Nouvelles conditions d’accès aux grottes de glace en Islande // New access conditions to ice caves in Iceland

Suite à un accident mortel en août dernier lors de la visite d’une grotte de glace sur le glacier Breiðamerkurjökull (voir mes notes à ce sujet), le Parc national du Vatnajökull a mis en place des mesures de sécurité plus strictes pour les visites des grottes de glace. On se souvient qu’elles avaient été temporairement suspendues pendant les semaines qui ont suivi l’accident.
Les nouvelles conditions prévoient des évaluations quotidiennes des risques et la mise en place d’un conseil professionnel. Selon le directeur du Parc national du Vatnajökull, les voyagistes sont, pour la plupart, satisfaits du nouveau système qui sera amélioré en fonction des retours d’expérience. Selon les nouvelles conditions, les agences qui organisent ces excursions doivent nommer un guide expérimenté qui effectue des évaluations quotidiennes de sécurité dans chaque grotte de glace et au niveau des formations de glace en surplomb. S’il est décidé que les conditions sur un site particulier ne sont pas remplies, les agences seront obligées d’éviter cet endroit pour la journée. En outre, un conseil professionnel sera chargé de superviser la mise en œuvre des évaluations quotidiennes. Une taxe, calculée en fonction du nombre de participants aux excursions, sera prélevée auprès des voyagistes pour financer le conseil professionnel. Par ailleurs, les tour-opérateurs ne pourront pas réclamer de compensation auprès du Parc si des restrictions d’accès sont imposées. Enfin, il est stipulé que les agences doivent s’engager à ne pas intenter d’actions qui pourraient nuire à la réputation ou à la crédibilité du Parc national du Vatnajökull. Le nouveau système est déjà en place et semble bien fonctionner, même s’il n’a pas encore été officiellement validé.

Il faut noter que les nouvelles mesures ne prévoient pas de restriction d’accès aux grottes de glace pendant les mois d’été, comme cela était préconisé par les auteurs d’un rapport de 2017 commandé par le parc national du Vatnajökull et qui qualifiait les grottes de « dangereuses » à cette époque de l’année. L’argent passe, bien sûr, avant la sécurité…

Source : Médias islandais.

Photo: C. Grandpey

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Following a fatal accident last August during the visit of an ice cave on Breiðamerkurjökull glacier (see my posts about this topic), the Vatnajökull National Park has introduced stricter safety measures for ice-cave tours. One can remember that such tours were temporarily suspended during the weeks that followed the accident.

The new conditions stipulate daily risk assessments and the involvement of a professional council. According to the Director of the Vatnajökull National Park, tour operators are largely satisfied with the new system, which is being refined based on feedback. Under the new terms, companies must appoint an experienced lead guide to participate in a group that conducts daily safety assessments of each ice cave and overhanging ice formations. If the group determines that conditions at a particular site are unsafe, companies are obligated to avoid that location for the day. Furthermore, a professional council will be responsible for overseeing the implementation of daily assessments by the evaluation groups. A fee, based on the number of clients, will be charged to the companies to fund the council, and tour operators also waive any right to claim compensation from the park due to access restrictions. At last, it is stipulated that companies must pledge not to engage in any actions that could damage the reputation or credibility of Vatnajökull National Park. The new system is already in use and appears to be working well, though it has not yet been officially implemented.

The new measures do not mention restricting access to ice caves during the summer months, which authors of a 2017 report commissioned by the Vatnajökull National Park had unequivocally identified as “unsafe.” A matter of money, of course…

Source : Icelandic news media.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Selon l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), relayé par l’Agence Afrique, le Nyiamuragira (République Démocratique du Congo) est de nouveau entré en éruption le 12 octobre 2024. Le volcan était toujours en activité le 14 octobre au moment de la diffusion de l’information. La dernière éruption de ce volcan remonte au 14 mars 2023.

Selon l’OVG, les images satellite montrent un débordement de lave qui, depuis le cratère, se déverse en trois coulées sur les flancs nord, ouest et sud-ouest du volcan. La coulée la plus avancée a parcouru environ sept kilomètres. Une forte lueur est visible au niveau du sommet du volcan depuis la ville de Goma.

