Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Dans une note publiée le 27 novembre 2025, l’indiquais que depuis la mi-septembre une légère hausse de la sismicité était observée sous le massif du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion). Cette activité ne signifiait pas forcément une éruption prochaine, mais elle sortait un peu de la léthargie observée ces derniers mois.

Depuis la mi-septembre 2025, l’activité sismique est observée à une vingtaine de kilomètres de profondeur sous la région des Plaines. Elle semble traduire une réactivation de la zone de transfert profonde, « potentiellement liée à des mouvements de magma en profondeur ou à une pressurisation accrue dans les conduits internes du Piton de la Fournaise », selon l’Observatoire. De plus, depuis le 22 novembre 2025, on enregistre également une augmentation modérée de la sismicité sous la zone sommitale.

L’OVPF ajoutait le 30 novembre que les GPS de la zone sommitale enregistraient une inflation, témoin de la mise en pression d’une source superficielle. Les GPS en champ lointain n’enregistraient pas de signaux particuliers. L’absence de changement notable dans les émissions de CO2 signifie probablement qu’il n’existe pas de réalimentation majeure du réservoir magmatique superficiel.

Au vu de ces différentes observations, le préfet de l’île de la Réunion a déclenché le 28 novembre la phase de vigilance du plan Orsec Volcan. En conséquence, l’accès à la partie haute de l’Enclos n’est désormais possible que via trois itinéraires balisés et entretenus par l’ONF. La préfecture rappelle que le public doit strictement respecter les consignes de sécurité ainsi que les informations diffusées sur les panneaux installés par l’ONF.

Il ne faudrait tout de même pas se précipiter pour acheter un billet d’avion pour la Réunion. L’OVPF précise que « ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant la rupture du toit du réservoir, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface et potentiellement à une éruption, mais peut également s’arrêter sans donner lieu -à brève échéance- à une éruption. »

Photo: C. Grandpey

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Dans un bulletin publié le 25 novembre 2025, le Met Office islandais indique que le soulèvement du sol et l’accumulation de magma sous Svartsengi se poursuivent. L’apport de magma est resté relativement stable ces deux dernières semaines. Les modélisations montrent qu’un volume d’environ 16 à 17 millions de mètres cubes de magma s’est accumulé sous Svartsengi depuis la dernière éruption de juillet.
La quantité de magma qui est entrée sous la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar depuis Svartsengi lors de l’éruption du 16 juillet est estimée entre 11 et 13 millions de mètres cubes. Compte tenu des éruptions précédentes dans cette région, la probabilité d’une nouvelle intrusion magmatique et d’une nouvelle éruption est censée augmenter une fois qu’un volume de magma sensiblement équivalent à celui évacué lors de l’événement précédent s’est réaccumulé sous Svartsengi. Début octobre, on estimait qu’un volume d’environ 11 millions de mètres cubes de magma s’était accumulé sous Svartsengi. C’est pourquoi la probabilité d’une nouvelle intrusion magmatique et d’une éruption est considérée comme élevée.

 

Accumulation de magma à 4 km de profondeur sous Svartsengi depuis le 17 juillet 2025

Les différentes modélisations montrent toutefois que l’afflux global de magma a progressivement diminué depuis le début de l’activité en 2023. Plus l’accumulation de magma est lente, plus il devient difficile de prévoir la date de la prochaine éruption. Compte tenu des connaissances actuelles sur les éruptions le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar, il est impossible de prédire la date du prochain événement avec une précision supérieure à quelques mois.
Le volume de magma qui a alimenté le réservoir sous Svartsengi avant les quatre dernières éruptions le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar a été estimé à au moins 23 millions de mètres cubes. Si un volume similaire doit être reconstitué avant le déclenchement de la prochaine éruption, et en supposant que la vitesse d’accumulation reste inchangée, ce volume maximal serait atteint début février 2026.

L’activité sismique demeure faible à Svartsengi et à Grindavík. La sismicité à Krýsuvík continue de diminuer, et les mesures de déformation indiquent que l’affaissement du sol à Krýsuvík a cessé.

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Suite à une hausse d’activité du volcan Puracé (Colombie), le Service géologique colombien (SGC) a fait passer le volcan au niveau d’alerte Orange. Des signaux sismiques liés aux mouvements de fluides, avec des épisodes de tremor et des événements longue période (LP), continuent d’être enregistrés. Ces signaux indiquent un dégagement continu de gaz volcaniques. Certains de ces signaux ont été associés à des émissions de cendres.
Les colonnes de gaz et de cendres ont atteint des hauteurs comprises entre 500 mètres et 1,4 km au-dessus du sommet du volcan. En conséquence, plusieurs alertes ont été émises à l’attention de l’aviation civile. Des retombées de cendres et de fortes odeurs de soufre ont également été signalées dans plusieurs secteurs.
Le SGC ajoute que tant que le niveau d’alerte Orange reste en vigueur, des fluctuations temporaires de l’activité volcanique sont possibles. Par conséquent, il est recommandé de ne pas accéder à l’édifice volcanique et de suivre de près l’évolution de la situation grâce aux bulletins spéciaux et autres informations publiés sur les canaux officiels. Les autorités ont conseillé l’évacuation de 70 personnes vivant dans un secteur particulièrement menacé.

