Alertes volcaniques // Volcanic alerts

drapeau francaisAprès avoir élevé, il y a quelques jours, le niveau d’alerte du Mauna Loa de « Normal » à « Advisory » (surveillance étroite recommandée) et fait passer la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune, l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO) explique dans un article la signification des niveaux d’alerte volcanique et des codes couleurs pour l’aviation, et comment le HVO décide de les modifier.
Le système de codes couleurs pour l’avion a ses racines en Alaska. Au cours de l’éruption du Redoubt en 1989-1990, l’Alaska Volcano Observatory (AVO) a décrété que les compagnies aériennes avaient besoin d’un moyen rapide pour comprendre les menaces liées à un volcan en activité, voire en éruption. Pour cela, l’USGS a mis au point un schéma simple, avec quatre couleurs, semblables à celles des feux de circulation, pour transmettre le message. De cette façon, les pilotes ou les contrôleurs aériens n’avaient plus besoin de passer au crible les longues descriptions textuelles pour savoir si des avions pourraient voler à proximité ou sous le vent d’un volcan en éruption: GREEN signifiait qu’il n’y avait aucun problème particulier. JAUNE signifiait que le volcan montrait des signes d’activité et qu’il fallait être vigilant. ORANGE signifiait qu’il fallait faire très attention car la situation pouvait évoluer très rapidement, ou que la cendre volcanique pouvait atteindre environ 7.500 mètres d’altitude. RED signifiait qu’il y avait un réel danger et qu’il faudrait peut-être rediriger ou annuler le vol.
Pendant un certain temps, ce système de codes couleurs a été utilisé en l’Alaska où chaque année une ou deux éruptions envoient de la cendre potentiellement dangereuse sur les itinéraires des vols commerciaux à travers le Pacifique.
Ensuite, en 2006, les cinq observatoires volcanologiques gérés par l’USGS ont adopté un système unique d’alerte volcanique à travers les Etats Unis. Dans le cadre de cette approche unifiée, l’USGS a ajouté les conditions NORMAL, ADVISORY (surveillance accrue), WATCH (Vigilance), et WARNING (Alerte) afin de faire connaître le niveau de danger aux personnes et aux infrastructures sur le terrain. Les termes utilisés ont été choisis en partie pour faire écho à ceux utilisés par le National Weather Service (Service Météorologique) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) pour les fortes tempêtes et les inondations. Le plus souvent, le niveau d’alerte volcanique et le code couleur pour l’aviation vont de pair.
L’affectation des niveaux d’alerte et des codes couleurs suppose que les observatoires identifient parfaitement le niveau d’activité d’un volcan, depuis les périodes calmes jusqu’aux épisodes éruptifs. Cela exige aussi que le volcan soit surveillé 24 heures sur 24 avec des sismomètres, des caméras, des satellites et d’autres instruments capables de détecter les signes de mouvements du magma dans les profondeurs, ou de la lave et de la cendre en surface pendant une éruption. Avec une telle infrastructure, les observatoires peuvent, au fil du temps, définir un niveau de base de l’activité typique qui sera appelé « NORMAL » et correspondra à la couleur Verte / GREEN, de sorte qu’une modification du niveau de base pourra être associée à des termes comme YELLOW et ADVISORY.
Source: USGS / HVO.

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drapeau anglaisAfter elevating the alert level for Mauna Loa from Normal to Advisory and the aviation colour code from Green to Yellow, the USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the meaning of these Volcano Alert Levels and Aviation Color Codes, and how HVO decides to change them.
The USGS Aviation Color Code system has roots in Alaska. During the 1989-90 eruption of Redoubt Volcano, the Alaska Volcano Observatory (AVO) determined that airlines needed a quick way of understanding threats posed by a restless or erupting volcano. So, USGS developed a simple, four-color scheme similar to a traffic light to convey the message. In this way, pilots or air traffic controllers would not need to sift through long text descriptions to evaluate their risk of flying near or downwind of a volcano: GREEN meant all clear; YELLOW meant the volcano is restless, be aware; ORANGE meant pay very close attention, the situation may be escalating or there may be volcanic ash up to about 7,500 metres above sea level; and RED meant danger, you may need to reroute or cancel the flight.
For a number of years, this colour code system was only used in Alaska where each year one or two eruptions send potentially dangerous ash into trans-Pacific jet flight routes.
Then, in 2006, the USGS five volcano observatories adopted a single system of communicating volcanic threats across the nation. As part of this unified approach, USGS added the terms NORMAL, ADVISORY, WATCH, and WARNING to reflect the danger primarily to people and infrastructure on the ground. These Volcano Alert Level terms were chosen in part to mirror those used by NOAA’s National Weather Service for severe storms and flood. Most often, the Volcano Alert Level and Aviation Colour Codes terms move together.
Assigning alert levels and colour codes requires that observatories can measure the activity level of a volcano—from quiet to full-scale eruption. This, in turn, requires that the volcano be monitored around the clock with seismometers, cameras, satellites, and other instruments that can detect signs of magma moving underground or lava and ash actively erupting. With such infrastructure in place, observatories can, over time, define a background state of typical activity (NORMAL/GREEN) so that sustained departures from background are caught in the act (YELLOW/ADVISORY).
Source: USGS / HVO.

