Réchauffement climatique : événements extrêmes plus fréquents et ouragans plus puissants // Global warming : more frequent extreme events and more powerful hurricanes

Une bombe cyclonique accompagnée de vents violents, de fortes pluies et de chutes de neige devrait affecter des millions de personnes dans le nord-ouest des États-Unis avant le Thanksgiving. Par ailleurs, un système dépressionnaire devrait se former au-dessus des Grands Lacs plus tard cette semaine, entraînant une baisse des températures, des pluies froides et une accumulation de neige dans le centre des Appalaches.

Chez nous, Météo France a placé 32 départements en vigilance Orange pour neige et verglas, tandis que 17 autres sont en vigilance Orange vent. Le 21 novembre 2024, la dépression Caetano va traverser la France d’ouest en est et va engendrer des chutes de neige au nord de sa trajectoire sur un axe allant du Nord-Bretagne/Normandie jusqu’au Grand-Est, et des vents forts dans sa partie sud, notamment des côtes atlantiques aux Alpes.

 

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La température record des océans, favorisée par la pollution et son effet de réchauffement sur la planète, a intensifié des dizaines d’ouragans dans l’Atlantique au cours des dernières années, les rendant plus puissants et dangereux avec l’augmentation de la vitesse de leurs vents.
Selon une analyse du groupe de recherche sur le climat Climate Central, chaque ouragan de la saison 2024 dans l’Atlantique a été plus fort qu’il ne l’aurait été sans le réchauffement climatique d’origine anthropique. La vitesse du vent des 11 ouragans recensés a été augmentée de 15 à 45 km/heure par une eau jusqu’à 1,4 degré Celsius plus chaude.
Selon Climate Central, chaque ouragan de 2024 a été plus fort qu’il ne l’aurait été il y a 100 ans. 84 % des ouragans entre 2019 et 2023 ont été plus puissants qu’ils ne l’auraient été sans le réchauffement climatique. Les vents ont augmenté de 29 km/h en moyenne, ce qui a fait monter la vitesse de 30 ouragans d’au moins une catégorie sur l’échelle de Saffir-Simpson.
Selon la NOAA, au moins 90 % du réchauffement des dernières décennies a eu lieu dans les océans. Les eaux de l’Atlantique, où circulent les ouragans, ont atteint des niveaux record ou presque tout au long de la saison. Neuf des 11 ouragans de cette saison se sont rapidement intensifiés et ont grimpé dans l’échelle de catégories d’ouragans en raison de la chaleur des océans provoquée par le réchauffement climatique. Le National Hurricane Center explique que l’ouragan Milton de catégorie 5 s’est intensifié rapidement de 150 km/h en seulement 24 heures, plus rapidement que toute autre tempête dans le golfe du Mexique.
Les chercheurs de Climate Central ont découvert que le réchauffement climatique a fait grimper la température océanique à un niveau exceptionnellement chaud qui a rendu l’intensité de Milton 400 à 800 fois plus probable. Ils ont également constaté que Milton n’aurait pas atteint la catégorie 5 sans le réchauffement climatique actuel.
Les climatologues affirment qu’une chose est sûre : à mesure que la température de la planète continuera d’augmenter, la probabilité d’ouragans plus puissants et plus destructeurs comme ceux qui se sont formés dans l’Atlantique cette année deviendra de plus en plus forte.
Source : Météo France, NOAA, Climate Central, National Hurricane Center.

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A bomb cyclone with high winds, heavy rain and snowfall is expected to impact millions of people across the U.S. Northwest ahead of Thanksgiving. Separately, a low-pressure system is forecast to develop above the Great Lakes later this week, resulting in cooler temperatures, cold rain and accumulating snow for the central Appalachians.

In our country, Météo France has placed 32 departments on Orange alert for snow and ice, while 17 others are on Orange wind alert. On November 21st, 2024, the Caetano depression will cross France from west to east and will cause snowfall to the north of its route on an axis going from North Brittany/Normandy to the Grand-Est, and strong winds in its southern part, particularly from the Atlantic coast to the Alps.

