Les intempéries ont causé de graves dégâts à Hawaï // Poor weather conditions caused heavy damage in Hawaii

Concentrations de CO2 : 429,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Comme je l’ai écrit précédemment, plusieurs épisodes météorologiques violents, associés à une dépression de Kona (kona low), ont provoqué les pires inondations à Hawaï depuis vingt ans. Des maisons ont été arrachées de leurs fondations, des voitures ont été emportées par les flots et une épaisse boue volcanique rougeâtre a recouvert sols et murs.

Crédit photo : presse hawaïenne

Selon les autorités, des centaines de maisons ont été endommagées, ainsi que des écoles et l’hôpital de Maui. Le 23 mars, de nouveaux déluges ont déclenché une nouvelle vague d’inondations sur la côte sud d’Oahu, tandis que les habitants de la côte nord nettoyaient et évaluaient les dégâts. Aucun décès n’a été signalé, mais plus de 230 personnes ont dû être secourues. Le Service météorologique national a indiqué que les averses et les orages devraient s’atténuer, mais que la Grande Île restait sous surveillance avec un risque de crues soudaines. Il s’agit des pires inondations à Hawaï depuis 2004. Le coût de ces intempéries pourrait dépasser le milliard de dollars.

Crédit photo : presse hawaïenne

Sur la côte nord d’Oahu, les eaux sont montées rapidement car les fortes pluies se sont abattues sur un sol déjà saturé par une tempête hivernale une semaine auparavant. Les eaux déchaînées ont emporté des maisons et des voitures. Les pluies torrentielles ont entraîné l’évacuation de 5 500 personnes au nord d’Honolulu et plus de 230 personnes ont été secourues au cours de la montée des eaux. Certains habitants ont fui sur des planches de surf alors que l’eau leur arrivait à la taille ou à la poitrine.
Les exploitations agricoles à Hawaï ont signalé des dégâts estimés à environ 10 millions de dollars. C’est le cas de la plantation de café Greenwell, sur la Grande Île, qui a été dévastée.
Les autorités ont averti que le barrage de Wahiawa, vieux de 120 ans et situé au nord d’Honolulu, était « menacé de rupture imminente ». Le barrage est vulnérable depuis longtemps, mais les inquiétudes se sont apaisées avec la décrue. Cet ouvrage en terre a été construit en 1906 pour accroître la production de sucre. Il a été reconstruit après un effondrement en 1921. L’État a déclaré que le barrage de Wahiawa présentait un « potentiel de danger élevé » et qu’une rupture « entraînerait probablement des pertes en vies humaines ». Quatre avis de non-conformité concernant le barrage ont été émis depuis 2009, et il y a cinq ans, la compagnie a été condamnée à une amende de 20 000 $ pour négligence en matière de sécurité.
Les autorités ont imputé une partie des dégâts au fait que de fortes pluies se sont abattues en peu de temps. Les dépressions hivernales baptisées « Kona low », caractérisées par des vents du sud ou du sud-ouest qui charrient de l’air humide, sont responsables des inondations de ces deux dernières semaines. Ces événements météorologiques ne sont pas exceptionnels, mais les experts affirment que l’intensité et la fréquence des fortes pluies à Hawaï sont en hausse en raison du réchauffement climatique d’origine humaine.
Source : Médias hawaïens.

Voici une vidéo de la chaîne CBS montrant les dégâts causés par les intempéries :
https://youtu.be/bNSyKQjvZ58

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As I put is before, several severe storms accompanying a « kona low » caused the worst flooding in Hawaii in two decades, sweeping homes off their foundations, floating cars out of driveways and leaving floors and walls covered in thick, reddish volcanic mud.

Authorities say hundreds of homes have been damaged, along with some schools and Maui hospital. On March 23, new downpours set off a fresh round of flooding on Oahu’s south side while residents on the island’s North Shore cleaned up and assessed the destruction. No deaths have been reported, but more than 230 people had to be rescued. The National Weather Service said showers and thunderstorms were expected to wane but the Big Island remained under a flash flood watch.This was Hawaii’s worst flooding since 2004. The cost of the storm could top $1 billion.

