, after the series of eruptions and a collapse that triggered a tsunami last week, killing more than 400 people and injuring thousands. Following last week’s collapse, it is estimated that the volcano has reduced to between 40 million and 70 million cubic metres in size from a mass of about 150 million to 180 million cubic metres.

As a consequence, PVMBG thinks that the potential for another tsunami is relatively small, unless there is a reactivation of faults or fault structure in the Sunda Strait. Authorities think the greatest potential danger from Anak Krakatau is a Surtseyan eruption, which takes place on the surface of the sea, with the contact between sea water and lava. This kind of eruption produces a lot of ash but cannot trigger a tsunami. The latest photos released in the press confirm this hypothesis (see image below). It is likely that this activity will persist until the lava accumulated enough to build another emerged platform. Based on the view from the Pasauran Volcano Observation Post, the cone of the volcano is currently situated lower than Sertung Island and Panjang Island, which are 182 metres and 132 metres above sea level, respectively.

However, some American geologists think that the volcano is still unstable and might collapse again. They say that the cone of the volcano is particularly unstable because it was built on the rim of the emerged 1883 caldera, 150 to 200 metres deep. To date, the exact volume and shape of last week’s landslide is still unknown, preventing accurate modelling of landslides and related tsunamis. These scientists believe that the tsunami hazard related to volcanic activity has not passed; the volcano should be watched almost permanently, and observations at the volcano should be linked to a tsunami alert system.

The alert level for Anak Krakatau is kept at 3.

Source: The Jakarta Post.

Les images satellitaires montrent que l’effondrement du 22 décembre a considérablement réduit la taille de l’Anak Krakatau

Les cypressoïdes confirment la présence d’une activité de type surtseyen, nom donné par référence à la naissance de l’île Surtsey au sud de l’Islande en 1963.

Tsunami du Krakatau: Une prévision difficile, voire impossible // A difficult, even impossible prediction

Après le tsunami dévastateur (dernier bilan de 429 morts, 1485 blessés et 154 disparus) provoqué pat un effondrement partiel de l’Anak Krakatau, les commentaires se multiplient sur les réseaux sociaux pour expliquer ce qui s’est passé. Malheureusement, si nous sommes en mesure d’analyser l’événement, nous ne sommes toujours pas capables de le prévoir. Il faut bien reconnaître qu’il en va de même pour un grand nombre d’événements naturels.

On peut lire un certain nombre de prévisions gratuites. Certains indiquent qu’un nouvel effondrement latéral du Krakatau peut se produire à nouveau car l’édifice est déstabilisé. Bien sûr, mais il se peut qu’un tel événement ne se produise que dans plusieurs mois, voire plusieurs années, et les populations littorales seront toujours autant démunies pour y faire face.

Il faut bien admettre que l’on ne peut pas faire grand-chose pour anticiper un effondrement ou un glissement de terrain sur un volcan actif et, qui plus est, qui se dresse au milieu de la mer. Installer des capteurs sur les pentes ? A quoi bon ? Ils seront vite recouverts par les projections éruptives et donc inutilisables. A l’occasion du tsunami de ces derniers jours, j’ai rappelé qu’un événement semblable, mais de moindre ampleur, avait eu lieu sur le Stromboli le 30 décembre 2002 quand un morceau de la Sciara del Fuoco avait glissé au fond de la mer, déclenchant un tsunami. Connaissant la Sciara del Fuoco, je ne vois pas comment on pourrait y installer des capteurs étant donné qu’elle reçoit toutes les projections du volcan.

Il faut malheureusement se rendre à l’évidence : nous ne sommes pas capables de prévoir le tsunami déclenché par un effondrement brutal sur un volcan, de la même façon que nous ne savons pas prévoir la vague provoquée par un événement sismique en mer. Si un tel événement se produit très loin des côtes, des balises en mer permettent de suivre sa progression et d’alerter les populations. En revanche, si le décrochement de faille a lieu à quelques encablures du rivage, toute forme de prévention devient impossible.

De temps à autre, on  voit apparaître des articles à propos du basculement du flanc E de l’Etna (Sicile) vers la Mer Ionienne. Certains scientifiques redoutent, à juste titre, une catastrophe majeure si un tel événement se produisait. Le flanc E du volcan est parcouru de failles qui sont bien connues et surveillées. Malgré cela, serons-nous en mesure d’anticiper suffisamment à temps un tel effondrement ? La question reste posée !

