Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’éruption continue sur l’île d’Ambae (Vanuatu). Selon le VAAC de Wellington, les panaches de cendres peuvent s’élever à plus de 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.
https://twitter.com/i/status/2026263680942289295

L’activité à Ambae a commencé à s’intensifier fin novembre 2025, avec une forte hausse de la sismicité, des émissions de gaz et des retombées de cendres intermittentes jusqu’en décembre 2025, tandis que le volcan restait au niveau d’alerte 2. L’activité s’est intensifiée les 12 et 13 février 2026, avec une forte incandescence du cratère, une hausse des émissions de SO₂ et des retombées de cendres dans les secteurs sous le vent.

Crédit photo : VMGD

À ce moment-là, la zone à risque s’étendait sur 2 km autour des bouches éruptives actives. Le 25 février, le Département de météorologie et des risques géologiques du Vanuatu (VMGD) a relevé le niveau d’alerte à 3, ce qui correspond à une éruption mineure. La zone à risque a été étendue à 3 km autour de la bouche active dans le lac Voui.

Source : VMGD

Les autorités ont averti que les fortes pluies peuvent remobiliser les cendres accumulées dans les cours d’eau et les ravines, augmentant ainsi le risque de lahars. L’accès à la zone à risque de 3 km reste interdit.
Source : Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD).

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) qui a commencé le 13 février 2026 se poursuit. L’OVPF indique qu’un nouveau bras de coulée a franchi le cassé des Grandes Pentes le 3 mars 2026, un peu plus au sud que la branche figée. Son activité est peu intense et ne présente pas de menace pour la RV2. Un seul site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est du volcan. Le cône mentionné précédemment est désormais fermé latéralement On observe une importante activité en tunnel de lave en aval du cône. Le débit éruptif moyen est inférieur à 10 mètres cubes par seconde.

Le 4 mars 2026 , le volume de lave émis depuis le début de l’éruption était estimé à 10 millions de mètres cubes.

Source : OVPF.

Source: OVPF

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Après la fin de l’Épisode 42 le 15 février 2026, aucune activité significative n’est actuellement observée sur le Kilauea (Hawaï). Cependant, une incandescence est visible mais irrégulière au niveau des deux bouches éruptives à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u.

Les modèles préliminaires montrent que le déclenchement des fontaines de lave de l’Épisode 43 pourrait se produire entre le 10 et le 16 mars 2026.
Source : HVO.

Il est important de rappeler que l’accès à la caldeira du Kilauea est strictement interdit. Un Hawaïen de 33 ans qui a ignoré cette interdiction est décédé après s’être aventuré sur le versant est de la caldeira. Les équipes de secours ont travaillé toute une nuit sur un terrain escarpé et instable avant de retrouver la victime le 27 février 2026. Il a été héliporté au centre médical de Hilo, où son décès a été constaté.
Dans un communiqué, le National Park Service a rappelé que la caldeira du Kilauea est un environnement dangereux, notamment avec des falaises instables et des structures volcaniques piégeuses, même en période d’absence d’activité. Il est fortement conseillé aux visiteurs de rester dans les zones autorisées et de respecter la signalisation.

Source : presse hawaïenne.

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L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit. Le dôme de lave sud-ouest continue de produire quotidiennement des avalanches de lave qui dévalent les flancs du volcan. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de se tenir à une distance de 3 à 7 km du sommet, selon les endroits.
Comme cela se produit souvent en Indonésie, de fortes pluies le 3 mars 2026 ont déclenché un lahar dévastateur qui a déferlé le long de la ravine de la Kali Senowo, emportant au moins trois camions d’extraction de sable et une voiture. Cette coulée de boue s’est produite après plusieurs heures de fortes pluies qui ont remobilisé des dépôts de cendres et autres matériaux qui s’étaient accumulés après des semaines d’effondrement du dôme et d’activité volcanique. Aucun blessé n’a été signalé, mais les dégâts matériels sont considérables.
Voici une courte vidéo de l’événement diffusée sur les réseaux sociaux :
https://x.com/i/status/2028807308340551853

Source : CVGHM, médias indonésiens.

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Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée ces derniers jours sur le Bulusan (Philippines). Seize événements étaient d’origine volcano-tectonique, à des profondeurs de 3 à 6 km sous les flancs nord et sud-est du volcan. Le niveau d’alerte 0 reste en vigueur. Cependant, le PHIVOLCS précise que la récente hausse de la sismicité pourrait être causée par l’activation de processus hydrothermaux sous le volcan, ce qui est susceptible de provoquer une éruption phréatique soudaine.

Crédit photo: Wikipedia

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. Une éruption explosive de deux minutes, le 26 février 2026, a généré un épais panache de cendres qui s’est élevé à 2,5 km au-dessus du sommet. Des éclairs ont été observés au moins trois fois dans ce panache. Des projections incandescentes ont été éjectées jusqu’à 1,5 km au-dessus du cratère sommital et ont atterri jusqu’à 1 km au sud et 1,5 km au sud-est. Ces éjectas incandescents ont déclenché deux incendies en bordure de forêt, sur les flancs sud et sud-est. Des coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs est et sud-est jusqu’à 2 km de distance. Des retombées de cendres ont été signalées dans 16 villes.
Des séismes volcaniques et des épisodes de trémor ont été enregistrés les jours suivants. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger permanent (ZDP) de 4 km de rayon.

