Collaboration entre observatoires aux Etats-Unis // Collaboration between observatories in the United States

Les observatoires volcanologiques à travers les États-Unis fonctionnent en étroite relation les uns avec les autres pour assurer une surveillance efficace des volcans actifs de ce pays. Cette collaboration est particulièrement évidente lors d’une crise, comme ce fut le cas au moment de l’éruption du Kilauea en 2018. Cette année-là, des scientifiques, des ingénieurs et des administratifs du Volcano Science Center de l’USGS se sont rendus sur la Grande Ile d’Hawaï pour épauler le HVO, l’observatoire des volcans d’Hawaï, et aider les volcanologues locaux à surveiller les coulées de lave et les effondrements qui se produisaient au sommet du Kilauea. Leur aide fut essentielle au bon fonctionnement du HVO 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
La collaboration entre les observatoires volcanologiques existe également quand il n’y a pas de crise éruptive majeure. Certains observatoires tels que l’Alaska Volcano Observatory (AVO) doivent effectuer toutes les missions sur le terrain en été car les conditions météorologiques sont difficiles et les conditions de travail dangereuses le reste de l’année. Comme la saison estivale est courte en Alaska, il est important de faire appel à l’aide temporaire d’autres États.
L’AVO a beaucoup de travail à effectuer au cours de la saison estivale. Le soleil est presque en permanence dans le ciel et les heures de clarté sont pleinement utilisées lorsque le temps le permet. L’aide d’autres observatoires permet aux équipes de terrain d’être renouvelées tous les mois afin d’éviter l’épuisement professionnel.

Comme il y a peu à faire en ce moment à Hawaii depuis la fin de l’éruption du Kilauea, plusieurs géologues du HVO se sont rendus en Alaska cet été pour aider à la mise en place de nouveaux sites de surveillance sismique et la mise à niveau d’instruments plus anciens sur les volcans des Aléoutiennes. Cela fait partie d’une campagne entreprise par l’AVO pour convertir l’ensemble de son réseau sismique analogique en un réseau entièrement numérique. Un tel travail est important car les instruments numériques peuvent détecter une gamme plus large de signaux sismiques. Le HVO est passé à un réseau numérique de 2014 à 2017.
Dans les Aléoutiennes, la mission a débuté à Adak, une île située à environ 1 700 kilomètres au sud-ouest d’Anchorage. L’île, qui abritait une base militaire de 1942 à 1997, est très paisible maintenant que la plupart des installations ont été abandonnées. Adak a servi de base aux opérations scientifiques. En effet, c’est un point central où les stations les plus éloignées sont raccordées au réseau de surveillance des volcans de l’Alaska.
A partir d’Adak, les scientifiques ont voyagé à bord d’un navire de recherche qui les a conduits à travers la Mer de Béring afin de visiter différents volcans. Une fois un volcan atteint, le capitaine jetait l’ancre dans un port bien protégé des tempêtes parfois très violentes qui surviennent dans les Aléoutiennes. À partir de là, les scientifiques ont pris l’hélicoptère embarqué sur le navire pour visiter les différents sites.
Les conditions météorologiques sont souvent difficiles dans les Aléoutiennes, ce qui rend la surveillance des volcans d’autant plus délicate. Un scientifique explique qu’il y avait un épais brouillard presque tous les matins. À chaque fois que le pilote de l’hélicoptère estimait qu’une fenêtre était utilisable, les hommes chargeaient le matériel et décollaient.
Une fois sur un volcan, les scientifiques se mettaient au travail. Il fallait d’abord installer un local de protection du matériel et creuser un trou de 2 mètres de profondeur pour y loger le sismomètre. Des panneaux solaires étaient ensuite installés sur le local avec à l’intérieur 15 batteries de 12 volts pour alimenter l’électronique qui numérise les signaux du sismomètre et envoie les données à Adak par radio. Le travail a toujours été une course contre le soleil, tout en luttant contre les conditions météorologiques en constante évolution.
Les hommes expliquent que le travail fut difficile mais enrichissant. La cohabitation permanente, l’élaboration de stratégies pour faire face aux éléments et le travail en équipe sur un volcan loin de tout ont permis de créer des liens solides entre le HVO et l’AVO. Cet état d’esprit se prolongera bien au-delà du travail sur le terrain dans les îles Aléoutiennes.
Source: USGS / HVO.