 

Image webcam du Puracé le 1er décembre 2025

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À Hawaï, il n’y a pas d’activité sur le Kilauea depuis la fin de l’Épisode 37 et ses fontaines de lave le 25 novembre 2025. La nouvelle inflation observée au sommet et la lueur émise par les bouches éruptives indiquent qu’un nouvel épisode de fontaines est probable entre le 6 et le 10 décembre. C’est du moins ce que révèlent les modèles de déformation du sol. Cependant, cette fourchette pourrait être révisée si l’inflation sommitale cessait.

Source: HVO.

Image webcam de l’Épisode 37

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Suite à la crise éruptive du 21 au 2 novembre 2025 sur le Bezymianny (Kamchatka), marquée par des explosions et des coulées pyroclastiques sur le flanc sud-est du volcan, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange, puis au Jaune le 27 novembre.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Des images satellites de l’Erta Ale (Éthiopie) et la région environnante ont été enregistrées les 23 et 25 novembre, avant et après l’éruption du 23 novembre de l’Hayli Gubbi. L’image du 25 novembre montre d’importantes retombées de cendres sur l’Erta Ale et une nouvelle zone d’effondrement dans la caldeira nord, au sud-est des pit craters actifs précédemment. Cette zone s’étend sur environ 685 m du nord-nord-ouest au sud-sud-est et sur environ 385 m de l’est-nord-ouest au sud-ouest. Des panaches de gaz et/ou de vapeur s’élèvent des pit craters nord et sud sur les deux images satellitaires.
Source: Copernicus.

Crédit photo: Wikipedia

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Après des mois d’activité réduite, le volcan Ambae (Vanuatu) est entré dans une nouvelle phase éruptive de faible intensité, avec des émissions de cendres intermittentes atteignant jusqu’à 1,8 km d’altitude. Le VAACde Wellington a publié son dernier bulletin le 4 décembre 2025 ; il décrit l’éruption comme étant « continue mais se limitant à la zone sommitale du volcan. »
Malgré cette activité, l’Ambae demeure au niveau d’alerte 2 depuis décembre 2021. Il est conseillé à la population et aux visiteurs d’éviter la zone d’exclusion de 2 km autour des bouches éruptives actives et de rester vigilants car une activité explosive ou phréatique peut se produire sans prévenir.
L’éruption de 2017-2018 de l’Ambae a été la plus importante de son histoire récente, avec d’importantes retombées de cendres, des pluies acides et des évacuations temporaires.
Source : Département de météorologie et des risques géologiques du Vanuatu (VMGD);

Zones de sécurité à Ambae (Source: GeoHazards)

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Une hausse de la sismicité a été observée en novembre 2025 sur l’Iliwerung (Indonésie). En conséquence, le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 30 novembre. Il est demandé au public de se tenir à au moins 2 km du cratère et de faire preuve de prudence aux alentours de Bualan.

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Toujours en Indonésie, un rapport spécial concernant le Lewotobi Laki-laki indiquait le 3 décembre 2025 qu’un lahar avait impacté des villages proches du volcan. Les conditions météorologiques perturbaient la visibilité mais des grondements avaient été entendus dans un rayon de 3 km. Plusieurs maisons ont été gravement endommagées. L’effondrement d’un poteau électrique à Dulipali a provoqué des coupures de courant. Une route a également été temporairement bloquée par la coulée de boue. Le niveau d’alerte pour le Lewotobi reste à 4 (niveau maximal sur une échelle de 1 à 4).
Source : PVMBG.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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In a post published on November 27, 2025, I indicated that since mid-September, a slight increase in seismicity has been observed beneath the Piton de la Fournaise(Réunion Island). This activity does not necessarily signify an imminent eruption.
Since mid-September 2025, seismic activity has been observed at a depth of approximately 20 kilometers beneath the Plaines region. This appears to indicate a reactivation of the deep transfer zone, « potentially linked to magma movements at depth or increased pressurization within the internal conduits of Piton de la Fournaise, » according to the Observatory.Furthermore, since November 22, 2025, a moderate increase in seismicity has also been recorded beneath the summit area.

