Quelques réflexions sur la dernière éruption du Kilauea (Hawaii) // A few thoughts about Kilauea’s last eruption (Hawaii)

C’est un comportement bien connu chez les Américains: ils ont souvent tendance à dire qu’ils sont les meilleurs et les plus forts! Ils adorent aussi utiliser les superlatifs. Ce qui se passe dans leur pays ne se produit nulle part ailleurs. C’est un état d’esprit que l’on retrouve dans le dernier « Volcano Watch » publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO. Selon l’Observatoire, la dernière éruption du Kilauea « marque un tournant décisif pour la volcanologie, non seulement à Hawaii, mais également dans le monde entier ».
L’article nous rappelle que des effondrements sommitaux comme celui qui a profondément remodelé la caldeira du Kilauea sont relativement rares. Sur le Kilauea, ce fut le plus important effondrement sommital depuis au moins l’année 1800, avec les explosions les plus fortes jamais enregistrées depuis 1924. Seuls trois événements comparables se sont produits sur les volcans basaltiques dans le monde au cours des 50 dernières années: au Piton de la Fournaise (Île de la Réunion). ), sur le Miyakejima (Japon) et sur le Fernandina (Galapagos). Des événements explosifs bien plus puissants se sont produits dans le passé sur le Kilauea, mais pas depuis 1790.
D’autres facettes de l’activité du Kilauea en 2018 sont sorties de l’ordinaire:
– Le séisme de M 6,9 qui a frappé le flanc sud du Kilauea le 4 mai 2018 fut le plus important enregistré à Hawaï depuis 1975.
– Les émissions de SO2 au cours de la phase principale de l’éruption dans la Lower East Rift Zone, avec au moins 50 000 tonnes par jour, n’avaient encore jamais été mesurées à un tel niveau sur le Kilauea.
– Le volume de lave émis par la Fracture n° 8 fut également inhabituellement élevé pour le Kilauea ; il fut environ trois fois plus élevé que lors des éruptions de la Lower East Rift Zone en 1955 et 1960.
De tels événements extraordinaires donnent aux scientifiques l’occasion d’étudier attentivement le comportement du Kilauea, de remettre en question des idées anciennes et d’en tester de nouvelles. Par exemple, sur la base d’observations visuelles de l’activité explosive de 1924 dans l’Halema’uma’u, les scientifiques pensaient que de tels événements étaient causés par l’interaction des eaux souterraines avec des roches ou du magma à haute température et craignaient que cela se reproduise en 2018. [Note personnelle: La vidange régulière de l’Overlook Crater a montré qu’il n’y avait pas d’interaction avec les eaux souterraines. De ce point de vue, les craintes du HVO étaient infondées.]
Un autre événement intéressant a été le processus d’effondrement de l’Halema ’uma ’u. Selon le HVO, la situation était « remarquablement prévisible ». En effet, la sismicité a progressivement évolué en crescendo en l’espace de 1 à 3 jours, jusqu’au moment où le plancher de la caldeira s’est affaissé soudain de plusieurs mètres en quelques secondes. Le phénomène s’est répété des dizaines de fois entre mai et août 2018 (voir le graphique ci-dessous). Un phénomène similaire a été constaté lors de l’effondrement sommital du volcan Miyakejima au Japon, en 2000.
La question est maintenant de savoir comment va évoluer la situation. Le HVO persiste en affirmant que l’éruption traverse « une accalmie » et pourrait redémarrer à tout moment. L’Observatoire fait référence à plusieurs événements du passé. Après l’effondrement et les explosions du Kilauea en mai 1924, la lave est revenue sur le plancher de l’Halema’uma’uu au cours de sept brefs épisodes éruptifs entre juillet 1924 et septembre 1934. Les géologues du HVO pensent que la même chose pourrait se reproduire dans les mois ou les années à venir. La plus longue période de repos éruptif dans l’histoire du Kilauea a eu lieu de 1934 à 1952, sans lave active sur le volcan pendant 18 ans! Cela montre que le Kilauea peut se tenir tranquille pendant des décennies.
[Ma question est la suivante: Comment le HVO peut-il affirmer que si la lave apparaît à nouveau, elle fera partie de la même éruption? Tous les paramètres sont actuellement proches de la normale et cela fait deux mois qu’aucune lave active n’a été observée dans la Lower East Rift Zone! Sur le Piton de la Fournaise, à la Réunion, les éruptions sont généralement espacées de quelques mois et sont considérées comme des événements distincts. Le Kilauea et le Piton de la Fournaise sont tous deux des volcans de «point chaud». Pourquoi les observatoires devraient-ils adopter des politiques différentes? Si l’OVPF raisonnait comme le HVO, les épisodes éruptifs à répétition du Piton de la Fournaise pourraient être considérés une seule et même éruption susceptible de durer des mois, voire des années. En tant que tel, le Piton rivaliserait avec le Kilauea! Les scientifiques américains avaient laissé entendre que l’éruption de 2018 durerait des mois, voire un an. Madame Pelé en a décidé autrement. Dans la mesure où nous ne savons pas prévoir les éruptions, des erreurs sont possibles. Il n’y a pas de honte à cela. Les scientifiques du HVO devraient admettre que la dernière éruption du Kilauea est bel et bien terminée et que la prochaine sera une nouvelle éruption! C’est une question d’honnêteté scientifique.]

