Octobre 2021 : 3ème mois d’octobre le plus chaud // October 2021 : 3rd hottest October

Avec +0,661°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois d’octobre 2021 est le 3ème plus chaud des annales ERA5*. Il ne reste plus qu’à attendre les données de la NASA et de la NOAA pour avoir confirmation de cette situation.

Le mois écoulé est l’un des plus chauds observés alors que la variabilité naturelle de l’océan Pacifique ne favorise pas actuellement des températures élevées à la surface du globe. En effet, des conditions La Niña se sont développées dans le Pacifique oriental. D’après la NOAA, il y a 87% de chances pour que La Niña se maintienne sur la période décembre 2021-février 2022.

On notera que les sept mois d’octobre les plus chauds ont été enregistrés ces sept dernières années.

Source: global-climat.

* Pour répondre à la question de certains lecteurs de mon blog, ERA5 ( European Centre for Medium-Range Weather Forecasts.- ECMWF) est le Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme. Le Centre fournit des prévisions météorologiques numériques à l’échelle de la planète et d’autres données pour les États membres et coopérants et la communauté au sens large. Le Centre possède l’une des plus grandes batteries de superordinateurs et d’archives de données météorologiques au monde.

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With + 0.661 ° C above the 1981-2010 average, October 2021 is the third hottest month in ERA5 * records. We now just need to wait for NASA and NOAA data to confirm this situation.
The past month was one of the hottest on record as the natural variability of the Pacific Ocean does not currently favor high temperatures on the Earth’s surface. Indeed, La Niña conditions developed in the eastern Pacific. According to NOAA, there is an 87% chance that La Niña will last over the period December 2021-February 2022.
Note that the hottest seven months of October have been recorded in the past seven years.
Source: global-climat.

* To answer the question of some readers of my blog, ERA5 is the European Center for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF). The Center provides global digital weather forecasts and other data for Member and Cooperating States and the wider community. The Center has one of the largest batteries of supercomputers and meteorological data archives in the world.

Anomalies de température pour le mois d’octobre par rapport à 1981-2010. (Source: données ERA5)

COP 26 : la Sibérie au bord du gouffre (1ère partie) // COP 26 : Siberia on the brink of the abyss (part 1)

Alors que la COP 26 se tient à Glasgow, le Siberian Times a publié un article expliquant pourquoi la Sibérie subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Le journal donne huit exemples démontrant que la Sibérie est une véritable bombe à retardement écologique. Cela devrait faire réfléchir à deux fois nos dirigeants avant de faire des promesses qui ne sont jamais suivies actes.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez lire l’article dans son intégralité et découvrir de nombreuses photos illustrant la catastrophe en cours :

https://siberiantimes.com/other/others/news/siberias-stark-warning-to-scotland-for-cop26-climate-change-in-the-planets-last-great-wilderness/

Les statistiques montrent qu’en 2020, la Russie affichait des températures 3,2 °C au-dessus de la moyenne des trois décennies qui ont précédé l’année 1990. Les températures hivernales n’ont jamais été aussi douces avec l’air qui se réchauffe jusqu’à 5 °C au-dessus de la normale. Le nombre d’incendies de forêt a quadruplé, tandis que les tempêtes et les ouragans sont dix fois plus nombreux. En 2003, le président Vladimir Poutine a plaisanté en disant que « 2 à 3 degrés [de réchauffement climatique] ne feraient pas de mal. Nous dépenserons moins en manteaux de fourrure. » Bien qu’il ne se soit pas rendu à Glasgow, il a récemment déclaré: «Le changement et la dégradation de l’environnement sont si évidents que même les personnes les plus sceptiques ne peuvent plus les rejeter. »

