La montagne face au réchauffement climatique

Concentrations de CO2 : 431,32 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Un rapport publié le 15 janvier 2026 par le Ministère de la Transition Écologique attire l’attention sur les conséquences du réchauffement climatique dans les montagnes françaises. Il est intitulé « La montagne, en première ligne face au réchauffement climatique. »

Je ne m’attarderai ici que sur la première partie du rapport qui explique les conséquences directes du réchauffement climatique. La deuxième partie suggère des solutions pour faire face à une situation qui se dégrade rapidement. Vous pourrez lire l’ensemble du rapport ministériel en cliquant sur ce lien :

https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/milieux/montagne

Le rapport confirme ce que nous savons depuis pas mal de temps : les montagnes figurent parmi les zones de la planète qui se réchauffent le plus vite. Dans les Alpes et les Pyrénées françaises, les températures ont grimpé de + 2°C au cours du vingtième siècle, contre 1,7°C dans le reste de la France. Ce réchauffement a même atteint +2,5° C depuis 1900 dans les Alpes.
Selon les prévisions de Météo France, à 1 200 mètres d’altitude, au train où vont les choses, les températures augmenteraient de +3,4°C en hiver et de +4,7°C en été, contre +3°C et +4°C en moyenne nationale. Cela représente un réchauffement de 10 à 20 % supérieur à la moyenne française.

Évolution de la température moyenne annuelle dans les Alpes françaises (Source : Données HISTALP/Météo France)

Le recul glaciaire constitue la première manifestation spectaculaire du réchauffement climatique. Les glaciers alpins ont perdu 70% de leur volume depuis 1850, dont 10 à 20% depuis 1980 seulement. Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, dans les Pyrénées le glacier d’Ossoue a vu sa surface fondre de 64% entre 1924 et 2019. Même dans les scénarios les plus optimistes, les experts prédisent la disparition des glaciers français, sauf à très haute altitude d’ici la fin du siècle.

Cette fonte s’accompagne de nouveaux dangers : effondrements glaciaires, formation de poches d’eau menaçant les populations, comme à St Gervais, Tignes ou Chamonix.

Le dégel du pergélisol fragilise également les parois rocheuses, multipliant les risques d’éboulements et de glissements de terrain. Dans les massifs du Mont-Blanc, des Écrins et de la Vanoise, plus du tiers des itinéraires sont devenus dangereux ou impraticables à certaines périodes de l’été.

Variation d’épaisseur (en mètres) des glaciers en France (Source : Association Moraine et IGE)

Avec des températures plus élevées, les épisodes de pluie deviennent plus fréquents au détriment des chutes de neige, et la neige présente au sol fond plus rapidement. Depuis cinquante ans, les massifs montagneux français ont déjà perdu près d’un mois d’enneigement. D’ici 2050, selon les prévisions de Météo France, les massifs de moyenne et basse altitude perdraient environ deux mois de neige au sol chaque hiver. En haute altitude, la saison d’enneigement raccourcirait d’un mois. Malgré ce recul général, quelques hivers généreusement enneigés resteront possibles, comme on l’a vu en 2025-2026. À l’horizon 2100, le bouleversement serait encore plus brutal. La présence de neige au sol deviendrait aléatoire à moyenne et basse altitude, rarement présente plus d’un mois consécutif. L’enneigement se limiterait à 1,5 à 3 mois dans les Alpes à 1800 m d’altitude, ne dépasserait pas 1,5 mois dans les Pyrénées à 1 800 m d’altitude. Dans le Massif central, à 1 200 mètres d’altitude, il se limiterait à seulement dix jours.

La baisse de l’enneigement menace directement la viabilité des stations de ski. Sans production de neige artificielle, 90% des stations présenteraient un risque très élevé de faible enneigement dès 2050, et 100% d’ici 2100. Toutefois, la neige artificielle trouve rapidement ses limites. Les fenêtres de froid nécessaires à sa production se réduisent avec le réchauffement. Après 2050, si le réchauffement planétaire dépasse 3°C, la neige de culture ne suffira plus à maintenir les conditions d’exploitation.