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Source: USGS

La cendre du Katmai (Alaska) // The ash of Katmai (Alaska)

drapeau-francaisDes scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory vont se rendre sur l’Ile Kodiak afin d’installer des appareils destinés à mesurer la cendre volcanique produite par l’éruption du volcan Novarupta en 1912. L’éruption fut la plus puissante du 20ème siècle. Elle a donné naissance à  une zone désertique de 110 kilomètres carrés, la Vallée des 10 000 Fumées qui fait aujourd’hui partie du Parc National du Katmai, sur la péninsule de l’Alaska. Plus d’un siècle après l’éruption, la cendre volcanique constitue toujours un réel danger. En effet, une couche de cendre atteignant parfois 18 mètres d’épaisseur demeure dans certaines vallées du Katmai et cette cendre peut être emportée par le vent vers Kodiak quand la région n’est pas recouverte de neige. Cela crée un danger pour les avions et parfois pour la population. Les fortes rafales de vent soulèvent de volumineux panaches de cendre qui sont détectés par les satellites depuis l’espace et peuvent être confondus avec une nouvelle éruption volcanique. Si la cendre atteint 6.000 mètres d’altitude, elle devient une menace réelle pour les vols transcontinentaux. La cendre du Katmai est généralement observée entre 1500 et 3300 mètres, ce qui peut causer des problèmes aux pare-brise et aux moteurs des petits aéronefs.
L’Observatoire va installer des instruments de mesure de particules sur deux sites pour recueillir des échantillons de cendre et évaluer la quantité de cendre dans l’air ambiant..
Source: AVO.

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drapeau anglaisThe Alaska Volcano Observatory is sending scientists to Kodiak Island to set up equipment that can monitor volcanic ash from the Novarupta-Katmai eruption in 1912. The eruption was the largest in the 20th Century and created a 110-square-kilometre desert known as the Valley of 10,000 Smokes in what is now Katmai National Park on the Alaska Peninsula. More than a century later, ash from the event is still creating a hazard. Indeed, ash up to 18 metres deep remains in some valleys in Katmai and can be kicked up and blown toward Kodiak when it’s not covered by snow, creating a hazard for aircraft and possibly human health. When strong winds blow, the ash kicks up in such large volumes, it’s detected from space and can be mistaken for a new volcanic eruption. If ash reaches 6,000 metres, it’s considered a major threat to trans-continental aircraft. Ash from Katmai typically has been observed at 1,500 to 3,300 metres, which can cause abrasion issues for the windshields and engines of smaller aircraft.

The Observatory will install particulate measuring instruments at two locations to collect ash samples and assess how much is blown around.

Source: AVO.

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Photos: C. Grandpey

L’Arctique, région de tous les dangers // The Arctic, the place of all dangers

drapeau-francaisLors de la conférence GLACIER à Anchorage, le président Barack Obama a proposé d’accélérer l’acquisition et la construction de nouveaux brise-glaces destinés à la Garde côtière. Ces navires, qui sont opérationnels toute l’année dans les régions polaires, permettront de combler le retard entre les Etats-Unis et d’autres nations, en particulier la Russie, dans la course à l’Arctique, région du monde qui connaît de rapides changements suite au réchauffement climatique.
La proposition d’Obama est motivée par l’un des effets les plus profonds du changement climatique. En effet, le recul de la banquise arctique a créé de nouvelles opportunités pour le commerce maritime, le tourisme, la pêche et l’exploration des ressources minérales et, avec elles, une intensification du trafic maritime qui va entraîner de « nouvelles difficultés ». Obama a déclaré: «Les écosystèmes arctiques sont parmi les espaces vierges les moins étudiés dans le monde, ce qui signifie qu’une augmentation de l’activité commerciale entraînera des risques importants pour l’environnement. La croissance de l’activité humaine dans l’Arctique exigera la mise en place de moyens importants pour garantir l’ouverture des mers au commerce mondial et à la recherche scientifique, pour permettre les activités de sauvetage, et pour assurer la paix et la stabilité dans cette région. »
Obama va proposer un plan de construction de nouveaux brise-glaces et il demandera au Congrès de fournir des « ressources suffisantes » pour leur financement. En outre, le Président va demander à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et la Garde côtière de cartographier la mer de Béring, la mer des Tchouktches et la mer de Beaufort qui viennent de se libérer des glaces. La NOAA installera dans un proche avenir de nouveaux équipements dans l’Arctique afin de surveiller les effets du changement climatique et d’améliorer la sécurité maritime, sans oublier des stations de surveillance de la montée du niveau de la mer et « le contrôle de l’épaisseur des glaces de mer par satellite. »
Certains analystes et responsables gouvernementaux affirment que les États-Unis sont à la traîne par rapport à d’autres pays pour faire face aux nouvelles réalités environnementales, économiques et géopolitiques de l’Arctique.
Source: Alaska Dispatch News.