Source : Phivolcs.

Crédit photo: Phivolcs

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Une explosion soudaine s’est produite dans la Bocca Nuova de l’Etna (Sicile), le 4 mars 2026, provoquant une brève émission de cendres visibles sur les caméras de surveillance de l’INGV. Cette éruption a suivi un essaim sismique sur le flanc sud-ouest du volcan quelques heures auparavant, avec un événement de magnitude M4,5.
Le panache de cendres s’est dissipé en quelques minutes. Aucune colonne ni émission de cendres prolongée n’a été observée.

Source : INGV

Image de l’explosion du 4 mars 2026 (Source : INGV)

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L’IGP m’a adressé un message indiquant qu’une explosion avec émission d’un panache de cendres a été observée le 4 mars 2026 sur le Sabancaya (Pérou). Le panache est monté jusqu’à plus de 2000 mètres de hauteur avant de s’étirer sur une dizaine de kilomètres.

Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 3 sur une échelle de 4 couleurs) et il est demandé au public de respecter une zone de 12 km de rayon par rapport au sommet du volcan.

Source : IGP

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C’est un peu toujours la même histoire en Islande : les scientifiques du Met Office s’attendent toujours à une éruption quelque part le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, sur la péninsule de Reykjanes. Comme indiqué précédemment, avec environ 22,5 millions de mètres cubes de magma sous Svartsengi, le volume a atteint un niveau proche du record absolu enregistré entre deux éruptions depuis le début de la séquence éruptive actuelle, fin 2023. Le magma s’accumule depuis environ 210 jours.
Malgré cette pause prolongée entre les éruptions, les autorités précisent qu’une accalmie ne signifie pas nécessairement la fin de l’épisode volcanique.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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The eruption at Ambae (Vanuatu) continues. Ash plumes may rise more than 4,000 meters above sea leval, according to the Wellington VAAC.

Volcanic activity at Ambae began increasing in late November 2025, with continued seismic unrest, gas emissions, and intermittent ash release through December 2025 while the volcano remained at Alert Level 2. Activity intensified during February 12–13, 2026, when strong crater incandescence, elevated SO2 emissions, and ashfall downwind were reported.

At that time, the designated hazard zone extended 2 km from the active vents.

On February 25, the Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD) raised the Alert Level to Level 3, indicating a minor eruption state. The hazard area was expanded to 3 km around the active vent within Lake Voui (see image above).

Authorities have warned that heavy rainfall can remobilize accumulated ash into streams and drainages, increasing the risk of lahars. Entry into the 3 km hazard zone remains prohibited.

Source : Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD).

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The eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which began on February 13, 2026, continues. The OVPF reports that a new lava flow coming from the existing lava field crossed the Grandes Pentes rupture on March 3, 2026, slightly further south than the motionless branch. Its activity is low and does not pose a threat to the RN2 highway. Only one eruptive site remains active on the south-southeast flank of the volcano. The previously mentioned cone is now laterally closed. Significant lava tube activity is observed downslope of the cone. The average eruptive flow rate is less than 10 cubic meters per second.

By 4 March 2026, about 10 million cubic meters of lava had erupted since the start of the eruption.

Source: OVPF.

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After the end of Episode 42 on February 15 2026, no significant activity is currently observed at Kilauea (Hawaii). However, incandescence is visible but irregular at both vents within Halema’uma’u Crater.

Preliminary models suggest the likely forecast window for the onset of Episode 43 lava fountaining is March 10-16.

Source : HVO.

Visitors should keep in mind that entering the Kilauea caldera is strictly prohibited. A 33-year-old Hawaii resident who ignored the interdiction died after entering the east side of the caldera. Search and rescue teams worked through the night in steep and unstable ground before locating the individual on Febryary 27, 2026. He was airlifted from the area and taken to Hilo Medical Center, where he was pronounced deceased.

In a news release, the National Park Service reiterated that the Kilauea caldera contains inherently dangerous terrain, including unstable cliff edges and volcanic features, even when volcanic activity is paused. Visitors are urged to stay within designated open areas and comply with all closures and warning signs.

Source : Hawaiian news media.

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The eruption at Merapi (on the island of Java) continues. The SW lava dome keeps producing daily lava avalanches that descended the flanks of the volcano. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

As often happens in Indonedia, heavy rainfall on March 3, 2026, triggered a destructive lahar swept through the Kali Senowo drainage, carrying at least three sand-mining trucks and one car downstream. The flow followed several hours of heavy rain that re-mobilized fresh volcanic deposits that had accumulated after weeks of dome collapse and lava-flow activity. No casualties have been reported so far, but equipment damage was considerable.

Here is a short video of the event as seen on the social media :

https://x.com/i/status/2028807308340551853

Source : CVGHM, Indonedian news media.

