Salton Buttes (Californie): Un volcan de boue menace des infrastructures // Mud volcano threatens infrastructure

Le 30 octobre 2012, j’écrivais une note sur ce blog à propos de la Mer de Salton ou Salton Sea, un lac salé endoréique (c’est-à-dire que l’eau n’a jamais atteint la mer) situé en  Californie du Sud. Avec 974 km2, il représente le plus grand lac de cet Etat, mais sa superficie change en fonction de son alimentation en eau. Il mesure en moyenne 24 km sur 56 km (voir carte ci-dessous).

En lisant la presse californienne, on apprenait en 2012 qu’il existait à proximité de la berge SE de cette étendue d’eau un alignement de quatre petits volcans, les Salton Buttes qui sont considérés comme actifs par les scientifiques car leurs dernières éruptions ont eu lieu il y a seulement un millier d’années, quelques secondes à l’échelle géologique, donc beaucoup plus près de nous que les dernières études le laissaient supposer.

En octobre 2012 toujours, on avait récemment enregistré une augmentation de l’activité sismique et des odeurs de soufre dans la région, ainsi que la présence de volcans de boue. On pensait qu’une nouvelle activité éruptive était peut-être en préparation. Les chercheurs pensaient qu’un réservoir magmatique se trouvait à seulement 3 – 6 km à l’aplomb des Salton Buttes. Ils pensaient aussi qu’un puissant séisme pourrait faciliter la remontée du magma vers la surface.

En août 2012, un essaim sismique avait été enregistré à Brawley, une localité proche de la Mer de Salton, avec des événements atteignant M 5,5 sur l’échelle de Richter. Au début, l’USGS  avait attribué cette sismicité à des mouvements de failles sur la zone sismique de Brawley. En y regardant mieux, les chercheurs ont conclu qu’il était plus probable que ces essaims étaient dus à des mouvements – voire une montée – de magma.

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Voici une vidéo que vient de me faire parvenir Emmanuel Boutleux à propos des volcans de boue de la Salton Sea, tournée début juillet 2018.  Emmanuel précise que l’accès du site est très pénible à pied : très forte chaleur, passages inondés et boueux, forêts de joncs, ravines. Il s’agit d’une zone active à la croûte très fragile. Il faut rappeler que la plus grande prudence est de mise lorsque l’on parcourt des zones de volcans de boue. Des accidents ont eu lieu, par exemple en Islande et en Nouvelle Zélande.
Emmanuel n’a pas vu de trace du mur métallique mentionné dans l’article, ni la proximité immédiate de la voie ferrée. A part les centrales géothermiques (forages en cours) , la zone est très peu habitée. Le retrait de la mer est très spectaculaire : des quais en béton sont à plusieurs centaines de mètres de l’eau.
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En octobre 2018, l’un des geysers de boue situés près de la ville de Niland, dans l’Imperial County, a connu un épisode de croissance rapide, avec une menace pour la voie ferrée et la route à proximité qui pourrait devoir être bientôt fermée. Selon des autorités, le geyser de boue s’est récemment déplacé d’environ 18 mètres en une seule journée et menace désormais des infrastructures vitales dans la région. Il se trouve à environ 1 km au sud de l’intersection de la Highway 111 et de Gillespie Road et laisse échapper de l’eau et du dioxyde de carbone.