On November 30, the OVPF indicated that GPS receivers in the summit area are recording inflation, indicating the pressurization of a shallow source. GPS receivers in the far field are not recording any unusual signals.

The absence of any notable change in CO2 emissions likely does not indicate a major replenishment of the shallow magma reservoir.
In light of these observations, the Prefect of Réunion Island activated the alert phase of the Orsec Volcan plan on November 28. Consequently, access to the upper part of the Enclos is now only possible via three marked trails maintained by the ONF (National Forestry Office). The Prefecture reminds the public that visitors must strictly adhere to safety instructions and the information displayed on the signs installed by the ONF.

However, there’s no need to rush into buying a plane ticket to Réunion Islaand. The OVPF specifies that « this pressurization process of the shallow reservoir can last from several days to several weeks before the reservoir roof ruptures, thus resulting in an injection of magma towards the surface and potentially an eruption, but it can also stop without leading to an eruption in the short term. »

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In a bulletin released on 25 November 2025, the Icelandic Met Office indicates that uplift and magma accumulation beneath Svartsengi continues. The rate of magma inflow has remained relatively stable over the past two weeks. Modelling results indicate that a volume of about 16–17 million cubic meters of magma has accumulated beneath Svartsengi since the last eruption in July.

The amount of magma that intruded from Svartsengi into the Sundhnúksgígar crater row during the eruption that began on 16 July was estimated to be around 11–13 million cubic maters. Based on previous eruptions in this region, the likelihood of a new magma intrusion and eruption is thought to increase once roughly the same volume of magma has reaccumulated beneath Svartsengi as was withdrawn during the preceding event.

In early October, modelling results indicated that about 11 million cubic meters of magma had reaccumulated beneath Svartsengi. That’s why the likelihood of a new magma intrusion and eruption is considered elevated.

Modelling of geodetic data shows that the overall inflow rate has gradually decreased over time since the start of the activity in 2023. The slower the accumulation, the more difficult it becomes to estimate the timing of the next eruption. Based on current knowledge of the eruptions along the Sundhnúkagígar crater row, it is not possible to predict the timing of the next event with accuracy greater than a few months.

The magma volume recharged to the Svartsengi reservoir prior the past four events in Sundhnúks crater row has been assessed to have an upper bound of 23 million cubic meters. If a similar volume needs to be recharged before the next eruption is triggered, and assuming the current accumulation rate remains unchanged, then this upper bound volume would be reached by early February 2026.

Seismic activity continues to be low at Svartsengi and Grindavík. Seismicity at Krýsuvík continues to decrease, and deformation measurements indicate that land subsidence at Krýsuvík has ceased.

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Following increased activity at the Puracé volcano (Colombia), the Colombian Geological Survey (SGC) has raised the volcano’s alert level to Orange. Seismic signals related to fluid movement, including episodes of tremor and long-period (LP) events, continue to be recorded. These signals indicate a continuous release of volcanic gases. Some of these signals have been associated with ash emissions.
The gas and ash plumes have reached heights of between 500 meters and 1.4 kilometers above the volcano’s summit. Consequently, several alerts have been issued to civil aviation authorities. Ashfall and strong sulfur odors have also been reported in several areas. The SGC adds that while the Orange alert level remains in effect, temporary fluctuations in volcanic activity are possible. Therefore, it is recommended not to access the volcanic edifice and to closely watch the evolving situation through special bulletins and other information published on official channels. Authorities have recommended the evacuation of 70 residents living in a high-threat sector.

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At Kilauea (Hawaii), eruptive activity is paused following the end of episode 37 lava fountaining on November 25, 2025. The recent inflation of the summit and glow from the vents indicate that another fountaining episode is likely between December 6 and 10, based on ground deformation models. However, these dates may be updated if summit inflation remains stalled.

Source : HVO.

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After the eruptive crisis of 21-2- November 2025 on Bezymianny (Kamchatka), with explosions and pyroclastic flows that descended the SE flank of the volcano, the Aviation Color Code was lowered to Orange and then to Yellow on 27 November.

Source : KVERT.

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Satellite images captured Erta Ale (Ethiopia) and the surrounding region on 23 and 25 November, before and after the 23 November eruption at Hayli Gubbi. The 25 November image showed extensive ashfall across Erta Ale and a new collapsed area, in the northern caldera SE of the previously active pit craters, was about 685 m NNW-SSE and about 385 m ENE-WSW. White plumes rose from both the N and S pit craters in both images.

Source: Copernicus.