Voici huit exemples montrant que la Sibérie est en train de changer.
1. Méthane !
Le méthane s’échappe du sol en Sibérie depuis peu de temps – l’espace d’une génération – en raison du dégel rapide du pergélisol, qui avait maintenu le gaz dans le sous-sol pendant des dizaines de milliers d’années. Les remontées de méthane dans les mers de Laptev et de Sibérie orientale montrent des concentrations élevées. La source se trouve dans des cratères sous-marins et des fissures dans le pergélisol du fond océanique en train de dégeler. Les scientifiques ont identifié une demi-douzaine de fissures géantes; une fois dans l’atmosphère, le gaz atteint des concentration de 16-32 ppm. C’est jusqu’à 15 fois la moyenne planétaire de 1,85 ppm.
Le méthane s’échappe également du lac Baïkal, qui contient 20% de l’eau douce non gelée de la planète. Le fond du lac compte une vingtaine de fissures profondes (à plus de 380 mètres de profondeur) d’où s’échappe le méthane, et des centaines sources de ce gaz à moindre profondeur. La quantité de méthane qui se cache dans les hydrates de gaz du Baïkal est estimée à mille milliards de mètres cubes.

Source: The Siberian Times

2. Les cratères de la péninsule de Yamal.
Au cours de la décennie écoulée, d’énormes explosions ont provoqué la formation d’au moins 20 cratères géants dans et près de la péninsule de Yamal, dans le nord de la Sibérie. Au cours de l’été 2021, les scientifiques ont identifié quelque 7 185 monticules de terre, également appelés pingos, présentant un risque d’explosion. Certains d’entre eux, sur les péninsules de Yamal et de Gydan, sont proches d’implantations et de gisements de gaz essentiels à l’approvisionnement énergétique de l’Europe. À l’intérieur des monticules, du méthane instable est libéré en raison du dégel du pergélisol. L’explosion de l’un de ces pingos a eu lieu au cours de l’été 2020 et a laissé un cratère de 40 mètres de profondeur. Lors d’une explosion en 2018 dans le lac Otkrytie, la couverture de glace de 1,5 mètre d’épaisseur a carrément explosé, avec des projections de débris jusqu’à une cinquantaine de mètres de distance.

Source: The Siberian Times

3. Routes et voies ferrées déformées et bâtiments qui s’effondrent.
Les lignes de chemin de fer construites en Sibérie à l’époque de Staline sont maintenant tordues en raison des mouvement du sol à cause du dégel du pergélisol. Les ponts aussi se sont effondrés.
La Russie utilise une méthode fiable de construction dans les régions de pergélisol; elle consiste à enfoncer profondément des pieux dans le sol gelé. Le problème, c’est que si le sol dégèle, cette technique ne fonctionne plus. Des marécages et des lacs apparaissent, et certaines zone habitées ne sont plus viables.
Comme l’a dit un scientifique russe : « La température du pergélisol augmente, et nous arrivons au point où il commencera à dégeler partout, et très activement. Nous nous dirigeons vers un cercle vicieux où le réchauffement climatique accélérera le dégel du pergélisol, qui à son tour accélérera le réchauffement climatique et accélérera encore le dégel, jusqu’à ce que tout le carbone actif soit libéré par le pergélisol. »

Photo: C. Grandpey

4. La ‘bouche de l’enfer’.
Une récente image satellite montre l’élargissement de la dépression de Batagai, surnommée « la bouche de l’enfer » par les habitants. Cette cavité géante en forme de têtard présentait il y a plusieurs années 100 mètres de profondeur et environ 1 000 mètres de longueur, avec une largeur de 800 mètres.
On attend de nouvelles mesures précises de cette balafre dans le sol, mais on sait qu’elle s’élargit. À l’intérieur du cratère, des images montrent que l’eau qui était restée gelée dans le sol pendant des dizaines de milliers d’années, mais qui s’en échappe aujourd’hui en ruisselant. On aperçoit aussi des fragments de pergélisol qui tombent des falaises en train de dégeler.
C’est l’homme qui a provoqué la formation de ce cratère à une époque où il a arraché des arbres. Puis le dégel du pergélisol en Yakoutie a pris le relais, et l’élargissement de la dépression est maintenant rapide.