Ce geyser de boue existe depuis 1953. Il s’est déplacé lentement au cours des 11 dernières années, mais sa vitesse de déplacement a récemment augmenté et il empiète sur la voie ferrée.  Les autorités de l’Imperial County ont promulgué l’état d’urgence le 26 juin 2018 en raison de la migration du geyser et de la menace qu’il représente pour la voie ferrée, la Highway 111, un pipeline, des lignes de télécommunication à fibres optiques et des lignes électriques enfouies dans la région.
Un mur d’acier d’une profondeur d’environ 23 mètres et d’une longueur de 36 mètres a été édifié pendant l’été, mais la boue a tout de même réussi à s’infiltrer en octobre et se rapproche de la ligne de chemin de fer. Des voies alternatives ont été construites et la Pacific Union envisage de construire un pont. La Highway 111, quant à elle, devra très probablement être fermée, avec déviation de la circulation.
Comme je l’ai écrit précédemment, l’Observatoire Volcanologique de Californie surveille cette région car il existe un risque d’activité volcanique. Depuis que les volcans sont entrés en éruption dans le passé, la zone – qui est fortement peuplée – montre une certaine activité et les Salton Buttes sont considérées comme des volcans à haut risque.
Les Salton Buttes se trouvent dans le Salton Trough, une dépression tectonique formée par la faille de San Andreas et les failles de San Jacinto. La dépression forme le prolongement septentrional du Golfe de Californie et en est séparée par le Delta du Colorado.
Source : The Examiner, The Watchers.

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On October 30th, 2012, I wrote a post on this blog about the  Salton Sea, an endorheic salt lake (that is, water never reached the sea) located in Southern California. With 974 km2, it is the largest lake in the State, but its area changes depending on its water supply. It measures on average 24 km by 56 km (see map below).
Reading the Californian press, we learned in 2012 that there existed near the SE bank of this body of water an alignment of four small volcanoes, the Salton Buttes, which are considered active by scientists because their last eruptions took place only a thousand years ago, a few seconds at the geological scale, and much closer to us than the last studies suggested.
In October 2012, there had been an increase in seismic activity and sulphur odours in the region, as well as the presence of mud volcanoes. It was thought that a new eruptive activity might be in preparation. The researchers thought a magma reservoir was only 3-6 km below the Salton Buttes. They also thought that a strong earthquake could facilitate the rise of magma to the surface.
In August 2012, a seismic swarm had been recorded in Brawley, a community near the Salton Sea, with events reaching M 5.5 on the Richter scale. At first, the USGS attributed this seismicity to fault movements over the Brawley seismic zone. Looking at it better, the researchers concluded that these swarms were more likely due to movements – or even an ascent – of magma.

In October 2018, one of the mud geysers near the town of Niland, Imperial County, is growing rapidly, threatening nearby railroad track and state highway which may soon have to be closed. According to officials, the mud geyser recently moved about 18 metres in just one day and is now threatening crucial infrastructure in the area. It is located approximately 1 km south of the intersection of Highway 111 and Gillespie Road and is releasing water and carbon dioxide.

This mud geyser has been in existence since 1953. It moved slowly in the past 11 years, but the rate of movement recently increased and has been encroaching on the railroad. The County of Imperial made an emergency declaration on June 26th, 2018 due to the geyser migrating toward and threatening the Union Pacific Railroad railroad tracks, Highway 111, a petroleum pipeline, fiber optic telecommunications lines and other buried utilities in the area.

A steel wall, about 23 metres deep and 36 metres long, was build during the summer. However, muddy fluids seeped under it during October and moved even closer to the tracks. Alternate tracks were built and Pacific Union is considering building a bridge. However, Highway 111 in this area will most likely have to be closed and traffic diverted.

As I put it before, this area is being monitored by the California Volcano Observatory for possible future volcanic activity. Since the volcanoes have erupted in the past, there is present-day unrest, and there are areas of high population density nearby, the Salton Buttes are considered high-hazard volcanoes.

The Salton Buttes lie within the Salton Trough, a tectonic depression formed by the San Andreas Fault and the San Jacinto Faults. The depression forms the northward extension of the Gulf of California, and is separated from it by the Colorado River Delta.

Source : The Examiner, The Watchers.