On Oahu’s North Shore, the waters rose quickly as heavy rains fell on soil already saturated by downpours from a winter storm a week earlier. Raging waters lifted homes and cars. The storm prompted evacuation orders for 5,500 people north of Honolulu and more than 230 people were rescued from the rising waters. Some residents fled on surfboards as water reached waist or chest high.

Farms around the state reported about 10 million worth of damage, like the Greenwell coffee farm on the Big Island which was devastated.

Officials warned that the 120-year-old Wahiawa dam, north of Honolulu, was “at risk of imminent failure.” The dam has long been vulnerable, but worries eased as the water subsided.

The earthen structure was built in 1906 to increase sugar production. It was reconstructed following a collapse in 1921. The state has said Wahiawa dam has “high hazard potential” and a failure “will result in probable loss of human life.” Four notices of deficiency about the dam have been emitted since 2009, and five years ago the company was fined $20,000 for failing to address safety deficiencies.

Officials blamed some of the devastation on the large volumes of rain that fell in a short amount of time. Winter storm systems known as “Kona lows,” which feature southerly or southwesterly winds that bring in moisture-laden air, have been responsible for the deluges in the past two weeks. Such weather events are not exceptionnal, bur experts say that the intensity and frequency of heavy rains in Hawaii have increased amid human-caused global warming.

Source : Hawaiian news media.

Here is a CBS video showing the damage caused by the storms :

https://youtu.be/bNSyKQjvZ58

Fer et algues en Antarctique, et réchauffement climatique // Iron and algae in Antarctica, and global warming

Concentrations de CO2 : 429,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Les algues, comme toutes les plantes, absorbent le CO2 et rejettent de l’oxygène, sur le principe de la photosynthèse, ce qui rend les forêts et les océans si indispensables. Et sur ce terrain-là, les algues marines sont imbattables, car elles absorbent cinq fois plus de carbone que les forêts. Les plus fortes en absorption sont les algues microscopiques que l’on trouve dans le plancton.

Certains scientifiques avaient expliqué que la hausse des températures et la fonte des glaciers de l’Antarctique permettraient de libérer du fer et ainsi d’alimenter la prolifération de ces algues microscopiques susceptibles de capter du CO2 et donc de ralentir quelque peu le réchauffement anthropique.

Toutefois, cette théorie vient d’être mise à mal par des chercheurs de l’université Rutgers-New Brunswick aux États-Unis. Ils ont étudié la plateforme de glace de Dotson, dans la mer d’Amundsen en Antarctique occidental. Selon ces scientifiques, l’eau de fonte de cette plateforme apporte beaucoup moins de fer aux eaux environnantes que ne le pensaient leurs collègues qui affirmaient que la fonte des glaciers sous les plateformes de glace contribuait de manière significative à la biodisponibilité du fer dans ces eaux, par un processus de fertilisation naturelle induite par les glaciers.

La dernière étude semble montrer d’une part que la quantité de fer présente dans l’eau de fonte des glaces de l’Antarctique est plusieurs fois inférieure à ce que les modélisations avaient annoncé ; d’autre part, que la majeure partie de ce fer semble provenir d’ailleurs.

Dans la revue Communications Earth and Environment, les chercheurs racontent comment, en 2022, ils ont embarqué à bord d’un brise-glace américain, le Nathaniel B. Palmer, pour rejoindre la barrière de glace de Dotson et prélever de l’eau de fonte glaciaire à la source. De retour au laboratoire, ils ont analysé leurs échantillons pour déterminer leur teneur en fer et identifier les sources de ce fer.

Pour comprendre leurs résultats, il faut savoir que dans la mer d’Amundsen – responsable de la majeure partie de l’élévation du niveau de la mer due à la fonte des glaces antarctiques – l’eau de fonte provient de sous les plateformes glaciaires. La fonte y est principalement causée par la sape sous-glaciaire par les eaux plus chaudes de l’océan Austral. C’est sur une de les cavités générées par cette fonte que les chercheurs se sont concentrés.

La nouvelle étude révèle qu’ « environ 90 % du fer dissous qui s’échappe de la cavité de la plateforme glaciaire provient des eaux profondes et des sédiments situés à l’extérieur de cette cavité, et non de l’eau de fonte. » Selon les chercheurs, la majeure partie du fer transporté par l’eau de fonte provient du broyage et de la dissolution de la roche-mère dans la couche liquide située entre la roche-mère et la calotte glaciaire, et non de la glace elle-même qui est à l’origine de la montée du niveau de la mer.