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Record-breaking ocean temperatures, fueled by planet-warming pollution, have turbocharged dozens of Atlantic hurricanes over the last few years, making them more potent and dangerous by increasing their wind speeds.

Every hurricane in the 2024 Atlantic hurricane season was made stronger than it otherwise would have been without human-caused global warming, according to analysis from the climate research group Climate Central. Wind speeds of the 11 hurricanes were increased by 15 to 45 km/hour by water that was up to 1.4 degrees Celsius warmer because of global warming.

According to Climate Central, every hurricane in 2024 was stronger than it would have been 100 years ago. 84% of hurricanes between 2019 and 2023 were more intense than they would have been without global warming. The wind speeds of the hurricanes were cranked up by an average of 29 km/hour, which caused 30 of them to go up at least one category higher on the Saffir-Simpson hurricane wind scale.

According to NOAA, at least 90% of warming over the past several decades has taken place in oceans. Water in the Atlantic, where hurricanes roam, was at or near-record-breaking levels throughout hurricane season. Nine of this season’s 11 hurricanes rapidly intensified and climbed up the hurricane category scale due to global warming-driven ocean heat. The National Hurricane Center explains that Category 5 Hurricane Milton rapidly intensified by 150 km/hour in just 24 hours, faster than any other storm in the Gulf of Mexico.

Climate Central researchers also found that human-caused global warming made exceptionally warm ocean temperatures that fueled Milton’s explosion 400 to 800 times more likely. They also found that Milton wouldn’t have reached Category 5 without the current global warming..

Climate experts say one thing is certain: as global temperatures continue to rise, the potential for more powerful and destructive hurricanes like the ones that formed in the Atlantic this year becomes increasingly likely.

Source : Météo France, NOAA,Climate Central, National Hurricane Center.

Nouvel effondrement dans les Alpes

Le dimanche 17 novembre, en fin d’après-midi, un éboulement de grande intensité s’est produit sur le mont Pourri (3 779 mètres d’altitude), dans le massif de la Vanoise en Savoie. L’éboulement est survenu au col de la Gurraz, sous le glacier du Turia. Il a été filmé par de nombreux témoins.

Source : Météo-Alpes / Facebook

L’effondrement n’a fait aucune victime car il n’y a ni habitations ni refuges dans la zone concernée. La Préfecture de la Savoie a indiqué que les services de l’État vont réaliser une reconnaissance afin de pouvoir documenter l’événement. Un accompagnateur en montagne a déclaré n’avoir jamais assisté à un tel éboulement à cette période de l’année. « On est sur un versant nord, sans soleil et au-dessus des 3 000 mètres. Ça prouve que la montagne est instable, même dans ces périodes-là.« 

Il faudra attendre les conclusions des scientifiques pour voir si cet événement fait partie des effondrements naturels qui se produisent régulièrement dans les Alpes ou si la hausse des températures et le dégel du permafrost de roche en sont la cause.

Source : Presse régionale

Arctique : nouveau volcan et manque de brise-glaces américains // Arctic : new volcano and lack of American icebreakers

J’ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog que nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les profondeurs de nos océans. En voici un nouvel exemple.
Au large des côtes de l’ouest et du nord de l’Alaska, des scientifiques à bord du Healy, le navire des garde-côtes américains, cartographiaient au mois de novembre 2024 les fonds marins de l’océan Arctique dans une zone encore inexplorée des mers des Tchouktches et de Beaufort. Long de 138 mètres, le Healy est le seul brise-glace de la garde côtière prévu pour des missions scientifiques.
Au cours de cette mission, les scientifiques ont découvert une nouvelle formation volcanique au fond des eaux océaniques. La structure se trouve à plus de 1 600 mètres sous la surface. Elle est donc trop profonde pour constituer un danger pour les personnes sur terre. Cependant, les chercheurs ont détecté un possible panache de gaz s’élevant de la structure et qui atteignait presque la surface. Le nouvel édifice volcanique et son panache de gaz ne devraient pas, non plus, présenter de risque pour les navires opérant dans la zone.
La mission du Healy s’intégrait dans un projet plus vaste visant à étudier les voies d’accès aux ports de la côte arctique de l’Alaska. Le projet est censé évaluer la nécessité d’établir des mesures d’acheminement des navires.
Source : The Independent.