Le réchauffement climatique redistribue les précipitations en montagne. En hiver, les pluies s’intensifient et remplacent la neige, augmentant les risques de crues et de glissements de terrain. À l’inverse, les étés deviennent plus secs, privant les cours d’eau d’une ressource cruciale au moment où la demande est la plus forte. Au-delà du tourisme, c’est toute la ressource en eau qui est en jeu avec la raréfaction de la neige. En montagne, le manteau neigeux joue le rôle crucial de réservoir naturel. En fondant progressivement au printemps et en été, il alimente les cours d’eau au moment où les pluies se font rares et la demande plus forte. Sa diminution contribuera donc à réduire la disponibilité en eau dans de nombreuses régions, avec des répercussions sur le pastoralisme, l’hydroélectricité et l’ensemble des activités humaines.

Contrairement au manteau neigeux qui se recrée chaque hiver, les glaciers constituent des réserves d’eau douce accumulées sur des décennies, voire des siècles. En fondant graduellement l’été, ils régulent le débit des rivières lors des périodes les plus chaudes et les plus sèches. Leur disparition programmée ne menace pas seulement l’approvisionnement estival ; elle prive définitivement les bassins versants d’un tampon régulateur irremplaçable.

 La Mer de Glace, symbole de la catastrophe glaciaire dans les Alpes

 Glaciers – Enquête sur une disparition

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez regarder un documentaire très intéressant, diffusé sur le chaîne ARTE, sur la fonte des glaciers dans le monde et ses conséquences. Il est intitulé « Glaciers – Enquête sur une disparition. » et dure environ 1h 30.

https://www.arte.tv/fr/videos/121278-000-A/glaciers-enquete-sur-une-disparition/

Au fil des images, on assiste aux catastrophes susceptibles de se produire, en particulier à cause des lacs qui se forment à l’avant des glaciers et dont la vidange est catastrophique. Le documentaire débute par une évocation de l’effondrement du glacier Birch en Suisse et un drame évité de justesse grâce à l’évacuation du village de Blatten.

On nous rappelle ensuite l’épée de Damoclès que fait peser le glacier de Planpincieux sur la vallée de Courmayeur, du côté italien des Alpes.

Les innombrables lacs glaciaires de l’Himalaya ne peuvent pas être contrôlés dans leur entièreté et les crues glaciaires – Glacial Lake Outburst Flood ou GLOF – sont une menace permanente.

Le documentaire confirme les messages d’alerte que j’émets régulièrement, à mon petit niveau, sur ce blog. À l’échelle mondiale, il est très difficile de faire comprendre à ceux qui nous gouvernent l’imminence de la catastrophe climatique qui nous guette. Les politiques, quelle que soit leur tendance, font des projections à court terme, rarement à long terme.

En Europe, l’un des glaciers – avec la Mer de Glace – qui montre le mieux l’impact du réchauffement climatique est le Glacier du Rhône, dans le Valais suisse. Il y a 20 000 ans, ce glacier s’étirait jusqu’à Lyon. Dans les années 1980, j’ai photographié (voir ci-dessous) la masse de son front qui dominait la route du col de la Furka. Une vingtaine d’années auparavant, en 1964, a été réalisé le film Goldfinger dans lequel on voit Sean Connery avec le glacier du Rhône à l’arrière-plan. En 40 ans, le glacier a perdu plus de 400 mètres de longueur ! Il est probable que nous assistions à ce que les glaciologues appellent le peak water, un point de bascule où le glacier libère un maximum d’eau. Passé ce pic, son débit diminue, avec des conséquences faciles à imaginer pour les régions en aval. Cette remarque est valable pour les autres glaciers alpins de la taille du glacier du Rhône. Pour les plus petits, la partie est perdue depuis longtemps.

À son embouchure, le Rhône irrigue la Camargue qui subit les assauts des eaux montantes de la Méditerranée et leur salinité. Sans les eaux douces du Rhône, la Camargue serait un enfer pour l’agriculture. On imagine de ce qu’il adviendra de cette région si le débit du Rhône vient à baisser dans les prochaines années. J’ai attiré l’attention sur ce problème dans plusieurs notes comme celles publiées le 10 novembre 2022 et le 22 mars 2025.

Le plus grave, c’est que la pénurie d’eau douce fournie par les glaciers va inévitablement déboucher sur de graves conflits, voire des guerres. J’ai insisté à plusieurs reprises sur le rôle de château d’eau que jouent les glaciers de l’Himalaya pour les pays asiatiques. Que se passera-t-il si ces pays à très forte densité de population viennent à manquer d’eau ?