Ces résultats demandent à être confirmés par des recherches supplémentaires qui pourraient éclairer le rôle des processus sous-glaciaires dans le phénomène. Malgré tout, cela remet en question les hypothèses actuelles concernant les sources de fer dans l’océan Austral dans un contexte de réchauffement climatique.

Source : Futura Sciences.

Nuage de phytoplancton en Antarctique (Source: NASA)

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Algae, like all plants, absorb CO2 and release oxygen through photosynthesis, which is what makes forests and oceans so essential. And in this respect, marine algae are unbeatable, absorbing five times more carbon than forests. The most efficient absorbers are the microscopic algae found in plankton.
Some scientists had explained that rising temperatures and the melting of Antarctic glaciers would release iron, thus fueling the proliferation of these microscopic algae capable of capturing CO2 and therefore slowing anthropogenic warming.
However, this theory has just been challenged by researchers from Rutgers University-New Brunswick in the United States. They studied the Dotson Ice Shelf in the Amundsen Sea in West Antarctica. According to these scientists, the meltwater from this ice shelf contributes far less iron to the surrounding waters than previously thought by their colleagues, who had asserted that the melting of glaciers beneath the ice shelves significantly contributed to the bioavailability of iron in these waters through a natural fertilization process induced by the glaciers.
The latest study appears to show, firstly, that the amount of iron present in Antarctic ice meltwater is several times lower than predicted by models. Secondly, most of this iron seems to originate from elsewhere.
In the journal Communications Earth and Environment, the researchers recount how, in 2022, they embarked on an American icebreaker, the Nathaniel B. Palmer, to reach the Dotson Ice Shelf and collect glacial meltwater at its source. Back in the laboratory, they analyzed their samples to determine their iron content and identify the sources of this iron. To understand their findings, it’s important to know that in the Amundsen Sea—responsible for most of the sea-level rise caused by Antarctic ice melt—meltwater originates from beneath the ice shelves. Melting there is primarily caused by subglacial erosion from the warmer waters of the Southern Ocean. Researchers focused on one of the cavities created by this melting.
The new study reveals that « approximately 90% of the dissolved iron escaping from the ice shelf cavity comes from deep waters and sediments located outside this cavity, and not from meltwater. » According to researchers, most of the iron transported by meltwater comes from the crushing and dissolution of the bedrock in the liquid layer between the source rock and the ice sheet, and not from the ice itself, which is the primary cause of sea-level rise.
These results require confirmation through further research that could shed light on the role of subglacial processes in this phenomenon. Nevertheless, this challenges current assumptions regarding iron sources in the Southern Ocean in the context of climate change.
Source: Futura Sciences.

Nouvelles du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion)

L’éruption débutée le 13 février 2026 au Piton de la Fournaise se poursuit à partir du site éruptif sur le flanc sud-sud-est du volcan, mais l’OVPF fait état d’une nette baisse d’activité dans son bulletin du 24 mars 2026.

Le champ de lave présente toujours deux bras principaux se divisant en bras secondaires. Seul le bras principal sud reste actif. C’est lui qui a traversé la RN2 le 13 mars, et a atteint l’océan le 16 mars 2026.

La déflation de la zone sommitale semble s’être arrêtée. La sismicité est en nette régression. L’intensité du trémor volcanique, après avoir été relativement stable depuis le 22 mars, montre une baisse significative depuis quelques heures. Les prochaines heures diront si l’on s’achemine vers la fin de l’éruption ou s’il s’agit juste d’un répit. Avec le Piton, on ne sait jamais.

Au point de contact entre la lave et l’océan, une plateforme continue de se constituer et de s’élargir. Au cours des dernières heures, l’alimentation en lave de la plateforme a faibli et la lave ressort sur le front de la plateforme après un parcours en tunnels. C’est au niveau de cette sortie que peuvent se produire de très violentes explosions. De petits effondrements sont observés en bordure de la plateforme par l’action des vagues. Un panache de gaz toxiques est toujours présent.

Source: OVPF.

Il est bien évident qu’il serait suicidaire de s’aventurer sue cette fragile plateforme, avec le risque de passer à travers la voûte d’un tunnel et de faire trempette dans une lave à 1130°C !