 

Image de la structure volcanique découverte dans l’océan au large de l’Alaska (Source : US Coast Guard)

Avec le réchauffement climatique, l’Arctique devient de plus en plus stratégique. La fonte des glaces ouvre de nouvelles voies de navigation commerciales et militaires, notamment pour la Russie et la Chine. Il faudra absolument que les États-Unis et leurs partenaires soient prêts à affronter cette nouvelle situation. Pour le moment, ils ne le sont pas et ils sont très en retard par rapport à la Russie. En effet, à l’heure actuelle, les États Unis ne disposent que de deux deux brise-glaces polaires qui ne sauraient rivaliser avec la flotte de plus de 40 brise-glaces russes.
La garde côtière américaine est la seule à posséder deux brise-glace polaires depuis 1965. Selon une analyse réalisée en 2023, elle aurait besoin d’au moins quatre brise-glaces lourds et d’un nombre identique de brise-glaces de taille moyenne pour mener à bien ses missions dans l’Arctique et l’Antarctique.
Comme je viens de l’écrire, la garde côtière n’exploite que deux brise-glaces polaires : le Healy de classe moyenne (utilisé pour la mission ci-dessus) et le Polar Star, le seul brise-glace lourd de la flotte. Plusieurs brise-glaces plus petits viennent en aide au trafic sur les Grands Lacs et le long de la côte Est, mais ils ne sont pas conçus pour opérer dans les régions polaires. Le directeur du Polar Institute a déclaré : « Nous vivons une crise en ce moment, mais elle mijote depuis des décennies. Nous sommes arrivés à un point où les États-Unis ont moins de brise-glaces que la Chine. »
La situation est d’autant plus inquiétante que le Healy et le Polar Star sont actuellement hors service. Le 25 juillet 2024, le Healy a passé environ un mois dans l’Arctique (avec la découverte de l’édifice volcanique sus-mentionné) lorsqu’un incendie s’est déclaré dans le compartiment technique. L’incendie a été rapidement maîtrisé mais le Healy a dû retourner très prudemment à Seattle, son port d’attache. Le Polar Star, mis en service dans les années 1970, subit une maintenance majeure dans une cale sèche en Californie.
Les responsables de la Garde côtière américaine font également remarquer que dans l’Arctique, les ressources de sauvetage sont rares et que les eaux couvertes de glace rendent les missions de sauvetage périlleuses. Les équipages opérant dans les eaux polaires doivent donc être bien formés aux interventions d’urgence. L’exploitation responsable d’un navire comprend la réparation des systèmes avant de poursuivre la navigation dans les hautes latitudes. La Garde côtière a certes besoin de plus de brise-glaces, mais elle doit aussi se doter d’équipes capables d’assurer leur fonctionnement et leur maintenance.
Source : The Washington Times.

 

Le Healy et le Polar Star sont les deux seuls brise-glaces américains capables d’affronter l’Arctique (Crédit photo : U.S. Coast Guard)

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I have written several times on this blog that we know the surface of Mars better than the depths of our oceans. Here is another fact that proves it.

In November 2024, off the coast of western and northern Alaska, scientists aboard the Coast Guard Cutter Healy’s were in the area to conduct Artic Ocean seafloor mapping and survey uncharted waters of the Chukchi and Beaufort Seas. At 420 feet long, the Healy is the Coast Guard’s only icebreaker designed to support research.

Then, they found a new volcano-like formation deep in the ocean waters. The new structure sits more than 1,600 meters from the water’s surface. So, it is far too deep to pose a danger to those on land. However, the scientists detected a possible gas plume rising from the feature and the gas nearly reaches the surface.

The new mountain range or gas plume is also unlikely to pose any risk to vessels operating in the area.

The trip with the Healy was part of a larger project called the Alaskan Arctic Coast Port Access Route Study, which was enacted to evaluate the need for establishing vessel routing measures.

Source : The Independent.

