Les aérosols atmosphériques vus par la NASA // Atmospheric aerosols seen by NASA

Les vagues de chaleur, les ouragans et autres phénomènes météorologiques extrêmes sont la face visible du changement climatique, mais ils n’en sont pas les seuls signes. Une nouvelle image virtuelle diffusée par la NASA montre un autre problème causé indirectement par le réchauffement climatique: les particules et gouttelettes en suspension dans l’air. Sur l’image qui montre la situation le 23 août 2018, ces «aérosols» proviennent de la poussière, des cendres volcaniques et d’autres sources. Ils sont particulièrement denses cette année en raison des incendies en Californie, en Colombie-Britannique et dans le sud de l’Afrique.
La NASA indique que les aérosols présentés sur l’image ne sont « pas une représentation directe des données satellitaires ». Pour créer la carte, les scientifiques ont réuni les données du modèle GEOS FP [Goddard Earth Observing System Forward Processing] avec d’autres données et images satellitaires. Les particules de carbone noir sont indiquées en rouge, les aérosols de sel de mer soulevés par les tempêtes sont en bleu, tandis que la poussière est représentée en violet.
Les chercheurs ont également superposé les données de lumière nocturne fournies par le Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS), radiomètre à imagerie infrarouge visible installé sur le satellite Suomi NPP, ce qui permet de voir les villes et les villages. Les couleurs et les lumières se mélangent pour former une image en forme de tourbillon à la fois fascinante et inquiétante.
La NASA remarque que « certains événements qui apparaissent que l’image virtuelle posaient de sérieux problèmes au sol ». En effet, les cyclones tropicaux Soulik et Cimaron étaient sur le point de frapper la Corée du Sud et le Japon, tandis que Hawaii se préparait à affronter les pluies diluviennes et les inondations provoquées par l’ouragan Lane. La fumée provenait en grande partie de la Californie et de la Colombie-Britannique. Au plus fort des incendies en Colombie-Britannique, l’indice de la qualité de l’air à Prince George dépassait tous les niveaux et il faisait nuit noire alors que l’on était le matin.
Les scientifiques expliquent que les ouragans, les cyclones, les vagues de chaleur extrême et les incendies de forêt sont tous exacerbés par le réchauffement climatique. Jusqu’à présent en 2018, 118 records de chaleur ont été enregistrés à travers le monde. Les incendies de forêt ont dévasté l’Amérique du Nord, mais aussi la Grèce et d’autres régions. Tout cela crée un cycle permanent qui s’auto-entretient. Les températures plus élevées de l’Arctique libèrent le CO2 du pergélisol, des glaciers et des lacs, tandis que les aérosols provenant des feux de forêt renforcent l’effet de serre et font monter les températures.
Source: NASA.

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Heatwaves, hurricanes and other extreme weather are the visible face of climate change, but they are not the only signs. A grim new visualization from NASA shows another problem caused indirectly by global warming: airborne particles and droplets. These « aerosols, » shown on a single day on August 23rd, 2018, come from dust, volcanic ash and other sources. They are particularly brutal this year because of fires in California, British Columbia and the southern part of Africa.

NASA notes that the aerosols shown are « not a direct representation of satellite data. » To create the map, scientists married data from the Goddard Earth Observing System Forward Processing (GEOS FP) model with other satellite data and images. Black carbon particles are shown in red, sea spray salt aerosol lofted by storms are blue, while dust is shown in purple.

Researchers also superimposed night light data from the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on the Suomi NPP satellite showing towns and cities. The colours and lights mix to form a swirl-like image that is at once dazzling and alarming.

NASA notes that « some of the events that appear in the visualization were causing pretty serious problems on the ground. » Namely, tropical cyclones Soulik and Cimaron were about to hit South Korea and Japan, while Hawaii braced for floods and rains caused by Hurricane Lane taht eventually became a tropical storm. The smoke came largely from California and Canada’s British Columbia. At the peak of the BC fires, the air quality index in Prince George was literally off the charts, and it looked like nighttime when it was actually morning.

Scientists say that hurricanes, cyclones, extreme heat and wildfires are all exacerbated by global warming. So far this year, 118 all-time heat records have fallen across the globe, and forest fires have devastated not just North America but Greece and other regions. All of that creates a self-perpetuating cycle, as warmer Arctic temperatures release CO2 from permafrost, glaciers and lakes, while aerosols from forest fires enhance the greenhouse effect, boosting temperatures.

Source: NASA.