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Here is a video Emmanuel Boutleux has just sent me about the mud volcanoes close to the Salton Sea, shot in early July 2018. Emmanuel said that access to the site is very difficult on foot: very hot, flooded and muddy passages, forests of rushes, gullies. This is an active area with a very fragile crust. It must be remembered that the greatest caution is required when walking across areas of mud volcanoes. Accidents have occurred, for example in Iceland and New Zealand.
Emmanuel did not see any trace of the metal wall mentioned in the article, nor the immediate proximity of the railway. Apart from the geothermal power plants (drilling in progress), the area is very little inhabited. The withdrawal from the sea is very spectacular: concrete docks are several hundred metres from the water.
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Source: Google Maps

Le lac Rotorua (Nouvelle Zélande) // Lake Rotorua (New Zealand)

drapeau-francaisAprès l’éruption spectaculaire d’un geyser près de la berge du Lac Rotorua (voir ma note du 28 novembre), les scientifiques affirment qu’il n’y a aucune preuve d’un lien entre l’éruption – qui a fait jaillir l’eau jusqu’à 30 mètres de hauteur près du village d’Ohinemutu – et l’activité sismique observée en novembre en Nouvelle-Zélande. Il est aussi trop tôt pour établir un lien avec le retour progressif de l’activité de surface dans le champ géothermique de Rotorua suite à l’arrêt des forages dans les années 1980.
L’éruption de lundi s’est produite alors que les chercheurs ont entamé des observations des systèmes naturels qui façonnent le paysage de Rotorua. Au cours des deux derniers mois, les géologues ont fait équipe avec l’armée néo-zélandaise pour effectuer un levé bathymétrique et magnétique du Lac Rotorua qui a révélé une activité hydrothermale généralisée. Les scientifiques ont observé des pustules sur le plancher du lac, signes d’émissions de gaz, ainsi que des bouches hydrothermales qui laissaient s’échapper des gaz et de l’eau à haute température. Un grand nombre de bouches sont alignées, ce qui laisse supposer qu’elles sont liées à des failles sous-jacentes.
L’étude, qui a permis d’étudier 40% du plancher du lac, mais pas le site de l’éruption de cette semaine, permettra de réaliser une carte montrant l’emplacement de toutes les bouches d’activité hydrothermale actives et les zones dangereuses pour la navigation sur le lac. Il s’agissait également de la première étape d’une série d’études visant à déterminer la quantité de chaleur émise par le fond du lac à partir d’une source magmatique qui se trouve à quelques kilomètres au-dessous du champ géothermique de Rotorua.
Le champ géothermique de Rotorua, qui a probablement été actif pendant des dizaines de milliers d’années, frémit sous une grande partie de la ville et de la bordure méridionale du Lac Rotorua qui s’est formé à l’intérieur d’une vaste caldeira, suite à une éruption il y a 240 000 ans. Le champ fait partie de la zone volcanique de Taupo.
Bien que ce soit l’une des plus spectaculaires de ces dernières années, l’éruption du geyser observée lundi correspond à l’activité du passé dans cette région. Des éruptions hydrothermales se sont produites de façon assez régulière dans cette partie du bord du lac, mais la plupart du temps elles se sont limitées à des bouillonnements d’eau et de boue.
Source: New Zealand Herald.

Dernière minute: Une nouvelle éruption hydrothermale s’est produite sur le Lac Rotorua ce mercredi 30 novembre, au même endroit que la précédente, et sans conséquence pour la zone habitée. Comme on peut le voir sur la petite vidéo ci-dessous (probablement tournée à l’aide d’un smartphone) diffusée par le New Zealand Herald, elle a été moins intense que celle du 28 novembre.

http://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11757823

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drapeau-anglaisAfter the spectacular eruption of a geyser near the shores of Lake Rotorua (see my post of November 28th), scientists say there isn’t any evidence to link the eruption – which sent water gushing up to 30 metres into the air near Ohinemutu village – with this month’s earthquake activity in New Zealand. It is also too early to draw any connection with the gradual return of surface features within the Rotorua Geothermal Field that has followed the closure of bores in the 1980s.

However, the event occurred at a time when researchers are making fresh observations of the natural systems that create Rotorua’s bubbling landscape. Over the past two months, geologists have teamed up with the New Zealand Defence Force for a bathymetric and magnetic survey of Lake Rotorua, which has yielded significant evidence of hydrothermal activity throughout the lake. This included pockmarks on the lake floor, which indicated that gas was being discharged through the lake floor, and hydrothermal vents that showed the release of gas and hot water. Many of them appeared in a linear pattern, suggesting they may be related to underlying faults.

