La Soufrière de St Vincent: Une éruption et des questions // St Vincent’s La Soufriere: An eruption and questions

Le dôme de lave continue de croître dans le cratère de La Soufrière. Il représente en ce moment environ les trois quarts de la hauteur du dôme de 1979. La croissance se poursuit en direction de l’est et l’ouest du cratère, dans le fossé qui entoure le dôme de 1979.

On observe des émissions de gaz à partir de plusieurs zones du dôme de 1979, mais aussi au niveau de plusieurs fissures qui se sont ouvertes dans le plancher du cratère. Les dégâts subis par la végétation sont importants dans les parois intérieures est, sud et ouest du cratère.

Les émissions de gaz et de vapeur sont visibles depuis l’Observatoire de Belmont. Les personnes vivant dans des zones proches du volcan doivent s’attendre à de fortes odeurs de soufre en fonction de l’orientation du vent.

Le niveau d’alerte reste à Orange. Aucun ordre d’évacuation n’a été émis. Le public doit s’abstenir de visiter La Soufrière.

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Les habitants de St Vincent, mais aussi par les scientifiques qui travaillent sur La Soufrière se demandent si le nouveau dôme peut déborder de la lèvre du cratère. En l’état actuel des choses,  il y aura des signes avant-coureurs si une telle situation devait se produire. Grâce aux vols d’observation et aux caméras de surveillance, les scientifiques disent qu’ils sauront quand la lave sera sur le point de déborder du cratère.

Le 4 janvier 2021, le volume du dôme était estimé à environ 700 000 m3. Si la vitesse de croissance actuelle se poursuit, il faudra environ six mois et demi pour que le dôme recouvre la totalité du cratère. Le 12 janvier 2021, le nouveau dôme se développait à raison d’environ 1,5 m3 par seconde.

Une autre question est souvent posée: Si l’éruption devient explosive, y a-t-il un risque de tsunami? Bien que les tsunamis ne soient pas exceptionnels dans les Caraïbes orientales, l’UWI tient à rassurer le public et explique que le risque d’un tsunami, en ce moment, est très faible.

Les tsunamis volcaniques sont généralement causés par l’entrée d’une masse importante de matériaux dans un lac, dans la mer ou un océan. L’événement déplace alors un volume d’eau important. Lors d’éruptions volcaniques, les pans entiers d’un volcan peuvent s’effondrer, soit à cause de l’éruption, soit parce qu’un grand volume de matériaux disparaît dans l’eau. [NDLR : C’est ce qui s’est passé à Stromboli (Sicile) le 31 décembre 2002 avec l’effondrement d’une énorme partie sous-marine de la Sciara del Fuoco.]

En ce qui concerne La Soufrière, les scientifiques de l’UWI ne pensent pas qu’un effondrement des flancs du volcan se produira. En conséquence, le risque de tsunami est faible.

Source : Presse locale.

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The dome continues to grow within the crater of La Soufriere volcano. It is now about three quarters the height of the pre-existing 1979 dome. The growth continues with lateral spreading of material towards the east and west along the moat areas surrounding the 1979 dome.

Gas emissions are observed from several areas of the 1979 dome as well as the crater floor through several cracks which have developed.

Damage to the vegetation is extensive within the eastern, southern, and western parts of the inner crater walls.

Gas and steam emissions can still be observed from the Belmont Observatory. Persons living in areas close to the volcano should expect strong sulphur smells, depending on changes in wind direction.

The alert level remains at Orange. No evacuation order has been issued. The public should refrain from visiting the La Soufrière Volcano.

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The main question asked by St Vincent’s residents, but also by the scientists currently working on the La Soufriere volcano is: Can the new dome overtop the existing crater rim? For the time being, there will be ample warning if this were to occur. With continuing observation flights and the monitoring cameras, scientists say they will know when it is going to spill over.

As of January 4th, 2021, the volume of the dome was estimated at about 700,000m3. If the current effusion rate continues, it will take it about six and a half months to cross the crater rim. As of January 12th, 2021, the new dome was growing at an approximate rate of 1.5 m3 per second.