Source: NASA

Eruption à Bristol Island (Iles Sandwich du Sud) [suite]

drapeau-francaisL’éruption sur Bristol Island annoncée avec des réserves dans une note sur ce blog le 5 mai 2016 continue. Elle a lieu sur le Mont Sourbaya. C’est la première fois que le volcan se manifeste en 60 ans. Les images fournies par la NASA et acquises par le satellite Terra le 28 mai 2016 montrent le panache de cendre qui s’étire au-dessus de la banquise.

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drapeau-anglaisThe eruption at Bristol Island that was mentioned on May 5th 2016 in a note of this weblog continues. It is taking place on Mount Sourbaya. It is the first time the volcano has been erupting in 60 years. The images released by NASA and acquired by the Terra satellite clearly show the ash plume stretching above the icecap.

Bristol

Source: NASA.

Zhupanovsky (Kamchatka / Russie)

drapeau-francaisDans sa série Earth Observatory Image of the Day, la NASA vient de mettre en ligne des photos du Zhupanovsky. Le volcan entré en éruption en octobre 2013, pour la première fois depuis les années 1950.
A 10h55 (heure locale) le 13 février, 2016, le spectroradiomètre imageur à résolution modérée (MODIS) à bord du satellite Terra a acquis une image en couleurs naturelles d’un panache de cendre émis par le Zhupanovsky. Près de deux heures plus tard à 12h40 (heure locale), le MODIS à bord du satellite Aqua a acquis une image de la même zone. Vous verrez les deux images en cliquant sur ce lien:
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=87536
On peut remarquer les changements intervenus dans le panache qui se déplace vers le sud-est sur l’Océan Pacifique en devenant plus diffus, ainsi que les changements subtils intervenus dans la glace de mer et la couverture nuageuse au large du Kamtchatka.
Au paroxysme de la dernière éruption, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge, avant d’être abaissée à l’Orange.

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drapeau anglaisIn its series Earth Observatory Image of the Day, NASA has just released photos of Zhupanovsky. The volcano started erupting in October 2013, for the first time since the 1950s.
At 10:55 a.m. (local time) on February 13th, 2016, the Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer (MODIS) on NASA’s Terra satellite acquired a natural-colour image (top) of an ash plume arising from Zhupanovsky volcano. Nearly two hours later at 12:40 p.m. (local time), the MODIS instrument on NASA’s Aqua satellite acquired a view of the same area. You will see both images by clicking on this link:
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=87536
One can notice the changes in the plume, which moves southeast over the Pacific Ocean and becomes more diffuse, as well as the subtle changes in sea ice and cloud cover offshore from Kamchatka.
During the climax of the last eruption, the aviation colour code was raised to Red, then lowered to Orange.

Zhupano

Crédit photo: NASA

Une belle image du Kilauea (Hawaii / Etats Unis) // A nice image of Kilauea (Hawaii / United States)

drapeau francaisLa NASA a mise en ligne une image (les couleurs sont fausses) du Kilauea obtenue par le satellite Earth Observing-1 le 9 août 2013. On y voit le volcan entre le sommet et l’East Rift Zone. Les zones de couleur rouge intense correspondent aux hautes températures où la lave est active. Ainsi, au sommet, le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u est parfaitement visible dans la partie gauche de l’image. Sur l’East Rift Zone, l’éruption du Pu’uO’o alimente deux coulées. La coulée Peace Day est active sur la plaine côtière et termine sa course dans l’océan, juste à l’ouest de Kalapana. La coulée Kahauale’a 2 brûle la lisière de la forêt au nord du Pu’uO’o.

Vous pourrez admirer une image plus grande en cliquant sur ce lien :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-533.jpg

 

drapeau anglaisNASA has released a false colour image of Kilauea acquired on August 9th by the Earth Observing 1 satellite. It shows the volcano from the summit down the East Rift Zone. Bright red pixels depict areas of very high temperatures, and show active lava. Thus, at the summit, the lava lake in Halema’uma’u crater cab clearly be seen at the left edge of the image. Along the East Rift Zone, the Pu’uO’o eruption is now feeding two lava flows. The Peace Day flow has active surface flows on the coastal plain and an active ocean entry, just west of Kalapana village, while the Kahauale’a 2 flow is active at the forest boundary north of Pu’uO’o.

You can get a larger image by clicking on this link:

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-533.jpg

Kilauea-blog

Avec l’aimable autorisation de la NASA

Le rôle essentiel des satellites en volcanologie // Satellites are essential in volcanology

drapeau francais   Grâce à de nouveaux instruments et, surtout, aux images satellites, nous obtenons des informations de plus en plus précises sur l’activité volcanique dans le monde. La confirmation a été donnée par les images de la NASA mises en ligne le 29 avril 2013 lors de l’éruption du Paluweh en Indonésie.