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Volcano observatories across the United States work together to ensure efficient and thorough monitoring of the nation’s active volcanoes. This collaboration is particularly evident during a crisis, like the 2018 eruption of Kilauea Volcano. In 2018, scientists, field engineers, and administrative professionals from across the US Geological Survey Volcano Science Center came to the Island of Hawaii to assist the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) in monitoring Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ) lava flows and summit collapses. Their assistance was critical to maintaining HVO’s 24/7 response capability.

Collaboration between volcano observatories also occurs in non-crisis times. Some volcano observatories, such as the Alaska Volcano Observatory (AVO) must accomplish all field work in the summer because other times of the year can bring harsh weather and dangerous working conditions. Since the summer field season in Alaska is short, it is important to use temporary help from other states.

The field season for AVO staff is intense. The sun is almost always up, and the daylight hours are fully used when weather permits. Help from other volcano observatories allows field teams to be rotated every month to avoid burn-out.

As there is little to do in Hawaii with the end of the Kilauea eruption, several HVO staff travelled to Alaska this summer to help build new, and upgrade old, seismic monitoring sites on western Aleutian volcanoes. This is part of a big step that AVO is taking to convert their entire seismic network from an analog to an all-digital network. This is important because digital instruments can detect a wider range of earthquake signals. HVO made the transition to a digital network in 2014 to 2017.

The mission began on Adak, an island about 1,700 kilometres SW from Anchorage. The island, home to a military base from 1942 to 1997, is very peaceful now that most of the facilities have been abandoned. Adak was the base of operations, a central place where more-remote field stations tie into the Alaska volcano monitoring network.

From Adak, the scientists boarded a research vessel which took them across the Bering Sea in order to visit different volcanoes. Once the targeted volcano was reached, the captain dropped anchor in a harbour that would be mostly protected from potentially fierce Aleutian storms. From there, the scientists flew in the onboard helicopter to go back and forth from the ship to the different field sites.

Weather conditions are often difficult in the Aleutians, which makes the monitoring of the volcanoes all the more difficult. The scientific team explains that they were shrouded in fog nearly every morning. Whenever the helicopter pilot deemed that a safe window of opportunity had arrived, they loaded up and took off.

Once the geologists landed on a volcano, the real work began. They dug a foundation for the equipment hut and a 2-metre-deep hole where the seismometer would reside. Solar panels were mounted on the hut, which housed 15 12-volt batteries to power the electronics that digitizes signals from the seismometer and sends data back to Adak via radio. The work was always a race against the sun, while battling the ever-changing weather conditions.

The men explain that the work was difficult but rewarding. Living in close quarters, continuously strategizing to overcome the elements, and working as a team on a remote volcano, led to a bond between HVO and AVO that will last beyond the Aleutian field work.

Source : USGS / HVO.

Le Cleveland, le Semisopochnoi  ou le Veniaminof comptent parmi les volcans les plus actifs des Aléoutiennes, sans oublier l’Augustine… (Photos : AVO et C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’INGV indique qu’une éruption majeure a eu lieu sur le Stromboli à 10h17 (GMT) – 12h17 (heure locale) – le 28 août 2019. La source de l’explosion se situait dans la zone centre-sud de la terrasse cratèrique. Les matériaux projetés par l’explosion se sont répandus sur la terrasse et le long de la Sciara del Fuoco, jusqu’à la mer.
La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Il est intéressant de lire le dernier rapport (27 août 2019) du Laboratorio Geofisica Sperimentale. Les auteurs expliquaient que l’activité volcanique était soutenue sur le Stromboli, avec des épisodes de spattering dans la partie nord-est de la région sommitale où les projections montaient à une hauteur de 150 mètres. On observait une activité explosive modérée dans la partie centrale / sud-ouest de la terrasse cratèrique, avec des explosions riches en cendres. Les coulées dans la partie sud-ouest de la Sciara del Fuoco étaient toujours actives avec un débit de lave stable. Le tremor volcanique montrait des valeurs élevées. Le nombre d’événements VLP était stable à des valeurs très élevées, tandis que leur amplitude montrait une tendance à la baisse. AUCUN ÉVÉNEMENT ERUPTIF MAJEUR N’ETAIT PRÉVU. Cela montre encore une fois que notre capacité à prévoir les éruptions, même sur des volcans bien équipés, est très faible. Boris Behncke (INGV Catane) a déclaré: « Pour le moment, il est hautement improbable que les excursions reprennent vers le sommet du Stromboli. La gestion du tourisme sur ce volcan fera certainement l’objet d’un examen approfondi. Avec des explosions comme celles du 3 juillet et d’aujourd’hui, il y aurait eu des morts au sommet. » Comme je l’ai déjà écrit, les excursions au Pizzo avec les guides ont été annulées après le dernier paroxysme du volcan le 3 juillet 2019.