The survey, which has so far covered 40 per cent of the lake floor but not the site of this week’s eruption, would ultimately provide a base map showing the location of all underwater hydrothermal eruption craters and areas that were hazardous to vessels and sailors. It was also the first step in a series of surveys to determine how much heat was being discharged through the lake floor from an underlying magma source which is likely located just a few kilometres below the field.

The Rotorua Geothermal Field, believed to have been active for tens of thousands of years, underlies much of the city and the southern fringe of Lake Rotorua, which itself was formed within a large caldera volcano that erupted 240,000 years ago. The field is part of the wider Taupo Volcanic Zone.

While one of the biggest in recent times, Monday’s geyser eruption was consistent with what had happened in the area in the past. Hydrothermal eruptions happened reasonably regularly in that part of the lake edge, but most of the time they only resulted in the bubbling up of water and mud from the lake bottom.

Source: New Zealand Herald.

Last minute: A new hydrothermal eruption occurred on November 30th at Lake Rotorua, in the same place as the previous one, and with no danger to the populated area. As can be seen on this short video (probably shot with a smartphone) released by the NewZealand Herald,  it was less intense than Monday’s event.

http://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11757823

 

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Photos: C. Grandpey

Eruption hydrothermale au lac Rotorua (Nouvelle Zélande) // Hydrothermal eruption at Lake Rotorua (New Zealand)

drapeau-francaisUne éruption hydrothermale s’est produite dans le Lac Rotorua à 03h30 (heure locale) le 27 novembre 2016. Elle a entraîné l’évacuation d’au moins une maison sur la berge du lac. Selon GeoNet, on n’avait pas observé ce style d’éruption – qualifiée d’ « anormale » – à Rotorua depuis 2000 ou 2001. Le geyser avait une hauteur d’une trentaine de mètres. Une habitante du village d’Ohinemuta a déclaré qu’elle avait entendu sept bruits sourds suivis d’un bouillonnement. D’autres habitants du village ont, eux aussi, été réveillés le bruit provoqué par l’éruption.

On a déjà observé de telles éruptions dans le Lac Rotorua dans le passé, surtout pendant l’exploitation du système géothermal. Toutefois, de tels événements étaient rares depuis l’arrêt du forage en 1987.

Source : GeoNet.

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drapeau-anglaisA hydrothermal eruption was observed at Lake Rotorua at 03:30 (local time) on November 27th, prompting an evacuation of at least one house near the lake.  According to GeoNet, the style of the eruption was one which hadn’t been seen in Rotorua since about 2000 or 2001 and was slightly anomalous. The geyser was reportedly as high as 30 metres. A resident reported six or seven loud thuds followed by spraying sound. There were several reports of the eruption from people living in Ohinemutu Village, on the edge of the lake, who had been woken by the noise.

The occurrence of steam eruptions has been variable in Rotorua, with many during the exploitation of the geothermal system, however they declined after the bore closure in 1987.

Source: GeoNet.

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Source: Google Maps.

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Activité hydrothermale dans un parc de Rotorua (Photo: C. Grandpey)

Chute dans un geyser islandais ! // Fall into an Icelandic geyser !

drapeau-francaisHier à Flúðir, une zone géothermale du sud de l’Islande, un touriste âgé d’une soixantaine d’années est tombé dans un geyser où l’eau mijote à 80°C. Il a été transporté par hélicoptère dans un état très grave au CHU de Reykjavik. Il est gravement brûlé aux mains, à la poitrine et aux jambes et a été admis en soins intensifs.
L’homme est tombé dans un geyser à côté du Secret Lagoon, un lieu de baignade populaire du sud de l’Islande. Il est entré dans une zone géothermale dont l’accès est interdit. Il y a des panneaux demandant de ne pas entrer dans la zone.
Il semble que le touriste se soit fait éclabousser, ce qui lui a fait perdre l’équilibre et tomber dans le geyser. Une expérience douloureuse qui lui servira, peut-être, de leçon !
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisA tourist in his sixties fell into an 80-degree Celsius geyser yesterday at Flúðir, a geothermal area in South Iceland. He was transported by a National Coastguard helicopter to the National University hospital in Reykjavik and his condition is very serious. He is badly burned on hands, chest and legs and is in intensive care.

