Renconstitution 3D d’une maison de Pompéi // 3D renconstruction of a Pompeii house

drapeau-francaisEn associant l’archéologie traditionnelle et la technologie 3D, les chercheurs de l’Université de Lund en Suède ont réussi à reconstruire une maison de Pompéi et à la présenter telle qu’elle était avant l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C.
Après le tremblement de terre catastrophique qui a secoué l’Italie en 1980, le conservateur des ruines de Pompéi a invité la communauté internationale à effectuer des recherches sur cette ville avant qu’elle se détériore encore davantage. C’est ainsi que le Projet Pompéi a commencé à l’Institut suédois de Rome en 2000.
Depuis 2010, les recherches sont gérées par le département d’archéologie et d’histoire ancienne de l’Université de Lund. Les quartiers de la ville de Pompéi ont été scannés pendant un travail sur le terrain en 2011-2012 et les premiers modèles 3D de la ville sont maintenant terminés. Ils montrent ce qu’était la vie des habitants de Pompéi avant l’éruption du Vésuve. Les chercheurs ont même réussi à réaliser une reconstruction détaillée d’une grande maison, appartenant à Caecilius Iucundus, un homme riche de cette époque.
Entre autres choses, les chercheurs ont découvert des surfaces de plancher datant de l’année 79 ; ils ont effectué des études détaillées de l’évolution de la construction à travers l’histoire, nettoyé et documenté trois grandes propriétés, une taverne, une laverie, une boulangerie et plusieurs jardins. Dans un jardin, ils ont découvert que certains des robinets qui alimentaient une étonnante fontaine fonctionnaient au moment de l’éruption; l’eau jaillissait encore quand la pluie de cendres et de ponce s’est abattue sur Pompéi.
Les chercheurs ont parfois aussi trouvé des vestiges parfaitement intacts. Dans un magasin ils ont découvert trois fenêtres en parfait état (fabriquées à partir de gypse translucide cristallin) de la Rome antique, empilées les unes contre les autres. En étudiant les systèmes d’alimentation en eau et les égouts, ils ont pu comprendre les hiérarchies sociales de l’époque, et constater que les détaillants et les restaurants étaient tributaires des grandes familles riches pour l’eau, en sachant que les conditions se sont améliorées dans les années qui ont précédé l’éruption.
Un aqueduc a été construit à Pompéi, ce qui a permis aux habitants de ne plus avoir à compter sur les puits ou les réservoirs d’eau de pluie que possédaient les grandes familles riches.
Voici deux vidéos montrant la maison reconstruite:
https://youtu.be/btJPddjWQVc

https://youtu.be/ETd7pszxhnc

Source Université de Lund

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drapeau-anglaisBy combining traditional archaeology with 3D technology, researchers at Lund University in Sweden have managed to reconstruct a house in Pompeii to its original state before the volcano eruption of Mount Vesuvius in 79 A.D..

After the catastrophic earthquake in Italy in 1980, the Pompeii city curator invited the international research community to help document the ruin city, before the state of the finds from the volcano eruption in AD 79 would deteriorate even further. The Swedish Pompeii Project was therefore started at the Swedish Institute in Rome in 2000.

Since 2010, the research has been managed by the Department of Archaeology and Ancient History in Lund. The Pompeii city district was scanned during the field work in 2011–2012 and the first 3D models of the ruin city have now been completed. The models show what life was like for the people of Pompeii before the volcano eruption of Mount Vesuvius. The researchers have managed to complete a detailed reconstruction of a large house, belonging to the wealthy man Caecilius Iucundus.

Among other things, the researchers have uncovered floor surfaces from AD 79, performed detailed studies of the building development through history, cleaned and documented three large wealthy estates, a tavern, a laundry, a bakery and several gardens. In one garden, they discovered that some of the taps to a stunning fountain were on at the time of eruption ; the water was still gushing when the rain of ash and pumice fell over Pompeii.