Note personnelle : L’activité éruptive était particulièrement intense hier soir dans la partie NE de la zone sommitale dont la morphologie a été modifiée par l’événement du matin. Le Cratère NE est plus grand, ce qui laisse libre cours à l’activité strombolienne qui s’y déroule. On notera la présence d’une bouche éruptive en dessous de l’échancrure qui s’est ouverte dans la lèvre N du cratère. Certaine événements étaient particulièrement forts (voir capture d’écran ci-dessous). On aperçoit sur les images de la webcam Skyline la coulée de lave sur la Sciara del Fuoco. Il faudra être vigilant car il ne serait pas surprenant que tous les matériaux qui s’accumulent depuis pas mal de temps déstabilisent par gravité la base sous-marine de la Sciara, avec un effondrement susceptible de générer un tsunami, comme cela s’est produit dans le passé.

Voici une petite vidéo montrant l’éruption depuis la mer. Impressionnant!

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 La JMA indique qu’une nouvelle éruption mineure a eu lieu sur l’Asama (Japon) à 19h28 (heure locale) le 25 août 2019. L’événement a généré un nuage de cendre qui est monté à environ 600 mètres au-dessus du cratère.
La JMA a indiqué que de nouvelles explosions et des coulées pyroclastiques pouvaient encore se produire dans un rayon de 2 km du cratère.
L’éruption a été précédée d’un autre événement semblable le 7 août 2019. Le niveau d’alerte est alors passé de 1 à 3. Il a ensuite été abaissé à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 19 août 2019.

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L’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) indique que l’activité éruptive de l’Ubinas se poursuit. On enregistre une activité sismique qui semble liée à la montée du magma. De la même façon, le cratère continue à émettre des gaz magmatiques et de la vapeur d’eau visibles sur les caméras de surveillance du volcan. Les images satellitaires révèlent des anomalies thermiques qui indiquent la proximité du magma de la surface. Au vu de ces paramètres, il faut s’attendre à l’apparition d’une nouvelle activité explosive à court terme.

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Dans les Iles Aléoutiennes (Alaska), le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune sur le Cleveland et à la couleur Orange sur le Shishaldin et le Semisopochnoi.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à la couleur Orange sur le Sheveluch, le Klyuchevskoy, le Karymsky et l’Ebeko car des explosions peuvent se produire à tout moment, avec des nuages de cendre susceptibles de perturber le trafic aérien. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune sur le Bezymianny.

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En cliquant sur l’onglet « Photo and video » du site web du HVO, on peut voir une série de clichés montrant la caldeira du Kilauea et le Pu’uO’o qui ont été profondément modifiés par l’éruption de 2018. La petite mare d’eau au fond de l’Halema’uma’u a tendance à s’agrandir, mais il faudra encore beaucoup de temps pour que l’on observe un lac d’acide comme celui du Kawah Ijen. Il est fort probable que le Kilauea sera de nouveau entré en éruption d’ici là !

https://volcanoes.usgs.gov/volcanoes/kilauea/multimedia_chronology.html?newSearch=true&display=custom&volcano=1&resultsPerPage=20

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INGV indicates that a major eruption took place at Stromboli at 10:17 (UTC) on August 28th, 2019. The source of the explosion was located in the central-southern area of the crater terrace. The products generated by the explosion spread throughout the terrace and along the Sciara del Fuoco, rolling down to the coastline.