Source: The Siberian Times

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While COP 26 is being held in Glasgow, The Siberian Times has released an article explaining why Siberian is badly affected by global warming. The newspaper gives eight examples demonstrating that Siberia is an ecological time bomb. It should make world leaders think twice before making promises without acts.

By clicking on this link, you will find the complete article and numerous photos to illustrate the disaster:

https://siberiantimes.com/other/others/news/siberias-stark-warning-to-scotland-for-cop26-climate-change-in-the-planets-last-great-wilderness/

Statistics show that in 2020, Russia was 3.2°C degrees warmer than the average in the three decades to 1990. Winter temperatures are milder than ever, with air warming up to 5°C above the norm. The number of forest fires have increased four-fold, while storms and hurricanes are ten times more likely. In 2003 President Vladimir Putin quipped that ‘2 to 3 degrees [of global warming] wouldn’t hurt. We’ll spend less on fur coats’. While he did not travel to Glasgow, he said recently: ‘Change and environmental degradation are so obvious that even the most careless people can no longer dismiss them.

Here are eight examples showing that Siberia is changing.

1. Methane!

Methane is being released in Siberia in a way not seen just a generation ago due to the rapid thawing of permafrost, which had sealed the gas for tens of thousands of years. Discharges in the Laptev and East Siberian seas show high methane concentrations from underwater craters and ‘super seep holes’ in the thawing ocean floor permafrost. Scientists have identified half a dozen “mega seeps” and found concentration of atmospheric methane above these fields reaching 16-32ppm. This is up to 15 times the planetary average of 1.85ppm.

Methane seeps are also observed in Lake Baikal which contains 20 per cent of the world’s unfrozen freshwater. The lake has some two dozen major deepwater methane seeps – below 380 metres – and hundreds of shallower gas fountains. The quantity of methane hidden in gas hydrates in Baikal is estimated at one trillion cubic metres.

2. The Yama! Craters.

Huge explosions in the past decade have caused the formation of at least 20 giant craters in and near the Yamal peninsula in northern Siberia. By summer 2021 scientists have identified some 7,185 bulging Arctic mounds, also called pingos – potentially at risk of erupting. Some of them, on the Yamal and Gydan peninsulas, are close to settlements and gas fields vital for energy supplies in Europe. Inside the mounds is unstable methane released due to thawing permafrost. One example was a summer 2020 eruption leaving a 40 metre deep crater. In an explosion in 2018 in Lake Otkrytie, its 1.5 metre thick ice cover was smashed with debris scattering some 50 metres from the epicentre.

3. Distorted roads and railways, and collapsing buildings.

Once usable railway lines built in Siberia during the Stalin era are now twisted due to the ground moving because of permafrost thaw. Bridges, too, have collapsed.

Russia has used a trusted method of building in permafrost regions, driving piles deep into the frozen ground. But if the ground is no longer frozen, the whole reality changes.Swamps and lakes appear, towns and even cities become unviable.

As a Russian scientis put it: « The temperature of the permafrost is rising, and we are reaching the point when it will begin to thaw everywhere, and very actively. We are heading towards a vicious circle when climate warming will speed up the thawing of permafrost, which will in turn add to faster climate warming and further accelerate the thawing, until all active carbon is released from permafrost. »

4. The ‘mouth of Hell’.

A new satellite image shows the widening of the Batagai Depression, nicknamed by the local residents as the Mouth of Hell. The tadpole-shaped giant hole was measured several years ago at 100 metres deep and around 1,000 metres in length, with a width of 800 metres.

New precise measurements are awaited from this gash in the ground but the snapshot from space shows it broadening. Inside the crater, pictures show that water frozen in the soil for tens of thousands of years trickles and gushes away. Beside this, chunks of thawing permafrost fall off the cliffs.

The trigger for his crater’s formation was man made, caused by the removal of trees. Then the thawing of the permafrost in Yakutia took over, and the expansion is now rapid.

La lave continue de couler en Islande ! // Lava keeps flowing in Iceland !