Another question is : If the eruption becomes explosive, is there a risk of a tsunami? Although tsunamis are no stranger to the Eastern Caribbean, UWI want to reassure the public and explain that the threat of a tsunami, at this time, is very unlikely.

Volcanic tsunamis are generally caused by a large mass entering a body of water (a lake, sea, or ocean) and displacing a significant volume of water. In volcanic eruptions, large parts of a volcano can fail – either because of the explosive eruption or a large volume of loose material falling into the water. [Personal note: This is what happened at Stromboli (Sicily) on December 31st, 2002 with the collapse of a huge submarine chunk of the Sciara del Fuoco.]

As far as La Soufriere is concerned, UWI scientists don’t think a flank collapse will happen. Therefore, the possibility of a tsunami is not very high.

Source : Local news media.

Vue du dôme le 14 janvier 2021 (Crédit photo : UWI)

La surveillance de La Soufrière de St Vincent // Monitoring of St Vincent’s La Soufriere

  Les données fournies par un drone le 9 janvier 2021 confirment que le dôme de lave continue de croître lentement dans le cratère sommital de La Soufrière. Des chercheurs du  Programme des catastrophes en sciences appliquées (Earth Applied Sciences Disasters Program – EASDP) de la NASA ont déclaré avoir récemment détecté une hausse de l’activité sismique sur le volcan La Soufrière à Saint-Vincent-et-les Grenadines, et sur la Montagne Pelée à la Martinique, avec possibilité d’éruptions à court terme.

Dans le cas de St Vincent, le magma a atteint la surface et forme un dôme en phase de croissance, tandis que le volcan émet également des gaz et de la vapeur. Le dôme a une forme ellipsoïde et croît en direction de l’ouest.

La NASA explique que l’activation du programme EASDP permettra de réduire les risques dans le cas d’une éventuelle éruption volcanique, grâce à une meilleure surveillance de la région.

À St Vincent, une équipe de l’Université des Antilles (UWI) a procédé à une observation visuelle du volcan, en particulier des émissions de gaz, avec la prise de photos et la réalisation de vidéos. Ces observations vont permettre de déterminer l’emplacement des instruments destinés à contrôler les émissions de gaz. Les données sismiques de la station Wallibou sont désormais diffusées dans le Centre de recherche sismique (SRC). Une webcam a été installée le 3 janvier 2021 à l’Observatoire de Belmont. Une deuxième caméra a également été installée à Georgetown. L’installation de caméras et de stations météorologiques est prévue au sommet du volcan.

Le programme EASDP de la NASA a répondu à une première demande d’assistance de l’Agence américaine pour le développement international (U.S. Agency for International Development – USAID) coordonnée par le programme SERVIR de Sciences Appliquées. Ce programme opère maintenant directement avec le programme d’assistance aux catastrophes volcaniques (Volcano Disaster Assistance Program – VDAP) de l’USGS.

En décembre 2020, les données infrarouges à ondes courtes du satellite Copernicus Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont identifié une anomalie thermique sur le volcan  de La Soufrière, indiquant que le magma s’approchait de la surface.

Le niveau d’alerte du volcan reste à Orange, et la NEMO rappelle au public qu’aucun ordre d’évacuation n’a été émis. Environ 20 000 personnes pourraient être évacuées rapidement en cas d’éruption. Elles se trouvent dans la partie septentrionale de l’île. Des centres d’hébergement et des hôtels sont prévus dans le centre et le sud du pays pour recevoir des personnes si une évacuation est nécessaire. En cas d’évacuation, tous les protocoles COVID-19 seront respectés.

Les volcanologues locaux gardent à l’esprit l’éruption de 1979 qui a débuté par un violent séisme le 12 avril. L’activité éruptive a commencé par une série d’explosions de courte durée, qui ont généré de volumineux panaches de cendres le Vendredi Saint, le 13 avril 1979. On a ensuite observé deux semaines d’activité soutenue qui ont culminé avec un panache de 18 km de haut le 17 avril. L’éruption a pris fin le 29 avril.