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After the devastating tsunami (latest toll: 429 dead, 1,485 injured and 154 missing) caused by a partial collapse of Anak Krakatau, comments are multiplying on social networks to explain what happened. Unfortunately, if we are able to analyze the event, we are still not able to predict it. We should admit that the same goes for a large number of natural events.
A number of forecasts can be read. Some say that a new lateral collapse of Krakatau can happen again because the volcanic edifice is destabilized. Of course, but such an event may happen in a few months or even years, and the seashore populations will still be destitute to deal with it.
We must admit that we can not do much to anticipate a collapse or a landslide on an active volcano and, what is more, that stands in the middle of the sea. Should we install sensors on the slopes? What’s the point ? They will be quickly covered by eruptive projections and therefore unusable. Concerning the tsunami of recent days, I recalled that a similar but smaller event took place at Stromboli on December 30th, 2002, when a chunk of the Sciara del Fuoco slid into the depths of the sea, triggering a tsunami. Knowing the Sciara del Fuoco, I do not see how we could install sensors because it receives all projections of the volcano.
Unfortunately, we are not able to predict the tsunami triggered by a sudden collapse on a volcano, in the same way that we do not know how to predict the wave caused by a seismic event at sea. If such an event occurs very far from the coasts, beacons at sea make it possible to follow its progress and to alert the populations. On the other hand, if the fault slip occurs a few miles from shore, any form of prevention becomes impossible.
From time to time, articles appear about the tilting of the eastern flank of Mt Etna (Sicily) towards the Ionian Sea. Some scientists fear, rightly, a major disaster if such an event occurred. The E flank of the volcano is slashed by faults that are well known and monitored. In spite of this, will we be able to anticipate enough in time such a collapse? The question remains!

Carte montrant les zones affectées par le tsunami du 22 décembre 2018 (Source: Jakarta Globe)

Quelques réflexions sur la dernière éruption du Kilauea (Hawaii) // A few thoughts about Kilauea’s last eruption (Hawaii)

C’est un comportement bien connu chez les Américains: ils ont souvent tendance à dire qu’ils sont les meilleurs et les plus forts! Ils adorent aussi utiliser les superlatifs. Ce qui se passe dans leur pays ne se produit nulle part ailleurs. C’est un état d’esprit que l’on retrouve dans le dernier « Volcano Watch » publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO. Selon l’Observatoire, la dernière éruption du Kilauea « marque un tournant décisif pour la volcanologie, non seulement à Hawaii, mais également dans le monde entier ».
L’article nous rappelle que des effondrements sommitaux comme celui qui a profondément remodelé la caldeira du Kilauea sont relativement rares. Sur le Kilauea, ce fut le plus important effondrement sommital depuis au moins l’année 1800, avec les explosions les plus fortes jamais enregistrées depuis 1924. Seuls trois événements comparables se sont produits sur les volcans basaltiques dans le monde au cours des 50 dernières années: au Piton de la Fournaise (Île de la Réunion). ), sur le Miyakejima (Japon) et sur le Fernandina (Galapagos). Des événements explosifs bien plus puissants se sont produits dans le passé sur le Kilauea, mais pas depuis 1790.
D’autres facettes de l’activité du Kilauea en 2018 sont sorties de l’ordinaire:
– Le séisme de M 6,9 qui a frappé le flanc sud du Kilauea le 4 mai 2018 fut le plus important enregistré à Hawaï depuis 1975.
– Les émissions de SO2 au cours de la phase principale de l’éruption dans la Lower East Rift Zone, avec au moins 50 000 tonnes par jour, n’avaient encore jamais été mesurées à un tel niveau sur le Kilauea.
– Le volume de lave émis par la Fracture n° 8 fut également inhabituellement élevé pour le Kilauea ; il fut environ trois fois plus élevé que lors des éruptions de la Lower East Rift Zone en 1955 et 1960.
De tels événements extraordinaires donnent aux scientifiques l’occasion d’étudier attentivement le comportement du Kilauea, de remettre en question des idées anciennes et d’en tester de nouvelles. Par exemple, sur la base d’observations visuelles de l’activité explosive de 1924 dans l’Halema’uma’u, les scientifiques pensaient que de tels événements étaient causés par l’interaction des eaux souterraines avec des roches ou du magma à haute température et craignaient que cela se reproduise en 2018. [Note personnelle: La vidange régulière de l’Overlook Crater a montré qu’il n’y avait pas d’interaction avec les eaux souterraines. De ce point de vue, les craintes du HVO étaient infondées.]
Un autre événement intéressant a été le processus d’effondrement de l’Halema ’uma ’u. Selon le HVO, la situation était « remarquablement prévisible ». En effet, la sismicité a progressivement évolué en crescendo en l’espace de 1 à 3 jours, jusqu’au moment où le plancher de la caldeira s’est affaissé soudain de plusieurs mètres en quelques secondes. Le phénomène s’est répété des dizaines de fois entre mai et août 2018 (voir le graphique ci-dessous). Un phénomène similaire a été constaté lors de l’effondrement sommital du volcan Miyakejima au Japon, en 2000.
La question est maintenant de savoir comment va évoluer la situation. Le HVO persiste en affirmant que l’éruption traverse « une accalmie » et pourrait redémarrer à tout moment. L’Observatoire fait référence à plusieurs événements du passé. Après l’effondrement et les explosions du Kilauea en mai 1924, la lave est revenue sur le plancher de l’Halema’uma’uu au cours de sept brefs épisodes éruptifs entre juillet 1924 et septembre 1934. Les géologues du HVO pensent que la même chose pourrait se reproduire dans les mois ou les années à venir. La plus longue période de repos éruptif dans l’histoire du Kilauea a eu lieu de 1934 à 1952, sans lave active sur le volcan pendant 18 ans! Cela montre que le Kilauea peut se tenir tranquille pendant des décennies.
[Ma question est la suivante: Comment le HVO peut-il affirmer que si la lave apparaît à nouveau, elle fera partie de la même éruption? Tous les paramètres sont actuellement proches de la normale et cela fait deux mois qu’aucune lave active n’a été observée dans la Lower East Rift Zone! Sur le Piton de la Fournaise, à la Réunion, les éruptions sont généralement espacées de quelques mois et sont considérées comme des événements distincts. Le Kilauea et le Piton de la Fournaise sont tous deux des volcans de «point chaud». Pourquoi les observatoires devraient-ils adopter des politiques différentes? Si l’OVPF raisonnait comme le HVO, les épisodes éruptifs à répétition du Piton de la Fournaise pourraient être considérés une seule et même éruption susceptible de durer des mois, voire des années. En tant que tel, le Piton rivaliserait avec le Kilauea! Les scientifiques américains avaient laissé entendre que l’éruption de 2018 durerait des mois, voire un an. Madame Pelé en a décidé autrement. Dans la mesure où nous ne savons pas prévoir les éruptions, des erreurs sont possibles. Il n’y a pas de honte à cela. Les scientifiques du HVO devraient admettre que la dernière éruption du Kilauea est bel et bien terminée et que la prochaine sera une nouvelle éruption! C’est une question d’honnêteté scientifique.]