The researchers occasionally also found completely untouched layers. In a shop were three intact windows (made out of translucent crystalline gypsum) from Ancient Rome, stacked against each other. By studying the water and sewer systems they were able to interpret the social hierarchies at the time, and see how retailers and restaurants were dependent on large wealthy families for water, and how the conditions improved towards the end, before the eruption.

An aqueduct was built in Pompeii, enabling residents to no longer having to rely on a few deep wells or the tanks of collected rainwater in large wealthy households.

Here are two videos showing the reconstructed house:

https://youtu.be/btJPddjWQVc

https://youtu.be/ETd7pszxhnc

Source University of Lund

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Intérieur d’une maison à Pompéi (Photo: C. Grandpey)

 

Chute dans un geyser islandais ! // Fall into an Icelandic geyser !

drapeau-francaisHier à Flúðir, une zone géothermale du sud de l’Islande, un touriste âgé d’une soixantaine d’années est tombé dans un geyser où l’eau mijote à 80°C. Il a été transporté par hélicoptère dans un état très grave au CHU de Reykjavik. Il est gravement brûlé aux mains, à la poitrine et aux jambes et a été admis en soins intensifs.
L’homme est tombé dans un geyser à côté du Secret Lagoon, un lieu de baignade populaire du sud de l’Islande. Il est entré dans une zone géothermale dont l’accès est interdit. Il y a des panneaux demandant de ne pas entrer dans la zone.
Il semble que le touriste se soit fait éclabousser, ce qui lui a fait perdre l’équilibre et tomber dans le geyser. Une expérience douloureuse qui lui servira, peut-être, de leçon !
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisA tourist in his sixties fell into an 80-degree Celsius geyser yesterday at Flúðir, a geothermal area in South Iceland. He was transported by a National Coastguard helicopter to the National University hospital in Reykjavik and his condition is very serious. He is badly burned on hands, chest and legs and is in intensive care.

He fell into a geyser next to the Secret Lagoon, a popular bathing spot in South Iceland. He entered a geothermal area where access is not allowed. There are warning signs asking not to enter the area.

It seems that the man’s feet were splashed with boiling water which caused him to lose balance and fall into the geyser. A painful experience that will have (perhaps!) taught him a lesson!

Source: Iceland Review.

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Eruption du Strokkur en Islande (Photo: C. Grandpey)