L’éruption du Fagradalsfjall est maintenant terminée, mais l’Islande vous offre la possibilité de voir de la lave couler à Icelandic Lava Show, avec une nouvelle exposition qui ouvrira à Reykjavik avant l’été 2022.
La nouvelle exposition sera située à Grandi et sera différente de celle qui est présentée à Vik.
À Vík, l’accent est principalement mis sur le Katla, l’un des systèmes volcaniques les plus dangereux au monde, et on explique aux visiteurs comment vivent les habitants sous cette menace constante.
À Reykjavík, l’accent sera mis sur le volcanisme islandais en général, en insistant sur les dangers autour de la capitale.

L’Icelandic Lava Show a été inauguré en 2018 à Vík. Le spectacle présenté dans la salle d’exposition recrée une éruption volcanique semblable à celles de l’Eyjafjallajökull et du Katla. La lave chauffée à 1100°C se met à couler devant les visiteurs et finit sa course sur de la glace. C’est une bataille épique entre les éléments et une occasion unique de s’approcher de la lave incandescente, de la voir couler, de l’entendre grésiller et de ressentir la chaleur intense qui s’en dégage. C’est le seul endroit au monde où les gens peuvent s’approcher en toute sécurité de coulées de lave actives.

Vous trouverez plus d’informations sur ce site : https://icelandiclavashow.com/

Tarifs d’entrée :
Adultes : 5 900 ISK (environ 40 euros)
Enfants : 3 500 ISK – environ 23 euros (2 – 12 ans)

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The eruption of Fagradalsfjall is now over, but Iceland offers you the opportunity to see lava flowing at the Icelandic Lava Show with a new exhibition due to open in Reykjavik before the summer 2022.

The new exhibition will be located in Grandi and will be different from the existing one in Vik..

In Vík, the focus will mainly revolve around Katla, one of the most dangerous volcanic systems in the world, and visitors are told in detail what it’s like for the locals to live under this constant threat.

In Reykjavík, however, the focus will be in Icelandic volcanism in general, with special emphasis on the dangers around the capital area.

The Icelandic Lava Show was first opened in 2018 in Vík. The show recreates a volcanic eruption similar to what Eyjafjallajökull and Katla volcano are famous for by melting lava up to 1100°C and displaying it to the visitors into the showroom and over ice. It is an epic battle between the elements and a unique opportunity to get close to red-hot lava, see it flowing, hear it sizzling, and feel the intense heat that radiates from it. It is the only place in the world where people can safely experience hot lava flow at close quarters.

More information on this website : https://icelandiclavashow.com/

Admission prices :

Adults: 5,900 ISK (environ 40 euros)
Children: 3,500 ISK – environ 23 euros (2 – 12 years)

Photo: C. Grandpey

Nouvelles de La Palma (Iles Canaries) // News from La Palma (Canary Islands)

8 heures : Le delta formé par l’arrivée de la lave dans la mer est inactif en ce moment. La vidéo fournie par le Centre supérieur de recherche scientifique (CSIC) montre la formation de plages dans la bande formée par la lave au contact de la mer. On voit sur les images au moins une zone sablonneuse formée par l’érosion de vagues au bord de la coulée de lave d’où s’échappent de petites fumerolles. La lave de la première coulée – celle qui a traversé le quartier de Todoque – a atteint la mer le 29 septembre, 10 jours après le début de l’éruption. C’est la seule coulée à avoir atteint la mer, même si d’autres se trouvent à proximité, mais leur front est immobile depuis des semaines.

Le gouvernement des îles Canaries a acquis les 30 premières maisons préfabriquées sur un total de 200 qu’il envisage d’acheter pour offrir une solution de logement temporaire aux familles qui ont perdu leur demeure sous la lave du Cumbre Vieja. Ces 30 premières maisons modulaires en bois seront aménagées sur un terrain cédé par la mairie d’El Paso. La plupart de ces maisons ont trois chambres et ont une superficie de 74 mètres carrés.
De plus, ces jours-ci « une phase de transition » est en cours à La Palma, pour permettre aux personnes logées dans les hôtels, chez des amis et dans leur famille d’accéder aux maisons et appartements préfabriqués. Pour cette phase de transition, le ministère a acquis un premier lot de 18 appartements, dont l’achat a été officialisé cette semaine. Ce lot de 18 maisons en briques est situé dans les communes de Tazacorte et Fuencaliente. Puis il y aura une troisième phase, celle de l’accès des victimes à leur domicile permanent, mais qui ne sera pas avant quatre ans.