Crédit photo : OVG

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Dans une mise à jour publiée le 16 octobre 2024, l’AVO confirme l’augmentation progressive de l’activité volcanique au cours des derniers mois sur le Mont Spurr (Alaska). [Voir ma note de ce même jour.] Les capteurs GNSS ont enregistré une déformation verticale et latérale du sol depuis mars 2024. Un soulèvement atteignant jusqu’à 4 cm a été enregistré. Une augmentation de l’activité sismique a également été constatée depuis avril. D’autres indications d’une hausse d’activité incluent l’apparition d’un petit lac de fonte d’environ 3800 m2 dans le cratère sommital au début de l’été 2024.
Suite à la hausse notable de la sismicité, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée). Cependant, l’Observatoire précise qu’il n’y a aucune indication qu’une éruption soit imminente. Souvent, ce type de sismicité et de déformation du sol diminue sans que survienne une éruption.

Vue du lac de cratère le 18 septembre 2024 (Source: AVO)

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Des événements éruptifs phréatiques se poursuivent périodiquement sur le Taal (Philippines). On observe toujours une remontée de fluides chauds dans le lac. Des émissions de vapeur et de gaz s’élèvent quotidiennement jusqu’à 3 km au-dessus du cratère. La sismicité reste significative. Les émissions de SO2 restent également à des niveaux élevés. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ) interdite d’accès.

 

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. Elle se caractérise par une sismicité élevée et des émissions de dioxyde de soufre. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent de 400 à 750 m au-dessus du sommet. Les émissions de SO2 sont en moyenne de 1 919 à 6 011 tonnes/jour. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public de rester en dehors de la zone de danger permanent d’un rayon de 4 km.

 

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L’Instituto Geofísico del Perú (IGP) indique que l’éruption du Sabancaya se poursuit avec une moyenne quotidienne de 11 explosions qui génèrent des panaches de gaz et de cendres s’élevant jusqu’à 1,5 km au-dessus du sommet. Des anomalies thermiques au niveau du dôme de lave dans le cratère sommital sont observées dans les images satellite. Le niveau d’alerte reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km autour du volcan.

Crédit photo : IGP

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile). Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de deux bouches dans la zone Nord de la partie supérieure de la Sciara del Fuoco et d’au moins deux bouches dans la zone C-S (cratère centre-sud) sur la terrasse cratèrique. Les bouches éruptives de la zone N produisent des explosions de faible intensité à raison de 7 à 14 événements par heure. L’activité de spattering est parfois intense pendant de longues périodes. Les 8 et 9 octobre 2024, cette activité a donné naissance à une coulée de lave qui a descendu la Sciara del Fuoco et s’est arrêtée juste avant le littoral. Les explosions dans les bouches de la zone C-S éjectent des téphras à plus de 250 m de hauteur. Le niveau d’alerte reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre niveaux).
Source : INGV.

Source: INGV

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En Islande, le soulèvement du sol se poursuit dans la région de Svartsengi, mais il n’y a actuellement aucun signe d’éruption imminente. Dans le même temps, l’accès à Grindavík sera de nouveau libre le 21 octobre 2024, mais les habitants et les visiteurs doivent rester conscients des risques toujours présents et des évacuations potentielles.
Depuis le 11 novembre 2023, l’accès à Grindavík est interdit, sauf aux services d’urgence, aux habitants, aux employés de la ville, aux entrepreneurs et aux personnes venant en aide à la population. La ville restera accessible sauf si une situation d’urgence est à nouveau décrétée en raison d’une éruption volcanique ou d’activité sismique.
La circulation à destination et en provenance de Grindavík continuera d’être surveillée électroniquement par mesure de sécurité, au cas où une évacuation deviendrait nécessaire. Les habitants et les visiteurs resteront dans la ville à leurs propres risques. Le but de la réouverture est de protéger Grindavik et ses activités économiques, bien qu’il soit trop tôt pour prévoir ce que deviendra la ville sur le long terme.
Conformément aux mesures de sécurité en vigueur, il est conseillé aux habitants de Grindavik de rester dans les rues et d’éviter les espaces ouverts et les propriétés privées. Il n’est pas prévu de rouvrir les écoles, les crèches ou les activités récréatives à Grindavík.
Source : Médias d’information islandais.

Malgré cette réouverture, Grindavik reste sous la menace d’une activicité sismique et éruptive (Source: presse islandaise)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

According to the Goma Volcanological Observatory (OVG), relayed by Agence Afrique, Nyiamuragira (Democratic Republic of Congo) erupted again on October 12th, 2024. The volcano was still active on October 14th at the time the information was released. The last eruption of this volcano dates back to March 14th, 2023.
According to the OVG, satellite images show an overflow of lava which, from the crater, gives birth to three flows on the northern, western and southwestern flanks of the volcano. The most advanced flow traveled about seven kilometers. A strong glow can be seen from Goma at the summit of the volcano.