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Increased seismic activity has been recorded at Bulusan volcano (Philippines) in recent days. Sixteen events were classified as volcano-tectonic earthquakes occurring at depths of 3–6 km beneath the northern and southeastern flanks of the volcano. Alert Level 0 remains in effect,. However, PHIVOLCS specifies that the recent increase in seismicity may indicate that hydrothermal processes beneath the volcano are underway and could lead to a sudden phreatic eruption.

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Still in the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon (Philippines). A two-minute explosive eruption on 26 February 2026 generated a dense ash plume that rose 2.5 km above the summit. Lightning in the ash plume was visible at least three times. Incandescent ballistics were ejected as high as 1.5 km above the summit crater rim and landed as far as 1 km S and 1.5 km SE. Incandescent, hot ejecta ignited two fires along the forest margins on the upper S and SE flank. Pyroclastic flows descended the E and SE flanks as far as 2 km. Ashfall were reported in 16 cities.
Volcanic earthquakes and periods of tremor were recorded the following days. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : Phivolcs.

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An impulsive explosion occurred at Mount Etna‘s Bocca Nuova (Sicily) on March 4, 2026, producing a short-lived ash emission observed by surveillance cameras operated by the INGV (see image above). The eruption followed a seismic swarm on the volcano’s southwestern flank earlier in the day, which included a notable M4.5 event.

The ash plume dispersed within minutes. No persistent ash column or prolonged emission was reported.

Source : INGV.

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The IGP has sent me a message indicating that an explosion with an ash plume was observed on March 4, 2026, at Sabancaya (Peru). The plume rose to a height of over 2,000 meters before drifting over approximately ten kilometers. (see image above)

The Alert Level remains at Orange (the third level on a four-color scale) and the public is asked to stay outside a 12 km radius from the summit.

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It’s always the same story in Iceland where scientists at the Met Office are still expecting an eruption somewhere along the Sundhnúkur crater row on the Reykjanes Peninsula. As indicated previously, with around 22.5 million cubic metres, magma beneath the Svartsengi area is approaching the highest level recorded between eruptions since the current eruption sequence began in late 2023. Magma has been accumulating for around 210 days.

Despite the extended pause in eruptions, authorities note that a lull does not necessarily mean the volcanic episode has ended.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mauna Loa (Hawaï) : observer le passé pour comprendre le futur // Observation of the past to understand the future

L’éruption du Mauna Loa en 2022 fut la première de ce volcan en 38 ans et la première depuis l’avènement des instruments de mesure modernes. Les scientifiques continuent d’étudier le Mauna Loa depuis cette éruption, notamment les changements subtils survenus récemment.
Sur le long terme, les premiers signes de l’éruption de 2022 sont apparus en 2014, avec une hausse de la sismicité et des déformations. Ces paramètres ont fluctué jusqu’en 2019, date à laquelle ils ont recommencé à montrer qu’une éruption était susceptible de se produire. .
En 2021, les scientifiques du HVO ont observé des changements sur un inclinomètre du Mauna Loa. C’était le premier enregistrement d’un signal volcanique par cet instrument. Il indiquait que le magma avait atteint une faible profondeur et constituait un indicateur important de la proximité d’une éruption.
L’éruption de 2022 a débuté le 27 novembre, précédée d’une crise sismique d’une heure et d’un gonflement rapide du sommet. L’éruption a débuté dans la région sommitale avant de se propager dans la zone de rift nord-est du Mauna Loa, où de multiples fissures ont généré des coulées de lave qui ont dévalé la pente en direction de la Saddle Road.
La sismicité s’est ensuite calmée et les déformations observées pendant l’éruption ont été suivies d’une déflation rapide de la chambre magmatique du Mauna Loa. L’éruption a cessé le 13 décembre 2022.
Les GPS ont rapidement commencé à enregistrer des mouvements d’inflation après la fin de l’éruption, probablement dus à la remontée de magma depuis les profondeurs vers la chambre magmatique qui s’était vidangée pendant l’éruption. Ce remplissage rapide s’est poursuivi pendant environ six mois.

Le schéma de déformation autour du sommet du Mauna Loa a changé en novembre 2025. Alors que les instruments indiquaient précédemment un regonflement de la chambre magmatique sous la caldeira sommitale du Mauna Loa, l’inflation s’est déplacée vers un secteur situé sous la partie sud-ouest de la zone sommitale. Ce n’était pas la première fois que ce schéma était observé. Les déformations observées en 2015 avaient évolué de manière similaire. À cette époque, le gonflement de la chambre magmatique sud-ouest s’était poursuivi jusqu’à fin 2016 avant de se déplacer vers la partie centrale située sous la caldeira sommitale. En 2025, la déformation a connu un retour à sa position initiale beaucoup plus rapide ; en effet, dès le 15 décembre, le centre de gonflement se trouvait de nouveau sous la caldeira sommitale.
Fait intéressant, les changements de déformation de 2025 se sont accompagnés de variations du tilt nettement visibles sur un inclinomètre au sommet. Ce n’était pas le cas en 2015, année où seule une déformation volcanique a été enregistrée.
Le fait que cette déformation de 2025 soit détectable par les inclinomètres indique que le magma est encore relativement peu profond à l’intérieur du volcan, probablement entre 2 et 2,8 kilomètres sous la surface. Cependant, la sismicité du Mauna Loa est plus faible que pendant les huit années qui ont précédé l’éruption de 2022. Cela signifie que la déformation observée correspond probablement à un simple remplissage passif de la chambre magmatique, sans aucun signe d’éruption imminente. Ce schéma a également été observé après les éruptions du Mauna Loa en 1975 et 1984. Une inflation rapide a été enregistrée sans forte sismicité. Ce n’est qu’avec la reprise des séismes que le volcan a clairement annoncé sa prochaine éruption.