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After months of reduced surface activity, Ambae volcano (Vanuatu) has entered a renewed phase of low-level eruption, with intermittent ash emissions reaching up to 1.8 km above sea level. The Wellington VAAC issued its latest advisory on December 4, 2025, describing the eruption as « continuous but confined within the volcano’s summit area. »

Despite this activity, Ambae remains at Alert Level 2, since December 2021. Residents and visitors are advised to avoid the restricted 2 km zone around the active vents and remain alert to possible explosive or phreatic activity that can occur without warning.

The 2017-2018 eruption at Ambae was its largest in recent history, producing widespread ashfall, acid rain, and temporary evacuations.

Source : Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD).

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Increased seismicity was observed in November 2025 at Iliwerung (Indonesia). As a consequence, the Alert Level was raised to 2 (on a scale of 1-4) on 30 November. The public is asked to stay at least 2 km away from the crater and to be cautious around the Bualan area.

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Still in Indonesia, a special report for Lewotobi Laki-laki indicated on 3 December 2025 that a lahar had impacted local villages near the volcano. Weather conditions prevented views of the flanks, though rumbling could be heard within a radius of 3 km. Several houses were severely damaged. A collapsed utility pole in Dulipali resulted in power outages. A road was also temporarily blocked by the lahar. The Alert Level for Lewotobi remains at 4 (the highest level on a scale of 1-4).

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Suite au shutdown aux États Unis (qui a pris fin le 12 novembre), la Smithsonian Institution n’est pas en mesure de diffuser son bulletin hebdomadaire habituel sur l’activité volcanique dans le monde. Mes informations concernent donc un nombre limité de sites éruptifs.

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L’Épisode 36 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est brutalement achevé le 9 novembre 2025 à 16h16 (heure locale), après un peu moins de 5 heures de fontaines de lave. Les fontaines ont atteint une hauteur maximale de 300 à 330 mètres durant cet épisode, produisant environ 8 à 9 millions de mètres cubes de lave. Le débit éruptif moyen des deux fontaines a dépassé 500 mètres cubes par seconde ; c’est le débit le plus élevé enregistré lors de cette éruption. Les coulées de lave ont recouvert environ 60 à 80 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La fin de l’éruption a coïncidé avec une déflation sommitale et une diminution de l’intensité du trémor éruptif. L’inclinomètre sommital a enregistré une déflation de 23,5 microradians lors de l’Épisode 36 et une inflation de 3 microradians le matin du 10 novembre. Selon le HVO, il se pourrait que l’Épisode 37 se déclenche entre le 22 et le 30 novembre 2025.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 36

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Un débordement de lave est apparu dans la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile) dans la matinée du 9 novembre 2025, alimentant une coulée dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Cette activité s’est accompagnée de projections de lave modérées mais continues depuis au moins deux bouches dans la zone cratèrique nord. Ces projections et l’effondrement de matériaux instables ont provoqué le roulement de blocs incandescents le long de la Sciara del Fuoco. Aucun changement significatif n’a été observé dans les paramètres volcaniques.
Le 10 novembre, INGV indiquait que les images des caméras de surveillance montraient que la coulée de lave avait cessé et que la lave était en train de refroidir. Une activité explosive ordinaire avec des projections de lave modérées persistait dans la zone cratèrique nord, avec des intensités variables. Le 13 novembre, un nouveau bulletin précise que l’écoulement de lave a repris.
Source : INGV.
Voici une vue de la coulée de lave telle qu’elle apparaît dans une vidéo diffusée sur le réseau social X :

https://x.com/i/status/1987557916371792220

Image d’un débordement de lave sur le Stromboli (Source: INGV)

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Un effondrement partiel s’est produit sur le Merapi (Java, Indonésie) le 10 novembre 2025, provoquant des coulées de lave sur ses flancs.
https://youtu.be/sqAchXkFvnE

Cet événement fait suite à une activité volcanique continue observée ces derniers jours, avec notamment une coulée pyroclastique qui a parcouru environ 1 500 mètres sur le flanc sud-ouest le 9 novembre.
https://twitter.com/i/status/1987459738339291614

Cette activité accompagne assez fréquemment la formation du dôme de lave. Le volcan demeure au niveau d’alerte III (Siaga) et il est conseillé à la population de suivre les consignes de sécurité officielles.
Source : CVGHM.