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It is a well-known behaviour among Americans: They often tend to say they are the best and the strongest! They are fond of using superlatives. What happens in their country happens nowhere else. This is the spirit that underlies the latest “Volcano Watch” released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). According to the Observatory, Kilauea’s latest eruption “marks a watershed for volcano science, not only in Hawaii but also worldwide.”

The article reminds us that summit collapses like the one that profoundly reshaped the Kilauea caldera are relatively rare. At Kilauea, it was the largest summit collapse since at least the year 1800, and it included the strongest summit explosions since 1924. Only three comparable events have occurred at basaltic volcanoes worldwide in the past 50 years, at Piton de la Fournaise (Reunion Island), Miyakejima (Japan) and Fernandina (Galapagos). Much larger explosive events have occurred in Kilauea’s past but not since 1790.

Other aspects of the 2018 activity were also unusual :

– The M 6.9 earthquake that struck Kilauea’s south flank on May 4th, 2018 was the largest in Hawaii since 1975.

– The SO2 emission rate during the main phase of the Lower East Rift Zone eruption, at least 50,000 tons per day, was the highest ever measured at Kilauea.

– The lava production rate from Fissure 8 also was unusually high for Kilauea, about three times higher than during the 1955 and 1960 Lower East Rift Zone eruptions.

Such extraordinary events give scientists an opportunity to study aspects of Kilauea’s behaviour first-hand, to challenge old ideas, and to test new ones. For example, based on visual observations of the 1924 explosive activity at Halema‘uma‘u, scientists thought such events were caused by the interaction of groundwater with hot rock or magma and feared it might happen again in 2018. [Personal note]: The regular drainage of the Overlook Crater showed there was no interaction with groundwater. From that point of view, the HVO’s fears were unfounded. .

Another interesting event was the process that left the deep pit where Halema‘uma‘u had been. HVO says it was “remarkably predictable.” A regular pattern emerged in which seismicity gradually built to a crescendo over 1-3 days, until the caldera floor suddenly dropped several metres in a matter of seconds. The pattern repeated dozens of times from May to August 2018 (see graph below). A similar pattern was recognized during summit collapse at Miyakejima volcano, Japan, in 2000.

The question is to know what will happen next. HVO persists in saying that the eruption is going through “a lull” and might restart at nay moment. The observatory refers to several events of the past. Following Kilauea’s collapse and explosions in May 1924, lava returned to the floor of Halema‘uma‘u during seven brief eruptions from July 1924 to September 1934. HVO geologists think the same could happen again in the coming months or years. The longest period of eruptive quiescence in Kilauea’s recorded history followed from 1934 to 1952, with no active lava on the volcano for 18 years! So, Kilauea could stay quiet for decades.

[My question is: How can HVO say that if lava emerges again it will the same eruption that is continuing? All parameters are currently close to background levels and no lava has been seen in the Lower East Rift Zone for two months! On Piton de la Fournaise on Reunion Island, eruptions are usually spaced by a few months and are considered as different eruptions. Both Kilauea and Piton de la Fournaise are ‘hotspot’ volcanoes. Why should observatories adopt different policies? If OVPF reasoned like HVO, the Piton de la Fournaise repetitive eruptive episodes might become a single eruption lasting for months and even years. As such, it would rival with Kilauea’s eruptions! U.S. scientists suggested that the 2018 eruption would last for months or even a year. Madame Pele decided differently. As we are not able to predict eruptions, mistakes are possible. HVO scientists should admit the last eruption is over and that the next one will be a new one! It’s a matter of scientific honesty.]