La préparation de la prochaine éruption pourrait être différente de celle de 2022, notamment si le Mauna Loa reprend un rythme d’éruptions plus rapproché, comme ce fut le cas avant 1984. Le niveau d’alerte volcanique du Mauna Loa est actuellement Normal. Les scientifiques du HVO s’attendent à observer d’autres changements, tels qu’une hausse de la sismicité ou des émissions de gaz, avant toute nouvelle éruption.
Source : USGS / HVO.

 

Graphiques montrant la déformation du sol et les données sismiques au cours de trois éruptions du Mauna Loa : 2022, 1984 et 1975. Les barres vertes indiquent le nombre de séismes de magnitude supérieure à M2,0 pour chaque mois. Les points et lignes bleus correspondent aux variations de longueur de ligne mesurées par des télémètres en 1975 et 1984, et par GPS en 2022, entre deux stations situées de part et d’autre de la caldeira sommitale. Les points noirs du graphique de 2022 représentent les mesures d’inclinaison du sol effectuées par un inclinomètre installé au sommet du Mauna Loa en 1999. (Source : USGS / HVO).

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The 2022 Mauna Loa eruption was the first eruption of this volcano in 38 years and the first during the current era of modern instrumentation. Scientists continue to learn about Mauna Loa monitoring since the 2022 eruption, including subtle recent changes.

The long-term buildup to the 2022 eruption began in 2014, with an increase in seismicity and deformation as measured by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). These parameters fluctuated until 2019, when they began to increase again.

HVO scientists observed changes in 2021 on a Mauna Loa tiltmeter, representing the first time a volcanic signal was recorded on that instrument. The signal was evidence that magma reached a shallow depth in 2021, and it was an important indicator that the buildup to eruption was evolving.

The 2022 eruption began on November 27, preceded by an hourlong earthquake swarm and rapid summit inflation. It started in the summit region before moving into Mauna Loa’s Northeast Rift Zone.where multiple fissures produced lava flows that travelled downslope toward the Saddle Road.

Seismicity quieted down and deformation during the eruption indicated rapid deflation of Mauna Loa’s magma chambers. The eruption stopped by December 13, 2022.

GPS instruments quickly began to show inflationary motion following the end of the eruption, presumably because magma rose from deeper in the volcano into the magma chambers depleted during the eruption. This rapid refilling continued for about 6 months.

The deformation pattern around Mauna Loa’s summit changed in November 2025. Where previous motions indicated reinflation of magma chamber underneath Mauna Loa’s summit caldera, inflation shifted to a body underneath the southwestern portion of the summit region. This was not the first time this pattern was observed. Deformation seen in 2015 with GPS shifted in a similar way. By that time, inflation of the southwestern magma chamber continued until late 2016 before switching back to the more central body under the summit caldera. In 2025, deformation switched back much faster ; indeed, by December 15, the inflation center was again under the summit caldera.

Interestingly, the 2025 deformation changes were also accompanied by clear changes in tilt at a summit tiltmeter. This was not the case in 2015, when only volcanic deformation was recorded.

The fact that this deformation is detectable on tiltmeters is an indication that magma is still fairly shallow in the volcano, possibly between 2 to 2.8 kilometers below the surface. However, there is less seismicity at Mauna Loa than at almost any time during the 8 years of unrest before the 2022 eruption. This means the deformation we are seeing is likely just passive refilling in the volcano, with no indication that it is moving toward eruption.

This pattern was observed following the 1975 and 1984 Mauna Loa eruptions as well. Rapid inflationary deformation was recorded without much seismicity. It wasn’t until earthquakes started again that the volcano clearly began moving toward its next eruption.

Buildup to the next eruption might not look the same as it did in 2022. Especially if Mauna Loa returns to producing eruptions more frequently than decades apart, as it did prior to 1984. The Volcano Alert Level for Mauna Loa is currently at Normal. HVO scientists expect to see additional changes such as increased seismicity or gas emissions before any future eruption.

Source : USGS / HVO.