En fait, ce sont tous les glaciers de la planète qui sont en train de disparaître, depuis la Cordillère des Andes, jusqu’au Groenland et à l’Antarctique. Sans oublier la conséquence de cette fonte sur l’élévation de niveau des océans. Depuis une décennie, le niveau de la mer est en hausse de 3 à 4 millimètres par an. 18 des plus grandes villes du monde se situent sur les littoraux. Venise, Londres, Shanghai ou la Camargue se retrouveront sous les eaux à la fin de ce siècle.

Dans sa partie finale, le documentaire met l’accent sur l’influence de la fonte de l’Antarctique sur le comportement des courants océaniques dans le monde. Une modification de l’AMOC dans l’Atlantique aura des répercussions sur le Gulf Stream qui nous permet de bénéficier de températures tempérées en Europe. Si un jour l’AMOC se dérègle, nous allons à coup sûr avoir froid…

Voici deux photos illustrant la fonte et le recul spectaculaires du glacier du Rhône. Je les ai prises à quelques années d’intervalle (1981 et 2018) depuis un virage du col de la Furka.

Les Hawaïens et la hausse de niveau de l’océan // Hawaiians and ocean level rise

Dans la mesure où ils vivent dans un archipel entouré par l’océan Pacifique, les Hawaïens sont de plus en plus préoccupés par la montée des eaux. Ils se sentent impuissants lors des tempêtes, lorsqu’ils voient les vagues s’écraser sur leurs côtes et envahir leur territoire. La hausse de niveau de l’océan à Hawaï est estimée à 10 pouces (environ 25 centimètres) depuis 1950.
Une nouvelle étude menée par l’Organisation de recherche économique de l’Université d’Hawaï (University of Hawaiʻi Economic Research Organization) révèle que les Hawaïens sont inquiets de la montée des eaux et de ses impacts actuels et futurs sur le 50ème État américain. Il s’agit de la première étude représentative mesurant les opinions, la perception des risques et les préférences politiques du public concernant la montée des eaux dans les quatre comtés de l’archipel.

Le rapport, intitulé « Opinions du public sur la montée des eaux à Hawaï », compile les réponses de 1 314 adultes interrogés durant l’été 2025 et offre l’aperçu le plus complet à ce jour de la façon dont les habitants perçoivent la montée des eaux et les choix politiques qu’elle soulève.
Les résultats de l’enquête montrent que la grande majorité des Hawaïens sont conscients de la réalité de la montée des eaux. Un large consensus se dégage quant à la nécessité d’agir. La question la plus complexe n’est pas de savoir s’il faut agir, mais comment structurer l’adaptation de manière crédible, équitable et durable. Voici les principaux résultats de l’étude :

– 89 % des habitants estiment que la montée du niveau de la mer est une réalité, notamment une large majorité de démocrates (97 %), d’indépendants (90 %) et de républicains (80 %).

– Près de la moitié affirment que la montée du niveau de la mer affecte déjà la population d’Hawaï, et plus de 80 % s’attendent à des impacts dans les 25 prochaines années.

– 83 % pensent que la montée du niveau de la mer aura des conséquences catastrophiques pour l’État d’ici 50 ans.

– Environ 90 % sont favorables à la limitation de l’aménagement dans les zones inondables, et plus de 80 % privilégient le développement à l’intérieur des terres plutôt que la poursuite de expansion côtière.

– 81 % seraient prêts à quitter les zones à haut risque si une juste compensation leur était offerte.

– Seuls 45 % se disent prêts à payer des impôts ou des taxes plus élevés pour financer des projets de protection au niveau de leur zone d’habitation.

La population est clairement consciente des risques et soutient une nouvelle politique côtière, avec notamment des limitations de l’aménagement, et une aide publique au relogement. Dans le même temps, de nombreux habitants se disent mal informés sur la montée du niveau de la mer et doutent que les agences gouvernementales soient pleinement préparées.

L’enquête révèle également un fort soutien à l’aide gouvernementale aux propriétaires fonciers dans les zones vulnérables, notamment un accès élargi à l’assurance inondation, des incitations à surélever ou à protéger les bâtiments contre les inondations, et un financement public pour soutenir le relogement volontaire.

Les avis sont plus partagés concernant la protection du littoral : une courte majorité se prononce en faveur des digues privées, tandis qu’un soutien beaucoup plus important est apporté aux digues protégeant les infrastructures publiques telles que les routes et les réseaux d’eau et d’électricité.
Le rapport complet est disponible sur le site web de l’UHERO : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

 

Les vagues de l’océan Pacifique viennent frapper le côtes hawaïennes (Photo : C. Grandpey)

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Because they are living in an archipelago surrounded by the Pacific Ocean, Hawaiians feel more and more concerned by ocean level rise. They feel powerless during the storms when the see the waves crash on the shores and invade their territory. The rise in ocean level in Hawaii is estimated at 10 inches (about 25 centimeters) since 1950.

