Événement explosif sur l’Etna (Sicile / Italie) // Explosive event on Mt Etna (Sicily)

drapeau-francaisL’Etna est resté relativement calme tout le mois de janvier 2016. Au cours d’une visite effectuée le 19 février dernier, des scientifiques de l’INGV n’ont pas observé d’émissions de cendre en provenance des cratères sommitaux. Seul le Cratère Nord-Est était le siège d’un important dégazage.
A 3 :22 (TU) le 23 février, les caméras de l’INGV ont enregistré un événement explosif au niveau du cratère NE, avec projections de matériaux incandescents à plusieurs dizaines de mètres de hauteur et un panache de cendre qui a été poussé vers le NE par un vent violent.

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drapeau anglaisMount Etna was quiet in January 2016. During a visit on February 19th, INGV visitors observed no ash emissions from the summit craters, but the NEC was the site of intense degassing
At 03:22 UTC on February 23rd, the INGV video and thermal cameras recorded an explosive event at the NEC, which ejected incandescent material to several tens of metres above the crater rim and produced a dark ash plume that was blown northeastward by strong wind.

NE

L’explosion du 23 février vue par la caméra thermique de l’INGV.

Alaid (Kouriles septenrionales / Northern Kuriles) & Bulusan (Philippines)

drapeau-francaisSelon le KVERT, une anomalie thermique intense a été observée sur l’Alaid le 20 et le 21 février. Selon les données satellitaires, un panache de cendre assez diffus s’est étiré sur une cinquantaine de kilomètres à l’est du volcan. Cette activité éruptive continue à l’heure actuelle. Le KVERT prévient que des explosions générant des panaches de cendre jusqu’à 6 km d’altitude pourraient survenir à tout moment, ce qui pourrait affecter le trafic aérien. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Jaune.

Selon le PHIVOLCS, le Bulusan a émis une colonne de vapeur et de cendre atteignant 500 mètres de hauteur hier après-midi, le 22 février. Les sismographes ont enregistré un événement éruptif de type explosif qui a duré quatre minutes et vingt et une secondes. Le PHIVOLCS a détecté 12 séismes volcaniques avant l’événement.
Le niveau d’alerte a été élevé à 1 et il est rappelé au public de ne pas pénétrer à l’intérieur du rayon de 4 km définissant la zone de danger permanent (PDZ) en raison du risque de soudaines explosions de vapeur et de cendre.

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drapeau anglaisAccording to KVERT, an intense thermal anomaly was observed over Alaid volcano on February 20th and 21st. According to satellite information, a weak ash emission extended about 50 km to the east of the volcano. This eruptive activity continues. Ash explosions up to 6 km a.s.l. could occur at any time, which could affect air traffic. The Aviation Colour Code was raised to Yellow.

According to PHILVOCS, Bulusan spewed a steam and an ash column reaching 500 metres yesterday afternoon, February 22nd. The ash plume was seen on seismographs as an explosion type earthquake that lasted for four minutes and twenty-one seconds. PHIVOLCS detected 12 volcanic earthquakes prior to the event.
The alert level was raised to1 and the public is reminded not to go inside the 4-kilometer radius Permanent Danger Zone (PDZ) due to risks of sudden steam and ash explosions.

Zhupanovsky (Kamchatka / Russie)

drapeau-francaisDans sa série Earth Observatory Image of the Day, la NASA vient de mettre en ligne des photos du Zhupanovsky. Le volcan entré en éruption en octobre 2013, pour la première fois depuis les années 1950.
A 10h55 (heure locale) le 13 février, 2016, le spectroradiomètre imageur à résolution modérée (MODIS) à bord du satellite Terra a acquis une image en couleurs naturelles d’un panache de cendre émis par le Zhupanovsky. Près de deux heures plus tard à 12h40 (heure locale), le MODIS à bord du satellite Aqua a acquis une image de la même zone. Vous verrez les deux images en cliquant sur ce lien:
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=87536
On peut remarquer les changements intervenus dans le panache qui se déplace vers le sud-est sur l’Océan Pacifique en devenant plus diffus, ainsi que les changements subtils intervenus dans la glace de mer et la couverture nuageuse au large du Kamtchatka.
Au paroxysme de la dernière éruption, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge, avant d’être abaissée à l’Orange.

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drapeau anglaisIn its series Earth Observatory Image of the Day, NASA has just released photos of Zhupanovsky. The volcano started erupting in October 2013, for the first time since the 1950s.
At 10:55 a.m. (local time) on February 13th, 2016, the Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer (MODIS) on NASA’s Terra satellite acquired a natural-colour image (top) of an ash plume arising from Zhupanovsky volcano. Nearly two hours later at 12:40 p.m. (local time), the MODIS instrument on NASA’s Aqua satellite acquired a view of the same area. You will see both images by clicking on this link:
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=87536
One can notice the changes in the plume, which moves southeast over the Pacific Ocean and becomes more diffuse, as well as the subtle changes in sea ice and cloud cover offshore from Kamchatka.
During the climax of the last eruption, the aviation colour code was raised to Red, then lowered to Orange.