Analyse des inclusions pour mieux comprendre le magma // Analysis of inclusions to better understand magma

Les gaz volcaniques peuvent nous fournir des informations essentielles avant une éruption. Pour les analyser, les scientifiques du HVO font appel à des pétrologues, spécialistes de l’étude de la formation des roches et des minéraux, capables de détecter les gaz emprisonnés dans les roches volcaniques. La mesure des gaz contenus dans les roches volcaniques permet d’estimer leur composition et la profondeur du magma avant l’éruption et l’émission de la lave. Ces gaz emprisonnés sous la surface sont appelés éléments volatils et peuvent se présenter sous forme solide, liquide ou gazeuse.

L’expression « gaz » désigne un élément volatil passé à l’état de vapeur. Les gaz les plus fréquemment émis en surface (ou éléments volatils en phase vapeur) sont l’eau, le dioxyde de carbone (CO₂) et le dioxyde de soufre (SO₂).

Les scientifiques peuvent mesurer les éléments volatils piégés dans le magma avant son éruption en analysant de minuscules gouttelettes emprisonnées dans des cristaux comme l’olivine. Ces gouttelettes, appelées inclusions, peuvent contenir différents matériaux : des inclusions de magma (liquide) ou des inclusions fluides. Les inclusions de magma contiennent le magma à l’état solide, tandis que les inclusions fluides peuvent contenir des gouttelettes d’eau, de dioxyde de carbone et de dioxyde de soufre à l’état liquide ou gazeux. Une fois piégée, l’inclusion est contenue dans le cristal qui l’entoure, qui agit comme une capsule de pression et conserve des informations sur le magma au moment de sa formation.

Les inclusions fluides dans les volcans sont principalement composées de dioxyde de carbone. Aux températures magmatiques (1 200 °C, soit 2 192 °F), la densité du dioxyde de carbone dépend fortement de la pression, elle-même influencée par la profondeur du magma à cet instant précis. Ainsi, en mesurant la densité du dioxyde de carbone au sein d’une inclusion fluide, on peut estimer la pression à laquelle cette inclusion a été piégée dans le cristal en croissance et en déduire la profondeur à laquelle se trouvait le magma lors de la formation de ce cristal. La détermination de la profondeur de stockage des cristaux est essentielle pour comprendre où résident et comment se comportent les magmas, superficiels ou profonds, sous la surface avant une éruption.

La densité des inclusions fluides est mesurée en préparant de fines lames de cristaux, analysées par spectroscopie Raman. La spectroscopie Raman est définie comme « une méthode d’analyse chimique non invasive. C’est une spectroscopie vibrationnelle à l’instar de la spectroscopie infrarouge (IR) qui fournit une caractérisation simultanée de la composition chimique d’un matériau, de son environnement ou encore de son degré d’oxydation. » L’une des difficultés de ce processus réside toutefois dans la taille infime des inclusions fluides, qui les rend difficiles à identifier. Leur diamètre peut varier de 0,010 mm à 0,10 mm environ.

En 2025, des scientifiques du HVO ont animé et participé à un atelier à l’Université d’Hawaï à Hilo, destiné aux étudiants de premier cycle et aux professeurs. Cet atelier portait sur la préparation et l’identification des échantillons d’inclusions fluides. Les participants ont appris les techniques de laboratoire permettant d’identifier les inclusions fluides et de préparer correctement les cristaux pour la spectroscopie Raman. Les résultats préliminaires d’étude d’échantillons s’étalant de mi-janvier 2025 à début juillet 2025 montrent que les magmas provenaient d’une profondeur d’environ 1,6 km sous la surface, ce qui correspond à l’emplacement de la chambre magmatique superficielle de l’Halemaʻumaʻu.

Voici deux images d’un cristal d’olivine observé au microscope pétrographique (ou polarisant).

L’image A montre l’olivine avec inclusion de magma (melt – couleur jaunâtre) contenant une bulle de gaz (cercle noir).

L’image B est un gros plan de l’olivine mettant en évidence une inclusion fluide (cercle noir, point blanc au centre) et une inclusion de magma (melt).

Source : Volcano Watch, USGS / HVO.

 Cette étude sur les inclusions en milieu volcanique a fait remonter en moi le souvenir d’une très longue conversation que j’ai eue un jour à Nicolosi (Sicile) avec Roberto Clocchiatti qui m’a expliqué l’intérêt d’étudier les inclusions pour mieux appréhender le comportement du magma. Roberto m’a conseillé la lecture de plusieurs ouvrages. Un de ces moments précieux que j’ai eu le privilège de vivre sur le terrain volcanique…

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Volcanic gases can give us critical information in the lead up to an eruption. To analyse them, HVO scientists need to turn to petrologists who study the origins of rocks and minerals and who can find gases trapped within volcanic rocks. Gases within volcanic rocks can be measured to estimate gas compositions and magma storage depths before lava erupts on the surface. These gases trapped below the surface are called volatiles whose composition can be a solid, liquid or vapor phase.

When referred to as a gas, it means a volatile transitioned into the vapor phase. The most common gases – or vapor phase volatiles – emitted at the surface are water, carbon dioxide (CO2) and sulfur dioxide (SO2).