A new study by the by the University of Hawaiʻi Economic Research Organization shows that Hawaii residents are concerned over sea level rise and its current and future impacts on the 50th State of the Union. It is the first representative study to measure public beliefs, risk perceptions and policy preferences related to sea level rise across all four counties.

The report – Public Views on Sea Level Rise in Hawaii – includes the responses from 1,314 adults surveyed in summer 2025, and provides the most comprehensive snapshot to date of how residents view sea level rise and the policy choices it raises.

The results of the survey show that Hawaii residents overwhelmingly accept that sea level rise is happening. There is broad agreement that action is needed. The harder question is not whether to act, but how to structure adaptation in a way that is credible, fair and sustainable over time.

Here are the study’s key findings :

– 89% of residents believe sea level rise is happening, including large majorities of Democrats (97%), Independents (90%) and Republicans (80%).

– Nearly half say sea level rise is already affecting people in Hawaiʻi, and more than 80% expect impacts within the next 25 years.

– 83% believe sea level rise will have catastrophic consequences for the state within 50 years.

– About 90% support restricting development in flood-prone areas, and more than 80% favor prioritizing inland development over continued coastal expansion.

– 81% would be willing to relocate from high-risk areas if offered fair compensation.

– Only 45% say they would be willing to pay higher taxes or fees to fund neighborhood-level protection projects.

People clearly recognize the risks and support major shifts in coastal policy, including limits on development and public assistance for relocation. At the same time, many residents report feeling poorly informed about sea level rise and doubt that government agencies are fully prepared.

The survey also finds strong support for government assistance to property owners in vulnerable areas, including expanded access to flood insurance, incentives to elevate or flood-proof buildings, and public funding to support voluntary relocation. Residents are more divided on shoreline armoring, with narrow majority support for private seawalls but much stronger backing for seawalls protecting public infrastructure such as roads and utilities.

The full report is available on the UHERO website : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

Puissant séisme à la frontière Alaska / Yukon le 6 décembre 2025 // Powerful earthquake at the Alaska / Yukon border on December 6, 2025

En l’absence de victimes, les médias européens n’en ont pas parlé. Pourtant, un puissant séisme de magnitude M7,0 s’est produit le 6 décembre 2025 le long de la chaîne de montagnes Saint-Élie (St Elias mountain range), à la frontière entre le Yukon (Canada) et l’Alaska (États Unis), une région que j’apprécie particulièrement pour la beauté de ses paysages.

Photos: C. Grandpey

Selon l’USGS, l’épicentre du séisme se situait à environ 370 km au nord-ouest de Juneau (Alaska) et à 250 km à l’ouest de Whitehorse (Yukon, Canada). Des centaines de répliques ont été enregistrées après la secousse initiale ; la plus forte d’entre elles atteignait une magnitude de M5,7.
Aucune alerte tsunami n’a été émise et, heureusement, aucun dégât ni blessé n’a été signalé. Cependant, des habitants jusqu’à Whitehorse ont ressenti la secousse. Les localités les plus proches de l’épicentre du séisme sont Haines Junction, au Yukon (130 km), et Yakutat, en Alaska (90 km), qui regroupent respectivement un peu plus de 1 000 et 662 habitants.
Bien qu’aucune catastrophe n’ait été déplorée dans les localités voisines, le séisme a eu des répercussions sur la chaîne de Saint-Élie. Il a été provoqué par un décrochement, phénomène géologique bien connu, lorsque les deux côtés d’une faille glissent horizontalement l’un par rapport à l’autre. Dans le cas précis, le mouvement s’est produit à l’extrémité nord de la faille de Fairweather, une zone où l’activité sismique est peu documentée.
L’hypocentre du séisme a été localisé à 10 km sous le glacier Hubbard, le plus grand glacier d’Amérique du Nord à terminer sa course dans l’océan.

Les photos aériennes prises par le YGS à proximité de l’épicentre du séisme du 6 décembre, près du glacier Hubbard, montrent d’importants glissements de terrain, des avalanches et les dégâts subis par la glace.