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In an update released on October 16th, 2024, AVO confirms the gradual increase in volcanic unrest over the past months at Mount Spurr (Alaska). See my post of October 16th. GNSS receivers have detected sustained upward and outward ground deformation since March 2024. A total of 4 cm of uplift was recorded by the stations closest to the source of deformation. An increase in seismic activity has also been noted since April. Other indications of elevated activity include the development of a small melt lake about 3,800 square meters in area in the summit crater in early summer of 2024.

Because this is a notable increase in seismicity, AVO has raised the Aviation Color Code to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY. However, the Observatory specifies that there are no indications that an eruption is imminent. Often this type of seismicity and ground deformation will decline without producing an eruption.

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Phreatic eruptive events periodically continue at Taal (Philippines). The upwelling of hot fluids in the lake is permanently observed, and daily steam-and-gas emissions rise as high as 3 km above the crater rim. Seismicity is still significant. SO2 emissions remain at elevated levels. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ) that should remain prohibited.

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Still in the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon Volcano. It is characterized by elevated seismicity and sulfur dioxide emissions. Gas-and-steam emissions rise 400-750 m above the summit. SO2 emissions average 1,919-6,011 tonnes/day. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminds the public to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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The Instituto Geofísico del Perú (IGP) indicates that the eruption at Sabancaya continues with a daily average of 11 explosions that generate gas-and-ash plumes rising as high as 1.5 km above the summit. Thermal anomalies over the lava dome in the summit crater are identified in satellite data. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is asked to stay outside a 12 km radius from the volcano.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily). Webcam images show Strombolian activity at two vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. The vents in Area N produce low-intensity explosions at a rate of 7-14 events per hour. Spattering activity is sometimes intense for long periods of time. On 8 and 9 October 2024, this activity was followed by the formation of a lava flow that descended the Sciara del Fuoco, stopping before the coastline. Explosions at the vents in Area C-S eject tephra over 250 m above the vent. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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In Iceland, ground uplift is continuing in the Svartsengi area but there are currently no signs of an impending eruption. Meantime, Grindavík will reopen to all visitors on October 21st, 2024, though people should remain aware of ongoing risks and potential evacuations.

Since 11 November 2023, Grindavík has remained closed to all except emergency responders, residents, town employees, businesses, contractors, and those assisting residents. The town will remain open unless an emergency phase is declared again due to volcanic eruptions or seismic activity.

Traffic to and from Grindavík will continue to be monitored electronically as a safety precaution, in case evacuation becomes necessary. Residents and visitors will remain in the risk zone at their own risk. The purpose of reopening is to protect the town and its valuable economic activities, though it is too early to predict the town’s long-term future.

According to safety measures in place in Grindavík, people are advised to stay on the town’s streets and avoid open spaces and private properties. There are no plans to reopen schools, kindergartens, or recreational activities in Grindavík.

Source : Icelandic news media.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Les inondations au Sahara et leurs conséquences // Floods in Sahara and their consequences

S’agissant des événements extrêmes provoqués par le réchauffement climatique d’origine humaine ces dernières semaines, on a beaucoup parlé des ouragans Helene et Milton qui ont meurtri le sud-est des États-Unis. Un autre événement extrême est passé plus inaperçu, bien qu’il puisse avoir un impact sur toute une région dans les mois et années à venir.
Les 6 et 7 septembre 2024, des précipitations équivalentes à celles d’une année entière se sont abattues sur certaines régions du Maroc, provoquant des inondations dans des régions habituellement arides. On recense 11 morts et 9 disparus.
Les zones touchées ont connu d’importantes perturbations. Il est fait état de maisons détruites, de dégâts sur les routes et de problèmes d’approvisionnement en électricité et en eau potable. Les inondations ont également entraîné le remplissage de lacs et d’aquifères jusque là asséchés, ce qui pourrait atténuer temporairement les pénuries d’eau dans la région.
Tagounite, près de la frontière algérienne, a enregistré 170 mm de précipitations le 7 septembre, et Marrakech en a enregistré 90 mm. Dans la région de Ouarzazate, 47 mm de pluie sont tombés en seulement trois heures.
La région du sud du Maroc connaît habituellement des précipitations relativement faibles, en particulier en septembre. Par exemple, Marrakech reçoit généralement entre 15 et 20 mm de précipitations au cours de ce mois. Ouarzazate, située dans une région désertique, ne reçoit en moyenne que 5 à 10 mm au cours de ce même mois.
Chaque année, les précipitations varient selon les régions : Marrakech reçoit environ 240 à 280 mm de pluie, Essaouira environ 300 à 350 mm et Ouarzazate seulement 50 à 100 mm. Des villes comme Tagounite et Asni, situées près du Sahara et des montagnes de l’Atlas, connaissent des précipitations annuelles tout aussi faibles en raison de leur environnement aride.
Les climatologues de la Direction météorologique du Maroc indiquent que les fortes précipitations récentes sont les plus intenses enregistrées depuis 30 à 50 ans dans un laps de temps aussi court. Ces précipitations inhabituelles sont importantes car le Sahara est généralement l’une des régions les plus sèches de la planète. Les météorologues marocains ajoutent que la présence d’eau dans le Sahara pourrait profondément modifier les prévisions météorologiques. Ainsi, ce type de situation pourrait avoir un impact notable sur les systèmes météorologiques et les modèles de prévision, car l’humidité crée par de telles précipitations peut influencer les conditions atmosphériques, modifiant potentiellement les modèles météorologiques établis dans la région et au-delà.
Source : The Watchers, presse marocaine, NASA.