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It is a well-known behaviour among Americans: They often tend to say they are the best and the strongest! They are fond of using superlatives. What happens in their country happens nowhere else. This is the spirit that underlies the latest “Volcano Watch” released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). According to the Observatory, Kilauea’s latest eruption “marks a watershed for volcano science, not only in Hawaii but also worldwide.”

The article reminds us that summit collapses like the one that profoundly reshaped the Kilauea caldera are relatively rare. At Kilauea, it was the largest summit collapse since at least the year 1800, and it included the strongest summit explosions since 1924. Only three comparable events have occurred at basaltic volcanoes worldwide in the past 50 years, at Piton de la Fournaise (Reunion Island), Miyakejima (Japan) and Fernandina (Galapagos). Much larger explosive events have occurred in Kilauea’s past but not since 1790.

Other aspects of the 2018 activity were also unusual :

– The M 6.9 earthquake that struck Kilauea’s south flank on May 4th, 2018 was the largest in Hawaii since 1975.

– The SO2 emission rate during the main phase of the Lower East Rift Zone eruption, at least 50,000 tons per day, was the highest ever measured at Kilauea.

– The lava production rate from Fissure 8 also was unusually high for Kilauea, about three times higher than during the 1955 and 1960 Lower East Rift Zone eruptions.

Such extraordinary events give scientists an opportunity to study aspects of Kilauea’s behaviour first-hand, to challenge old ideas, and to test new ones. For example, based on visual observations of the 1924 explosive activity at Halema‘uma‘u, scientists thought such events were caused by the interaction of groundwater with hot rock or magma and feared it might happen again in 2018. [Personal note]: The regular drainage of the Overlook Crater showed there was no interaction with groundwater. From that point of view, the HVO’s fears were unfounded. .

Another interesting event was the process that left the deep pit where Halema‘uma‘u had been. HVO says it was “remarkably predictable.” A regular pattern emerged in which seismicity gradually built to a crescendo over 1-3 days, until the caldera floor suddenly dropped several metres in a matter of seconds. The pattern repeated dozens of times from May to August 2018 (see graph below). A similar pattern was recognized during summit collapse at Miyakejima volcano, Japan, in 2000.