Le vendredi 12 décembre, le Yukon Geological Survey (YGS) s’est rendu sur le site du séisme afin de répertorier les glissements de terrain et les avalanches provoqués par la secousse et déterminer si la faille avait fracturé la surface du sol. Certains débris étaient répandu sur une zone de cinq kilomètres de long sur un kilomètre et demi de large.
Le YGS n’a toutefois trouvé aucun signe de fracture en surface, bien qu’il soit possible que cela ait été masqué par la glace. Le séisme a néanmoins déclenché de nombreux glissements de terrain, principalement sur les pentes du mont King George.
Des glissements ont également été observés sur les pentes voisines du mont Logan, du mont Vancouver et d’autres sommets environnants. Plus loin de l’épicentre du séisme, les avalanches de neige et de glace ont été observées plus fréquemment que les glissements de terrain. Des restes d’effondrements de séracs ont également été fréquemment observés.

Les images partagées par YGS montrent des glissements de terrain et des avalanches du mont King George et des sommets environnants, avec des coulées de débris atteignant 6 km de long et 1 800 mètres de large.

Selon des témoins locaux, c’est une chance que cet événement ne se soit pas produit pendant la saison d’alpinisme, car les chutes de séracs et les avalanches déclenchées par les secousses ont déjà causé des décès. Une alpiniste argentine qui se trouvait dans le secteur au moment su séisme n’a pas compris ce qui se passait. Elle a  cru à des avalanches en cascade. Elle a toutefois pu être mise en sécurité.

Dans les prochains mois, les dégâts causés à la glace dans la région et la poursuite des chutes de pierres pourraient constituer de nouveaux dangers pour les expéditions d’alpinisme et de ski dans la zone. Les chaînes de Wrangell-St. Elias et de Chugach, situées à proximité, sont deux destinations de ski de randonnée réputées en Alaska, connues pour leurs nombreux sommets, et leurs longues descentes à ski du sommet jusqu’à à la mer.
Source : Yukon Geological Survey.

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As there were no casualties, European news media did not even mention it, but a powerful M7.0 earthquake occurred on December 6, 2025 along the St. Elias mountain range on the Canadian Yukon/ Alaska border, an area I particularly appreciate for the beauty of its landscape. .

According to the U.S.G.S., the quake’s epicenter was roughly 370 km northwest of Juneau, Alaska, and 250 km west of Whitehorse, Yukon, Canada. Hundreds of aftershocks were recorded following the initial quake, with the largest measuring M5.7.
There was no Tsunami warning with the quake and, luckily, no immediate reports of damage or injury, but folks as far as Whitehorse reportedly felt it. The closest communities to the earthquake’s epicenter are Haines Junction, Yukon (130 km), and Yakutat, Alaska (90 km), which have small populations of just over 1,000 and 662 people, respectively.
Despite no catastrophic outcomes to the nearby communities, the earthquake certainly didn’t leave the St. Elias range unscathed. The earthquake was caused by a strike-slip event, a well-known geological one, when the two sides of a fault slide past one another horizontally. In this case, movement occurred on the northernmost end of the Fairweather Fault, which does not have much previously recorded seismic activity.
The earthquake’s hypocenter was recorded to be 10 km below the Hubbard Glacier, which is North America’s largest tidewater glacier.

On Friday, December 12th, the Yukon Geological Survey (YGS) flew to the site of the earthquake to document landslide and avalanche activity caused by the quake, and to determine if the fault ruptured the ground surface. Some of the debris was dispersed over a five-kilometer-long by one and a half-kilometer-wide area.

However, YGS didn’t find any evidence of surface rupture, although it’s possible a rupture was hidden by glacial ice. The earthquake did, however, trigger numerous landslides, largely on the slopes of Mt. King George.
There were also slides observed on the nearby slopes of Mt. Logan, Mt. Vancouver, and other surrounding sub-peaks. Further from the quake’s epicenter, snow and ice avalanches were observed more frequently than landslides. Seracs and ice falls were also frequently seen toppled and broken, and the earthquake caused widespread damage to glacial ice.

Local observers say it is fortunate that this event did not occur during mountaineering season, as earthquake-triggered serac falls and avalanches have caused fatalities in the past. In the future, the damage to ice in the region and persistent rockfall from landslides scars may pose new additional hazards for mountaineering and skiing expeditions in the area. The Wrangell- St. Elias range and nearby Chugach range are both famous ski mountaineering destinations in Alaska, known for having numerous massive peaks, remote access, and length peak-to-sea ski descents.

Source : Yukon Geological Survey.