 

Image du Sahara le 14 août 2024 avant le déluge

Image de la même région après les fortes précipitations

(Source : NASA)

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As far as extreme events triggered by human-caused global warming are concerned, there has been a lot of talk about huricanes Helene and Milton that deeply affected south-est United States. Another extreme event went more discreet although it could have an impact on a whole region.

Over a year’s worth of rainfall fell on parts of Morocco on September 6th and 7th, 2024, causing floods in normally arid regions, and resulting in 11 deaths and 9 missing persons.

The affected areas experienced significant disruptions, with reports of destroyed homes, damage to roads, and issues with electricity and drinking water supplies. The flooding also led to the refilling of dry lakebeds and aquifers, which might temporarily ease water shortages in the region.

Tagounite, near the Algerian border, registered 170 mm of precipitation on September 7th, and Marrakech recorded 90 mm. In the Ouarzazate region, 47 mm of rain fell within just three hours.

The region of southern Morocco experiences relatively low rainfall, particularly in September. For example, Marrakech typically receives around 15 – 20 mm of rainfall during this month. Ouarzazate, which is located in a desert region, averages just 5 – 10 mm during the same month.

Annually, the rainfall varies across these areas, with Marrakech receiving approximately 240 – 280 mm, Essaouira about 300 – 350 mm, and Ouarzazate only 50 – 100 mm. Towns like Tagounite and Asni, situated near the Sahara and Atlas Mountains, experience similarly low levels of annual precipitation due to their arid surroundings.

Climatologists at Morocco’s General Directorate of Meteorology indicate that the recent heavy rainfall was the most intense in 30 to 50 years within such a short timeframe. This unusual precipitation is significant because the Sahara is typically one of the driest regions on Earth. Local meteorologists add that the presence of water in the Sahara could profoundly alter weather forecasts in the future. Thus, it could have a notable impact on weather systems and prediction models, as the additional moisture can influence atmospheric conditions, potentially changing established weather patterns across the region and beyond.

Source : The Watchers, presse marocaine, NASA.

https://watchers.news/

Réchauffement climatique : sévère sécheresse en Amazonie // Global warming : severe drought in the Amazon

Avec l’accélération du réchauffement climatique, de plus en plus d’événements extrêmes frappent notre planète, avec des ouragans, des sécheresses, des inondations, etc. Le bassin amazonien est actuellement confronté à l’une des pires sécheresses de son histoire. En juin 2024, des images satellites de l’Amazone et de ses affluents montraient des eaux vives et un niveau d’eau élevé. Aujourd’hui, à peine trois mois plus tard, les images des mêmes endroits montrent que le lit des rivières est complètement asséché. Les épisodes de sécheresse actuels sont les pires auxquels l’Amazonie ait été confrontée depuis le début des relevés en 1950. Ces conditions extrêmes bouleversent des vies, empêchent la navigation et menacent les dauphins, une espèce en voie de disparition dans la région. Des photos et des vidéos spectaculaires ont été diffusées dans les médias. Sur une photo, on peut voir une barge échouée sur des dunes de sable, là où les eaux coulaient il n’y a pas si longtemps. Sur une autre, un dauphin mort gît sur le sable ; en 2023, ce fut le sort de plus de 200 autres dauphins.