Scientists can measure volatiles trapped within the magma before it erupts by analyzing tiny droplets that become trapped within crystals such as olivine. These tiny droplets, called inclusions, can contain different materials. They can be melt inclusions or fluid inclusions. Melt inclusions contain the magma, in solid form, while fluid inclusions can contain drops of water, carbon dioxide and sulfur dioxide in the liquid or gas phase. Once an inclusion is trapped, the surrounding crystal acts as a pressure-capsule and retains information about the magma at the time the inclusion was formed.

Fluid inclusions in volcanoes are dominantly composed of carbon dioxide. At magmatic temperatures – 1,200 degrees Celsius, 2,192 degrees Fahrenheit- the density of the carbon dioxide strongly depends on pressure, which is influenced by the depth of the magma at that point in time.

Thus, if we can measure the density of the carbon dioxide within a fluid inclusion, we can estimate the pressure at which that fluid inclusion was trapped in the growing crystal and infer the depth under the volcano where the magma was when that crystal grew. Determining storage depths of crystals has large implications for how we understand volcanoes and how shallow or deep magmas reside below the surface before they rise to erupt.

Fluid inclusion density is measured by creating thin slices of the crystals that are analyzed using Raman Spectroscopy. One challenge in this process, however, is that fluid inclusions are so very tiny they can be hard to identify. They can range in size from about 0.0004 (0.010 mm) to 0.004 inches 0,10 mm) in diameter.

Hawaiian Volcano Observatory scientists in 2025 conducted and participated in a short workshop at University of Hawaiʻi at Hilo for undergraduate students and professors discussing fluid inclusion sample preparation and identification. They learned laboratory techniques for identifying fluid inclusions and how to properly prepare the crystals for Raman Spectroscopy. Preliminary results from episodes that span from mid-January 2025 to early July 2025 show that the magmas came from about 1.6 km deep beneath the surface, which is the location of the shallow Halemaʻumaʻu magma chamber.

Source : USGS / HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’Épisode 42 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé le 15 février 2026 à 23h38 (heure locale), après 9 heures et 48 minutes de fontaines de lave. Le débit effusif maximal a atteint 780 mètres cubes par seconde. L’événement s’est achevé avec un débit effusif moyen de 330 mètres cubes par seconde. Le volume de lave émis est estimé à 11,4 millions de mètres cubes. La lave a recouvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La hauteur des fontaines de lave a culminé à environ 400 mètres au niveau de la bouche éruptive sud. La fontaine de la bouche nord a atteint environ 300 mètres de hauteur.
Le HVO indique que les données sont actuellement insuffisantes pour prévoir le début des fontaines de lave de l’Épisode 43, mais celui-ci devrait avoir lieu dans 2 ou 3 semaines, entre le 5 et le 20 mars 2026.
Source : HVO.

Images webcam de l’Épisode 42

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) se poursuit tranquillement, comme le montre la faible amplitude du trémor éruptif. Une seule bouche éruptive reste active sur le flanc sud-sud-est, avec un cône en formation d’environ 15 m de hauteur. L’OVPF précise que ce cône reste ouvert, permettant à la lave de s’écouler librement. Le front de coulée est toujours figé à environ 2,6 km de la RN2 qui n’est donc pas menacée. .

Une sismicité persistante est enregistrée sous le sommet, signe que le système reste sous pression et que le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot.Dans la mesure où l’éruption n’est pas terminée, l’Enclos reste fermé au public

Source : OVPF.

 

Le panache de SO2 observé le 14 février 2026 par le satellite Sentinel-5 Precursor du programme européen Copernicus.

Mon ami Christian Holveck vient de me faire parvenir quelques photos du site éruptif. Très belles, comme d’habitude:

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À compter du 16 février 2026, un nouvel essaim sismique incluant des événements hybrides a été enregistrée sous le Teide (Tenerife, îles Canaries).

 

Photo : C. Grandpey

Les données du Réseau sismologique des Canaries font état de plus de 300 événements de très faible magnitude enregistrés depuis le début de cet épisode. Les secousses se produisent à une profondeur d’environ 8 à 12 km sous le sommet du volcan et présentent des formes d’onde hybrides caractéristiques de l’interaction entre la fracturation de roches et les mouvements de fluides dans un environnement hydrothermal.

Sommet du Teide (Photo : C. Grandpey)

Selon INVOLCAN, le mécanisme le plus probable est l’injection de fluides magmatiques dans le système hydrothermal de Tenerife. Ce processus se répète depuis 2016 et est corroboré par des observations géophysiques et géochimiques indépendantes, avec notamment une augmentation des émissions diffuses de CO₂ provenant du cratère du Teide, ainsi qu’une légère déformation du sol sur le flanc nord-est du volcan.
Les autorités précisent que cette série d’événements sismiques ne modifie pas la probabilité d’éruption à court ou moyen terme et qu’aucun changement de niveau d’alerte n’a été décidé. Cette nouvelle activité fait suite à un essaim hybride semblable détecté le 7 février 2026 et s’inscrit dans une série d’épisodes d’activité volcanique observés depuis une dizaine d’années. Des essaims comparables se sont produits le 7 août 2025, le 14 novembre 2024, le 12 juillet 2022, le 16 juin 2022 et le 14 juin 2019.
La dernière éruption du Teide remonte à 1909, au niveau de la bouche éruptive de Chinyero, sur son flanc nord-ouest.