En écoutant le discours de Barack Obama à Anchorage, on pourrait penser que ses propos ont pour seul but le bien-être de l’humanité. Cependant, je crains fort que tous les efforts déployés pour contrôler les mers arctiques ne soient pas uniquement destinés à la recherche scientifique et à la surveillance du changement climatique. Je suis sûr que les Etats-Unis, la Russie et la Chine auront d’autres motivations. Il y a trop de ressources énergétiques à exploiter sous le plancher océanique de l’Arctique et l’environnement ne tardera pas à passer après les intérêts économiques et financiers. De plus, il ne faudrait pas oublier que l’ « intensification de l’activité commerciale » générera forcément de la pollution dans les écosystèmes « les plus vierges » de la planète. Les « activités de sauvetage » mentionnées dans le discours du Président sous-entendent que des accidents comme les marées noires sont susceptibles de se produire.

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drapeau-anglaisAt the GLACIER conference in Anchorage, President Barack Obama proposed speeding the acquisition and building of new Coast Guard icebreakers that can operate year-round in the nation’s polar regions, part of an effort to close the gap between the United States and other nations, especially Russia, in a global competition to gain a foothold in the rapidly changing Arctic because of global warming.

Obama’s proposal touches on one of the most profound effects of climate change. The retreat of Arctic sea ice has created opportunities for shipping, tourism, mineral exploration and fishing – and with it, a rush of marine traffic that is bringing “new difficulties”. Obama said: “Arctic ecosystems are among the most pristine and understudied in the world, meaning increased commercial activity comes with significant risks to the environment. The growth of human activity in the Arctic region will require highly engaged stewardship to maintain the open seas necessary for global commerce and scientific research, allow for search and rescue activities, and provide for regional peace and stability.”

Obama will propose that planning begin on the construction of new icebreakers, asking Congress to provide “sufficient resources” to fund them. In addition, Obama will announce an initiative by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the Coast Guard to map and chart the newly open Bering, Chukchi and Beaufort Seas. The agency will also install new equipment in the Arctic in the “near future” to monitor climate-change effects and enhance marine safety, including stations to monitor sea-level rise and “a sea-ice thickness satellite product.”

Some analysts and government officials say the United States is lagging other nations in preparing for the new environmental, economic and geopolitical realities in the Arctic.

Source: Alaska Dispatch News.

Listening to Obama in Anchorage, one might think that his proposals are directed to the welfare of humanity. However, I fear that all the efforts made to control Arctic seas will not only be for scientific research and the monitoring of climate change. I am sure that the U.S., Russia and China will have other motivations. There are too many energy resources to exploit under the sea floor and the environment will rapidly come after economic interests and big money.. Besides, one should not forget that the “increased commercial activity” will generate pollution in “the most pristine” ecosystems of the world. The “search and rescue activities” mentioned in his speech might well refer to accidents like oil spills.