Le niveau du Rio Negro, l’un des principaux affluents de l’Amazone, baisse actuellement de 17,5 centimètres par jour en moyenne, selon les services météorologiques brésiliens. Dans certains endroits, comme la capitale Brasilia, on a recensé plus de 140 jours sans pluie. Le bassin amazonien souffre d’une situation qui ne s’est jamais produite auparavant. Selon les autorités, les changements sont « absolument énormes ». Elles ont exprimé leur inquiétude pour les quelque 60 % de Brésiliens dont la vie et les moyens de subsistance sont affectés par les conditions extrêmes. Outre les dangers immédiats pour l’emploi et l’approvisionnement alimentaire de nombreux Brésiliens, les autorités sont préoccupées par les causes de cette saison de sécheresse anormalement précoce et extrêmement grave.

Bien que le phénomène météorologique El Niño soit toujours présent, bien qu’en forte régression, ses effets sont encore sensibles et sont intensifiés par l’océan Atlantique plus chaud. La World Weather Attribution a calculé que la sécheresse de 2023 dans le bassin amazonien était 30 fois plus probable en raison de ces nouvelles conditions. Un chercheur de l’Institut national brésilien de recherche spatiale prévient que ces changements,qui viennent s’ajouter à la déforestation, poussent la région « vers un point de non-retour » au-delà duquel la situation deviendra irréversible.

Les sécheresses s’accompagnent également d’un risque d’incendie de forêt. La perte d’une partie encore plus grande de la couverture forestière de l’Amazonie serait un désastre. En 2022, la forêt amazonienne retenait 56,8 milliards de tonnes de carbone.

Personne n’est en mesure de faire remonter le niveau de l’eau des rivières dans le bassin amazonien. Les mesures à prendre pour réduire l’impact de la sécheresse en Amazonie incombent aux gouvernements et aux grandes entreprises qui doivent mettre en œuvre des plans pour réduire les émissions contribuant au réchauffement de la planète. De plus, des efforts de reforestation et de régénération du bassin amazonien préserveront sa biodiversité et contribueront ainsi à stabiliser la région. Les scientifiques affirment que les gouvernements peuvent atténuer l’impact des futures sécheresses en diminuant les niveaux de déforestation, en restaurant les forêts et en aidant les populations à s’adapter.

Source : Yahoo Actualités.

 

Vue de la sécheresse dans le Bassin de l’Amazon (Crédit photo : presse brésilienne)

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With the acceleration of global warming, more and more extreme events are affecting our planet, with hurricanes, droughts, floods, and so on. The Amazon Basin is currently facing one of the worst droughts of its history.

In June 2024, satellite images of the Amazon River and its tributaries captured healthy rushing waters and high water lines. Now, a mere three months later, images of the same locations depict completely dry riverbeds.

The current disastrous droughts are the worst that the Amazon has faced since records began in 1950. they are upending lives, stranding boats, and threatening endangered dolphins. Shocking photos and videos have been released in the media. In one picture, one can see a barge ship stranded high and dry on sand dunes, where waters used to flow. In another, a dead dolphin lies on the sand; in 2023, this was the fate of more than 200 dolphins.

The Rio Negro, which is one of the Amazon’s largest tributary rivers, is currently falling 17.5 centimeters a day on average, according to Brazil’s weather service. And in some places, like the capital of Brasília, there have been more than 140 days without rain.

The Amazon Basin is suffering a situation that has never happened before. Authorities are forced to admit that the changes as « absolutely enormous. » They have voiced concern for the approximately 60% of Brazil whose lives and livelihoods will be affected by the extreme conditions.

Aside from the immediate dangers to jobs and food supply for many Brazilians, officials are highly worried about the causes behind this unseasonably early and extremely severe drought season. While the El Niño weather pattern is still occurring, although strongly declining, its effects were extended and intensified by a warmer Atlantic Ocean. The World Weather Attribution calculated that the 2023 drought in the Amazon Basin was made 30 times more likely to occur due to these changing conditions.

A research scientist at Brazil’s National Institute for Space Research warns that these changes, combined with deforestation, are pushing the area « toward a potential tipping point » beyond which the situation will become irreversible.

With the droughts also comes the wildfire risk. Losing more of the Amazon’s forest cover would be devastating. It was holding 56.8 billion metric tons of carbon as of 2022.

While nobody can directly raise water levels, the highest impact on the Amazon’s drought will come from governments and large corporations who execute their plans to reduce their planet-warming emissions. Additionally, working to reforest and regenerate the Amazon Basin will preserve its critical biodiversity, helping stabilize the area. Scientists say that governments can mitigate the impact of future droughts by decreasing levels of deforestation, restoring forests and helping communities adapt.

Source : Yahoo News.