A noter que l’éruption, par la tension qu’elle a occasionnée, a aggravé la situation de violence au sein des couples à La Palma. L’Institut canarien pour l’égalité des sexes fait état d’une augmentation de 57 % des appels pour violence faites aux femmes entre le 19 septembre et le 18 octobre.

Source: presse espagnole.

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19 heures : Le tremor volcanique poursuit sa décrue, mais les scientifiques espagnols préviennent qu’il est encore trop tôt pour dire que l’on approche de la fin de l’éruption. Le trémor et le dioxyde de soufre montrent des valeurs qui étaient celles de la mi-octobre. Il faut rester prudent car des rechutes restent possibles. Selon l’IGN, le tremor a connu une nouvelle baisse le 5 novembre, au sein d’un comportement oscillatoire. »
Le niveau d’activité visible dans le cône continue d’être très variable. On observe des hausses subites qui s’accompagnent d’une augmentation de l’émission de lave.

Le 5 novembre, le panache de cendre atteignait 3500 mètres. Son orientation est actuellement favorable à l’activité de l’aéroport. En effet, les vents dominants emportent la cendre et le dioxyde de soufre vers le sud-sud-ouest du centre éruptif. La qualité de l’air est également meilleure à La Palma.

Evolution du tremor volcanique et de la sismicité (Source: IGN)

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8:00 am : The delta formed by the arrival of lava in the sea is inactive at this time. The video provided by the Higher Scientific Research Center (CSIC) shows the formation of beaches in the band formed by the lava in contact with the sea. One can see on the images at least one sandy area formed by the erosion of the waves at the edge. of the lava flow with small fumaroles. The lava from the first flow – the one that passed through the Todoque district – reached the sea on September 29th, 10 days after the start of the eruption. It is the only lava to have reached the sea, although other flows are nearby, but their front hasnot moved for weeks.

The government of the Canary Islands has acquired the first 30 prefabricated houses out of a total of 200 it plans to purchase to provide a temporary housing solution for families who have lost their homes under the lava. These first 30 modular wooden houses will be built on land ceded by the town hall of El Paso. Most of these houses have three bedrooms and are 74 square meters in size.
In addition, these days « a phase of transition » is underway in La Palma, to allow people staying in hotels, with friends and families to access prefabricated houses and apartments. For this transitional phase, the ministry acquired a first batch of 18 apartments, the purchase of which was formalized this week. This lot of 18 brick houses is located in the municipalities of Tazacorte and Fuencaliente. Then there will be a third phase, during which the victims will get into their permanent homes, but this will not be before four years.

The eruption, because of the tension it caused, worsened the situation of violence among couples in La Palma. The Canarian Institute for Gender Equality reports a 57% increase in calls for violence against women between September 19 and October 18.
Source: Spanish press.

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7:00 p.m : The volcanic tremor continues to decline, but Spanish scientists warn that it is still too early to say that the end of the eruption is approaching. The tremor and sulfur dioxide show values which were those of mid-October. One must remain cautious because relapses are still possible. According to IGN, the tremor experienced a further decline on November 5th, within an oscillatory behaviour.  »
The level of activity visible in the cone continues to be highly variable. Sudden increases are observed, accompanied by an increase in lava emission.
On November 5th, the ash plume reached 3,500 meters. Its orientation is currently favorable to the activity of the airport. Indeed, the prevailing winds carry the ash and sulfur dioxide towards the south-southwest of the eruptive center. Air quality is also better in La Palma.

Exemple de maison préfabriquée destinée aux personnes victimes de l’éruption.