Photo : C. Grandpey

Source : Institut volcanologique des Canaries (INVOLCAN).

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Le Met Office islandais (IMO) nous informe ces jours-ci que la quantité de magma sous Svartsengi continue d’augmenter, avec environ 22 millions de mètres cubes qui se sont accumulés depuis la dernière éruption en juillet 2025. L’IMO note également que ce volume approche désormais les niveaux les plus élevés mesurés depuis le début des événements le 18 décembre 2023. Une intrusion magmatique et une éruption le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar restent le scénario le plus probable. Selon l’IMO, si une éruption se produit, elle ressemblera très probablement aux précédentes le long de cette chaîne de cratères. L’activité sismique au-dessus de l’intrusion magmatique est restée faible, comme ces dernières semaines.

Cela fait plusieurs semaines, pour ne pas dire plusieurs mois, que les scientifiques de l’IMO annoncent qu’une éruption se produira prochainement le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar. Certes, une éruption se déclenchera un jour ou l’autre, mais peut-on vraiment parler de prévision éruptive ?

Image de l’éruption de juillet 2025

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 L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec des explosions stromboliennes quotidiennes générant des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du sommet. Des grondements et des ondes de choc sont toujours signalés. Des explosions projettent des matériaux incandescents jusqu’à 300 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs incandescents dévalent quotidiennement plusieurs ravines sur les flancs du volcan.
Source : INSIVUMEH.

À noter sur la chaîne ARTE un documentaire intéressant (52 minutes) intitulé « Passion volcan » qui montre l’activité éruptive du Fuego en 2022 à l’aide de drones. L’équipe de tournage s’est installée sur l’Acatenango voisin qui offre un superbe belvédère sur le Fuego. Les images sont globalement bonnes, mais il est étonnant que le rendu de la lave de nuit ne soit pas meilleur avec des caméras très haute définition.

Le documentaire présente également une bonne séquence sur l’île islandaise de Surtsey et sur le fonctionnement du geyser Strokkur. Vous le verrez en cliquant sue ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/127484-003-A/le-grand-show-de-la-nature/

Image extraite du documentaire

Étant moi-même pilote de drone, cette approche de leur utilisation en volcanologie m’a beaucoup plu. Il y a quelques années, j’avais prévu de faire des prélèvements de gaz au-dessus de la Bocca Nuova de l’Etna mais la difficulté d’une telle entreprise et le risque de perdre un drone dans les turbulences des gaz m’ont fait abandonner ce projet.

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Une éruption explosive du Kanlaon (Philippines) le 19 février 2026 a généré un panache de cendres de 2 000 mètres de haut, des coulées pyroclastiques dans un rayon de 2 km autour du cratère et des retombées de cendres sur 41 quartiers répartis dans six villes, nécessitant l’évacuation de plus de 30 familles. L’événement a duré deux minutes, d’après les enregistrements sismiques. L’éruption a également produit une onde de choc et des grondements perçus à plus de 30 km du cratère.
Les mesures de déformation montrent que l’édifice volcanique enfle lentement et de façon fluctuante depuis 2022 en raison d’intrusions magmatiques en profondeur. Selon l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS), un blocage des conduits de gaz volcaniques et la pressurisation qui en a résulté ont déclenché l’éruption explosive du 19 février. Ce mécanisme éruptif correspond à celui observé depuis juin 2024. Le volcan est maintenu au niveau d’alerte 2.
Voici une vidéo de la dernière éruption explosive :
https://twitter.com/i/status/2024418997643386960

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Une hausse de l’activité éruptive a été observée à Ambae (Vanuatu) les 12 et 13 février 2026. Une forte incandescence au-dessus du cratère était visible sur les images des webcams, et les données satellitaires ont confirmé une forte anomalie thermique et des niveaux élevés de SO₂. Une hausse de l’activité sismique a également été détectée. Des retombées de cendres et une odeur de soufre ont été signalées par les populations sous le vent. L’activité a diminué les 14 et 15 février. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger A, définie comme un rayon de 2 km autour des bouches éruptives actives du lac Voui.

Source : Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD).

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Aucune activité éruptive n’est actuellement observée sur l’Ubinas (Pérou), mais l’Institut géophysique du Pérou (IGP) signale que ces dernières semaines, des lahars chargés de cendres, de fragments de roche et de blocs ont dévalé la ravine Volcánmayo, sur le flanc sud-est du volcan. Il est demandé au public de se tenir à l’écart de cette ravine et d’éviter de circuler sur la route Querapi-Ubinas-Huarina. Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Verte (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs).