Image extraite de la vidéo ci-dessus

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Une période de reprise d’activité éruptive a été observée sur le complexe volcanique du Planchón-Peteroa (frontière Chili-Argentine) entre fin octobre et début novembre 2025. Une nouvelle séquence éruptive a débuté le 25 octobre, avec des émissions soutenues de gaz et de cendres visibles des deux côtés de la frontière. Les émissions de cendres ont atteint une altitude de 4 600 m. L’activité sismique avait commencé à augmenter plusieurs mois avant la séquence éruptive. Les réseaux de surveillance locaux ont signalé un dégazage persistant et des explosions de faible intensité. Les paramètres thermiques ont indiqué des points chauds intermittents au niveau du cratère, correspondant probablement à une interaction magmatique superficielle et hydrothermale. Cependant, aucune mesure de déformation n’a révélé une intrusion magmatique à grande échelle dans la partie supérieure du conduit d’alimentation volcanique. Aucun rapport ne fait état de coulées de lave, d’une activité pyroclastique significative ou d’un effondrement structural majeur. Le comportement observé correspond à une activité éruptive de faible intensité, caractéristique du profil éruptif récent du volcan depuis la séquence éruptive de 2018-2019. Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Jaune. Le SERNAGEOMIN recommande d’éviter de s’approcher de la zone du cratère en raison du risque d’explosions mineures et de retombées de cendres. La dernière phase éruptive de ce volcan s’est déroulée de novembre 2018 à mai 2019, avec un indice d’explosivité volcanique (VEI) estimé à 2.
Source : SERNAGEOMIN.

Image satellite du panache de cendre du Planchón-Peteroa le 8 novembre 2025. (Source : Copernicus EU/Sentinel-2, The Watchers)

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En Islande, le soulèvement du sol et l’accumulation de magma sous Svartsengi se poursuivent, bien qu’à un rythme plus lent. C’est ce que vient d’expliquer le Met Office islandais. L’activité sismique reste faible dans la région. Fin octobre, environ 14 millions de mètres cubes de magma s’étaient accumulés sous Svartsengi depuis la fin de la dernière éruption le 5 août 2025. En comparant les éruptions depuis mars 2024, la quantité de magma émise par le réservoir stocké sous Svartsengi a varié entre 12 et 31 millions de mètres cubes à chaque fois.
Selon le Met Office, le ralentissement de l’inflation signifie que certains apports magmatiques profonds diminuent progressivement. « Cela laisse supposer que la situation approche probablement de son terme, même si nous ignorons encore quand. Plus l’inflation est lente, plus l’incertitude est grande. »
Au début de l’activité éruptive, le soulèvement du sol était rapide, ce qui permettait de prévoir plus facilement l’imminence d’une nouvelle éruption. « À présent, rien n’est certain. Il se peut que le soulèvement du sol se termine par une éruption — ou non — et il peut s’écouler des semaines, voire des mois, avant que quoi que ce soit ne se produise. Nous sommes dans l’expectative.» Autrement dit, la prévision éruptive est actuellement proche de zéro.
Le 10 novembre 2025, il y avait exactement deux ans que les habitants de Grindavík avaient été contraints d’évacuer leurs maisons. De puissants séismes avaient frappé le port de pêche et causé d’importants dégâts.
Source : Met Office.

Grindavik il y a deux ans (Crédit photo: Iceland Monitor)

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L’éruption du Nyamulagira (également appelé Nyamuragira) en République Démocratique du Congo reste effusive. Elle est marquée par une activité continue du lac de lave et un fort dégazage. L’image fournie par le satellite Sentinel-2 le12 novembre 2025 (voir ci-dessous) montre que la lave du lac actif a débordé de la lèvre nord de la caldeira sommitale et a progressé le long du flanc nord-ouest, sur une longueur d’environ 6,5 km. Aucune activité explosive ni émission de cendres significative n’ont été observées, confirmant que l’éruption reste principalement effusive.
Source : The Watchers.

Image du Nyamulagira aqcquise le 12 novembre 2025 par la satellite Copernicus EU/Sentinel-2 / The Watchers.

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Due to the shutdown in the United States (that came to an end on November 12), the Smithsonian Institution is unable to release its usual weekly bulletin on global volcanic activity. My information therefore concerns a limited number of eruption sites.

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Episode 36 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended abruptly at 4:16 p.m. (local time) on November 9 2025 after just under 5 hours of lava fountaining. Lava fountains reached a maximum height of 300-330 m during this episode which produced an estimated 8-9 million cubic meters of lava. The average eruption rate was over 500 cubic meters per second from the dual fountains, which is the highest effusion rate recorded during this eruption. Lava flows from the fountains covered about 60- 80% of the floor of Halemaʻumaʻu crater. The end of the eruption was coincident with a flattening of summit tilt and a decrease in seismic tremor intensity. The summit tiltmeter recorded 23.5 microradians of deflationary tilt during episode 36 and had recorded 3 microradians of inflationary tilt on the morning of November 10. Very preliminary results for the forecast window suggest that Episode 37 could occur between November 22 to November 30.

Source : HVO.

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A lava overflow started from Stromboli’s North Crater area (Sicily) at around in the morning of November 9, 2025, feeding a lava flow on the upper slope of the Sciara del Fuoco. The activity was accompanied by modest but continuous spattering from at least two vents in the North Crater area. The spattering and collapse of unstable material are producing the rolling of incandescent blocks down the Sciara del Fuoco. No significant changes have been observed in the volcano’s parameters.