Les tiltmètres ont parfaitement montré les événements successifs d’effondrement et d’affaissement de la caldeira sommitale du Kilauea (Source : HVO)

La dernière éruption du Kilauea, avec ses énormes coulées de lave et les effondrements sommitaux fut l’une des plus extraordinaires des dernières décennies (Crédit photo: USGS / HVO)

Quand les glaciers s’effondrent… // When glaciers collapse…

Le dimanche 9 septembre 2018 une énorme masse de glace s’est détachée du glacier de Charpoua, sur la face Sud-Est de l’Aiguille Verte, dans le massif du Mont-Blanc. La coulée est descendue jusqu’à la Mer de Glace. Il ne fait guère de doute qu’un tel effondrement est favorisé par le réchauffement climatique, avec des étés où la température est de plus en plus élevée, même en haute altitude. La semaine dernière, elle atteignait une quinzaine de degrés Celsius sur le site du Gornergrat, à 3100 mètres d’altitude, au cœur des Alpes suisses. On peut penser que, suite à ce réchauffement, le glacier glisse plus vite sur son substrat rocheux par un phénomène de lubrification provoqué par l’eau de fonte. Il est possible aussi que les chenaux glaciaires creusés dans la glace par les eaux de fonte deviennent si grands qu’ils conduisent parfois à des effondrements (voir photo ci-dessous)

En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir une vidéo de cet effondrement:

https://www.facebook.com/nimjneb.nnamhel/posts/10156724878084507

Source : France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

Les effondrements ne concernent pas seulement les glaciers. La fonte du permafrost provoque également, faute de ciment glaciaire, de spectaculaires et dangereux effondrements de roches, comme cela s’est produit sur l’Arête des Cosmiques à proximité de l’Aiguille du Midi le 22 août dernier.

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On Sunday, September 9th, 2018 a huge mass of ice broke off from the Charpoua Glacier, on the south-east flank of the Aiguille Verte, in the Mont-Blanc massif. The ice flow went down as far as the Mer de Glace. There is little doubt that such a collapse is favored by global warming, with summers when temperatures are higher and higher, even at high altitudes. Last week, they reached 15°C at the Gornergrat, 3100 metres above sea level, in the heart of the Swiss Alps. It is likely that, due to this warming, the glacier slips faster on its bedrock because of lubrication caused by melt water. It is also possible that glacial channels dug in the ice by meltwater become so large that they sometimes lead to collapses (see photo below).
By clicking on this link, you will see a video of the latest collapse:
https://www.facebook.com/nimjneb.nnamhel/posts/10156724878084507

Source: France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
Collapses are not just about glaciers. With the absence of glacial cement, the melting of permafrost also causes dramatic and dangerous rock collapses, as happened on the Arête des Cosmiques (Cosmic Ridge) near the Aiguille du Midi on August 22nd.

Site de l’effondrement du 9 septembre (Source: Google Earth)

Chenal glaciaire au pied du Mont Rose (Suisse)  [Photo: C. Grandpey]

Les Alpes continuent à s’effondrer // The Alps keep collapsing

Il ne fait aucun doute que c’est bien le réchauffement climatique qui est à l’origine de l’effondrement observé sur l’Arête des Cosmiques, à 3500 mètres d’altitude, dans le massif du Mont Blanc le 22 août 2018. 300 à 400 m3 de roches ont lâché prise et d’autres éboulements ne sont pas exclus d’ici l’automne. C’est l’une des courses les plus fréquentées dans le massif.

Une petite partie de la paroi, située 25 mètres en contrebas de l’arête, s’est effondrée à 11h06 le 22 août. Par bonheur, on ne déplore aucune victime, alors que des cordées d’alpinistes se trouvaient en amont et en aval de l’arête.

Très belle et relativement facile d’accès par le téléphérique de l’Aiguille du Midi, l’Arête des Cosmiques est l’une des courses les plus populaires dans le massif du Mont Blanc. On peut y croiser certains jours près une centaine d’alpinistes. Le refuge des Cosmiques n’est pas menacé, ni l’itinéraire qui mène au Mont Blanc, mais un itinéraire d’évitement de la zone dangereuse va être mis en place, pour éviter tout problème.
Suite à des canicules répétées en 2003, 2006, 2015, 2017 et 2018 mais aussi plusieurs autres étés très chauds, le permafrost de roche qui assure la stabilité des parois est en train de fondre et de provoquer de tels effondrements. Le « ciment de glace » qui assure depuis toujours la cohésion des blocs se dégrade, d’où des éboulements plus fréquents. Même si l’hiver dernier a été très enneigé, cette période plus froide n’a pas suffi pour recharger en glace.