He fell into a geyser next to the Secret Lagoon, a popular bathing spot in South Iceland. He entered a geothermal area where access is not allowed. There are warning signs asking not to enter the area.

It seems that the man’s feet were splashed with boiling water which caused him to lose balance and fall into the geyser. A painful experience that will have (perhaps!) taught him a lesson!

Source: Iceland Review.

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Eruption du Strokkur en Islande (Photo: C. Grandpey)

Réveil d’un Géant à Yellowstone… // Awakening of a Giant at Yellowstone…

drapeau-francaisGiant, l’un des principaux geysers du Parc National de Yellowstone est entré en éruption lundi matin vers 5h00. A une heure aussi matinale, personne n’a assisté à l’événement qui a duré près d’une heure et a été enregistré par l’une des webcams du parc.
Giant se trouve au nord-ouest du Vieux Fidèle et juste à côté de la Firehole River. Sa dernière éruption remonte à 2010 et il a été actif entre 2005 et 2008. Il est capable d’éjecter environ 4 million de litres d’eau à 75 mètres de hauteur.
Son nom lui a été donné par l’expédition Washburn-Langford-Doane en 1870 au cours d’une mission d’exploration et de cartographie scientifique escortée par l’armée. L’expédition a également donné son nom au Vieux Fidèle. Deux ans plus tard, Yellowstone devenait le premier parc national des États-Unis.
Source: Presse locale.

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drapeau-anglaisGiant, one of Yellowstone National Park’s largest geysers erupted early Monday morning at about 5:00 a.m. Nobody could really see the event which lasted nearly one hour and was captured by one of the park webcams.
Giant Geyser is located northwest of Old Faithful, right next to the Firehole River. It last erupted in 2010 and was active between 2005 and 2008. It is capable of ejecting an estimated million gallons of water 75 metres into the air.
Giant Geyser was named by the Washburn-Langford-Doane Expedition in 1870, an Army-escorted scientific, exploration and mapping journey. The group also named Old Faithful. Two years later, Yellowstone was named the first national park in the United States.
Source: Local press.

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Photo: C. Grandpey

Le Midway Geyser Basin (Parc de Yellowstone / Etats Unis)

drapeau francaisLe Midway Geyser Basin est l’un des sites les plus populaires et les plus visités dans le Parc National de Yellowstone. La principale attraction du bassin est le Grand Prismatic Spring,  la plus grande source d’eau chaude aux États-Unis et la troisième dans le monde après Frying Pan Lake en Nouvelle-Zélande et le Boiling Lake à la Dominique. La source mesure environ 90 mètres sur 80 mètres et présente une profondeur d’une cinquantaine de mètres. Elle produit quelque 2100 litres d’eau à une température de 70 ° C chaque minute.
Les couleurs vives du Grand Prismatic sont dues à des bactéries pigmentées contenues dans des tapis microbiens qui se développent sur les bords de l’eau riche en minéraux. Les bactéries produisent des couleurs allant du vert au rouge. En été, elles ont tendance à prendre des couleurs orange et rouge, tandis qu’en hiver, elles sont le plus souvent vert foncé. Le centre du bassin est stérile en raison de la chaleur extrême. Le bleu foncé de l’eau provient de la couleur bleue intrinsèque de l’eau, elle-même due à l’absorption par l’eau des longueurs d’onde rouges de la lumière visible.
Un sentier de caillebotis longe en partie le Grand Prismatic et conduit à deux sources beaucoup plus petites: Turquoise, et Opal qui était presque tarie quand j’ai visité le site. A quelques dizaines de mètres du Grand Prismatic, on peut voir le cratère de l’Excelsior Geyser, autrefois le plus grand geyser au monde. Détruit par une éruption explosive au 19ème siècle, c’est aujourd’hui un vaste bassin où bouillonne l’eau en produisant de volumineux panaches de vapeur. Ce bassin à l’eau d’un bleu profond produit jusqu’à 15 000 litres d’eau par minute ; cette dernière s’évacue par plusieurs chenaux aux couleurs vives qui finissent leur course dans la Firehole River.