Source: Médias d’information locaux.

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  The analysis of footage collected from a drone flight over the volcano on January 9th, 2021 confirm that the lava dome is still growing slowly within the summit crater of La Soufriere. Researchers with NASA’s Earth Applied Sciences Disasters Program (EASDP) said they have recently detected increased seismic activity on both La Soufrière volcano on Saint Vincent and the Grenadines, and Mt. Pelée on Martinique, which may indicate an imminent volcanic eruption

In the case of St Vincent magma reaching the surface is forming a growing dome, while the volcano is also releasing gas and steam. The dome has an ellipsoid shape with growth expanding in a westerly direction.

NASA said that the activation of EASDP would aid risk reduction efforts for a potential volcanic eruption, as they closely monitor the region.

In St Vincent, a team from the University of the West Indies (UWI) did a visual observation of the mountain which included observing gas emissions and taking still photos and videos. These will help determine the location to place instruments to monitor the flow of gas.

Seismic data from the Wallibou station on St Vincent is now streaming into the Seismic Research Centre (SRC).

A webcam providing live feed was installed on January 3rd, 2021, at the Belmont Observatory. A second camera was successfully installed at Georgetown. Camera and weather station installations are on the way at the summit.

The NASA program responded to an initial request for assistance from the U.S. Agency for International Development (USAID) coordinated by the Applied Sciences SERVIR program and is now working directly with the USGS Volcano Disaster Assistance Program (VDAP).

In December 2020, Short wave infrared data from the European Space Agency (ESA) Copernicus Sentinel-2 satellite identified a thermal anomaly in the La Soufrière volcano, indicating magma close to the surface.

The La Soufriere volcano’s alert level remains at Orange, and NEMO is reminding the public that no evacuation order or notice has been issued. Roughly 20,000 citizens will be in the path for immediate evacuation if an eruption occurs. These citizens are located in the extreme north of the island. Shelters in the country’s central and southern belts and hotels will be used to house persons once evacuation becomes necessary. In the event of evacuations, all the necessary COVID-19 protocols will be adhered to.

Local volcanologists keep in mind the 1979 eruption which began with only a concise period of unrest, starting with a strong local earthquake on April 12th. Eruptive activity began with a series of short-lived explosions, which generated ash plumes, high into the sky on Good Friday, April 13th, 1979. This heralded two weeks of vigorous activity that peaked with an 18 km high plume on April 17th, and ended on April 29th.

Source : Local news media.

Source : UWI

Dernières nouvelles de La Soufrière de St Vincent // Latest news of St Vincent’s Soufriere

La croissance du nouveau dôme de lave dans la partie ouest du cratère de la Soufrière de Saint-Vincent se poursuit. Les volcanologues de l’UWI expliquent que cette croissance s’accélère et il est possible que le dôme finisse par remplir le cratère et se rapproche de sa lèvre. Si c’est le cas, l’incandescence de la lave pourrait devenir visible depuis les zones autour du volcan. Au final, la lave pourrait déborder du cratère et atteindre le secteur de Larikai qui est inhabité. Mais nous n’en sommes pas encore là !

De nouveaux instruments ont été installés sur le volcan, ainsi qu’une station GPS à Georgetown; ils permettront d’obtenir plus d’informations sur l’activité volcanique. Le gouvernement de St Vincent recherche maintenant un hélicoptère pour effectuer des travaux d’observation sur le sommet et collecter des échantillons du nouveau dôme.

Les scientifiques et le gouvernement doivent lutter contre les fausses informations sur l’éruption. Ainsi, il n’y a pas eu d’évacuations de la population et les théories affirmant que de  nouveaux volcans pourraient apparaître sur l’île en raison de l’activité à La Soufrière sont complètement fausses.