Le réchauffement climatique est à l’origine de fréquents éboulements dans les Alpes depuis quelques années. On se souvient qu’en Suisse, il y a tout juste un an, le Piz Cengalo, à la frontière avec l’Italie, a déversé quelque 4 millions de mètres cubes de matériaux sur le petit village de Bondo. 8 randonneurs sont morts ensevelis. La montagne était connue pour son instabilité. Elle avait bougé de 30 centimètres au cours des 3 dernières années. Autre exemple : Pendant la nuit du 28 au 29 septembre 2017, près de 100 000 mètres cubes de roche se sont écroulés au pied de l’éperon Tournier, en Haute-Savoie.
Tous les glaciologues sont d’accord pour dire que ces épisodes de chutes de pierres vont se reproduire.  Ils seront peut-être moins fréquents mais potentiellement avec plus de volume. Le phénomène peut durer jusqu’à l’automne car la chaleur continue à pénétrer même s’il gèle en surface.Une variation infime de température peut avoir un impact très significatif sur la stabilité de parois rocheuses entières. L’alpinisme va devenir très compliqué dans certains couloirs ou certaines voies qui vont devenir impraticables à cause du danger.

 Source : Presse écrite régionale, France 3 Rhône-Alpes, site Haroun Tazieff

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There is no doubt that global warming that is the cause of the collapse observed on the Arête des Cosmiques, at 3500 metres above sea level, in the Mont Blanc Massif on August 22nd, 2018. 300 400 cubic metres of rock have been released and more landslides are not excluded until autumn.

A small part of the rock wall, 25 metres below the ridge, collapsed at 11:06 am on August 22nd. Fortunately, there are no casualties, although groups of mountaineers were upslope and downslope of the ridge.
Very beautiful and relatively easy to access by the cable car of the Aiguille du Midi, the Arête des Cosmiques is very popular in the Mont Blanc. On some days, one can see nearly a hundred mountaineers. The refuge of Cosmiques is not threatened, nor the route that leads to Mont Blanc, but an avoidance route of the dangerous zone will be set up, to avoid any problem.
Following repeated heat waves in 2003, 2006, 2015, 2017 and 2018 but also several other very hot summers, the permafrost that ensures the stability of the rock is melting and causing such collapses. The « ice cement » which has always ensured the cohesion of the blocks is degraded, resulting in more frequent landslides. Although last winter was very snowy, this colder period was not enough to reload the ice.
Global warming has led to frequent landslides in the Alps in recent years. We remember that in Switzerland, just a year ago, Piz Cengalo, on the border with Italy, dumped some 4 million cubic meters of materials on the small village of Bondo. 8 hikers died buried. The mountain was known for its instability. She had moved 30 centimeters in the last 3 years. Another example: During the night of September 28 to 29, 2017, nearly 100,000 cubic meters of rock collapsed at the foot of the spur Tournier, in Haute-Savoie.
All glaciologists agree that these episodes of falling rocks will happen again. They may be less frequent but potentially with more volume. The phenomenon can last until autumn because the heat continues to penetrate even if it freezes on the surface. A small variation of temperature can have a very significant impact on the stability of whole rock walls. Mountaineering will become very complicated in some corridors or pathways that will become impassable due to danger.

Source: Local written press, France 3 Rhône-Alpes, Haroun Tazieff website.

Aiguille du Midi et Eperon des Cosmiques (Crédit photo: Wikipedia)

Sommet du Kilauea (Hawaii): Et maintenant? // Kilauea summit (Hawaii): What next ?