The Arctic region is becoming increasingly strategic as melting ice opens new commercial and military transportation routes, including for Russia and China. Officials say the U.S. and its partners must be prepared. For the moment, they are not. Russia is ready for this mission while the U.S. is very late. The American two polar icebreakers cannot rival with Russia’s more than 40 icebreakers.

The U.S. Coast Guard has had the only U.S. polar icebreaking capability since 1965. According to a 2023 Coast Guard fleet analysis, it needs at least four heavy icebreakers and a similar number of medium icebreakers to carry out its Arctic and Antarctic missions.

The Coast Guard operates only two polar icebreakers: the medium-class Cutter Healy (mentioned in the above text) and the Polar Star, the sole heavy icebreaker in the fleet. Several smaller icebreakers support maritime traffic on the Great Lakes and along the East Coast, but they are not capable of operating in polar regions. Said the director of the Polar Institute : “It’s definitely a crisis right now, but it’s something that has been decades in the making. We’re at a point right now where the U.S. has fewer icebreakers than China.”

The Healy and the Polar Star are currently out of action. On July 25th, 2024, the Healy was about a month into its summer Arctic patrol when a fire broke out in the engineering compartment. The fire was quickly extinguished, but the Healy had to return to its home port of Seattle.The Polar Star, commissioned in the 1970s, is undergoing major maintenance at a dry dock in California.

Coast Guard officials aslo warn that in the Arctic, there are few rescue resources, and ice-covered waters make it difficult for rescue assets. Crews operating in polar waters must be well-trained for emergency response, and responsible operation includes addressing any system degradation on a vessel before continuing operations in the high latitudes. The Coast Guard needs more icebreakers, but it’s got to figure out how to crew them and operate them and maintain them.

Source : The Washington Times.

29P, une comète volcanique froide // 29P, a cold volcanic comet

Une mystérieuse comète volcanique vient de se réveiller avec quatre éruptions majeures en moins de 48 heures. Elle a pulvérisé suffisamment de matière glacée pour devenir presque 300 fois plus brillante que la normale. Les dernières éruptions, les plus importantes depuis plus de trois ans, ne font qu’accroître la confusion sur le moment et la raison pour laquelle la comète explose.
La comète, connue sous le nom de 29P/Schwassmann-Wachmann (ou, plus simplement, 29P), est un objet fait de glace, d’environ 60 kilomètres de diamètre et une longueur trois fois plus grande que l’île de Manhattan à New York. C’est l’une des quelque 500 comètes baptisées « centaures » qui passent toute leur existence à l’intérieur du système solaire interne. En plus, 29P fait également partie d’un groupe encore plus rare, connu sous le nom de comètes cryovolcaniques, donc à lave froide.
Les comètes cryovolcaniques sont constituées d’une coquille remplie de glace, ou noyau, ainsi que de poussière et de gaz. Lorsque la comète absorbe suffisamment de rayonnement solaire, son intérieur de glace s’échauffe. La pression augmente à l’intérieur du noyau jusqu’à ce que la coquille se fissure et que l’intérieur de glace de la comète, ou cryomagma – mélange de monoxyde de carbone et azote gazeux, de glaces et d’hydrocarbures liquides – se disperse dans l’espace. Après une éruption, la chevelure – ou coma – de la comète, un nuage de cryomagma, se dilate, ce qui fait que la comète prend un aspect beaucoup plus brillant car elle réfléchit davantage les rayons du soleil.
Le 2 novembre 2024, 29P a connu sa première éruption majeure depuis près de deux ans. Elle a été rapidement suivie de trois autres plus importantes en moins de 48 heures. Les quatre éruptions ont expulsé un nuage de débris qui a réfléchi 289 fois plus de lumière que le noyau de la comète. Les scientifiques pensent qu’à mesure que la coma va se dilater, elle prendra peut-être une forme inhabituelle.
L’éruption du 2 novembre est la première éruption majeure de 29P depuis novembre 2022, époque où la comète a envoyé plus d’un million de tonnes de débris dans l’espace. Il s’agit également de la plus grande explosion depuis septembre 2021, lorsque cinq explosions successives avaient été observées au sommet de la comète
En avril 2023, les scientifiques ont réussi à prévoir pour la première fois une éruption de 29P ; la comète a alors fait exploser son sommet « comme une bouteille de champagne ». Cependant, il est extrêmement difficile de prévoir les éruptions, car la plupart d’entre elles se produisent de manière très sporadique et aléatoire, un comportement que les chercheurs n’ont pas encore réussi à expliquer.
La plupart des comètes cryovolcaniques gravitent autour du Soleil sur des orbites très elliptiques qui les conduisent aux confins du système solaire pendant des décennies, des siècles, voire des millénaires. Ce n’est que lorsqu’elles reviennent dans le système solaire interne qu’elles commencent à exploser régulièrement avant d’être renvoyées dans le système solaire externe.
29P orbite de manière circulaire autour du Soleil une fois tous les 15 ans, à une distance semblable à celle entre le Soleil et Jupiter, ce qui signifie que la quantité de rayonnement solaire qu’elle absorbe reste en grande partie constante. En conséquence, elle devrait entrer en éruption assez régulièrement et uniformément. Toutefois, les observations détaillées de la comète au cours des dernières décennies montrent que ce n’est pas le cas, ce qui laisse supposer que quelque chose que nous ne connaissons toujours pas influence le moment de son éruption.
Comme 29P ne s’approche jamais du Soleil, elle ne laisse jamais pousser de queue, comme celle derrière Tshuminchan-ATLAS qui a illuminé notre ciel alors qu’elle ne s’était jamais autant approchée de la Terre depuis 80 000 ans en octobre 2024.
Source : Space.com.