Le HVO et les séismes // The Hawaiian Volcano Observatory and the earthquakes

drapeau-francaisComme il le fait de temps à autre, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) vient de publier un article très intéressant sur les séismes, les techniques de mesure et leur interprétation.
L’Observatoire explique aux lecteurs de l’article que, lorsque la terre tremble, les ondes sismiques sont captées par des sismomètres installés un peu partout à Hawaii. Ces données sont envoyées quasiment en temps réel vers le HVO où des ordinateurs avec des logiciels adaptés contrôlent l’activité sismique 24 heures sur 24. Lorsque quatre stations sismiques ou plus détectent un séisme, l’ordinateur détermine automatiquement la localisation et la magnitude de l’événement. Si cette dernière est supérieure à M 3,0, l’ordinateur envoie l’information vers le site du HVO sans aucune intervention humaine. L’Earthquake Notification Service (service se signalement des séismes) alerte alors ses abonnés. Le processus intervient généralement dans les cinq minutes qui suivent le séisme.
Les sismologues du HVO passent ensuite ces données au crible. Ils recalculent les paramètres du séisme et, si nécessaire, modifient les données qui ont été communiquées précédemment de manière automatique. Pour les séismes d’une magnitude supérieure à M 4,0, les scientifiques effectuent leur propre vérification dans les deux heures et émettent un nouveau bulletin d’information. Les événements inférieurs à  M 4,0 sont examinés régulièrement en quelques jours.
Après examen par un sismologue, la magnitude du séisme peut être augmentée ou diminuée de quelques dixièmes. D’autres organismes que le HVO, tels que le Pacific Tsunami Warning Center et le National Earthquake Information Center peuvent, eux aussi, apporter de légères modifications.
La notion de magnitude sismique remonte à 1935, lorsque Charles Richter a mis au point une méthode de comparaison des tailles relatives des séismes dans le sud de la Californie. Il a mesuré la façon dont l’amplitude des secousses diminue avec la distance par rapport au lieu où s’est produit le séisme. En utilisant le logarithme de l’amplitude maximale, Richter a pu établir une échelle montrant le vaste éventail de magnitude des séismes. Par exemple, sur cette échelle, la magnitude d’un séisme de M 4,0 est dix fois plus élevée que celle d’un événement de M 3,0.
Aujourd’hui, il existe de nombreux types de magnitude sismique qui tirent parti des progrès de l’instrumentation et ils couvrent une vaste gamme de situations. Pour les séismes supérieurs à environ M 5,5, la mesure de grandeur la plus utilisée est la magnitude de moment (Mw) qui rend compte du processus physique à l’origine de l’émission de l’énergie sismique à la source. Elle dépend de la taille de la rupture et du glissement opérée sur la faille. Pour chaque augmentation de 0,2 de la magnitude de moment, l’énergie double. Par exemple, un séisme de M 6,2 libère environ deux fois plus d’énergie qu’un événement M 6,0.
Pour les séismes mineurs, comme ceux qui se produisent quotidiennement à Hawaii, le HVO calcule deux types de grandeur basés soit sur la durée, soit sur l’amplitude de la secousse enregistrée par les sismomètres. La magnitude de durée a tendance à être mieux adaptée aux petits séismes (inférieurs M 2,0) qui se situent à une profondeur inférieure à 20 km. La prise en compte de l’amplitude, qui est une formulation moderne de la magnitude selon Richter, convient davantage aux séismes locaux qui ont des magnitudes comprises entre M 2,0 et M 5,5.
La magnitude obtenue est en fait une moyenne des valeurs calculées par chaque sismomètre. Ces valeurs varient en fonction de la distance, de la direction, de l’instrument et du type de matériau traversé par l’onde sismique. Les sismologues du HVO déterminent quelles sont les stations sismiques qui fournissent les estimations de magnitude les plus fiables et les plus objectives ; ils déterminent ensuite une moyenne et choisissent la durée ou l’amplitude la plus adaptée pour déterminer la magnitude de chaque événement.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisAs it does from time to time, the Hawaiian Volcano Observatory has just posted a very interesting article about earthquakes, the way they are measured and interpreted by the Observatory.

The readers of the article are explained that when the earth shakes, seismic waves are picked up seismometers which are located across Hawaii. This seismic data is relayed in near real-time to HVO, where computers trained to look for earthquake patterns keep watch around the clock. When four or more stations detect an earthquake, the computer automatically estimates the location and magnitude of the event. If the earthquake magnitude is above M 3.0, the computer posts the information to HVO’s website without any human intervention. The USGS Earthquake Notification Service then alerts subscribers. This generally happens within five minutes of the earthquake.

HVO’s seismologists then spring to action to review the data. They recalculate the earthquake parameters and, if needed, overwrite the previously posted automatic ones. For M 4.0 and higher earthquakes, the scientists complete their manual review within two hours and issue a news release. Events smaller than  M4.0 events are reviewed routinely within a few days.

Upon review by a seismologist, the earthquake’s magnitude can go up or down by a few tenths. Different groups, such as the Pacific Tsunami Warning Center and the USGS National Earthquake Information Center, might also report slightly different magnitudes.

The concept of earthquake magnitude dates back to 1935, when Charles Richter created a way to compare the relative sizes of earthquakes in southern California. He measured how the amplitude of shaking recorded by seismometers decreased with distance from an earthquake. Using the logarithm of the maximum amplitude, Richter was able to derive a scale that conveyed the wide range of earthquake sizes, which can vary by several orders of magnitude. For example, on this scale, the amplitude of an M 4.0 earthquake is ten times higher than that of an M 3.0 event.