Vue de l’Ubinas et son cratère ‘Source: IGP)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Episode 42 of the Kilauea eruption (Hawaii)ended at 11:38 p.m. (local time) on February 15 2026 after 9 hours and 48 minutes hours of lava fountaining. The peak effusive flow rate reached 780 cubic meters per second. The event ended with an average effusive flow rate of 330 cubic meters per second. The volume of lava emitted is estimated at 11.4 million cubic meters. The lava covered approximately 50% of the floor of Halemaʻumaʻu crater. The height of the lava fountains peaked at approximately 400 meters at the southern vent. The fountain at the northern vent reached approximately 300 meters.

The HVO says there is not enough data to issue forecast for the onset of Episode 43 lava fountains, but it is likely 2-3 weeks away, between 5 and 20 March 2026.

Source : HVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues quietly, as evidenced by the low amplitude of the eruptive tremor. Only one eruptive vent remains active on the south-southeast flank, with a cone approximately 15 meters high. The OVPF specifies that this cone remains open, allowing lava to flow freely. The lava flow front is still stationary about 2.6 km from the RN2 highway, which is therefore not threatened.
Persistent seismic activity is recorded beneath the summit, indicating that the system remains under pressure and that the volcano may not have yet exhausted its potential.

As the eruption is ongoing, the Enclos remains closed to the public.

Source : OVPF.

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Beginning on February 16 2026, a new swarm of hybrid seismic events has been recorded beneath Teide volcano (Tenerife / Canary Islands). Data from the Canary Seismic Network show more than 300 very low-magnitude events recorded since the start of the episode. The earthquakes have depths of about 8–12 km below the volcano’s summit and display hybrid waveforms typical of the interaction between rock fracturing and fluid movement in a hydrothermal environment. According to INVOLCAN, the most likely mechanism is magmatic-fluid injection into Tenerife’s hydrothermal system. This process has been recurring since 2016 and is supported by independent geophysical and geochemical observations, including increased diffuse CO2 emissions from Teide’s crater and slight ground deformation on the volcano’s northeastern flank.

Authorities state that the swarm does not alter the likelihood of eruption in the short or medium term and that no alert-level changes have been made.

The new activity follows a similar hybrid swarm detected on February 7, 2026, and continues a decade-long pattern of episodic unrest. Comparable swarms occurred on August 7, 2025, November 14, 2024, July 12, 2022, June 16, 2022, and June 14, 2019.

Teide’s most recent eruption occurred in 1909 at the Chinyero vent on its north-western flank.

Source : Instituto Volcanológico de Canarias (INVOLCAN).

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The Icelandic Met Office informs us that the amount of magma beneath Svartsengi continues to increase, with about 22 million cubic meters having accumulated since the last eruption in July 2025. The Met Office also notes that the volume is now approaching the highest levels measured since the events began on December 18, 2023. A magma intrusion and eruption along the Sundhnúkagígar crater row remains the most likely scenario. According to the IMO, if an eruption occurs, it is most likely to be similar to previous events along the Sundhnúkagígar crater row. Seismic activity above the magma intrusion has remained low, similar to recent weeks.

Scientists at the Met Office have said for several weeks or even months that an eruption would occur in the short term along the Sundhnúkagígar crater row. Sure, it will happen some day or other, but can we call it eruptive prediction ?

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with daily Strombolian explosions generating gas-and-ash plumes that rise as high as 1.1 km above the summit. Rumbling sounds and shock waves are still reported. Explosions occasionally eject incandescent material as high as 300 m above the summit. Daily incandescent block avalanches descend several drainages on the flanks of the volcano.

Source : INSIVUMEH.

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An explosive eruption at Kanlaon (Philippines) on February 19, 2026 generated a 2 000-meter ash plume, pyroclastic flows within 2 km of the crater, and ashfall across 41 neighborhoods in six cities where more than 30 families had to be evacuated. The event lasted two minutes on seismic recordings. The eruption also generated a shockwave heard as a booming sound and felt more than 30 km from the crater.

Ground deformation measurements show that the Kanlaon edifice has been inflating at low and fluctuating rates since 2022 due to magma intrusion at depth. According to PHIVOLCS, blockage of established volcanic gas pathways and the resulting pressurization of the edifice triggered the February 19 explosive event, which is consistent with the eruption mechanism observed since June 2024. The volcano is kept at alert level 2.

Here is a video of the explosive eruption :

https://twitter.com/i/status/2024418997643386960

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Increased eruptive activity was observed at Ambae (Vanuatu) during 12-13 February 2026. Strong incandescence above the crater rim was visible in webcam images, and satellite data confirmed a strong thermal anomaly and high levels of SO2 emissions. Increased tremor was also detected by the seismic network. Ashfall and a sulfur odor was reported by residents downwind. Activity decreased during 14-15 February, The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public is asked to stay outside Danger Zone A, defined as a 2-km radius around the active vents in Lake Voui.

Source : Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD).

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No eruptive activity is currently observed at Ubinas (Peru), but the Instituto Geofísico del Perú (IGP) reports that in the past weeks t lahars carrying ash, rock fragments, and blocks have descended the Volcánmayo drainage on the SE flank of the volcano. The public is asked to stay away from the drainage and to avoid driving on the Querapi-Ubinas-Huarina highway. The volcano alert level remains at Green (the lowest level on a four-color scale).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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