The question is to know what will happen next. HVO persists in saying that the eruption is going through “a lull” and might restart at nay moment. The observatory refers to several events of the past. Following Kilauea’s collapse and explosions in May 1924, lava returned to the floor of Halema‘uma‘u during seven brief eruptions from July 1924 to September 1934. HVO geologists think the same could happen again in the coming months or years. The longest period of eruptive quiescence in Kilauea’s recorded history followed from 1934 to 1952, with no active lava on the volcano for 18 years! So, Kilauea could stay quiet for decades.

[My question is: How can HVO say that if lava emerges again it will the same eruption that is continuing? All parameters are currently close to background levels and no lava has been seen in the Lower East Rift Zone for two months! On Piton de la Fournaise on Reunion Island, eruptions are usually spaced by a few months and are considered as different eruptions. Both Kilauea and Piton de la Fournaise are ‘hotspot’ volcanoes. Why should observatories adopt different policies? If OVPF reasoned like HVO, the Piton de la Fournaise repetitive eruptive episodes might become a single eruption lasting for months and even years. As such, it would rival with Kilauea’s eruptions! U.S. scientists suggested that the 2018 eruption would last for months or even a year. Madame Pele decided differently. As we are not able to predict eruptions, mistakes are possible. HVO scientists should admit the last eruption is over and that the next one will be a new one! It’s a matter of scientific honesty.]

Les tiltmètres ont parfaitement montré les événements successifs d’effondrement et d’affaissement de la caldeira sommitale du Kilauea (Source : HVO)

La dernière éruption du Kilauea, avec ses énormes coulées de lave et les effondrements sommitaux fut l’une des plus extraordinaires des dernières décennies (Crédit photo: USGS / HVO)

Quand les glaciers s’effondrent… // When glaciers collapse…

Le dimanche 9 septembre 2018 une énorme masse de glace s’est détachée du glacier de Charpoua, sur la face Sud-Est de l’Aiguille Verte, dans le massif du Mont-Blanc. La coulée est descendue jusqu’à la Mer de Glace. Il ne fait guère de doute qu’un tel effondrement est favorisé par le réchauffement climatique, avec des étés où la température est de plus en plus élevée, même en haute altitude. La semaine dernière, elle atteignait une quinzaine de degrés Celsius sur le site du Gornergrat, à 3100 mètres d’altitude, au cœur des Alpes suisses. On peut penser que, suite à ce réchauffement, le glacier glisse plus vite sur son substrat rocheux par un phénomène de lubrification provoqué par l’eau de fonte. Il est possible aussi que les chenaux glaciaires creusés dans la glace par les eaux de fonte deviennent si grands qu’ils conduisent parfois à des effondrements (voir photo ci-dessous)

En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir une vidéo de cet effondrement:

https://www.facebook.com/nimjneb.nnamhel/posts/10156724878084507

Source : France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

Les effondrements ne concernent pas seulement les glaciers. La fonte du permafrost provoque également, faute de ciment glaciaire, de spectaculaires et dangereux effondrements de roches, comme cela s’est produit sur l’Arête des Cosmiques à proximité de l’Aiguille du Midi le 22 août dernier.

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On Sunday, September 9th, 2018 a huge mass of ice broke off from the Charpoua Glacier, on the south-east flank of the Aiguille Verte, in the Mont-Blanc massif. The ice flow went down as far as the Mer de Glace. There is little doubt that such a collapse is favored by global warming, with summers when temperatures are higher and higher, even at high altitudes. Last week, they reached 15°C at the Gornergrat, 3100 metres above sea level, in the heart of the Swiss Alps. It is likely that, due to this warming, the glacier slips faster on its bedrock because of lubrication caused by melt water. It is also possible that glacial channels dug in the ice by meltwater become so large that they sometimes lead to collapses (see photo below).
By clicking on this link, you will see a video of the latest collapse:
https://www.facebook.com/nimjneb.nnamhel/posts/10156724878084507

Source: France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
Collapses are not just about glaciers. With the absence of glacial cement, the melting of permafrost also causes dramatic and dangerous rock collapses, as happened on the Arête des Cosmiques (Cosmic Ridge) near the Aiguille du Midi on August 22nd.

Site de l’effondrement du 9 septembre (Source: Google Earth)

Chenal glaciaire au pied du Mont Rose (Suisse)  [Photo: C. Grandpey]