The Aviation Colour Code has been raised to Red.

It is interesting to read the latest report (August 27th, 2019) released by the Laboratorio Geofisica Sperimentale. The authors explained that volcanic activity was high at Stromboli, with spattering in the north-eastern part of the summit area where scoriae are ejected up to 150 metres high. One observed moderate explosive activity in the Central/SW part of the crater terrace, with ash-rich explosions. The lava flows in the SW part of the Sciara del Fuoco, were still active with a stable effusive rate. The volcanic tremor oscillated over high values. The number of VLP events was stable at very high values, while the VLP amplitude shows a decreasing trend. NO MAJOR ERUPTIVE EVENT WAS ANTICIPATED. This again shows that our ability to forecast eruptions, even on well-equipped volcanoes is very low. As Boris Behncke (INGV Catania) declared: « For the moment it is highly unlikely that there will be excursions onto the summit of Stromboli anytime soon. The whole handling of tourism on this volcano will certainly be thoroughly reviewed. With explosions like those of July 3rd and today, there would have been no chance of survival for anybody at the summit. »  As I put it before, excursions with guides to the Pizzo have been cancelled since the volcano’s last paroxysm on July 3rd.

Personal remark: Eruptive activity was particularly intense last night in the NE part of the summit area whose morphology was modified by the morning event. The NE Crater is larger, which gives free rein to the strombolian activity that takes place in it. One can observe an eruptive vent below the notch which has opened in the N rim of the crater. Some events were particularly strong (see screenshot below). The images of the Skyline webcam show the lava flow on the Sciara del Fuoco. One should be be vigilant because it would not come as a surprise if all the materials which have accumulated for a long time should destabilize by gravity the underwater base of the Sciara, with a collapse likely to generate a tsunami, as this happened in the past.

See above a short video showing the eruption from the sea. Very impressive!

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JMA indicates that another small scale eruption took place at Asama volcano (Japan) at 19:28 (local time) on August 25th, 2019. The eruption generated an ash plume that rose about 600 metres above the crater.

JMA warned of possible additional explosions and pyroclastic flows within about a 2 km radius of the crater.

The eruption followed another similar eruption on August 7th, 2019. The alert level was then raised from 1 to 3. It was later lowered to 2 (on a scale of 1-5) on August 19th, 2019.

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The Institute of Geophysics of Peru (IGP) indicates that the eruptive activity of Ubinas continues. The seismic activity which is being recorded seems to be related to magma ascent. In the same way, the crater continues to emit magmatic gases and water vapour visible on the volcano surveillance cameras. Satellite images reveal thermal anomalies that indicate that magma is close to the surface. Given these parameters, one can expect new explosive activity in the short term.

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In the Aleutians (Alaska), the alert level is kept at Yellow on Cleveland, and at Orange on Shishaldin and Semisopochnoi.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange on Sheveluch, Karymsky Klyuchevskoi and Ebeko because explosive activity may occur without warning, with ash plumes that may disturb air traffic in the region. The alert level is kept at Yellow for Bezymianny.

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By clicking on the « Photo and video » tab of the HVO website, one can see a series of images showing the Kilauea caldera and Pu’uO’o that have been profoundly modified by the 2018 eruption. The pool of water at the bottom of Halema’uma’u tends to grow, but it will take a long time for an acid lake like Kawah Ijen to be seen. It is likely that Kilauea will have  again erupted by then!
https://volcanoes.usgs.gov/volcanoes/kilauea/multimedia_chronology.html?newSearch=true&display=custom&volcano=1&resultsPerPage=20

Sismogramme de l’éruption sur le Stromboli le 28 aoû 2019 (Source: INGV)

Evénement éruptif dans le Cratère NE du Stromboli dans la soirée du 28 août 2019 (Webcam Skyline)

Plus de surveillance terrestre du Mt Dutton (Alaska) // No more land monitoring of Mt Dutton (Alaska)