INGV indicated that the surveillance camera images showed that the lava overflow had ceased and was cooling. Ordinary explosive activity and moderate spattering activity in the North Crater area persisted, at varying intensities. A new bulletin released on November 13 specified that lava was again flowing along the Sciara del Fuoco.

Source : INGV.

Here is a view of the lava overflow as shown on a video released on the X social network :

https://x.com/i/status/1987557916371792220

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A partial collapse occurred at Mount Merapi (Java / Indonesia) on November 10, 2025, producing lava flows on its slopes.

https://youtu.be/sqAchXkFvnE

The event follows continuous volcanic activity observed in recent days, including a pyroclastic flow that traveled about 1 500 m on the southwest flank on November 9.

https://twitter.com/i/status/1987459738339291614

This activity is consistent with its ongoing dome-building. The volcano remains at Alert Level III (Siaga), and residents are advised to follow official safety recommendations.

Source : CVGHM.

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A period of renewed eruptive activity occurred at Planchón-Peteroa volcanic complex (Chile–Argentina border) between late October and early November 2025. A new eruption began on October 25, producing sustained gas and ash emissions visible from both sides of the border. Ash emissions reached altitudes of up to 4 600 m. Seismic activity began increasing several months before the eruption. Local monitoring networks reported persistent degassing and minor explosions. Thermal observations indicated intermittent hotspots at the crater consistent with shallow magma–hydrothermal interaction. However, no deformation measurements suggested large-scale magma intrusion into the upper conduit. No reports of lava flows, significant pyroclastic activity, or major structural collapse were issued. The observed behaviour corresponded to low-intensity eruptive activity typical of the volcano’s recent pattern since its 2018–2019 eruption sequence. The volcanic alert level remains at Yellow. SERNAGEOMIN advises avoiding approaches to the crater area due to the risk of minor explosions and ashfall. The last eruptive phase at this volcano lasted from November 2018 to May 2019, with Volcanic Explosivity Index (VEI) estimated at 2.

Source : SERNAGEOMIN.

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Land inflation and magma accumulation beneath Svartsengi (Iceland) continue, though at a slower pace, according to the Icelandic Meteorological Office. There’s still little seismic activity in the area. By the end of October, roughly 14 million cubic meters of magma had accumulated beneath Svartsengi since the last eruption ended on August 5, 2025. Comparing eruptions since March 2024, the amount of magma released from Svartsengi in each event has varied between 12 and 31 million cubic meters.

According to the Met Office, the slowdown in land inflation means that some deep-seated inflow is decreasing over time and has probably been doing so gradually. « This suggests we’re approaching some kind of endpoint — though we don’t know what that means in terms of timing. The slower the inflation, the greater the uncertainty. »

When the activity first began, land inflation was rapid, making it easier to predict that another eruption was near. “Now, nothing is certain. This could end with an eruption — or without one — and it could take weeks or even months before anything happens. We’re simply waiting.” In other words, eruptive prediction currently amounts to zero.

On Novemver 10, 2025, it was exactly two years since residents of Grindavík were forced to evacuate their homes after strong earthquakes struck the fishing port and caused widespread damage.

Source : Met Office.

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The eruption at Nyamulagira (also known as Nyamuragira) in the Democratic Republic of the Congo remains effusive, characterized by continuous lava lake activity and strong degassing. Sentinel-2 imagery from November 12 2025 shows that lava from the active lake overflowed the northern rim of the summit caldera and advanced downslope along the northwestern flank, reaching a length of approximately 6.5 km..No explosive activity or significant ash emissions have been observed, confirming the eruption remains dominantly effusive.

Source : The Watchers.

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Glaciers en péril (2ème partie) // Glaciers at risk (part 2)

Glacier Franz Josef, Nouvelle-Zélande
Le glacier Franz Josef est non seulement une merveille naturelle, mais aussi un exemple frappant de l’accélération du réchauffement climatique. Situé dans le parc national de Westland Tai Poutini, le Franz Josef recule rapidement. Il a perdu une quantité importante de glace au cours des dernières décennies. Ce recul a remodelé le paysage, affectant les écosystèmes locaux, le tourisme et même le climat. Lors de ma visite en 1999, j’ai pu m’approcher du front du glacier, mais il a reculé si vite que les parois de son encaissant sont devenues instables. Randonner dans la vallée glaciaire est devenu extrêmement dangereux.