Source: OVPF

J’ai alerté France 3 Limousin sur un reportage à propos de l’arrivée de la lave en mer sur le Piton de la Fournaise, que la chaîne locale a diffusé le 22 mars 2026 dans le cadre des informations nationales. La source du document était Réunion la 1ère . La journaliste a commencé en disant qu’il fallait « braver les interdictions »  pour accéder au site où la lave arrive dans l’océan. Ces propos m’ont fait bondir et j’ai expliqué dans un mail adressé à France 3 qu’ils vont à l’encontre des alertes lancées régulièrement sur mon blog et qui s’ajoutent à celles diffusées par l’Observatoire. Les Réunionnais sont déjà suffisamment irrespectueux des lois ; il n’est pas nécessaire d’encourager les touristes à faire de même.

Islande : un tunnel vers les îles Westmann ? // Iceland : A tunnel to the Westmann Islands ?

Après le projet de pont entre la Calabre et la Sicile en Italie, voici le projet de tunnel entre l’Islande continentale et les îles Vestmann !

Les discussions autour de ce tunnel durent depuis plusieurs années. En 2021, un document a été soumis au Parlement proposant une étude de faisabilité géologique. Ce document précisait qu’« une étude de faisabilité a été menée en 2000, examinant plusieurs options, dont un tunnel sous-marin et un tunnel maritime […] Il est important de poursuivre le projet afin de déterminer la faisabilité d’une liaison routière entre le continent et les îles.»

En 2023, un groupe de travail a été mis en place pour évaluer la faisabilité du projet. Un accord a été finalisé avec l’Association agricole de Flói et Skeið pour la réalisation de carottages qui fourniraient des informations essentielles sur les couches géologiques et les fondations le long du tracé proposé.
L’objectif principal du projet était d’étudier la possibilité de construire une liaison routière en cartographiant les conditions géologiques. Les données obtenues grâce aux carottages constitueraient un élément clé pour évaluer la faisabilité technique du projet. En 2023, il a été décidé que les forages auraient lieu sur deux sites clés : Eiði, sur l’île de Heimaey, et Landeyjasandur, près de la ferme de Kross. Les préparatifs devaient débuter début avril 2024, et les forages débuteraient fin avril. Cette phase de recherche devait s’achever début juillet.

Un communiqué de presse de décembre 2025 indiquait que la société Eyjagöng ehf. souhaitait lever des fonds pour réaliser des études géologiques à Heimaey et à Kross, dans l’île de Landeyjar. L’article expliquait que la construction de tunnels routiers vers Heimaey transformerait radicalement les transports en Islande.
Eyjagöng ehf. ambitionnait d’étudier les strates géologiques de Heimaey et de Kross, dans l’île de Landeyjar, afin de réduire l’incertitude quant au coût d’une éventuelle liaison routière entre le continent et les îles. L’article de presse rappelle qu’un groupe de travail a conclu en 2024 qu’il était urgent de mener des études géologiques à Heimaey et à Kross dans le cadre d’un éventuel projet de construction de tunnel.

Aujourd’hui, en 2026, nous apprenons qu’« Eyjagöng ehf. a franchi une étape importante dans l’évaluation de la faisabilité d’une liaison routière permanente entre l’Islande continentale et les îles Vestmann.» Un accord a été finalisé avec l’Association agricole de Flói et Skeið pour la réalisation de carottages, qui fourniront des informations essentielles sur les couches géologiques et les fondations le long du tracé proposé.
On nous rappelle que l’objectif principal du projet est d’étudier la possibilité de construire une liaison routière en cartographiant les conditions géologiques. Les données obtenues grâce aux carottages seront déterminantes pour l’évaluation de la faisabilité technique du projet. Des forages auront lieu à deux endroits clés : Eiði sur l’île de Heimaey et Landeyjasandur, près de la ferme Kross. Comme prévu en 2023, les préparatifs débuteront début avril 2026 et les forages devraient commencer fin avril. Cette phase de la recherche devrait s’achever début juillet.
Source : Médias islandais.