 

Image de la comète 29P/Schwassmann-Wachmann prise par le télescope Spitzer de la NASA après une éruption majeure en 2003.

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A mysterious volcanic comet has just reawoken with four major eruptions in less than 48 hours. It sprayed out enough icy marerial to make the object appear almost 300 times brighter than normal, . The latest eruptionss, which are the largest in more than three years, add to the growing confusion about when and why the comet blows its top.

The comet, known as 29P/Schwassmann-Wachmann (29P), is a large icy object about 60 kilometers across and about three times the length of Manhattan. It is one of around 500 comets known as « centaurs » that spend their entire lives confined to the inner solar system. However, 29P is also part of an even rarer group, known as cryovolcanic, or cold volcano, comets.

Cryovolcanic comets consist of an icy shell, or nucleus, filled with ice, dust and gas. When the comet absorbs enough of the sun’s radiation, its frosty interior get superheated. Pressure builds within the nucleus until the shell cracks and the comet’s icy interior, or cryomagma, sprays into space. After an eruption, the comet’s coma, a cloud of cryomagma, expands, making the comet appear much brighter as it reflects more of the sun’s rays.

On November 2nd, 2024, 29P experienced its first major eruption for almost two years, which was quickly followed by three larger ones in less than 48 hours. The four eruptions expelled a cloud of debris that reflected 289 times more light than the comet’s nucleus. Experts predict that, as the coma expands, it could take on an unusual shape.

This was 29P’s first major eruption since November 2022, when it spewed more than 1 million tons of debris into space. It is also the largest outburst since September 2021, when the comet blew its top five times in quick succession.

In April 2023, scientists successfully predicted an eruption from 29P for the first time, when the comet popped its top « like a champagne bottle. » However, predicting eruptions is extremely difficult because most of them happen very sporadically and at random, a behaviour that researchers not been able to explain yet.

Most cryovolcanic comets orbit the sun on highly elliptical orbits that take them to the outer reaches of the solar system for decades, centuries or even thousands of years at a time. It is only when they race into the inner solar system that they start to regularly explode before being sent back to the outer solar system.

However, 29P orbits the sun once every 15 years and has a circular orbit around the sun at a similar distance from our homestar as Jupiter, meaning the amount of solar radiation it absorbs remains mostly constant. As a result, it should erupt fairly regularly and evenly. But detailed observations of the comet over the last few decades show that this is not the case, hinting that something unknown influences when it erupts.

Because 29P never gets close to the sun, it also never grows a tail, like the one that trailed behind Tshuminchan-ATLAS which lit up our sky as it made its closest approach to Earth for 80,000 years in October 2024.

Source : Space.com.