Zhupano

Crédit photo: NASA

Etude de l’Orakei Basin à Auckland (Nouvelle Zélande) // Study of Orakei Basin in Auckland (New Zealand)

drapeau-francaisEn Nouvelle-Zélande, la ville d’Auckland a été construite sur un champ volcanique potentiellement actif. L’Orakei Basin (voir image satellite ci-dessous) est aujourd’hui un endroit très prisé des amateurs de sports nautiques dont beaucoup ignorent probablement qu’il s’agit de l’un des volcans de l’Auckland Volcanic Field. . Il présente un cratère d’explosion d’environ 700 mètres de diamètre, bordé d’un anneau de tuf. Après une éruption il y a environ 85 000 ans, le cratère s’est rempli d’un lac d’eau douce dont le déversoir se situait dans les environs du pont actuel sur Orakei Road. Lorsque le niveau de la mer s’est élevé au terme de la dernière période glaciaire, le lac, qui était alors devenu un marécage, a été envahi par la mer et est devenu le lagon que nous connaissons aujourd’hui.
Les scientifiques ont foré jusqu’à plus de 100 mètres sous l’Orakei Basin afin de mettre à jour l’histoire éruptive de l’ancien site d’Auckland. Les échantillons récemment extraits d’anciens dépôts de sédiments lacustres donneront des détails sur les éruptions volcaniques qui ont secoué la région sur une période qui remonte probablement à 140 000 ans. L’activité éruptive des 53 volcans de l’Auckland Volcanic Field remonte à quelque 250 000 ans, avec les événements les plus récents à Rangitoto il y a entre 550 et 600 ans. Nous savons déjà beaucoup de choses sur la région, en particulier sur les 50 000 dernières années, mais nos connaissances sont très réduites sur les périodes éruptives précédentes. .
Bien qu’il soit devenu un estuaire peu profond suite à l’activité explosive qui l’a formé, l’Orakei Basin a surtout été, au cours de son histoire, un lac d’eau douce profond au fond duquel se sont accumulés des sédiments, des cendres volcaniques et des vestiges biotiques, autrement dit les restes d’interactions du vivant sur le vivant dans cet écosystème. Les sédiments lacustres se sont, pour la plupart, déposés en fines couches et joueront un rôle essentiel dans la compréhension de l’histoire des éruptions passées dans et autour de la ville d’Auckland. .
Tout en permettant une meilleure compréhension des risques volcaniques à Auckland, les échantillons permettront également aux scientifiques de reconstituer le climat de la région au cours des 100 000 dernières années. Ils pourront ainsi établir une comparaison avec des échantillons correspondants recueillis sous la glace de l’Antarctique et ailleurs sur la planète, à une époque où on essaye de tirer des leçons de périodes plus chaudes du passé de la Terre.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau anglaisIn New Zealand, Auckland was built on a potentially active volcanic field. A popular place for watersports today is the Orakei Basin (see satellite image below). It is one of the volcanoes in an area known as the Auckland Volcanic Field. It has an explosion crater around 700 metres wide, with a surrounding tuff ring. After an eruption that occurred about 85,000 years ago, it became a freshwater lake that had an overflow stream in the vicinity of present Orakei Road bridge. As sea level rose after the end of the Last Ice Age, the lake, which by then had shallowed to a swamp, was breached by the sea and has been a lagoon ever since.
Scientists have probed more than 100 metres beneath Orakei Basin in order to reveal the explosive history of ancient Auckland. The samples they have just retrieved from ancient deposits of lake sediment will detail volcanic eruptions that have taken place in the region over a period potentially stretching back 140,000 years. Eruptive activity among the 53 volcanoes of the Auckland Volcanic Field went back some 250,000 years – and most recently, at Rangitoto, between 550 and 600 years ago. We know quite a lot, especially about the last 50,000 years, but prior to that, we have very little understanding of the eruptive events.
Although it’s now a shallow estuary, following the volcanic explosion that formed it, the Orakei Basin was for most of its history a deep freshwater lake collecting sediment, volcanic ash and biotic remains. These lake sediments were mostly very finely layered and would be crucial in compiling the most detailed history of past eruptions in and around the city area.
Along with a better understanding of Auckland’s volcanic risks, the samples might also help scientists reconstruct the region’s climate over the past 100,000 years. These would provide a comparison to corresponding records recovered from deep below the ice in Antarctica and elsewhere on the planet, at a time scientists are racing to learn lessons from warmer periods in the Earth’s past.
Source : New Zealand Herald.

Orakei Basin

Image satellite de l’Orakei Basin (Source: Google maps)