Tandis que le système d’imagerie Operational Land Imager (OLI) détectait le nuage blanc de vapeur et de gaz qui se dirigeait vers le NO,  le capteur infrarouge thermique Thermal Infrared Sensor (TIRS) à bord du satellite Landsat Data Continuity Mission (LDCM) captait les détails thermiques de l’éruption, en particulier un point très chaud à l’intérieur de la caldeira.

L’image obtenue (voir ci-dessous) montre la capacité du satellite à faire la différence entre les zones chaudes et les zones froides et donc la limite entre la lave chaude et la cendre plus froide sans que, pour autant, le signal émis par la zone chaude vienne perturber les pixels correspondant à la zone plus froide tout autour. Pour obtenir un tel degré de précision, les ingénieurs de la NASA ont testé et calibré l’instrument pixel par pixel avant le lancement du satellite. Sans ce niveau de précision, les images du Paluweh auraient probablement été surexposées, avec des taches et des halos dans les zones où l’image aurait dû être sombre.

Le satellite est capable de détecter des variations de températures dans l’atmosphère ou à la surface de la terre avec une marge d’erreur de 0,1°C seulement. Cela signifie que les scientifiques peuvent acquérir des mesures de plus en plus fiables de la température de notre planète. Les deux bandes thermiques différentes du satellite permettent de faire abstraction plus facilement du ‘bruit’ atmosphérique qu’avec les modèles utilisés jusqu’à maintenant. En effet, les scientifiques qui estimaient la température de surface avec les satellites à bande thermique unique avaient besoin de données ou de mesures supplémentaires sur les conditions atmosphériques. Dans la mesure où l’atmosphère affecte chaque bande thermique différemment, une image thermique est, en général, plus sombre que l’autre. Les chercheurs de la NASA utilisent cette différence pour compenser les effets atmosphériques et produire une mesure plus précise de la température de la Terre.

Sources : Live Science ; The Red Orbit.

drapeau anglais   Thanks to new instruments and above all satellite images, we get more and more accurate information about volcanic activity around the world. This was recently confirmed during the eruption of Paluweh volcano in Indonesia with NAS’s images taken on April 29th.

While the Operational Land Imager (OLI) detected the white cloud of smoke and ash drifting NW, the Thermal Infrared Sensor (TIRS) on the Landsat Data Continuity Mission (LDCM) satellite picked up thermal details of the eruption, including the white-hot speck in the volcano’s caldera.

The image (see below) shows the satellite’s ability to distinguish the contrast between hot and cold and the boundaries between the hot volcanic activity and the cooler volcanic ash without the signal from the hot spot disturbing the pixels showing the cooler surrounding areas. To reach this degree of image refinement, TIRS engineers tested and calibrated the instrument pre-launch, pixel-by-pixel. Without this degree of fine tuning, the images from Paluweh may have come out overexposed – showing spots and halos where the images should be dark.

The satellite can detect shifts in temperature in the atmosphere or surface as small as 0.1 degrees Celsius, meaning it should help give scientists a more accurate measure of the Earth’s temperature. The satellite’s two different thermal bands enable an easier removal of atmospheric ‘noise’ than other previous models. To estimate surface temperatures before, scientists that used single thermal band satellites needed additional measurements or data about atmospheric conditions. Because the atmosphere affects each thermal band a bit differently, one thermal image is typically darker than the other. The NASA scientists use this difference to compensate for atmospheric effects and generate a more exact temperature measurement of the Earth’s surface.

Sources : Live Science ; The Red Orbit.

Paluweh-satellite

Image satellite du Paluweh le 29 avril 2013  (Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Shiveluch (Kamchatka (Russie)

drapeau francais.jpgEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez deux images du Shiveluch acquises par les satellites de la NASA. Quand le satellite Terra survola le Kamchatka à midi (heure locale) le 6 octobre, le volcan était inactif (image du haut). Au moment où le satellite Aqua effectua le même survol, le Shiveluch connaissait un épisode éruptif (image du bas) avec un panache de cendre qui s’élevait jusqu’à 3 km d’altitude et s’étirait sur 90 km en direction du SE puis de l’E.

http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=79353

drapeau anglais.jpgBy clicking on the link here below, you will see two images of Shiveluch volcano acquired by NASA’s satellites. When the Terra satellite first passed over the Kamchatka Peninsula at noon local time on October 6th, the volcano was quiet (top image). By the time NASA’s Aqua satellite passed over the area two hours later (bottom image), the volcano had erupted and sent a 3-km-high plume of ash that travelled about 90 kilometres toward the south-southeast, where a change in wind direction began pushing the plume toward the east.

http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=79353