Photo: C. Grandpey

Obama en Alaska

drapeau-francaisLe Président Obama est arrivé à Anchorage pour une visite de trois jours en Alaska destinée à montrer que la fonte du pergélisol et l’érosion des côtes annoncent de grandes catastrophes à venir si le monde ne fait rien pour ralentir le changement climatique.
A seize mois de la fin de son mandat et avant le sommet à Paris en Décembre, Obama voudrait encourager la mise en place d’une nouvelle règlementation plus stricte sur les émissions de carbone par les centrales électriques. « Aucun des pays représentés ici ne réagit vite. Cette année, à Paris, il faut que ce soit l’année où le monde finisse par se mettre d’accord pour protéger notre planète pendant qu’il en est encore temps », a déclaré Obama au cours d’une réunion rassemblant les ministres des affaires étrangères des pays ayant des intérêts dans l’Arctique. Le but principal de son voyage est d’attirer l’attention sur les menaces qui pèsent sur l’Etat d’Alaska, de convaincre les Américains de réduire l’utilisation des combustibles fossiles et de stimuler la production d’énergies renouvelables.
Avant de s’envoler vers l’Alaska dimanche, Obama a annoncé qu’il allait redonner au Mont Mc Kinley, la plus haute montagne d’Amérique du Nord, le nom traditionnel autochtone de Denali. Forcément, cette annonce a fait des mécontents! Elle a provoqué un début de polémique à Washington. Des élus de l’Ohio, d’où était originaire le président McKinley, assassiné en 1901 au début de son deuxième mandat, ont dénoncé « une insulte » pour tous les habitants de leur Etat.
Le Président a passé une partie de son vol de sept heures à converser avec le gouverneur Bill Walker qui a remercié Obama pour sa récente décision de permettre à la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell de forer dans la mer des Tchouktches. Les groupes écologistes ont hurlé en apprenant cette décision (voir ma note du 5 août 2015) qui contredit le message d’Obama sur le climat. « Shell Non! » a crié un petit groupe de manifestants devant le bâtiment où se tenait le sommet de l’Arctique, en agitant des crânes imitant le logo de la société.
Mardi et mercredi, Obama prévoit de quitter Anchorage et de se rendre à Seward devant l’Exit Glacier qui est en train de reculer. Il ira aussi visiter le centre de pêche au saumon de Dillingham avant de s’envoler au nord du cercle polaire arctique vers la petite ville de Kotzebue, victime du réchauffement climatique et de l’érosion du rivage.
Source: Alaska Dispatch News.

En Alaska, en plus des écologistes, tout le monde n’attend pas Barack Obama à bras ouverts. Le pétrole y occupe une place centrale, avec le gigantesque oléoduc trans-alaskien qui traverse l’Etat du nord au sud, entre Prudhoe Bay et Valdez. La « transition énergétique » que le président américain appelle de ses voeux inquiète. Nombre d’habitants du 49ème Etat redoutent que le Président, les yeux rivés vers la conférence de Paris, en oublie les difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés.

La visite intervient dans un contexte d’autant plus difficile que la chute des prix du brut en a sensiblement amputé les ressources budgétaires de l’Etat. L’Association des producteurs de gaz et de pétrole d’Alaska (AOGA) a rappelé à Obama que ce secteur représentait 110 000 emplois directs et indirects, et l’a appelé à trouver un « équilibre raisonnable » dans ses choix énergétiques.

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drapeau-anglaisPresident Obama has arrived in Anchorage for a three-day visit of Alaska aimed at showing how the state’s melting permafrost and eroding coastlines are a preview of bigger disasters to come unless the world does more to slow climate change.

With 16 months left in office, Obama is trying to build support for tough new rules on carbon emissions from power plants ahead of the summit in Paris in December. « None of the nations represented here are moving fast enough. This year, in Paris, must be the year that the world finally reaches an agreement to protect the one planet we’ve got while we still can, » Obama told a meeting of foreign ministers from countries with Arctic interests. But the main purpose of his trip is to draw attention to the threats facing the state to convince Americans to reduce fossil fuel use and boost renewable energy production.

Before flying to Alaska on Sunday, Obama announced he would rename North America’s tallest mountain as Denali, restoring the traditional Alaska native name to what maps and tourists currently call Mount McKinley.

The President spent part of his seven-hour flight to Alaska talking with Governor Bill Walker, who said he thanked Obama for a recent decision to allow Royal Dutch Shell to drill in the Chukchi Sea. Environmental groups have howled about that move (see my note of August 5th 2015), saying it contradicts Obama’s message on climate. « Shell no! » a small group of protesters shouted outside the Arctic summit, waving skulls made to look like the company’s logo.

On Tuesday and Wednesday, Obama plans to head out of Anchorage to hike the receding Exit Glacier in Seward, visit the salmon fishing center of Dillingham and then fly north of the Arctic Circle to the small town of Kotzebue, one of the victims of climate change with the erosion of its shores.

Source : Alaska Dispatch News.

In Alaska, in addition to the environmentalists, everyone does not welcome Barack Obama with open arms. Oil occupies a central place, with the gigantic trans-Alaskan pipeline that crosses the State from north to south, from Prudhoe Bay to Valdez. The « energy transition » advocated by the US President is a cause of concern in Alaska. People in the 49th State fear that the President, with the paris conference in mind, may forget the economic difficulties they have to face.
The visit comes in a difficult period as the fall in crude oil prices has significantly cut the budgetary resources of the State. The Association of gas and oil producers of Alaska (AOGA) has reminded Obama that this sector accounts for 110,000 direct and indirect jobs, and asked him to find a « reasonable balance » in his energy choices.

Lutte contre le réchauffement climatique et préservation des intérêts économiques de l’Alaska: Un sacré défi pour le Président Obama.

(Photos: C; Grandpey)