Les îles Westmann sont un chapelet de 18 îles et îlots dont une seule est habitée. Heimaey, l’île la plus vaste de l’archipel accueille un peu plus de 4 000 habitants. Heimaey a été rendue célèbre par l’éruption du volcan Eldfell le 23 janvier 1973. La population a été évacuée notamment sur des bateaux de pêche qui avaient été retenus au port la veille à cause d’une tempête. La coulée de lave émise par le volcan a menacé de détruire le port dont dépendait la vie du village et de ses habitants, mais il put être sauvé. Un tiers de la ville fut cependant détruite. La majorité des habitants ont réintégré l’île une fois l’éruption terminée.

D’un point de vue pratique, l’archipel des Westmann est distant d’une dizaine de kilomètres des côtes sud de l’Islande continentale. Il faut compter une quarantaine de minutes pour effectuer la traversée en ferry entre Landeyjahöfn et Heimaey, avec une mer qui est souvent agitée.

Source: Wikipedia

S’agissant d’Heimaey, je recommande chaudement la lecture du livre Heimaey, un excellent polar écrit par Ian Manook. L’ouvrage fait partie d’une trilogie dédiée à l’Islande.

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After the bridge to connect Calabria and Sicily in Italy, here is the tunnel to connect mainland Iceland and the Westmann Islands !

The talks about the tunnel have been occurring for several years and in 2021 a paper was submitted to Parliament proposing research on the geologic possibility of the tunnel. The document said that “a feasibility study was carried out in 2000 which looked at a number of options, including a sub-sea tunnel and a naval tunnel […] It is important to continue the project so that it will be determined whether it is possible to establish a road connection between the mainland and the islands.”

In 2023, a working group was set up to assess the feasibility of the project. An agreement had been finalized with the Flói and Skeið Agricultural Association to conduct core drilling, which would provide essential insight into the geological layers and foundations along the proposed route.

The primary objective of the project was to investigate the possibility of constructing a road connection by mapping geological conditions. Data obtained from the core drilling would serve as key input in evaluating the technical feasibility of the project.

In 2023, it was decided that the drilling would take place at two key locations: Eiði on Heimaey and Landeyjasandur near the farm Kross

Preparations were supposed to begin in early April 2024, with drilling scheduled to start in late April. This phase of the research was expected to be completed by early July.

A press release in December 2025 said that the company Eyjagöng ehf. intended to raise funds in order to carry out geological investigations on Heimaey and at Kross in Landeyjar. The article explained that road tunnels to Heimaeywould completely transform transport in Iceland.

Eyjagöng ehf. aimed to undertake investigations of geological strata on Heimaey and at Kross in Landeyjar. The purpose was to reduce uncertainty regarding the cost of a possible road connection between the mainland and the islands.

The press article reminds the public that a working group concluded in 2024 that it was urgent to carry out geological investigations on Heimaey and at Kross in Landeyjar because of possible tunnel construction.

Today, in 2026, we learn that « Eyjagöng ehf. has reached an important milestone in assessing the feasibility of establishing a permanent road connection between mainland Iceland and the Westman Islands. » An agreement has been finalized with the Flói and Skeið Agricultural Association to conduct core drilling, which will provide essential insight into the geological layers and foundations along the proposed route.

The primary objective of the project is to investigate the possibility of constructing a road connection by mapping geological conditions. Data obtained from the core drilling will serve as key input in evaluating the technical feasibility of the project.

Drilling will take place at two key locations: Eiði on Heimaey and Landeyjasandur near the farm Kross

Just like it was planned in 2023, preparations will begin in early April 2026, with drilling scheduled to start in late April. This phase of the research is expected to be completed by early July.

Source : Icelandic news media.

The Westman Islands are a group of 18 islands and islets, only one of which is inhabited. Heimaey, the largest island in the archipelago, is home to just over 4,000 people. Heimaey became famous with the eruption of the Eldfell volcano on January 23, 1973. The population was evacuated, notably on fishing boats that had been held up in the harbor the previous day due to a storm. The lava flow from the volcano threatened to destroy the harbor, on which the village and its inhabitants depended, but it was saved. However, a third of the town was destroyed. The majority of the inhabitants returned to the island once the eruption had ended.

From a practical point of view, the Westman Islands are located about ten kilometers off the southern coast of mainland Iceland. The ferry crossing between Landeyjahöfn and Heimaey takes about forty minutes, with the sea often being rough.