De la même manière, les médias qui affirment que l’éruption actuelle a commencé de la même manière que l’événement de 1979 se trompent. J’ai expliqué dans ce blog que l’éruption de 1979 a commencé brutalement le 13 avril à 4 heures du matin, avec quelques séismes pendant les vingt-quatre heures qui ont précédé. La première phase de l’éruption, de type vulcanien avec un panache de 20 kilomètres de hauteur, a duré moins de deux semaines. Ce n’est que pendant la deuxième partie de l’éruption que l’on a assisté à la lente extrusion d’un dôme de lave dans le cratère. Il a mis cinq mois pour atteindre sa taille finale. L’éruption n’a pas fait de victimes grâce à l’évacuation de 22 000 habitants du nord de l’île.

Aujourd’hui, ces mêmes habitants surveillent attentivement l’éruption et se préparent à une éventuelle évacuation. Certains d’entre eux hésitent à partir par crainte d’une contamination par le coronavirus dans les centres d’hébergement. D’autres se souviennent de 1979. Après plusieurs mois passés dans des centres d’hébergement, les fermiers sont retournés chez eux pour constater qu’ils avaient été victimes de vols. On se retrouve dans la même situation qu’en Indonésie, sur le Merapi ou l’Agung, par exemple.

Source: Médias locaux.

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The growth of the new dome on the western side of the crater of St Vincent’s Soufriere continues. UWI volcanologists explain that the growth is accelerating, and there is the possibility it can fill the crater and get close to the crater rim. If it does, the glow might be visible from surrounding areas. In the end, lava might spill over into Larikai which is uninhabited.

More instruments have been installed on the volcano, as well as a GPS station at Georgetown; they will offer more details of the volcanic activity. The St Vincent government is now seeking helicopter support to carry out work on the summit and collect rock samples from the new dome.

The scientists and the government have to fight fake news about the eruption. There have been no evacuations and the theories about new volcanoes emerging across the island due to activity at La Soufriere are completely wrong

In the same way, the media that affirm that the current eruption started in the same way as the 1979 event are wrong. I have explained in this blog that the 1979 eruption began abruptly on April 13th at 4 a.m., with only a few earthquakes in the twenty-four hours before. The first phase of the eruption was vulcanian-type with a plume 20 kilometres high. It lasted less than two weeks. It was only during the second episode of the eruption that a lava dome grew into the crater. It took it five months to reach its final size. The eruption claimed no casualties thanks to the evacuation of 22,000 residents of the north of the island.

Residents in the northern part of the island are watching the eruption carefully and getting ready for a possible evacuation. However, some of them are releuctant to leave beacause the fear a coronavirus contamination in the shelters. Others remember 1979. After several months in shelters, farmers returned home to find they had been robbed. It is like in Indonesia, on Mt Merapi or Mt Agung, for instance.

Source: Local news media.

Source : NEMO

La situation à La Soufrière de St Vincent // The situation at St Vincent’s Soufriere

Selon l’équipe scientifique de l’Université des Antilles (UWI) qui s’est rendue à La Soufrière, la croissance du nouveau dôme s’accélère. Il grossit à l’ouest du dôme de 1979. L’amas de blocs présente une couleur noire pendant la journée mais il devient incandescent la nuit. C’est la situation à laquelle s’attendaient les scientifiques locaux. Ils expliquent qu’une fois que l’extrusion de lave commence à La Soufrière, elle peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ils donnent l’exemple de la situation entre octobre 1971 et mars 1972, lorsque la lave est tranquillement sortie à l’intérieur du cratère de 1 600 mètres de large. L’éruption a été en grande partie effusive et a entraîné l’émergence d’un dôme aux parois abruptes.