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drapeau anglaisThe Midway Geyser Basin is one of the most popular and the most visited sites in Yellowstone National park. The highlight of the basin is the Grand Prismatic Spring which is the largest hot spring in the United States and the third largest in the world after Frying Pan Lake in New Zealand and Boiling Lake in Dominica. The spring is approximately 80 by 90 metres in size and 50 metres deep. It discharges an estimated 2,100 litres of water at a temperature of 70 °C every minute.

The vivid colours of the Grand Prismatic Spring are the result of pigmented bacteria in the microbial mats that grow around the edges of the mineral-rich water. The bacteria produce colours ranging from green to red. In the summer, the mats tend to be orange and red, whereas in the winter the mats are usually dark green. The centre of the pool is sterile due to extreme heat. The deep blue colour of the water results from the intrinsic blue colour of water, itself the result of water’s selective absorption of red wavelengths of visible light.

A boardwalk trail runs part way around the spring and past two much smaller pools: Turquoise, and Opal which had nearly dried up when I visited the site. A few tens of metres from the Grand Prismatic Spring is the adjacent crater of Excelsior Geyser, formerly the largest geyser on Earth. It has turned into a big, steaming, simmering pool, the remnant of an explosive eruption in the 19th century which destroyed the geyser. This deep blue pool produces up to 15,000 litres of water per minute, which flows down several colourful drainage channels into the Firehole River.

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Photos:  C.  Grandpey

Brûlés par le Strokkur (Islande)! // Burnt by Strokkur (Iceland)!

drapeau francaisL’accident est assez rare mais pas exceptionnel. Deux enfants norvégiens en vacances en Islande ont été gravement brûlées lundi dernier alors qu’ils contemplaient les éruptions du Strokkur, le très populaire geyser islandais. Une violente rafale de vent a envoyé sur eux et sur d’autres touristes une gerbe d’eau très chaude. Il convient de noter que ces gens se trouvaient à l’intérieur de la zone délimitée par des cordes de sécurité et étaient donc censés ne pas être en danger. Les enfants souffrent de brûlures au premier et deuxième degré sur les jambes et sont maintenant en convalescence chez eux en Norvège.
Le personnel du centre touristique de Geysir a fourni une trousse de premiers secours, avant d’être relayé par une équipe médicale de Selfoss, accompagnée par la police. Le pilote d’un hélicoptère des garde-côtes qui se trouvait dans le secteur a pris la décision de transporter les enfants à l’hôpital de Reykjavik.
Voici une séquence vidéo de la scène prise avec un téléphone portable :.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2vEXbqZvtS0

Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisThe accident is quite rare but not exceptional. Two Norwegian children on holiday in Iceland were badly burnt on Monday when watching Strokkur, the popular Icelandic geyser, spouting. A sharp gust of wind blew scathingly hot water over them, and other tourists. It should be noted these people were standing in an area marked out by safety ropes and as such were supposed to be safe. The children received first and second degree burns on their legs and are now recovering back home in Norway.

Staff at the Geysir centre brought a first aid kit. Soon, an emergency team from Selfoss arrived accompanied by police. A coast guard helicopter was in the area on a practice flight and made a decision to fly the children to hospital in Reykjavik.

Below is a video footage of the scene taken on a phone camera:.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2vEXbqZvtS0

Source : Iceland Review.

Strokkur blog

La belle bulle du Strokkur est l’une des attractions touristiques de l’Islande.

(Photo:  C.  Grandpey)