Photo: C. Grandpey

Crédit photo: Bolde

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Glacier du Rhône, Suisse

Situé dans les Alpes suisses, le glacier du Rhône est un autre exemple de glacier qui recule rapidement en raison du réchauffement climatique. Ce glacier emblématique rétrécit depuis le 19ème siècle, et son recul s’est accéléré ces dernières décennies. Une grotte est creusée dans le glacier, mais son avenir est incertain malgré les bâches blanches installées dessus. C’est ici que le Rhône prend sa source. Si le glacier fondait complètement, l’eau deviendrait vite un problème pour les régions traversées par le fleuve.

Glacier du Rhône et bâche de protection de la grotte

Naissance du Rhône (Photos: C. Grandpey)

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Glacier Vatnajökull, Islande

Le glacier Vatnajökull est la plus grande calotte glaciaire d’Europe, mais il n’est pas à l’abri des effets du réchauffement climatique. Cet immense glacier perd de la glace à un rythme accéléré, remodelant le paysage islandais et affectant les communautés locales. La hausse des températures et l’activité volcanique sont les principaux facteurs de cette fonte. Dans mon livre Glaciers en Péril, j’ai donné des exemples des parties du glacier qui fondent très rapidement.

Photos: C. Grandpey

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Parc national des Glaciers, États-Unis

Le parc national des Glaciers abrite plusieurs glaciers qui ont reculé si rapidement en raison du réchauffement climatique que les visiteurs sont souvent déçus de constater leur faible nombre, voire leur absence. Autrefois composé d’environ 150 glaciers, le parc en compte aujourd’hui moins de 30, et leur superficie continue de diminuer chaque année. Heureusement, le parc abrite une faune abondante, notamment des marmottes et des chèvres des Rocheuses que l’on peut observer à de nombreux endroits.

Photos: C. Grandpey

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Glacier de Pine Island, Antarctique
Situé dans l’ouest Antarctique, le glacier de Pine Island fait partie de ceux qui inquiètent le plus glaciologues et climatologues. Je ne l’ai pas visité, mais je lui accorde une place à part car c’est l’un de ceux qui fondent le plus rapidement au monde. Il est étroitement surveillé car sa fonte pourrait contribuer de manière significative à l’élévation du niveau de la mer. Le glacier s’amincit d’environ 90 centimètres par an.
Le processus de fonte est identique à celui qui affecte Jacobshavn au Groenland. Les courants océaniques chauds font fondre par le dessous la plate-forme qui, tel un rempart, retient le glacier..Si cette plate-forme disparaît, le Pine Island finira sa course dans l’océan Austral et sa fonte contribuera à la hausse des océans. La situation est d’autant plus préoccupante en Antarctique occidental que d’autres glaciers, comme le Thwaites, le Pope ou le Smilth, pourraient, eux aussi, finir leur course dans l’océan Austral et faire ainsi monter le niveau des océans de plusieurs mètres. Il faut savoir que les systèmes glaciaires sont interconnectés dans cette partie de l’Antarctique. 

Source: BAS

Source : Bolde via Yahoo News.

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Franz Josef Glacier, New Zealand

Franz Josef Glacier is not only a natural wonder but also a stark example of the acceleration of global warming. Located in Westland Tai Poutini National Park, Franz Josef has been retreating rapidly, losing a significant amount of ice over the past few decades. The glacier’s retreat has reshaped the landscape, affecting local ecosystems, tourism, and even the climate. When I visited it in 1999, I could wlak up to the front of the glacier, but it has retreated so fast that the walls of its former casing have become unstable ; walking in the glacial valley has become extremely hazardous.

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Rhone Glacier, Switzerland

Located in the Swiss Alps, Rhone Glacier is another example of a glacier retreating rapidly due to global warming. This iconic glacier has been shrinking since the 19th century, with its retreat accelerating in recent decades.

A cave is carved into the glacier, but its future is uncertain despite the white tarpaulins that have been installed on the glacler. The glacier is the source of the Rhone River. Should the glacier melt completely, water will become a problem for the regions crossed by the Rhone River.

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Vatnajökull Glacier, Iceland

Vatnajökull Glacier is Europe’s largest ice cap, but it’s not immune to the impacts of global warming. This massive glacier has been losing ice at an accelerating rate, reshaping the Icelandic landscape and affecting local communities. Warmer temperatures and volcanic activity are major factors of the melting. In my book Glaciers en Péril, I have given examples of parts of the glacier that are melting very fast.

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Glacier National Park, USA

Glacier National Park is home to several glaciers that are retreating so rapidly due to global warming that visitors today are often disappointed to see so few glaciers in the park. Once home to around 150 glaciers, the park now has fewer than 30, and they continue to shrink each year. Fortunately, the park is home to numerous animals, especially marmots and mountain goats that can be seen in numerous places.