L’éruption de 1979 a été bien différente. Elle a commencé par une très courte période d’activité et un puissant séisme le 12 avril. La Soufrière est entrée en éruption à l’aube du 13 avril 1979. Six heures plus tôt, le Gouvernement de Saint-Vincent avait été averti que la situation était « très anormale » et qu’une éruption était probable dans les heures à venir. L’éruption a commencé par une série d’explosions violentes et de courte durée, avec une série de panaches de cendres jusqu’à 2400 mètres de hauteur le Vendredi Saint, le 13 avril 1979. On a observé des retombées de cendres sur la Barbade, à 180 km à l’est. Chaque explosion a déposé une fine couche de cendres sur toute l’île, avec une couche plus épaisse sur la partie nord. On a assisté ensuite à deux semaines d’activité soutenue qui ont culminé avec un panache de 18 km de haut le 17 avril. L’éruption s’est calmée le 29 avril. Et a laissé place à  une extrusion de lave qui a lentement formé le dôme que l’on peut encore voir aujourd’hui dans le cratère.

Compte tenu de ces éruptions, les scientifiques de l’UWI restent en alerte permanente. Ils savent que le volcan peut passer d’une activité effusive à une activité explosive en très peu de temps, mais ils ne sont pas en mesure de faire des prévisions plus précises. Leur but est avant tout de «donner aux autorités le plus de temps possible pour prendre des mesures car il n’y a aucune garantie que les gens aient les moyens d’écouter les sources officielles pour obtenir des informations».

Un système de surveillance par webcam a été installé à Rose Hall le 2 janvier pour observer en permanence le sommet du volcan. Un centre de données a également été créé à l’Observatoire de Belmont, pour analyser les données collectées sur le volcan.

Le niveau d’alerte reste à Orange. Contrairement à ce qu’affirment certains médias, aucun ordre d’évacuation n’a été émis.

D’autre part, les autorités locales insistent sur le fait qu’il n’y a pas de corrélation entre le forage géothermique et l’éruption de La Soufrière de St Vincent. Le gouvernement de St Vincent a ordonné l’arrêt du forage le 16 mars 2020. Le trépan a été démonté et expédié en Espagne.

Source: Médias locaux.

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According to the University of the West Indies (UWI) Research Unit team that visited La Soufriere, growth of the new dome is accelerating. It is expanding further west of the 1979 dome, and is growing in size. The heap of rocks looks black during the day but is incandescent at night. It is the kind of situation local scientists expected. They explain that once effusion starts at La Soufriere it can continue for several weeks or months. They gave the example f the situation between October 1971 and March 1972 when lava quietly extruded inside the 1,600 metre-wide crater. The eruption was largely effusive and resulted in the emergence of a steep-sided dome.

The 1979 eruption was different. It began with only a very short period of unrest, starting with a strong local earthquake on April 12th. La Soufriere erupted at dawn, on April 13th 1979. Six hours earlier, the Government of St. Vincent had been warned that a highly abnormal situation existed and that an eruption was likely in the coming hours. The eruption began with a series of short-lived but violent explosions and that lofted a series of ash plumes up to 2,400 metres high into the sky on Good Friday, April 13th, 1979. Ash fell on Barbados, 180 km to the east. Each explosion laid a thin layer of ash over the entire island, heavier in the northern part. This was followed by two weeks of vigorous activity that peaked with an 18 km high plume on April 17th, and ended on April 29th. After this, the eruption switched to the quiet extrusion of lava, slowly forming the dome that still sits in the crater today.

Taking these eruptions unto account, UWI scientists remain on high alert. They know that the volcano can go from effusive to explosive in a very short time, but are not able to make more predictions. What they want to do is to “give the authorities as much time as they can since there is no guarantee people need to listen to the official sources for information.”

A webcam monitoring system was installed at Rose Hall on January 2nd to constantly monitor the summit of the volcano. A Data Centre was also established at the Observatory at Belmont, to analyse the data collected from the volcano.

The Alert level remains at Orange. Contrary to what several news media have affirmed, no evacuation order has been issued.

Local authorities insist that there is no correlation between geothermal drilling and the eruption taking place at St Vincent’s Soufriere. The government of St Vincent ordered the suspension of drilling on March 16th 2020. The drill was dismantled and shipped to Spain

Source: Local news media.

Source : NEMO