Today, there are numerous types of earthquake magnitudes that take advantage of advances in seismic instrumentation and cover a wide range of situations. For earthquakes higher than about M 5.5, the most common measure of magnitude is called moment magnitude (Mw), which relates fundamentally to the energy released by an earthquake’s fault motion. For every 0.2 increase in moment magnitude, the energy doubles. For example, an M 6.2 earthquake releases roughly twice as much energy as an M 6.0 event.

For smaller earthquakes, like those that happen daily in Hawaii, HVO computes two types of magnitude based on either the duration or amplitude of the shaking recorded by seismometers. Duration magnitude tends to work better for smaller earthquakes (less than about M 2.0) that are located shallower than 20 km beneath the surface. Amplitude magnitude, which is a modern-day formulation of Richter’s magnitude, works better for local earthquakes with magnitudes between about M 2.0 and M 5.5.

Any reported magnitude is actually an average of values computed for each seismometer that recorded the earthquake. These values vary depending on distance, direction, instrument, and the type of material along the seismic wave’s path. HVO seismologists evaluate which stations provide the most reliable and objective magnitude estimates, average them together, and select either duration or amplitude as the preferred magnitude type for each event.

Source : USGS / HVO.

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Sismographes à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

Eruption du Mont Aso (Japon) [suite] // Eruption of Mt Aso (continued)

drapeau-francaisLa presse japonaise donne quelques détails supplémentaires sur l’éruption du Mt Aso. Elle a eu lieu à 01h46 et propulsé une colonne de cendre jusqu’à 11 km de hauteur. Il n’est fait état d’aucun blessé. C’est la première éruption explosive de ce cratère depuis janvier 1980.
La JMA a élevé le niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 5) et a demandé à la population de ne pas s’approcher du volcan.
Des vidéos diffusées sur la chaîne de télévision NHK montrent des flammes de couleur orange qui sortent en plusieurs endroits de la montagne qui émet un volumineux panache de couleur grise.
L’éruption a entraîné des retards de trains dans certaines régions. Kyushu Railway Co. a suspendu ses services sur un tronçon de 38 km entre les gares Aso et Bungo Taketa sur la Hohi Line, qui parcourt le versant nord du volcan.
Le transport aérien a été épargné, à l’exception de certains vols qui ont été retardés.
En outre, environ 29 000 foyers dans la ville de Aso et trois autres localités voisines ont subi une brève panne de courant.
Aucun dégât majeur n’a été signalé, même si les  bâtiments et les voitures ont été recouverts d’une épaisse couche de cendre. .
Pour terminer, il ne faudrait pas oublier que trois touristes ont été tués par de gros rochers pendant une éruption du Mt Aso en septembre 1979. Une autre éruption avec coulées pyroclastiques a également été observée en septembre 2015.
Source: The Japan Times.

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drapeau-anglaisThe Japanese press gives some more details about Mt Aso’s eruption. It took place at 1:46 a.m. and sent a column of ash 11,000 meters into the air. There were no immediate reports of injuries. It was the first explosive eruption at that particular peak since January 1980.

The agency raised the alert level for the volcano to level 3 on a scale of 5 and urged people not to approach the mountain.

Footage on NHK public television showed orange flames billowing from several locations on the mountaintop as the volcano emitted thick gray smoke into the sky.

The eruption did cause train delays in some areas. Kyushu Railway Co. suspended services on a 38-km-long section between Aso and Bungo Taketa stations on the Hohi Line, which runs on the northern flanks of the volcano.

Air travel was largely unaffected, with the exception of some delayed flights.

Also, around 29,000 residences in the city of Aso and three other nearby municipalities suffered a brief power outage.

There are no houses within the off-limit area and no major damage has been reported in nearby towns, though buildings and cars were covered with thick ash.

Three tourists were killed by large rocks thrown up in an eruption of Mt Aso  in September 1979. An eruption with pyroclastic flows was also observed in September 2015.

Source : The Japan Times.

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Crédit photo: F. Gueffier.