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Pine Island Glacier, Antarctica

Located in West Antarctica, the Pine Island Glacier is among those that most worry glaciologists and climatologists. It is one of the fastest-melting glaciers in the world. It is closely monitored because its melting could significantly contribute to sea level rise. The glacier is thinning by about 90 centimeters per year.
The melting process is identical to that affecting Jacobshavn in Greenland. Warm ocean currents melt the ice shelf from below. The ice shelf acts like a barrier, holding the glacier in place. If this shelf disappears, Pine Island will eventually flow into the Southern Ocean, and its melting will contribute to rising sea levels. The situation is all the more worrying in West Antarctica as other glaciers such as Thwaites, Pope or Smilth could also end their course intothe Southern Ocean and thus raise the level of the seas by several meters.

Source : Bolde via Yahoo News.

Colère à Grindavik (Islande) // Anger in Grindavik (Iceland)

La BBC, média d’information britannique réputé pour son sérieux, a essuyé de vives critiques de la part des autorités et des habitants de Grindavík après la publication d’un article intitulé « La ville fantôme d’Islande ensevelie sous la lave ».
Dans les commentaires publiés sur la page Facebook de la BBC, de nombreux Islandais et étrangers soulignent que les informations présentées sont trompeuses, voire carrément fausses. L’article explique la situation de Grindavík au lendemain de l’éruption de novembre 2023. On se souvient que la ville avait été profondément meurtrie par des séismes et avait été menacée par la lave. Deux maisons avaient même été détruites par une coulée.

Crédit photo: presse islandaise

Dans son article, la BBC affirme que la ville est « essentiellement une ville fantôme » et que les visiteurs peuvent désormais participer à des visites organisées à travers la ville ensevelie sous la lave.
Les autorités du port de pêche sont furieuses car l’article va à l’encontre de l’un de leurs principaux objectifs, à savoir « montrer aux gens que la vie ici continue normalement. Des centaines de personnes viennent travailler à Grindavík chaque jour. » Selon les autorités, ce type de couverture médiatique nuit non seulement à Grindavík, mais à tout le pays, et pourrait nuire à l’industrie touristique islandaise.
On ignore quelle sera la réponse officielle, bien que la question ait été abordée lors d’une récente réunion du conseil municipal. Les autorités ajoutent que la BBC aurait dû consulter le nouveau site web de la ville, VisitGrindavik.is, qui vise à fournir des informations précises sur la vie dans le port de pêche.
« C’est du mauvais journalisme.» En réalité, sur les quelque 1 200 maisons de Grindavík, seules 80 environ sont inhabitables, soit environ 7 %. Aujourd’hui, la ville est pleine d’habitants et de visiteurs chaque jour, et il est profondément irresponsable pour un média comme la BBC de laisser entendre que la ville est presque déserte. De nombreux habitants vivent encore à Grindavík, et la ville n’est en aucun cas abandonnée, contrairement à ce que prétend l’article. Plusieurs autres personnes ont exprimé de la désapprobation, qualifiant l’article de la BBC de profondément trompeur et d’exemple de fausses nouvelles (fake news).
Source : Iceland Monitor.

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The BBC, the British news media that is said to be very serious, has come under heavy criticism from residents of Grindavík after publishing a story under the headline “Iceland’s ghost town buried by lava.”

In comments on the BBC’s Facebook page, many Icelandic and foreign readers point out that the information presented is misleading and, in some cases, plainly incorrect. The article discusses Grindavík in the aftermath of the volcanic eruptions of November 2023. One can remember that Grindavik was deeply affected by earthquakes and that the town was under the threat of lava. Two houses waere destroyed by a lava flow. In its article, the BBC is claiming that the town is “essentially a ghost town” and that visitors can now join organized tours through the town buried under lava.

Authorities in the fishing port are furious because the article goes against one of their main challenges, namely « to help people understand that life here goes on as normal. Hundreds of people come to work in Grindavík every single day. » They say that news coverage like this harms not only Grindavík but the whole country, potentially damaging Iceland’s tourism industry.

It is unclear how the town authorities will formally respond, though the issue was discussed at a recent town council meeting. They add that the BBC should have referred to the town’s new website, VisitGrindavik.is, which aims to provide accurate information about the community.

« This is unbelievable journalism. » The truth is that out of the nearly 1,200 houses in Grindavík, only about 80 are uninhabitable, roughly seven percent. Today, the town is full of residents and visitors every day, and it is deeply irresponsible for a major outlet like the BBC to imply the town is nearly deserted. Many residents still live in Grindavík, and the town is by no means abandoned, contrary to what the article suggests.

Several other persons expressed similar disappointment, calling the BBC article deeply misleading and an example of fake news.

Source : Iceland Monitor.