Dans un bulletin spécial, l’Alaska Volcano Observatory (AVO) vient d’indiquer qu’il n’est plus en mesure de surveiller sismiquement le Mont Dutton en raison de l’absence de réseau sismique en état de fonctionnement. En conséquence, l’Observatoire ne peut plus (1) observer si le Dutton est sur le point d’entrer en éruption, (2) ni confirmer ou infirmer les informations concernant l’activité de ce volcan.
Etant donné que le Mt Dutton n’est plus surveillé sismiquement, son niveau d’alerte volcanique – actuellement Normal – et sa couleur d’alerte aérienne – actuellement Verte – ne  seront plus répertoriés. Comme c’est le cas pour d’autres volcans dépourvus de réseau sismique en temps réel, l’AVO continuera à utiliser les données satellitaires et infrasoniques, les éclairs, les rapports de pilotes et d’observateurs au sol pour détecter les signes d’activité éruptive.
Le Mont Dutton se trouve dans la chaîne des Aléoutiennes, près de l’extrémité de la péninsule d’Alaska. C’est un stratovolcan recouvert de neige et de glace qui culmine à 1450 mètres d’altitude. Bien qu’il n’ait aucune activité éruptive historique, des essaims sismiques significatifs ont été enregistrés sur le volcan en 1984 et 1988.
La plupart des volcans de la péninsule d’Alaska sont situés loin des zones habitées. Le problème est qu’ils se trouvent sur les couloirs aériens des avions entre l’Amérique et l’Asie. Les nuages ​​de cendre qu’ils émettent pendant les éruptions peuvent devenir un danger pour les moteurs d’avion. Plusieurs catastrophes ont été évitées de justesse dans le passé à cause de ces nuages ​​de cendre.
Source: AVO.

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In a special bulletin, the Alaska Volcano Observatory (AVO) has just indicated it can no longer seismically monitor Mount Dutton volcano due to the lack of a functioning seismic network there. As a result, the Observatory is unable to (1) assess whether Dutton may be building towards an eruption and (2) quickly confirm or dismiss reports of activity at the volcano.
As a consequence, because Dutton is no longer seismically monitored, it will move from volcano alert level Normal and aviation colour code Green to « unassigned. » As at other volcanoes without real-time seismic networks, AVO will continue to use satellite data, regional infrasound, lightning, and reports from pilots and ground observers to detect signs of eruptive activity.
Mount Dutton is located near the tip of the Alaska Peninsula. It is a snow- and ice-covered stratovlocano which rises to an elevation of 1450 metres. Although it has no historic eruptive activity, intense earthquake swarms occurred at the volcano in 1984 and 1988.

Most volcanoes on the Alaska Peninsula are located far from inhabited areas. The problem is that they are on the route of planes between America and Asia. The ash clouds they emit during eruptions may become a danger to plane engines. Several accidents have been barely avoided in the past because of these ash clouds.

Source: AVO.

Vue du Mt Dutton (Crédit photo: USGS)

Cleveland (Iles Aléoutiennes / Alaska) // Cleveland (Aleutians / Alaska)

L’Observatoire volcanologique de l’Alaska (AVO) vient de m’adresser un message indiquant qu’au cours des cinq derniers jours, un nouveau dôme de lave s’est développé dans le cratère sommital du Cleveland.

Selon l’AVO, la présence du dôme de lave risque de déboucher sur une activité explosive. Les explosions du Cleveland se produisent généralement sans prévenir, avec des nuages de cendre pas très importants qui se dissipent en quelques heures; cependant, des émissions de cendre plus importantes sont toujours possibles.

En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Source: AVO.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) has just sent me a message indicating that over the past five days a new and growing lava dome is present in Cleveland’s summit crater. According to AVO, the presence of the lava dome may increase the likelihood of explosive activity. Explosions at Cleveland usually occur without warning and typically produce relatively small volcanic ash clouds that dissipate within hours; however, more significant ash emissions are possible.

As a consequence, the aviation colour code has been raised to ORANGE and the Volcano Alert Level to WATCH.
Source: AVO.

Situation géographique du Cleveland au coeur des Iles Aléoutiennes

Cratère sommital du Cleveland

(Source: AVO)