Au cours d’une réunion publique tenue à Volcano le 5 juillet 2018, les géologues de l’USGS ont admis qu’ils ne savaient pas pendant combien de temps l’éruption allait de poursuivre et ce qui allait se passer dans les prochains jours. Cependant, ils ont voulu rassurer la population locale en disant qu’il était très improbable que l’activité sismique au sommet du Kilauea atteigne des niveaux catastrophiques.
Les géologues ont insisté sur le fait que l’activité sismique sur le Kilauea allait continuer comme elle l’a fait au cours des deux derniers mois. Ils ont expliqué pourquoi : Après l’apparition de la lave dans le secteur de Lower Puna le 3 mai, le lac de lave du Kilauea a commencé à se vidanger, ce qui a entraîné des affaissements et des effondrements dans le cratère de l’Halema’uma’u, dont la taille a plus que doublé depuis le début de l’éruption. L’affaissement du fond du cratère s’accompagne régulièrement de séismes qui correspondent à une libération d’une énergie équivalente à un événement d’une magnitude de M 5.0, suivi chaque jour de centaines de séismes de moindre intensité.
Un responsable de la Protection Civile a déclaré que les habitants de Volcano, en particulier ceux dans les zones les plus isolées, devaient être prêts à quitter la région rapidement en cas de catastrophe. Le nord serait la direction à emprunter si un tel événement devait se produire. En effet, dans le cas très improbable où une augmentation de l’activité sismique produirait des coulées pyroclastiques, elles se dirigeraient sûrement vers le sud et le sud-ouest, bien qu’elles puissent aussi aller vers le nord.
Un autre danger serait un effondrement majeur du cratère de l’Halama’uùa’u qui affecterait des zones situées en dehors du rayon de la caldeira. Un tel événement s’est produit il y a 2200 ans, époque où la caldeira était beaucoup plus grande qu’elle ne l’est maintenant.
Même sans activité catastrophique, l’éruption du Kilauea a causé des dégâts considérables à la zone sommitale. Le bâtiment du HVO, situé près de l’Halema’uma’u, est devenu inutilisable, avec des fissures importantes sur les planchers du bâtiment et des chutes de dalles de plafond. Un trou béant d’environ 1,50 mètre de diamètre et jusqu’à 1,50 mètre de profondeur s’est formé le 5 juillet sur la Highway 11 près de la borne 30. Il convient de noter que ce trou n’est pas lié à des tunnels de lave du Kilauea ; il s’agit juste d’un affaissement de terrain provoqué par la sismicité quasi constante au sommet. La Protection Civile va prévoir des déviations au cas où d’autres routes deviendraient impraticables.

Personne ne sait si la lave reviendra au sommet du Kilauea. Si elle devait faire sa réapparition, un tel événement serait probablement accompagné d’explosions de vapeur potentiellement dangereuses
Source: Hawaii Tribune Herald.

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During a public meeting held at Volcano on July5th, 2018, USGS geologists admitted they did not know long long the eruption would go on and what would happen next. However, they reassured local residents saying it was highly unlikely that seismic activity at the summit of Kilauea would escalate to catastrophic levels.

Geologists emphasized that the pattern of seismic activity at Kilauea would continue as it has for the past two months. They explained that after lava broke out in Lower Puna on May 3rd, the lava lake at Kilauea receded, causing ground subsidence and collapses around Halema‘uma‘u crater, which has more than doubled in size since the eruption began. The recession of the crater floor is accompanied by periodic tremors that release energy equivalent to an M 5 earthquake, while hundreds of smaller quakes occur each day.

A Civil Defense official said that Volcano residents, particularly those in more isolated areas, should devise plans to leave the area quickly should disaster strike. North would be the safest direction in case of such an event. Indeed, in the unlikely event that increased seismic activity produces pyroclastic surges, they will probably follow terrain to the south and southwest, although they could still flow northward.

Another danger would be a major collapse of the Halama’uùa’u Crater, affecting areas outside the caldera’s radius. Such an event occurred twenty-two hundred years ago when the caldera was much bigger than it is now.

Even without catastrophic activity, Kilauea’s eruption has caused considerable damage to the summit area. The HVO building, located near the edge of Halema‘uma‘u, has become unusable, with sizable cracks through the building’s floors and fallen ceiling tiles. A sinkhole measuring about 1.50 metres in diameter and up to 1.50 metres deep formed on July 5th under Highway 11 near the 30-mile marker. It should be noted that the sinkhole was not connected to Kilauea’s internal magma tunnels, but was simply caused by subsidence brought about by the near-constant tremors at the summit. Civil Defense is having active discussions about alternate routes in case other roads become impassable due to road surface damage.

Nobody knows whether lava will return to the summit of Kilauea Volcano. If it does, such an event would probably be accompanied by potentially dangerous steam explosions

Source: Hawaii Tribune Herald.

Vue satellite du sommet du Kilauea. On aperçoit le bâtiment du HVO sur la gauche de l’image (Source: HVO / NASA)